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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 19:00

 Succession  - Canton Bell

Le pseudo testament du Prince René Manga Bell, chef supérieur du Canton Bell éventré. Le successeur désigné contesté par la quasi-totalité du Canton. Les populations en émoi.

 

1- La maladresse du chef supérieur du Canton Bell

Le Tét’ekombo fête commémorative des martyrs camerounais Rudophl Douala Manga Bell et de son fidèle compagnon Adolf Ngosso Din, condamnés à mort puis exécutés par pendaison le 8 Août 1914 par le protectorat allemand s’est achevée le samedi 8 août 2009 par des cérémonies traditionnelles singulières au Parc des Princes à Bali. Mettant ainsi fin à une semaine d’activités placée sous l’égide du Ngondo dont le prince René Manga Bell vient de reprendre les commandes. Les festivités  ont connu une forte mobilisation des Bellois et ont été très courues par de nombreux observateurs. Malheureusement, cette commémoration du 95ème anniversaire de la pendaison de Rudolph Douala Manga Bell, roi Douala a été entachée par la lecture du pseudo testament du Prince René Manga Bell, actuel roi des Bellois. Rendant ainsi délétères toutes les festivités.

En effet, le samedi 8 août 2009 lors du recueillement sur le site de la pendaison de Rudolph Douala Manga Bell, le Prince René Manga Bell, chef supérieur du Canton Bell fait tenir au secrétaire général du Ngondo, Kuntz Priso, une allocution qui tient lieu de testament. Ce dernier ayant parcouru le contenu et sentant le grabuge a passé le document au secrétaire général du Ngondo sortant, Valère Epée pour lecture. Ce dernier décline lui aussi cette opportunité. Le bébé sera filé à un tiers qui lira le mot du prince René Manga Bell. Au final, il va s’avérer être le testament du chef supérieur du Canton. D’autant plus qu’il fait mention enfin que nul n’en n’ignore du nom de son successeur. En la personne de Jean-Yves Manga Bell. Consternation générale au sein des chefs de villages, notables et patriarches Sawa présents. Conséquence, pendant toute la procession retour, le sujet est au centre de tous les commentaires. Même son voyage pour le Canada où il a été invité par la communauté Sawa en sa qualité du président du Ngondo pendant le Tet’eKombo n’a pas atténué l’ire de la communauté Belloise. « Ce n’est pas en fuyant qu’on fait un testament. S’entêter de désigner Jean-Yves serait l’envoyer à la mort, car dans on a déjà tué dans le noir pour moins que ça dans ce Canton », sérine un patriarche.

Depuis lors, les uns et les autres ergotent sur le choix de Jean-Yves Manga Bell pour succéder à son père au trône du Canton au cas où il s’en allait. Pour la quasi-totalité de la communauté et singulièrement des dignitaires de ce canton, ce choix est contesté. Les arguments pour écarter Jean-Yves sont multiples. Tout d’abord Jean-Yves ne serait pas le fils aîné du prince René Bell. Ce qui viole le principe de la primogéniture mal.  S’il bénéficie du refus de l’aîné d’occuper cette haute fonction traditionnelle, il n’en demeure pas moins qu’il n’a pas les faveurs du Canton. Les Bellois lui trouvent tous les défauts ne permettant de faire de lui leur futur chef. «Jean-Yves est marié à une française, ce n’est pas le moindre obstacle. Il n’a pas d’enfant  et ne parle pas Douala. Il est totalement inconnu dans la communauté Belloise, on lui reproche de rien faire pour connaître les siens lorsqu’il arrive au Cameroun. D’autres disent ne pas lui connaître du tout », relève un dignitaire. Et un autre de poursuivre : «Qui peut accepter d’être commandé par un inconnu qui donne l’impression de se foutre du monde.»

 

2- Plan historique

La loi successorale est verticale dans le Canton Bell. C’est-à-dire de père en fils et en application du principe de la primogéniture. Or, il se trouve qu’après la pendaison du roi Douala Manga Bell, le trône est resté vacant pendant plusieurs années.  Alexandre Douala Manga Bell, est alors officier de l’armée allemande qui fit la guerre contre les alliés en 1914 lorsque les allemands tuent son père au Cameroun. Ayant perdu la guerre, les allemands n’avaient plus qu’à faire leurs bagages dans les colonies qu’ils contrôlaient pour céder place aux français et anglais. C’est alors que les allemands renvoient le prince Alexandre aux français puisqu’il devenait un colis encombrant pour eux. Les français à leur tour s’en méfièrent car ils y voyaient un agent double allemand. C’est alors qu’ils le renvoyèrent au Cameroun en retenant son passeport pour l’éviter de retourner en Europe, mais aussi celui de son épouse et de ses enfants (un garçon et une fille) qu’ils empêchèrent de regagner le Cameroun. Le but était de créer une rupture des liens familiaux.

Son fils garçon, José Douala Manga Bell fut enrôlé dans l’armée française où il était caporal. C’est ainsi que les français décident de l’envoyer au Cameroun en 1948 pour éliminer son père. Mais avant son arrivée, la nouvelle s’ébruite au Cameroun. Le prince Alexandre se met sur ses gardes. C’est ainsi qu’arrivé au Cameroun,  José crée un climat délétère avec son géniteur, au point qu’un jour, ils en viennent à bagarrer. Les témoins parlent d’un affrontement entre David et Goliath. Puisque le Prince Alexandre était un nain et son fils José, un géant. Ce dernier cogne copieusement son père. Puisant dans ses derniers forces, le prince va se traîner jusqu’à dans sa chambre où il s’empare de son arme et abat son fils. L’histoire dit qu’ avant de rendre l’âme, José va avouer qu’il était envoyé par les français pour le tuer, ce qui horrifie de plus son père qui va tirer une seconde balle pour l’achever. Malgré cela, Alexandre Douala Manga Bell est élu député à l’Assemblée cette même année. Et revanche sur le sort, avec cette écharpe, il fera le tour du monde et donnera des discours jusqu’à l’Onu au nom du Cameroun. Mais les français ne permirent pas qu’il régnât. Son frère Eithel Douala Manga Bell, père du prince René refuse de prendre les rênes du Canton, c’est alors que le Prince Alexandre désigna son neveu le prince René Manga Bell. Ce qui soulève une autre polémique. « Si le prince Alexandre n’a pas régné d’où tirait-il le pouvoir de désigner un successeur au trône qu’il n’a pas occupé ? », s’interroge ses adversaires, qui se réclament légalistes.

