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Mercredi 29 août 2007 3 29 08 2007 14:04

Bras de fer

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Les commerçants s’opposent à la décision du régisseur de construire de nouveaux comptoirs sur les servitudes. Ils ont saisi le sous-préfet pour marquer leur désapprobation.

 

Ce lundi 27août 2007, la tension est à son comble au marché Logpom dans l’arrondissement de Douala Vè. A 9 heures ce matin, le marché présente une allure déserte. Très peu de commerçants sont derrière leurs comptoirs. Aucun client n’est encore passé faire les emplettes. Depuis quelques semaines, les commerçants de ce marché sont en conflit avec l’administration. Le régisseur, Amidou Yombo représentant le concessionnaire a décidé de construire de nouveaux comptoirs dans ce marché, sans avoir consulté les commerçants. Des comptoirs construits sur les servitudes, obstruant les voies d’accès au marché et ne facilitant pas l’accès aux commerces.

Une décision curieuse, lorsqu’on sait que sur les 604 espaces commerciaux que compte le marché Logpom, seuls 98 sont occupés. Les commerçants sont montés au créneau et dénoncent cette initiative. D’autant plus que dans le marché, plusieurs boutiques sont à l’abandon, de nombreux comptoirs sont transformés en poubelle, des toilettes publiques sont fermées. En somme l’état d’insalubrité du marché Logpom est révulsant. “ Nous nous opposons uniquement à la fermeture des issues de passage. La Maetur avait laissé ces servitudes pour faciliter l’accès dans le marché. Depuis que le concessionnaire a opté pour la vente anarchique des espaces libres dans ce marché cela pose un réel problème. Puisqu’il devient difficile d’accéder dans le marché avec des marchandises ”, affirme Mama Hélène, une commerçante en colère.

 

Insécurité grandissante

Le président-fondateur du marché, Michel Ndé, met à l’index le concessionnaire qu’il accuse d’être l’auteur principal de cette crise. “ Le concessionnaire intimide les commerçants. Il profite du fait que les commerçants sont constitués à 98% de femmes. Elles ne savent pas qu’elles ont des droits, elles ont peur pour leurs comptoirs, car le concessionnaire menace de les casser ”, indique-t-il. Les commerçants ont saisi le sous-préfet de Douala Vè, Gabriel Ngounou pour arbitrer ce conflit qui menace l’ordre public. Ils demandent la destruction sans condition de ces nouveaux comptoirs, afin de les installer à l’arrière du marché. “ Le marché est maintenant dans l’insécurité, dans la mesure où s’il y a incendie, il sera difficile d’organiser les secours puisque les passages ont été fermés ”, déplore Michel Ndé.

Face à toutes ces accusations esquisse sa défense. “ Il n y a pas de problème dans ce marché. Les déclarations portées contre moi sont fausses. Les commerçants font dans la mauvaise foi. Mon travail dans ce marché est de m’occuper de la gestion et de l’exploitation du marché. Qui a dit qu’on ne devrait pas construire sur les servitudes ? Ceux qui se plaignent aujourd’hui luttent pour leurs intérêts, pour moi, je trouve qu’il n’est pas important d’en parler ”, lance Amidou Yombo.

Le sous-préfet a ordonné la suspension des travaux en attendant qu’une solution consensuelle soit trouvée. Lors de notre descente à la sous-préfecture et à la mairie de Douala Vè, il ne nous a pas été permis de rencontrer les maîtres de céans.

 

Par Catherine Aimée Biloa (Stagiaire Jade/Syfia)

& M.N.NJOG

Le 29-08-2007

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mercredi 29 août 2007 3 29 08 2007 13:48

Communauté Akum : Excellence scolaire

La communauté Akum de Douala a récompensé les meilleurs élèves de l’année académique 2006-2007.

 

Samedi 25 août 2007, la case communautaire des Akum de Douala s’est avérée étroite pour accueillir toutes les familles venues célébrer les élèves qui se sont distingués au cours de l’année scolaire 2006-2007. Au total, cent soixante (160) élèves sont à l’honneur. Des apprenants de la maternelle à la classe de terminale ayant obtenu au moins une moyenne annuelle de 12/20. Les lots remis aux élèves méritants contenaient des fournitures scolaires et une enveloppe avec une somme symbolique.

“ La communauté éducative Awa child education a les encouragements de la tutelle pour tout celle qu’elle fait en son sein pour assurer l’éducation de sa jeunesse. L’éducation n’est pas une chose facile, elle demande beaucoup de temps et d’investissement. C’est le Cameroun de demain ”, a précisé Christian Ewanè, représentant du délégué provincial des enseignements secondaires pour le Littoral. L’ambiance était festive, agrémentée par les prestations artistiques des jeunes de cette communauté. Pendant plusieurs heures, ils ont tenu le nombreux public en haleine avec la présentation des poèmes, sketches, scènes comiques, interprétations musicales et danses chorégraphiques des musiques modernes. Seule fausse note, aucune prestation ayant trait avec la culture Akum, délaissée au profit des musiques modernes étrangères.

