Mercredi 2 mai 2007
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Société / Education de base
Tension sourde à l’école publique anglophone du Génie
Les élèves sont victimes de la bataille de leadership entre le directeur et les maîtres. Les parents s’offusquent.
L’inspecteur d’arrondissement de l’Education de base de Douala IIIe est descendu au complexe scolaire du camp du Génie militaire à PK11 mardi 24 avril pour y désamorcer une crise latente. Le
directeur de la section anglophone et les maîtres des class four (Class 4) et class five (Class 5) respectivement équivalents au cours élémentaires deuxième année (CE2) et au cours moyen première
année (CMI) sont mis à l’index. Au cœur de la discorde, le retard observé dans la remise des bulletins de notes de fin du deuxième trimestre des élèves de ces deux niveaux d’étude. Plus est, deux
semaines après la rentrée du troisième trimestre. Pourtant, les parents se plaignent du fait qu’ils ont été contraints d’apporter des contributions supplémentaires de l’ordre de 1000 Fcfa pour le
“ Most ” ou encore les examens blancs des élèves de class six et class seven, équivalent au cours moyens deuxième année (Cm2). C’est-à-dire, les élèves des classes d’examens officiels : Common
entrance (concours d’entrée en sixième) et le First living school certificat (certificat d’étude primaire). Ils ont aussi déboursé 700 Fcfa pour les compositions trimestrielles des classes
inférieures.
A l’inspection d’arrondissement, on dit que cette contribution a un caractère officiel. Car, les sommes collectées par le directeur de l’école sont remontées jusqu’à la délégation provinciale en
passant par les instances intermédiaires. Soit 400 Fcfa destinés à la confection des épreuves et le reste à l’organisation. Les parents ne comprennent pas pourquoi, malgré ces sacrifices, les
enseignants n’ont pas cru bon de corriger les feuilles, de remplir les bulletins de note et par ricochet de les remettre les évaluations des élèves. Il a fallu la descente urgente de l’inspecteur
d’arrondissement mardi dernier pour que les maîtres consentent à remettre les bulletins de notes aux élèves. A l’origine, apprend-on de source proche de l’inspection d’arrondissement de
l’Education de base de Douala IIIè, il y avait un conflit né “ d’une bataille de leadership ” entre Mbarga Dénis, le directeur, et une frange des maîtres de cette école. Une guéguerre dans
laquelle les maîtres Nkeeh Hilary de Class 4 et Bissong Mathias de Class 5 auraient décidé de porter le flambeau.
La situation semble s’être améliorée. Il n’y a plus lieu d’en parler estime Yinkfu Fidelis, l’assistant du directeur que nous avions rencontré en l’absence de ce dernier. Les maîtres ont confirmé
cette évolution. “ Nous avons remis les bulletins de notes mardi, il n’y a plus de problème. Vous convenez avec nous que c’est une situation gênante pour les parents, les élèves et les maîtres
que nous sommes ”, confie Bissong Mathias. Les deux maîtres concernés justifient ce retard dans la remise des bulletins : “ Nous avons déposé les épreuves tard, ce qui a retardé la confection et
par conséquence, les élèves ont composé dans la semaine où les élèves allaient en congés. ” Dans ces conditions, les maîtres disent n’avoir pas pu corriger les feuilles. “ En considérant que nous
ne pouvions pas travailler pendant les congés, nous avions commencé les corrections au début du troisième trimestre parallèlement avec notre travail quotidien. Les effectifs étant pléthoriques,
nous ne pouvions pas achever ce travail aussi rapidement que l’auraient souhaité les parents ”, justifie Nkeeh Hilary. Même s’ils reconnaissent que l’inquiétude est partie du fait que nous avions
promis aux parents de remettre les bulletins à la rentrée.
Par Mathieu Nathanaël Njog
Le 02-05-2007