Le problème de la succession du prince René Manga Bell n’est plus simplement une question de la famille Manga, régnante, chez les Bell ; mais le débat s’est déporté aussi dans les trois grands villages (Bonadouma, Bonadoumbe et Bonapriso), mieux dans les douze grands quartiers du Canton. Ils estiment désormais avoir aussi droit au chapitre. Certains disent même qu’il faut rétablir le respect des us et coutumes en la matière. Les adversaires de Sa majesté René Manga Bell, rappelle même qu’il se ventait même d’être le fils du prince Alexandre Douala Manga Bell pour taire ses détracteurs et conforté la justesse de son choix au trône. Au point dit-on d’avoir écrit un livre dédié à son père Alexandre. Mais il se serait avisé depuis que les hiérarques l’ont confronté à la réalité traditionnelle. Celle-ci interdit à toute personne issue d’une relation naturelle et incestueuse d’accéder au trône.

 

3- Les clés de la succession

Face à cet imbroglio, on évoque même, la menace de voir ce canton se retrouver dans la même situation qu’avait connue la chefferie supérieure de Bonabéri en restant dix années sans chef. Puisque «Jean-Yves est menacé de ne pas recevoir l’onction des trois grands villages du Canton. Ces derniers ayant contre le roi René Bell des rancœurs exacerbées. Jean-Yves ne sera alors que victime des exactions de son père contre ses trois chefs», évoque un patriarche du Canton.  Par ailleurs, tous les frères de René Manga Bell aspirent à la succession et ils ne s’en cachent pas. Seulement, deux des trois frères du roi, sont prétendument écartés du fait qu’ils ont épousé l’un une métisse et l’autre une française. Même si pour eux ce n’est pas un handicap, car estiment leurs partisans, Douala Manga Bell lui-même avait épousé une métisse dont le père était anglais. Ce qui était le cas aussi du prince Alexandre dont l’épouse était de père cubain et de mère allemande. «La famille Belle est très portée vers les blancs. Ce qui fait que les Akwa aiment à nous chahuter en relevant à chaque fois, que nous sommes trop blancs, pour insinuer que nous sommes commandés par les blancs. Ce qui est de plus en plus humiliant pour la communauté Bell. C’est pourquoi les gens de la communauté tiennent à être commandé par un roi noir, marié à une camerounaise pour perpétuer la lignée.» A propos, on dit que le Prince René Bell pour éviter à son successeur d’être confronté à cette exclusion, était allé jusqu’à doté une fille de sang royale pour son fils, mais cette dernière se retrouvera enceinte de quelqu’un d’autre.

Devant une situation aussi brouillée, les patriarches disent s’atteler dans les coulisses à éviter la guerre intestine que pourrait déclencher la perspective d’un trône confié à Jean-Yves. Et pensent que écarter Jean-Yves qui est par ailleurs de plus en plus alléché pour occuper ce trône, résoudrait le problème. Mais alors qui serait alors indiqué par la tradition pour occuper ce trône ? Là est toute l’énigme. Les quelques patriarches et dignitaires approchés penchent pour une solution de régence qui apparaît de plus en plus évidente. Celui qu’on entrevoit pour l’assurer est alors le benjamin des frères du roi, Alexandre Ndoumbe Manga Douala Bell. Ironie du sort, homonyme de celui dont le roi René Manga Bell tient le trône. Ce qui plaide en outre à sa faveur serait qu’il est avec le roi, les seuls princes à avoir épousé les filles du terroir. Le roi René Manga Bell est marié à une fille de Deido et le prince Alexandre Ndoumbé est marié à une Akwa.

 

Enquête de Mathieu Nathanaël NJOG

 

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 18:58

Coopération associative

 

«Hier la Chine s’est déployée sur l’angle sportif, culturel au Cameroun. Pays en voie de développement il n’y a pas longtemps, le peuple chinois, travailleur acharné, a réussi à hisser leur pays dans l’ordre mondial. Et aujourd’hui, il se déploie dans l’humanitaire au Cameroun», affirme Jean Abat Edi’i, secrétaire général des services du gouverneur de la région du Littoral. C’était samedi 19 septembre 2009, lors de la cérémonie de lancement des activités de l’Association Chine-Cameroun (Achicam) pour la solidarité et l’entraide entre les membres de nationalité camerounaise et chinoise. La cérémonie a été rehaussée par la présence de Okalia Bilaï, préfet du Wouri, de plusieurs délégués régionaux et autres personnalités telles que Mme Zali Mesanga, maire de Lembe Yezoum et Mme Armande Din Bell, 1er adjoint au délégué du gouvernement de Douala.

Créée le 1er juillet 2009, Achicam est une association a but essentiellement non lucrative avec pour objectif : le soutien aux orphelinats et aux orphelins, l’assistance aux déshérités et la promotion au développement socio-économique et culturel du Cameroun. Elle est une initiative de Mme Liu Qing Hua, 50ans, propriétaire du restaurant chinois le Pékin à Bonapriso. Etablie au Cameroun depuis 23 ans, elle a facilité l’installation de ses compatriotes dans ce qu’elle qualifie de sa deuxième patrie, le Cameroun. Un pays qui l’aura tout donné et qu’elle entend bien le lui rendre. Ce qui justifie cette détermination de s’investir dans l’humanitaire. «L’association connaît sa genèse à partir du souci que chaque Etat, chaque personne de quelque nationalité qu’elle soit, chaque âme de bonne volonté se donne pour faire reculer l’extrême pauvreté dans le monde en général et particulièrement autour de soi», souligne Mme Liu Gin Hua.

 

Coopération sino-camerouaise

C’est qu’elle n’a jamais lésiné d’efforts et de moyens pour   apporter son soutien matériel  à l’école maternelle de Déido, et certains orphelinats, à l’instar de l’Association Fraternité Douala œuvre Maria Columbia (Afrad Omc). Des actions anodines mais pleines de magnanimité qui lui ont valu la gratitude des bénéficiaires. C’est ainsi que saluant cette entreprise personnelle de Mme Liu Qin Hua, une dizaine de camerounais et chinois, ont décidé de la création d’une association sino-camerounaise qui va œuvrer pour le bien social. C’est ainsi qu’est né Achicam. Et Jean Abat Edi’i de reconnaître que «Achicam se présente comme une réponse à un développement viable.» Il a aussi souhaité que «toute personne vulnérable trouve réconfort auprès d cette association.» Pour conclure, il a promis l’engagement des pouvoirs publics à soutenir cette jeune association.

