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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 21:31

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Témoignage horrible

 

Lolita, nigériane de 26 ans n'a  plus espoir à la vie.

 

Ceci est une histoire assez triste, dure a lire pour les femmes mais vraiment importante; surtout pour nos soeurs en Afrique...

 

Je vous prie de lire ce témoignage et de faire vos  commentaires tout en sachant que cela peut servir de  leçon à nos frères et soeurs pour qui l'Internet est  devenu un nouvel outil mais quel outil !!!!

 

Mon calvaire à commencé à Lagos, je suis tombée sur  une annonce sur Internet où un homme d'affaires cherchait des filles désirant se marier pour son  agence matrimoniale. Il y avait des photos : des cas de mariage réussis. J'ai aussi répondu à des annonces dans des magazines  qu'on trouve un peu partout maintenant. C'est allé  très vite. Le monsieur m'a contactée et nous communiquions par Internet. Il m'a proposé des choses qu'aucune femme ne peut refuser. Le rêve quoi !

 

En moins de trois mois, j'avais tout le nécessaire  pour partir pour Londres. Il m'avait donné des noms de personnes à voir et  tout s'est passé sans problème. Il fallait juste que j'aille à Cotonou (ville  du BENIN) chercher un petit colis pour lui. J'ai été très surprise de voir que le colis en  question, c'était trois petits garçons entre huit et douze ans. Leurs passeports étaient prêts, les visas aussi.  Tout était ok.

 

 Je suis allée voir un monsieur que les gens appelaient  "sorcier" qui m'a donné des instructions. Notre voyage passait par le Ghana et là-bas,  quelqu'un d'autre devait nous remettre des  passeports du Libéria, et c'est avec ces nouveaux  passeports que nous sommes partis pour Londres. Ils nous permettraient d'obtenir plus  rapidement le statut de réfugiés à destination. Nous sommes partis après trois jours dans un bidonville  d'Accra où nous devions nous cacher, pour éviter la  jalousie de ceux qui n'avaient pas notre chance...

 

Le plus jeune des garçons est tétanisé par la peur :  il pleure beaucoup, il tremble et ne dit pas un mot,  seul refuge, mes bras qu'il quittera juste pour que  j'aille aux toilettes ou me laver...Des enfants sans défense. A l'aéroport, mon fiancé m'attendait ainsi que celui  qui devait récupérer les enfants. La séparation fut  pénible. Il a fallu beaucoup de force pour détacher le plus jeune garçon de moi, je n'ai d'ailleurs plus  vu ou eu des nouvelles de ces enfants.

 

 J'ai suivi cet homme dont je ne savais rien sinon  qu'il se faisait appeler "BRYAN". A peine arrivée chez lui, le cauchemar a commencé.  D'abord, il fallait faire plus ample connaissance. J'ai voulu résister pour lui expliquer que j'avais  besoin d'un peu de temps, que ce n'était pas facile  de se donner ainsi à quelqu'un qu'on connaît à  peine. Mais la fermeté avec laquelle il m'a attrapée m'a  fait céder immédiatement. Mes premières heures sur le sol anglais furent des  heures de viol sur le tapis d'un salon.

 

 Je ne devais rien dire. Il se reposait, buvait du whisky et recommençait des  choses douloureuses et dégoûtantes dont j'ignorais  l'existence. J'ai cru que j'allais mourir. J'étais obligée de faire ce qu'il voulait, je ne  connaissais que lui, et il avait pris mes papiers. Après avoir abusé de moi, il m'a demandé de visionner des cassettes où on voyait des filles avec des animaux et il m'a dit de bien regarder ce que font les filles. Car je devrais en faire autant. Ma venue lui avait coûté beaucoup d'argent que je  devais rembourser. Et aussi, comme il est gentil, il va nous trouver des marchés, des tournages et nous partagerons l'argent à parts égales.

 

Il m'a dit qu'il me donnerait quelque chose pour me donner le courage car il m'en faudrait, mais au  bout, il y a de l'argent. Beaucoup d'argent. Le petit truc pour me donner du courage, c'est de la  drogue. C'est ainsi que, trois semaines après mon arrivée sur le sol anglais, je suis devenue actrice de films X avec les animaux entre Amsterdam, Berlin, Paris et Londres, ma résidence. Des femmes et des animaux Une à deux fois par semaine, j'allais dans des  studios de tournage ou chez des particuliers tourner ces cochonneries.

 

 Parfois le maître du ou des chiens nous rejoignait  et ça donnait une scène qui donne la nausée.  Le chien et son maître en même temps, avec l'épouse qui regarde ce cirque, amusée, en sirotant un  cocktail. Je me droguais et buvais un coup avant. Car je  n'aurais pas pu le faire sans planer. Ces animaux en moi, leur bave, leurs poils, leur  mauvaise haleine, les coups de griffes et la  violence due aux encouragements des maîtres dont les ordres peuvent faire passer le rythme des animaux de mou à violent. Et vous en dessous, vous  encaissez ces coups. Je pleurais, je criais, les yeux fermés, je priais encore ce Bon Dieu de me prendre. Qu'est ce que j'étais en train de faire ? Ma pauvre mère en mourrait si seulement elle le savait. Pour éviter qu'elle se pose des questions, je lui  envoyais de l'argent et des photos soigneusement mises en scène par BRYAN...

