Croix-Rouge
Un atelier d’imprégnation destiné aux des médias urbains a eu lieu à Douala du 5 au 7 juin 2007.
Les journalistes se mettent au secourisme
« Chacun de nous est un secouriste qui s’ignore », voilà la conclusion à laquelle, sont arrivés la quinzaine des participants du séminaire de formation de trois jours organisé par la Croix-Rouge camerounaise. Le séminaire a consisté à mieux connaître la Croix-Rouge : Son histoire, ses missions, ses projets, ses actions, ses principes fondamentaux, ses partenaires, ses sources de financement et tout le mouvement mondial. «Il est question de donner aux journalistes les éléments pour faciliter leur compréhension de nos actions et de nos opérations pour faciliter la compréhension. Car si la presse connaît mal ce que nous sommes, elle va dire ce que nous ne sommes pas » explique Guillaume Koum Bwemba, chef service Communication. Les participants se sont rendus compte qu’ils ignoraient beaucoup de choses du mouvement de la Croix-Rouge pourtant aux missions sociales et humanitaires salutaires et indéniables.
Au final, les journalistes en sont sortis mieux aguerris. Ils sont désormais mieux outillés sur les techniques des premiers secours et les activités de toutes les composantes du mouvement : Le Comité Internationale de la Croix-Rouge (Circ), les Sociétés Nationales (SN) et la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix Rouge et du Croissant Rouge (Fiscr/cr). La Croix Rouge et le Croissant Rouge sont les deux emblèmes adoptés respectivement en 1859 et en 1929 pour s’identifier. Le premier fut adopté dans le souci d’impartialité. Rattrapé par des connotations culturelle, politique et surtout religieuse, la deuxième fut aussi admise. Mais d’autres pays comme l’Israël ou l’Erythrée ont eu du mal à utiliser ces deux emblèmes. Ils fustigent leur connotation catholique et musulmane. Entraînant un conflit qui a bloqué l’entrée de plusieurs sociétés nationales. C’est pour cela qu’un emblème plus neutre a été adopté : Le Cristal Rouge qu’ « on ne trouve pas de connotations politico-ethnico-réligieuse. » Les observateurs apprend-on estiment que cet emblème additionnel pourrait être adopté à long terme comme l’emblème unique du mouvement international. « Le mouvement arrivera bien à l’adoption d’un seul emblème à long terme » D’autant que plusieurs pays envisagent de l’utiliser pour sa neutralité. Il est aussi à noter que chaque société nationale a l’obligation d’adopter un seul emblème. Le Cristal rouge est un carré rouge reposant sur sa pointe inscrit sur un fond blanc.
Les journalistes ont profité pour avoir les éclairages sur plusieurs autres aspects. Questionnant, cuisinant et bassinant les personnes ressources (Mamdou Sy délégué à la coopération au Cicr, Faustin Tsimi Directeur des secours et urgence) de toutes les questions mêmes insidieuses dans le but de comprendre les dédales du droit internationale humanitaire (Dih). « Je suis impressionné par le travail qu’ont fait les médias dans leur adoption de la chose croix-rouge. Ainsi les activités de la Croix-Rouge ne seront plu un mystère. J’en veux à la richesse des échanges » affirmera Klaus Spreyermann, délégué régional pour l’Afrique centrale. Le Comité départemental du Wouri hôte était bien représenté, Kouoh Ngambi Vincent, président et Magloire Mbou, secrétaire général.
Mathieu Nathanaël NJOG
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