Serge Firmin Opon’Opono, secrétaire général de l’Achicam tout en réitérant que cette association a aussi pour objectif la promotion du développement socio-économique et culturel des deux pays, a dit que composée de 14 membres en ce moment, elle reste ouverte à l’adhésion de toutes les personnes de bonne volonté et de bonne moralité qui partagent les même idéaux. Parmi les 14 membres, on retrouve les opérateurs économiques, les cadres de l’administration et des banques. On peut citer Mme Colette Chatue du directoire de canal 2 international, des cadres de la délégation régionale des affaires sociales à l’instar de Mmes Edoa épouse Abate Ediis, et Gamkong Comfort Alice conseillères d’orientation et même d’un officier de police, Mme Bieteke née Molo Batsi, dont la présence dans ce bureau a laissé plus d’un interrogatif.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

 

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 18:55

Banditisme - Eaux maritimes

Les pirates ont attaqué un bateau de pêche camerounais, faisant un mort et six blessés graves parmi les membres de l’équipage.

 

Hier, mercredi 7 octobre 2009, le chalutier camerounais «Kelly Danielle» a amarré à la capitainerie de la zone portuaire de Douala aux environs de 14h15mns avec à son bord un équipage désemparé et éploré. C’est à la ramasse et sous les signaux d’alerte que les membres de l’équipage ont ramené le «Kelly Danielle» à quai, après cinq jours passés en haute mer, dans les eaux territoriales du littoral camerounais. Pourtant, l’équipage de 18 personnes était parti pour une mission de 21 jours, mais est revenu sinistré, avec un membre en moins, le nommé Dontsou, matelots, mort par noyade et 6 autres membres de l’équipage grièvement blessés par les assaillants. Parmi lesquels, le capitaine Tchinda, commandant de bord du navire. Ils ont été aussitôt évacués à la garnison militaire par les différentes ambulances réquisitionnées.

Le cas du capitaine Tchinda est le plus préoccupant, charcuté à la machette, il s’en est tiré avec un traumatisme crânien, des blessures profondes sur le crâne, l’épaule, au pied et un bras fracturé. Des sources hospitalières évoquaient la possibilité de le transférer à l’hôpital général de Douala. Il y a aussi, le cas du second mécanicien, qui s’en est tiré avec un doigt de la main amputé en plus des hématomes ; et celui de Jonas le cuisinier, grièvement blessé à la machette. Les autres membres de l’équipage ont été accueillis à leur descente dans l’émotion, mais aussitôt, ils ont été sollicités par les officiers de polices judiciaires du commissariat du Pad pour être entendus.

 

Menace permanentes

Aux environs de 2 heures de la nuit, le navire «Kelly Danielle», est attaqué par l’un des groupes armés qui sévissent depuis des années sur les eaux territoriales camerounaises et nigérianes de la zone du Delta du Niger. Dès qu’ils ont arraisonné le chalutier, à l’aide d’un fly boat, le matelot Ngoufang a donné l’alerte, la débandade a aussitôt gagné les rangs de l’équipage. «Chacun cherchait une cachette, car ils sont très violents. Sans explication aucune, ils vous frappe aussi bien du plat que du tranchant de la machette avant de passer à l’extorsion des fonds et des objets de valeur», confie l’un des rescapés. C’est alors que le matelot Dontsou a tenté de se cacher au niveau de l’ancre du bateau. Mais à la suite d’un déséquilibre, il va dégringoler dans la mer. Les recherches organisées après le départ des pirates, 1h30mns plus tard, à travers les filets qui étaient déjà jetés dans l’eau seront vaines. Pendant la présence des pirates sur le bateau, ils vont mettre en respect l’équipage, et reprocher le chalutier d’avoir pêché dans leurs eaux territoriales sans autorisation. Ce qui n’était pourtant pas le cas. En revanche, ils vont exiger à l’équipage  de remettre tout l’argent en leur possession. Dépourvus, seul le capitaine Tchinda sera dépouillé d’une somme de 200 000 Fcfa. Et les pirates tenteront même de l’enlever avant de l’abandonner à l’arrière du bateau tout amoché.

Une nouvelle pratique des pirates de mer qui sévissent dans les eaux maritimes du littoral camerounais depuis des mois. «Il y a un mois, ces bandes armes ont enlevé deux capitaines de deux navires de pêche nigérians qui pêchaient règlementairement dans les eaux camerounaises, puisqu’ils ont des autorisations en bonne due forme. Cela n’avait pas fait échos parce qu’ils n’étaient pas des nôtres et qu’ils ont replié au Nigeria», affirme un membre d’un autre équipage. Le bateau «Kelly Danielle», est ainsi victime de sa quatrième attaque dans les eaux camerounaises. «La première fois, c’était au niveau de la bouée de base ; la deuxième, au niveau du crique de Mana Ombe devant la base militaire ; le troisième à Cap Cameroon ; et le dernier, à Obenika, lieu dit ligne droite, dans la zone maritime de Bakassi», énumère un rescapé. Des arguments avancés pour soutenir la récurrence des attaques des pirates dans les eaux camerounaises, malgré le déploiement du Bataillon d’intervention rapide (Bir), unité spéciale d’élite, déployé pour renforcer les marins de la base navale. Ce qui suscite des interrogations sur la passivité et la complicité des militaires camerounais. Dit-on, au regard des méthodes et des armements des pirates, surtout lorsqu’on sait que les factions armées se démantèlent avec le dépôt des armes de Ateke Tom, l’un des chefs rebelles, des trois factions armées dépendant du Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (Mend).

 Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 18:52

Higway Africa 2009
Sport -
Afrique du Sud

Les élections à la présidence de la fédération sud-africaine de football, les performances de la sélection nationale et l’affaire de la masculinité ou non de la championne du monde des 800m sont les sujets qui bouleversent un pays qui a déclenché le compte à rebours de la coupe du monde 2010.

 
1- Khoza – Jordaan : La Fifa appelle au cessez-le-feu

Les élections à la présidence de la fédération sud-africaine de football (Safa) empoisonnent l’ambitieux climat de sérénité entretenu dans le Comité local d’organisation (Col) de la coupe du monde 2010. Les deux candidats en lice ne sont autres que Irvin Khoza, et Danny Jordaan. Respectivement président et directeur général du Col de la coupe du monde 2010. Le 9 septembre 2009, Sepp Blatter, le président de la Fifa, a écrit à Molefi Olifant, président sortant de la Safa qui a décidé de ne pas briguer un nouveau mandat, pour le mettre en garde contre la menace que l’élection du 26 septembre 2009 pour la présidence de la Safa pourrait présenter sur le bon fonctionnement du Col. Le rapport de la Fifa révèle que la campagne électorale qui bat son plein actuellement vole très bas dans les coulisses. L’enjeu est de voir lequel des deux hommes décidera de faire marche arrière et de renoncer à ses ambitions à la Safa en cette fin de course.