 

Le pire des moments était quand il fallait faire des caresses buccales à ces animaux. Ne pouvant pas leur mettre des préservatifs, les rapports étaient sans  protection et le monsieur disait que je ne risquais  rien car Dieu avait bien fait les choses. Il était impossible qu'une fécondation ait lieu.

Pendant des années, je n'ai fait que ça : des  milliers de litres de déjections animales dans mon estomac. Mon corps est tellement sale qu'aucun enfant ne peut se développer dedans. Un jour pour agrémenter les tournages, la femme du maître des chiens, est allée chercher des chiots de  quelques jours qu'elle a mis à mes seins. C'était très douloureux car ils tiraient de toutes leurs forces car rien ne sortait.

 

 Les professionnels revendent ces cassettes par milliers dans le monde et les particuliers se les repassent à domicile entre soirées avec des amis pervers autour d'une bouffe. Ma famille vit bien et moi je vis avec le sida. Je dois avouer que j'ai eu beaucoup d'argent. J'ai construit chez moi et ma famille vit bien. Je paie la scolarité des plus jeunes et je suis respectée et adulée. Ma  famille est fière de moi, car elle ignore tout. Par gourmandise, j'ai augmenté les cadences de tournage, cela a aussi augmenté mes revenus, mais aussi les doses de drogue et l'alcool. Pendant les périodes mortes, il me prêtait à un ami dans le Sud de la France, car pendant l'été, dans certains bateaux au bord de la mer, avec l'arrivée de célébrités, il y a un grand marché de prostituées et de la drogue. Il y a des orgies des nuits entières et ça rapporte gros. Ça permet de changer d'activités et de se faire de l'argent toute l'année.

 

C'est peut-être là-bas que j'ai contracté le virus du sida, mais n'étant pas surveillée de façon régulière, la maladie a été découverte trop tard, j'ai été abandonnée sur la plage de Saint Tropez.  Bryan a disparu et changé d'adresse. C'est une prostituée polonaise qui m'a aidée mais comme elle ne pouvait plus assumer mes doses de drogue, en plus de tout ce qu'elle faisait pour moi, elle m'a présentée à une fille africaine dans le métier qui m'a parlé de cette association qui s'occupe des femmes africaines atteintes de sida...Ma maladie est en phase terminale, je n'aurai pas trente ans, mon corps est recouvert de boutons infectés, je suis droguée, anorexique, alcoolique. Et il m'arrive encore de faire des passes, mais je fais attention aux clients qui ne savent rien de ma situation. Je ne les mets pas en danger, c'est pour me payer mes doses de drogue et l'alcool. Je prends ces cochonneries pour accélérer ma fin.

 

Les images me torturent et c'est un poison qui me tue à petit feu. C'est la pire des morts... Qu'est ce que je regrette d'être venue dans ce monde. Chez moi, je serais saine, épouse et mère... "

Que Dieu nous garde tous.

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Published by Njognath - dans Archives
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commentaires

Tony 26/09/2011 22:51


Un témoignage marquant... je me suis permis de le citer dans mon dernière article traitant du sujet de face caché derrière le monde de la pornographie :
http://fleausolution.wordpress.com/2011/09/26/la-drogue-des-actrices-porno/


melro 17/06/2011 11:00


la vie est faite de bonne chose, certes, mais il faut savoir se contenter du peu qu'on a. chercher à beaucoup avoir n'est pas trop bon car on dit souvent que tout excès nui. il faut faire très
attention à ce que l'on dit et à ce que l'on promet; tout n'est pas toujours bon. il y a un dicton qui dit : " mieux vaux avoir peu et se contenter de ça pour vivre la paix et le bonheur, que d'en
avoir beaucoup et souffrir." vous les femmes Africaine, tirez-en une leçon et faite très attention, l'argent n'est pas plus que tout dans la vie.


sirene 07/02/2011 04:36


c'est vraiment inhumain ce qu'on je venias de lire, on est de tout coeur avec toi ma soeur, et que dieu aie pitié de toi!


jean luc 29/05/2010 05:51


slt j ai eu beaucoups de peine a lire ton calvaire je tient a te dire que dieu punira les auteur de ces crime. je te souhaite beaucoups de courage car il en faut pour relever la tête. bye


benfatma 12/02/2010 16:04


cc je trouve tn histoir trop triste et je voi ke tu une femme courageuse ona la méme tranche d 'age alors faut pas laché jusqu au bout ya des assosiation pour sa faut demendé se rensigné alors
courage té une battente


Njognath 17/02/2010 17:04


merci, mon adresse e-mail njognath@yahoo.fr


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