Parti Libéral du Cameroun
L’échéance du 22 juillet est une occasion que ce nouveau parti compte saisir pour s’affirmer.
Le microcosme politique du Moungo s’est enrichi d’un nouveau parti politique. Le Parti libéral communautaire (Plc) a l’ambition nationale, mais son implantation est encore locale. Son promoteur est Bernard Mbougueng, agent de la fonction publique en service au greffe des tribunaux de Nkongsamba. Créé en décembre 2005, le parti va participer à ses premières élections le 22 juillet 2007. Une belle occasion pour jauger son électorat. Depuis l’année 2006, le leader de ce parti s’active à recruter les militants. Mais il a fallu attendre l’année 2007 pour voir les premiers déploiements publics du Plc. C’était lors des défilés à l’occasion des fêtes de la jeunesse et de l’Unité. L’année électorale justifie cette propagande électorale déguisée. A côté du Rdpc, le Sdf, le Mdp, l’Upc, le Plc n’entend pas jouer les faire-valoir. “ Je suis sur le terrain en ce moment ”, dit Bernard Mbougueng au téléphone. Il prétend que le terrain l’occupe au point de manquer du temps pour rencontrer le reporter.
Difficile implantation
Le Plc ne possède pas encore une permanence dans cette ville ; il a un lieu de réunion connu au quartier VIII. Le parti n’a pour l’instant qu’une infime implantation dans le Moungo, au regard du nombre des listes présentées aux élections législatives et municipales. Une liste aux législatives dans la circonscription électorale du Moungo-Nord conduite par Bernard Mbougueng, et trois listes pour les municipales, dans les communes d’arrondissement de Nkongsamba Ier et IIè et dans la commune rurale de Loum. La non-présentation de liste dans l’arrondissement de Nkongsamba IIIè vient confirmer cette faible assise. Ce qu’on ne partage pas au Plc. “ Nous avions deux listes parce que nous n’étions pas préparé à l’éclatement de l’arrondissement de Nkongsamba en trois ”, explique Teutchueng. L’important pour ce parti n’est pas le nombre de listes présentées, mais de faire passer sa vision politique pour assurer aux Camerounais en général et ceux de Nkongsamba en particulier des meilleures conditions de vie et un avenir radieux. “ Le Plc symbolise le changement. Et la jeunesse de son président traduit le passage de témoin à une nouvelle génération d’hommes politiques pour remplacer les mêmes caciques au pouvoir depuis des lustres ”, clame un militant.
Parti d’opposition ou de position ?
Les militants du Plc se font passer pour les chantres de la dénonciation ; objectif : permettre aux populations cibles de ne plus se laisser tromper par les partis politiques rivaux. “ Dans la ville, on a annoncé pour bientôt le bitumage de 22 km de voirie urbaine et le recrutement des jeunes par la société Razel en charge de l’exécution de ces travaux. Des noms ont été collectés, et à ce jour aucun recrutement n’a eu lieu. ” Allusion est ainsi faite au Rdpc. Le Sdf aussi n’est pas en reste. “ Les autres ont promis améliorer les conditions de vie des populations dès qu’ils gagnent à la mairie. Arrivés à la commune, ils accusent le délégué du gouvernement de tout bloquer.”
Dans les milieux politiques du Moungo, on accuse le Parti libéral communautaire de rouler pour le Rdpc “ C’est une excroissance du Rdpc, il dit défendre la vision politique de Paul Biya contenue dans le libéralisme communautaire et le Rdpc n’a jamais pu rendre concret dans les faits ”, lancent les militants du Sdf. Accusation rejetée : “ Nous sommes un parti comme tous les autres avec une idéologie qui nous est propre ”, lance une militante sous anonymat, parce que n’ayant pas le mandat pour parler au nom du parti.
Par Mathieu Nathanaël NJOG à Nkongsamba
Le 11-06-2007
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