Le patron de l’instance faîtière du football mondial a, dans sa lettre, adressé un ultimatum aux deux candidats en lice en leur demandant de choisir «s'ils veulent continuer dans cette bataille qui a dégénéré en une acerbe campagne à la présidence de la South african football association (Safa) ou à conserver leurs hautes responsabilités au sein du comité local d’organisation.» Le secrétaire général de la Fifa, Jérôme Valcke, a aussitôt fait le déplacement de l’Afrique du sud où il a révélé que tant que Danny Jordaan et Irvin Khoza reste dans la course,  l'organisation de la coupe du monde risque d'être entravée en raison des divisions présumées au sein de cette fédération. «Quand on voit la rude concurrence entre deux personnes avec lesquelles nous travaillons... nous devons protéger l'organisation de la coupe du monde 2010», affirme Valcke. D’ailleurs, il précisera que le vainqueur de cette élection sera contraint d'abandonner ses fonctions au Comité local d'organisation de la coupe du monde. «Nous ne permettrons jamais que nous nous retrouvions dans une situation où le président de Safa occupe également un poste au sommet dans le comité d'organisation, parce qu'elle ne marcherait pas», affirme Jérôme Valcke. Avant de poursuivre dans un franc-parler que l’exécutif de la Fifa avait demandé le report de cette élection après la coupe du monde. «Ils auraient dû nous écouter lorsque nous leur avons demandé de reporter cette élection à l'année prochaine, après la coupe du monde.» Mais il reconnaîtra : «Ils nous ont ignorés et ont insisté pour organiser cette élection. Maintenant, ils sont réduits à faire un choix, et ils doivent décider s'ils veulent être président de la Safa ou rester dans le comité  local d'organisation», insiste-t-il.

Pour les dirigeants de la Fifa, il est impératif qu’ils «protégent l'organisation de la coupe du monde et c'est pourquoi je suis ici [en Afrique du Sud Ndlr]», souligne Valcke. Une situation embarrassante pour le ministre des Sports, Makhenkesi Stofile qui aurait aussi reconnu selon le quotidien «The Star», qu'il aurait été plus heureux si l'élection vivement contestée par la Fifa avait été reportée. D’ailleurs, le secrétaire général ne cache pas les inquiétudes de l’instance faîtière du Football. Lorsque la Fifa a promis d’envoyer des représentants à cette élection, c’est pour voir si l'issue de cette bataille était une menace pour la bonne organisation de la prochaine coupe du monde, auquel cas la Fifa prendrait en main la gestion de la plus grande compétition mondiale, vitrine de cette institution. «Dans l'accord entre la Fifa et Safa, nous avons un article qui nous donne le droit d'intervenir si nous estimons qu'il pourrait y avoir un impact sur la bonne marche de la coupe du monde. Le monde a le regard tourné sur l’Afrique du Sud et rien ne devrait entraver l’organisation de la coupe du monde », a-t-il confié lors d’une réunion avec le Comité local d’organisation.

Valcke a laissé entendre pour la première fois que l'exécutif de la Fifa a été très agacé devant l'entêtement du président sortant de la Safa, Molefi Oliphant, à ne pas reporter cette élection pour l'année prochaine. Tout en refusant de s’ingérer sur le fonctionnement de cette fédération, la Fifa dit qu’il n’est pas question pour elle d’empêcher la confrontation entre Khoza et Jordaan, mais de sauver la coupe du monde. Jordaan en a profité pour rassurer sur l’état d’avancement des chantiers. «Les progrès de la construction de six nouveaux stades de Fifa Coupe du monde est bon. Tous les stades sont maintenant entre 80 et 92% achevés, tout ce qui reste sont la touche finale sur les stades.» Avant d’ajouter que « le Col s’engage à trouver les financements pour combler le déficit que les villes telles que Johannesburg entraînent à la suite de leur décision de réduire fortement leur budget pour l'exercice financier actuel pour faire face à la flambée des coûts des stades de e 2010.»

 

2- Les performances des Bafana Bafana ne rassurent pas

Les deux dernières sorties des Bafana Bafana estompent tous les espoirs d’un peuple, celui de voir son équipe nationale aller le plus loin possible dans cette compétition. Après avoir perdu devant les Allemands (0-2) à Leverkusen vendredi 4 septembre 2009 et (0-1) devant la modeste sélection de l’Irlande à Limerick mardi 8 septembre 2009, les Sud-Africains sont à se demander s’il est temps de se laisser tomber à la panique eu égard des  espoirs qu’ils avaient de voir leur sélection nationale faire une solide performance à la coupe du monde 2010. Après la surprenante demi-finale de la coupe des confédérations 2008, les réponses enregistrées sont pour la plupart à l’affirmative. La pilule est si difficile à avaler pour les Sud-Africains que le jeu produit a été poussif et leur sa ligne offensive a de la peine à trouver le chemin des filets. Pourtant, le sélectionneur national, Joël Santana, avait affiché ses intentions faisant en remettant dès l’entame Elrio van Heerden, un signe que son équipe allait être beaucoup plus offensive. Au final, l’équipe s’est montrée beaucoup défensive tout au long de la partie. Pendant les 90 minutes, les Bafana Bafana ont affiché l’atypique malaise du football sud-africain. Ils manquaient l’opportunisme qui fait une équipe gagnante. Et c'est là que réside la grosse inquiétude pour l'Afrique du Sud. Au point que les observateurs arrivent à conclure qu’après avoir fait son retour dans le football mondial depuis 17ans, la courbe de progression reste très en deçà des attentes. Même la préparation pour le rendez-vous de 2010 n’a pas permis d’améliorer grand chose. Une grande déception.

Pourtant les analystes sont tous d’avis que la réussite de la coupe du monde 2010 pour le l'Afrique du Sud, réside en grande partie sur une meilleure performance des Bafana Bafana. Or, lors des deux matches amicaux, les Bafana Bafana étaient complètement largués contre l'Allemagne, imprévisibles et déplaisant contre l'Irlande. Ce que l'équipe avait besoin contre l'Irlande était un ou deux joueurs qui apporteraient de la créativité dans leur jeu. Afin de donner à cette équipe nationale une identité, une âme. Les Sud-Africains disent manquer des joueurs de génie, ceux là qui apporterait une touche magique et qui peuvent changer le cours d'un jeu à un moment particulier voire capitale. Ils se voient alors à rêver du retour des  joueurs d’expérience et de maturité comme Benni McCarthy, Franklin Cale, Thulani Serero, Daine Klaite. Que la politique de reconstruction d’une équipe d’avenir depuis quatre ans a Malheureusemen conduit à  la mise à l’écart. D’ailleurs, Santana a déclaré qu'il a le noyau de son équipe de 2010 déjà sélectionné. Les chroniqueurs sportifs disent qu’ayant les mains libres, il n’y a rien de mal à cela. Toutefois, les leçons tirer des deux derniers matches amicaux leur laissent sur leur faim. Pour rendre tout un pays mobilisé derrière son équipe fier en 2010, il faudrait que les Bafana Bafana marquent des buts. Santana devrait avoir le courage de choisir des joueurs qui peuvent fournir ces attentes. Or, qu'est-ce qu'il a dans son équipe en ce moment ? Ce sont des joueurs qui sont tout sauf des «tueurs»!

 

3- L’affaire Caster Semenya

Lors des débats du Highway Africa 2009, l’organisation de la société civile, Behind the mask, spécialisée dans la défense des droits des homosexuels et transsexuels, a suscité un vif débat après sa présentation. En accusant « la presse de ne pas traiter des affaires des minorités sexuelles, notamment pour comprendre ceux qui ont choisi cette voie et leur donner la parole. Si oui, on les livre à la vindicte populaire en s’intéressant aux scandales dans lesquels ils sont mêlées même contre leur gré», soutient Ntateng Mhlambiso, l’une des responsables. Elle va d’ailleurs évoquer le cas de la championne olympique des 800m, Caster Semenya, pour dire que «c’était une aberration de décider de soumettre cette jeune championne à  des tests de féminité. Et pour cause, la presse avait vite fait de l’a déclarée lesbienne. C’est une violation des droits de l’Homme.» Après avoir remporté les championnats du monde de 800m à Berlin, Semenya a été soumise à des tests de sang et chromosomiques, ainsi que d'un examen gynécologique.

Samedi dernier, la jeune championne a été retirée du semi-marathon de 4 km de la croix du sud qui est organisé chaque année dans la ville de Pretoria. Et depuis qu'elle a remporté le titre mondial des 800m à Berlin le mois dernier, elle est au centre d'une controverse entourant son sexe. Semenya n'a plus participé à une compétition. Et pour cause, elle toujours poursuivi par cette affaire de genre. Le journal de Sydney Morning Herald a rapporté dans son édition de vendredi 11 septembre que les rapports médicaux sur Semenya indiquent qu'elle n'a pas d'ovaires, mais plutôt des testicules internes, qui produisent de grandes quantités de testostérone. La Fédération internationale d’athlétisme amateur (Iaaf) a refusé de confirmer l’information du Sydney Morning Herald sur la masculinité ou la féminité de Caster Semenya. Nick Davies, le porte-parole de l’Iaaf a déclaré que le rapport devrait être traitée avec prudence. «Nous avons reçu les résultats de l'Allemagne, mais ils doivent à présent être examinée par un groupe d'experts.». Toutefois, à l'Iaaf, on soutient que Semenya va probablement garder sa médaille parce que l'affaire n'était pas liée à une affaire de dopage. «Notre avis juridique est que, si elle s'avère avoir un avantage en raison des hormones mâles, alors il sera extrêmement difficile de la déposséder de sa médaille, car elle n'a pas triché. Elle était naturellement constituée ainsi, et elle a été présentée par son équipe à l’Iaaf qui a accepté qu’elle prenne part à la compétition. Mais attendons de voir encore une fois si nous avons la décision finale », affirme Davies à l'Ap. Le président sud-africain d'athlétisme, Leonard Chuene, s’offusque du fait que la décision a été divulguée dans la presse avant même qu’il ne reçoive ces résultats de l'Iaaf. «Ce sont des paroles insultantes que les médias utilisent. Nous ne savons pas quel effet cette information aura dans sa profondeur. Ce processus n'est pas correct. En tout cas l’affaire Semenya va certainement être à l’origine de la 3è guerre mondiale », conclut-il. Jacob, le père de la championne du monde, était en colère lorsqu'il a appris ces résultats. «Les gens qui disent que ma fille n'est pas une femme sont des malades, ils sont fous. Mais sont-ils Dieu ? »

Mathieu Nathanaël NJOG, à Grahamstown en Afrique du Sud

 

 

 

 

 

 

Par Njognath - Publié dans : Highway Africa
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 18:51

Assassinat  - Bafoussam

Henri Gaston Mbouendeu a été assassiné dans les conditions troubles à l’entrée de son domicile le 18 avril 2009. L’enquête piétine, les pistes plausibles pour la manifestation de la vérité restent inexplorées.

 

Devant les questions qui restent sans réponse, la colère de la famille gronde. «La famille attend toujours les suites de l’enquête qui traîne alors que la douleur est intense. On veut savoir au moins pourquoi il a été assassiné», affirme les membres de cette famille. Depuis lors la famille à solliciter l’exploitation des éléments qui auraient permis aux enquêteurs d’explorer des pistes plausibles, curieusement, elles restent royalement ignorées. La légion de gendarmerie de Bafoussam aurait été saisie pour que soit menée une enquête parallèle. La famille se promettrait même de saisir le Président de la République.  Le 2 mai 2009 lors des obsèques à Banka-Bafang sa sœur cadette Mari Mbouendeu et confidente dans son témoignage déclare que Gaston Henri Mbouendeu, électricien très qualifié (Etq) en service à la brigade des fraudes de la Délégation régionale Aes Sonel de l’Ouest avait découvert une importante réseau de fraude qui le taraudait l’esprit. Il était partagé entre le dénoncer ou alors le taire. Le jour de son assassinat, le 18 avril 2009, il était question qu’il se rende à Bafang pour lui remettre une copie des conclusions de cette enquête et de discuter de la conduite à tenir.

 

Flou

Malheureusement, il n’arrivera miraculeusement jamais à Bafang après avoir quitté son domicile au quartier Kamkop lieu dit Carrefour moulin le samedi 18 avril pour se rendre à Bangangté puis à Bafang où il devait passer la nuit avant de regagner Bafoussam lendemain dimanche. Sans savoir pourquoi, il part de Bangangté dans la nuit pour regagner Bafoussam entre 22h et 23h. « Qu’est-ce qui t’a fait rentrer ce même samedi alors que je t’ai appelé à 22h tu ne m’as pas dit que tu as changé de programme ? », s’interroge sa concubine Germaine Kuete dans son témoignage. Pourtant, Nadine, la sœur du défunt affirme qu’elle l’aurait appelée à 21H42 pour savoir si Gaston était à Bafang. Ce qu’elle ne dit pas dans son témoignage. En revanche, elle dit avoir appelé Gaston à 22h pour lui demander de lui passer sa belle-mère, il a répondu qu’il était encore à Bangangté. Réplique-t-on, elle n’a pas l’habitude d’appeler sa belle-mère qui détient un téléphone mobile.

Devant son domicile,  le portail bloqué et aucun occupant ne venant ouvrir, il est agressé, ses bourreaux lui loge une balle dans la joue. Alertées par le coup de feu, les occupants de son domicile sortent enfin. «J’ai vu sa voiture garée comme s’il voulait entrer, la portière ouverte, les documents éparpillés», déclare Germaine. Que recherchaient ou lui reprochaient ses bourreaux, difficile de le dire. Toutefois, on retrouvera dans la paperasse de son véhicule la fiche technique de constat de fraude dans lequel il est mentionné « piquage en direct sur la marche S/D à l’aide de fils Th de section 1,5mm2 de couleur noir pour alimenter plusieurs boutiques et maisons », comme détail de la fraude constatée et contresignée par l’huissier stagiaire Dogmo de l’étude Nguetsop le 9 janvier 2009. En février la brigade de fraude est dissoute, le personnel dispersé et H. Gaston Mbouendeu est affecté le 1er mars à l’agence Nylon de Bafoussam.

 

Contradictions

L’acte de décès indique que Henri Gaston Mbouendeu est décédé à 23h45mns. Pourtant informée dès 23h42 par la sœur cadette de sa concubine que des malfrats avaient tiré sur leur frère, la famille est restée en contact avec Germaine qui l’avait transporté à l’hôpital régional de Bafoussam. Un échange téléphonique avec Clément Mbouendeu, chef de famille aux environs de 00h48mns, Germaine rassure que la situation est maitrisée et le médecin sait ce qu’il a à faire. A 01h24mns, Germaine, en communication avec Clément qui s’est aussitôt mis en route va lui passer un collègue de Gaston qui confirme que Gaston est au bloc opératoire. 10 minutes plus tard, c’est le lieutenant Esso qui joint le chef de famille pour l’annoncer du décès de Gaston. Curieusement son ami et collègue Elie T. prendra sur lui de mettre la dépouille à la morgue sans s’enquérir de l’avis de la famille. Et ne participera pas aux obsèques.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

 

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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 18:47

Accident de circulation

Une équipe de reportage de la télévision privée Stv a été victime d’un accident de circulation le jeudi 8 octobre 2009. Liliane Nyatcha dont l’état était le plus critique est sortie du coma.

 

L’annexe de la polyclinique de Bonanjo a vu défiler un important parterre des hommes medias entre le jeudi après-midi et samedi 10 octobre au soir, date de la sortie du dernier des accidentés. Dans l’après-midi de vendredi 9 octobre 2009, la chambre (P4) où est alitée Liliane Nyatcha, est pris d’assaut par des confrères et collègues. Liliane Nyatcha ses deux bras sont essaimés de sparadraps. Sur le revers du bras gauche, une seringue y est maintenue. En dépit du réconfort qui transparaît de cette sollicitude, le chef service des reportages affiche sa volonté de retourner chez elle, retrouver ses deux bambins qui n’ont pas eu le privilège de lui rendre visite parce que refoulés à la guérite du fait de leurs très jeunes âges. Sa déception est grande à l’annonce de l’équipe médicale de la maintenir encore en observation. Surtout qu’elle doit prendre une perfusion supplémentaire.

En effet, de tous les quatre, c’est la situation de Liliane Nyatcha qui a été la plus critique. Puisqu’au moment où les accidentés ont été conduits à la polyclinique de Bonanjo, la dynamique journaliste est tombée dans ses paumes. Entraînant une mobilisation de l’équipe médicale et une prise en charge particulière. Elle sortira du coma le lendemain dans la matinée de vendredi. Aux collègues présents à son chevet de lit, elle ne cache pas son amertume, surtout que ses trois autres co-accidentés ont été autorisés de regagner leur domicile respectif. Il s’agit de : Jessie Bawak, journaliste du desk de langue anglaise; Jules Epoh, cameraman; et le frère cadet d’Epoh, étudiant à l’université de  Douala qu’ils transportaient avec eux. Parmi ces visiteurs, l’un des accidentés, Jules Epoh, cameraman et conducteur du véhicule dans lequel se trouvait l’équipe de reportage. Il est très mal en point, malgré qu’il a été admis à quitter l’hôpital dans la matinée, il est revenu dans l’après-midi rencontrer les médecins parce qu’il ressentait de violent douleurs abdominales. Les examens radiographiques effectués à nouveau ne vont rien laisser transparaître. Il va être à nouveau renvoyé à domicile après des soins bénins.

Jeudi 8 octobre, l’équipe de la Stv, revient de la couverture des journées d’orientation organisées à l’Université de Douala en prélude à la rentrée académique 2009-2010. Allant dans le sens Ange Raphaël – Ecole publique de Deido,  au niveau du quartier Grand-Moulin, une pick-up conduit par un mécanicien, allant dans le sens inverse, échappe au contrôle de son conducteur, traverse le talus se trouve dans l’autre inverse et percute violemment la Toyota de marque Starlette et de couleur blanche dans laquelle se trouve l’équipe de reportage de la Stv. Les passagers sont sous le choc, le véhicule est écrabouillé sur le côté chauffeur et la devanture du véhicule. Les passants accourent et organisent les premiers secours. Ils présentent des hématomes, des contusions et des blessures plus ou moins importantes. Au moment où nous allions sous presse, Liliane Nyatcha avait aussi été admis à quitter l’hôpital.

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager

 

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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 18:43

Tension Sociale - Télécommunication

Le syndicat national de la communication, section Orange Cameroun a réitéré le 13 octobre 2009, un préavis de grève lancé depuis le 7 octobre, pour la date du 29 octobre.

 

Dans un échange de courriel  en date du 14 octobre 2009 avec le Groupe France Télécom via Marc Rennard, directeur exécutif Amea, les représentants du personnel de l’opérateur mobile, Orange Cameroun écrivent : «Nous vous réitérons ce jour notre engagement de fidélité et de loyauté vis-à-vis de notre société. Néanmoins, le préavis de grève reste d'actualité et maintenu à la date du 29 Octobre 2009.» Quelques jours plus tôt dans l’une des communications en réseau, on pouvait lire ce rapport des leaders syndicaux : «Notre situation est d'autant plus inconfortable que le Ceo d'Orange Cameroun, M. Jean Michel Latute, malgré les engagements de Marc Rennard, va jusqu'à renier sa propre signature. Notre préavis n'est pas un test. C'est une volonté de l'ensemble des travailleurs de ne plus accepter pour argent comptant les promesses non tenues des différents Ceo qui sont passés à la tête de la société. Seule la signature de la Convention collective d'entreprise peut régler ces problèmes.»

A la direction de communication de Orange Cameroun, auprès de laquelle nous nous sommes rapprochés, on rassure qu’il n’y a pas péril en la demeure. Les deux parties poursuivent les négociations qui sont dans la bonne voie. Elle affirme même que la direction générale a été surprise par le préavis de grève ainsi que sur les revendications qui reposent sur la forme et pas sur le fonds. Si les négociations ont accusé un retard d’un mois, c’était dû au préalable soulevé par Louis Sombès, responsable de la confédération syndicale à laquelle ils sont affiliés et dont ils ont sollicité l’expertise. Exigeant que les négociations soient présidées par le ministère du travail et de la sécurité sociale. Et quant à la demande de réintégration des camarades syndicaux écartés des instances de négociations en violation de l’Accord de méthode, principale revendication, Ngondi Eboua précise que : «cela n’est pas le fait de la direction générale, mais du respect du soucis de la parité exigée par les textes. Car avant l’implication du ministère de tutelle, le personnel constituait les 2/3 des membres.»

 

Les revendications

Il faut remonter aux travaux du 2 au 6 juin 2009, lorsque Jean Michel Latute a permis la tenue du séminaire de rédaction du projet de cette Convention collection d’entreprise d’Orange Cameroun. Le syndicat national de la communication (Synacom) section Orange Cameroun se fait assister de la Confédération  des syndicats autonomes du Cameroun (Csac) et de  la Confédération française démocratique du travail (Cfdt) qui a commis un encadreur en la personne de Hervé Morland. Le 21 juillet 2009, la direction d’Orange Cameroun organise une cérémonie de signature de «l’Accord de méthode» a respecté. Le 17 septembre 2009, le ministre nomme une Commission mixte paritaire chargée de la négociation de la convention collective d’Orange ainsi de sa présidente, Mme Ejangue Ekamby née Kotto Ndongue Marie Thérèse, le délégué régional du Travail du Littoral.

Profitant de la célébration de la journée mondiale du travail décent, le 7 octobre 2009, le Synacom/Orange lance un préavis de grève pour dénoncer les entraves au dialogue sociale orchestrées par le Dg. Notamment, la non application de l'Accord de méthode - L’entrave à l’exercice du droit syndicale et non respect des lois et règlements – Dialogue et obstruction du processus des négociations de la convention collective d’Orange et nationale – la pratique de classement des travailleurs qui a court dans la société en violation des lois et textes – des cas d’injustice dans le traitement des employés et des conditions de travail favorables au stress et aux maladies. Les 2 et 13 octobre, les deux premières sessions de la Commission mixte paritaire débouchent sur la frustration des travailleurs. Ce qui va entraîner la réitération du préavis de grève. «Nous ne pouvons plus contenir la frustration du personnel sans contre partie probante», écrivent les représentants du personnel.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager du 20/10/09

 

 

 

 

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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 18:36

Economie - Finances

 

Le gouvernement gabonais a décidé de rappeler le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), M. Philibert Andzembé, en vue de son remplacement, a annoncé, mardi à Libreville, le communiqué officiel ayant sanctionné la première réunion du conseil des ministres, présidé lundi par le nouveau président gabonais Ali Bongo Ondimba.

Le gouvernement a également décidé de « faire arrêter les fonctionnaires gabonais de la Beac, résidant sur le territoire national, présumés impliqués dans les malversations financières» au bureau extérieur de la Beac à Paris, provisoirement évalués à 19 milliards de Fcfa, indique le communiqué. « Le gouvernement gabonais a décidé de faciliter les enquêtes des cabinets d’audits mandatés par la Beac ainsi que les investigations de la brigade financière française auprès de qui la Beac a porté plainte », poursuit le texte, invitant les autres pays membres de la Beac à « participer activement à la recherche des solutions pour restaurer la sérénité et la crédibilité de la Beac».

Armand Brice Ndzamba et Maurice Moutsinga, respectivement comptable au bureau parisien de la Beac et ancien directeur central de la comptabilité au siège de la Banque à Yaoundé (Cameroun), impliqués dans le scandale financier dévoilé par l’hebdomadaire Jeune Afrique, auraient déjà été arrêtés dans la capitale gabonaise selon des sources concordantes.
En poste depuis le 6 juillet 2007, Philibert Andzembé, 52 ans, a été rappelé dans son pays en raison de ce scandale financier.

Souce APA 

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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 18:33

Liberté d’expression

Le directeur de publication du bimensuel «Le Jeune Observateur», subit des intimidations et des menaces de tout ordre.

 

Jules Koum Koum, directeur de publication et rédacteur en chef du bimensuel indépendant «Le Jeune Observateur», et par ailleurs correspondant de Reporter sans frontière (Rsf) au Cameroun est de plus en inquiet pour sa vie et celle de sa famille. Surtout qu’il devrait voyager dans les prochains jours pour la France. «Chez moi, ma famille a perdu le sommeil. Particulièrement mon épouse a des insomnies et vit dans un état de psychose permanent», affirme Jules Koum Koum. En effet, depuis le début du mois de septembre 2009, il est victime des agressions de toute sorte, allant du cambriolage de son domicile par des malfrats au piratage de l’adresse e-mail de son journal en passant par des appels anonymes pas du tout sympathiques.

Depuis quelques semaines, ses deux lignes de téléphones mobiles sont sur écoutes et même souvent bloqués à la réception des appels entrants. A cela s’ajoute le piratage de l’adresse e-mail de son journal. Il n’a plus accès à la boite e-mail de mon journal. Le mot de passe a été changé et ces nouveaux utilisateurs en ont profité pour envoyer des messages de détresse en son nom à plusieurs de ses contacts. «A partir de ma boîte, ils ont envoyé des messages à certaines de mes contacts dans lesquels, il est dit que je demande de l’aide pour me sortir dans un pétrin en Ecosse», affirme-t-il. Et, il nous avoue d’ailleurs que certains opérateurs économiques camerounais sensibles et soucieux de lui venir en aide, se sont fait gruger dans cette arnaque internationale. Conséquence, il a été obligé de modifier l’adresse e-mail de son journal.

Tout est parti dans la nuit du 1er au 2 septembre 2009, lorsque des malfrats armées  se sont introduits dans son domicile à partir de la fenêtre des toilettes après qu’ils aient pris soin de désosser les anti-vols. Après avoir mis toute la maison sans dessus-dessous, ils vont emporter plusieurs téléphones portables, une serviette contenant des documents de travail et des objets de valeurs, tels que les bijoux de son épouse. Ils reviendront à la charge dans la nuit du 25 au 26 septembre 2009, mais prendront le large après les alertes des occupants, alors qu’ils étaient entrain de défoncer les volets.

 

Menaces liées à l’opération Epervier

Dans la soirée de lundi 5 septembre 2009, c’est un homme qui a du mal à dissimuler le stress qu’il vit ses derniers jours que nous avons rencontré. Surtout qu’il est de plus en plus tourbillonné par la volonté de comprendre, voire de décrypter les différentes épreuves physiques et psychologiques qu’il endure. «Bien malin qui pourrait dire les origines de ces attaques», non sans reconnaître que «ce sont des signaux assez forts. Je fais désormais attention, mais jusqu’où en fait ?», confie le Dp. Mais pour Rsf, il ne fait pas de doute que les menaces dont est victime le Dp du journal «Le Jeune observateur» sont liées à l’opération épervier pour lequel il y contribue par ses  enquêtes au vitriol. «Depuis plusieurs semaines, ce journaliste respecté se distingue par ses enquêtes fouillées et documentées dénonçant la corruption d’un certain nombre de personnalités camerounaises. Par son travail, il contribue à l’opération de salubrité publique dite ‘Epervier’, encouragée par Paul Biya lui-même. Nous demandons à tous les partenaires internationaux du Cameroun, à travers la délégation européenne et les ambassades, de soutenir Jules Koum Koum, à la fois pour le protéger, mais aussi pour encourager le travail des journalistes en faveur de la lutte contre la corruption », indique le communiqué de Rsf. C’est pourquoi cette organisation  demande que : «Le président camerounais, Paul Biya, doit dénoncer publiquement la campagne d’intimidation que subit actuellement Jules Koum Koum, directeur de publication de l’hebdomadaire.»

Et Jules Koum Koum de conclure : «les bourreaux veulent nous contraindre au mutisme et à l’exil, mais nous ne nous laisseront pas compter.» Rappelons qu’en 2005, il avait séjourné à la prison centrale de Douala après une condamnation de 6 mois d’emprisonnement ferme pour avoir été reconnu coupable du délit de diffamation. Une mobilisation internationale conduite par Rsf et de nombreuses Ongs avaient permis d’obtenir sa libération un mois plus tard.

Mathieu Nathanaël NJOG

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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 18:31

Initiative – Délégué du personnel

Syndicalisme

Les délégués du personnel élus en mars et avril 2009 au sein des entreprises du secteur maritime de la ville de Douala ont bénéficié d’un séminaire de remise à niveau les 8 et 9 octobre 2009.

 

Le Syndicat départemental des travailleurs du quai et dock du Wouri a organisé les 8 et 9 un séminaire de formation destiné aux délégués du personnel élus au scrutin social de mars et avril 2009 au sein des entreprises du secteur maritime de la ville portuaire de Douala. «Nous rencontrons souvent beaucoup de difficultés à ce niveau avec des conflits divers. Cela découle de la méconnaissance du statut même du délégué du personnel et les techniques d’obtenir du partenaire employeur le maximum de ce que le personnel revendique», affirme Maximilien Ntonè Diboti, syndicat de base dont il est président.

Le secteur maritime est l’un des plus sensibles où on enregistre les conflits sociaux récurrents du fait des violations des droits des employeurs de manière ostentatoire corolaire du vivier de la délinquance économique et sociale des opérateurs que ce secteur est devenu. Il est question dans le rôle et les missions régaliennes du syndicat de donner une formation approprié à ses membres. Et notamment aux délégués du personnel dont il est important de donner des outils nécessaires pour pouvoir défendre et diriger leurs camarades dans la revendication. «Pour cela nous devons amener ces délégués du personnel à s’approprier de tout l’arsenal juridico-professionnel  et les fournir les techniques et les méthodes de discussion et d’échanges entre partenaires», confie Ntonè Diboti.

 

La conviction dans la revendication

La formation à cet effet a porté sur : - Le syndicat définition, objectif et buts – Le rôle et mission des délégués du personnel – La conscience professionnelle, l’économie et l’amélioration de la productivité dans l’entreprise – Le partenariat coopératif – Le Vih/sida sur le lieu du travail. Et le président Ntonè Diboti de déduire que : «Vu la sensibilité du secteur, cette formation de type de niveau I était devenue important. Il va s’en dire que si tout est bien assimilé nous aurions au sortir de cette formation des délégués bien aguerris.» Car, pour le mouvement syndical, la revendication et l’amélioration des conditions de travail et de vie de l’employeur restent constantes dans la mission fondamentale du syndicat. «A ce niveau aucun compromis n’est possible», soutient les formateurs. Avant d’ajouter qu’ «il y a des procédures à respecter, elles passent par le dialogue. Lorsque les travailleurs n’entrent pas dans leurs droits, ils doivent remonter vers le syndicat, malheureusement, il y a des employés qui croient régler d’eux-mêmes leurs problèmes, et le syndicat n’est sollicité que lorsque la situation est pourrie. Les opérations de rue sont la dernière arme du syndicat pour entrer en possession de ce que nous n’avons pas pu par le dialogue.»

Pour les délégués du personnel participants, il ne fait aucun doute sur l’intérêt de ce séminaire. D’autant plus qu’ils sont les représentants des employés auprès de la direction générale, mais pour cela ils doivent avoir les outils nécessaires pour mener à bien leurs missions. Notamment, une bonne connaissance du code du travail et de la convention collective, de la genèse du syndicat, des missions et du rôle du syndicat dans l’accompagnement du travailleur dans sa revendication. «Le dialogue étant la voie prépondérante, il faut pour cela avoir la force de conviction pour obtenir ce que l’on veut. La détermination farouche d’obtenir ce qui revient de droit au travailleur.» Mais cela ne va pas sans conséquence. Le délégué du personnel n’étant pas toujours compris, il rencontre beaucoup de difficultés dans l’accomplissement de ses missions. Il finit par se retrouver entre le marteau et l’enclume. «De manière générale, le délégué du personnel est perçu comme un empêcheur de tourner en round lorsqu’il faut défendre ses collègues. Et à l’égard de ses collègues il est perçu comme un traitre, un vendu, que la direction a réussit à retourner ou à inféoder», affirme Manga Henri, délégué du personnel de la société Maersk.

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager

 

Par Njognath - Publié dans : Société
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