 

Plus d’un million distribué

Au sein de cette communauté Awa branche de Douala, il est mis en place depuis une quinzaine d’années un fonds pour contribuer à l’excellence scolaire. Il est dénommé “ Child education encouragment fund ” Awa Douala Branch (Ceef – Adb). Il est dirigé par Philip Tita Tanjong. Ce dernier et son équipe ont la charge de collecter les fonds nécessaires à l’organisation de cette cérémonie annuelle. “ Le budget de cette année s’élève à près de 2 millions Fcfa. Il est le fruit de la contribution spéciale des parents, amis et bonnes volontés ”, confie-t-il. L’année dernière déjà, la Ceef –Adb avait reçu en dons un million Fcfa en espèces et 250.000 Fcfa en nature pour récompenser l’excellence scolaire. Une action non négligeable, car elle permet à la jeunesse scolaire Akum de Douala de se distinguer à l’école. “ Les performances pendant l’année académique 2006/2007 ont été exceptionnelles ”, fait remarquer Philip Tita Tanjong. Avant d’ajouter : “ Cette remise de prix à un effet motivant et stimulant, car ceux qui ne reçoivent pas cette assistance se surpasse pour monter au podium l’année suivante. ” Le Gentelmen club, regroupement des membres qui se respectent au sein de l’Awa Douala branch, par la voix de sa porte-parole, a dit son engagement à toujours soutenir pareille initiative. “ Nous nous engageons à soutenir tout action visant à accompagner l’éducation des enfants. Car, l’éducation et le meilleur investissement d’un pays et pour l’avenir. ”

 

Développement autocentré

Akum welfare association (Awa) Douala branch est une association regroupant les originaires du village Akum dans l’arrondissement de Santa, province du Nord-Ouest. Elle existe depuis 1944 et regroupe plus de 1200 membres. A en croire son président, François Nchang, elle œuvre au développement du village Akum dans la construction des œuvres sociales. A l’instar des écoles, des centres de santé, et de l’excellence scolaire. “ Akum welfare Association fait dans la promotion du développement autocentré à but non lucratif. Elle contribue à l’amélioration du bien être des citoyens vivants aussi bien au village que ceux de la diaspora. Ceci passe par l’assistance sociale qui est un volet très important dans la consolidation de nos liens. ”

 

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le 29-08-2007

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mercredi 29 août 2007 3 29 08 2007 13:35

Marché Sandaga : Elections Ascomsad

ascomsad-Bureau.jpg

L’association des commerçants du marché Sandaga de Douala a renouvelé son bureau.

 

Depuis le 15 août, l’Association des commerçants du marché Sandaga de Douala (Ascomsad) a un nouveau bureau. Il a été élu lors de son assemblée générale ordinaire. Les travaux de cette session étaient présidés par l’administrateur provisoire Adolphe Betasedi. Le corps électoral était de trente-huit votants, soit trois délégués pour chacun des douze secteurs en plus du président et du secrétaire sortant. Pour assurer la transparence, l’Ascomsad a mis en place un Observatoire national indépendant des élections (Onie) chargé de gérer de bout en bout ce processus.

A l’issue des élections, une quasi-unanimité a été faite sur les candidats présentés par le nouveau président, Kong Oscar. Les candidats rivaux ayant tout simplement choisi de jeter l’éponge. Le nouveau bureau a un mandat de trois ans pour mener à bien les destinées de cette association. Représentant des commerçants devant l’administration, le nouveau bureau a en charge la défense des intérêts des commerçants. “ Elle a une place prépondérante, car elle nous sert d’interface avec les commerçants. Nous ne pouvons traiter de tous les problèmes des commerçants. Au quotidien, il y a en moyenne une centaine de plaintes sur les sujets de tous ordres même ceux qui n’ont rien à voir avec le marché. Et pour les problèmes d’intérêt général, ne pouvant recevoir tous les commerçants, le bureau nous sert d’interlocuteur ”, souligne Bebey Moudiki, représentant du cabinet Atou auprès de l’administration provisoire.

 

Les défis du nouveau bureau

Et à l’interne, le bureau de l’Ascomsad a un rôle de contrôle sur les activités des commerçants dans les différents secteurs. Il traite en premier ressort des conflits entre les commerçants, à l’instar de la gestion des espaces, de la gestion de fonds et des problèmes de vol. Pour l’administrateur provisoire Adolphe Betasedi, il attend le nouveau bureau sur trois fronts : “ la mise au programme d’une politique d’insalubrité, de la discipline et de l’occupation des espaces dans ce marché. ” Devant ces attentes, le nouveau président Oscar Kong ne se défile pas. “ Si je brigue ce poste c’est pour que le marché Sandaga de Douala prenne un nouveau visage. Nous avons mené tous le combat pour que ce marché soit aménagé, aujourd’hui il est possible de marcher à l’intérieur ce qui n’était pas possible il y a peu de temps ”, lancera Kong Oscar en guise de campagne. Il connaît bien le terrain sur lequel il est attendu, pour avoir occupé pendant dix-sept ans le poste de secrétaire général. 

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le 29-08-2007

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mercredi 29 août 2007 3 29 08 2007 13:14

Body-Building-A.jpg Ligue provinciale du Littoral 

Les finales provinciales de body-building and fitness ont eu lieu à Douala le samedi 25 août 2007. Lacunes techniques des athlètes et officiels ont émaillé la compétition.

 

Lorsque la table des délégués donne le résultat des préliminaires dans la catégorie des + 70 kg, première compétition de la soirée, le public proteste. Les juges arbitres et la table des délégués ne semblent pas s’accorder sur la décision. Césalpin Tsafack est disqualifié pour cause de déplacement non autorisé. La raison est peu convaincante. Le chef du secrétariat technique tente d’expliquer la décision. Le public boude. Même les responsables de la fédération ne partagent pas cette décision très sévère. “ Il y a des choses à revoir au niveau de l’organisation et de la technique. Malgré la formation des jurys on a constaté des petites erreurs ”, affirme Justin Tsama entraîneur provincial du Centre.

Après une large concertation, la décision est modifiée. La disqualification est muée en une rétrogradation. “ Il aurait pu occuper la première place, mais pour la faute signalée, il est rétrogradé à la deuxième place ”, déclare la table des officiels. Il faut moult supplications des responsables de la ligue et de ses fans pour que Tsafack consente de remonter sur le podium pour la finale. Mais le cœur n’est plus à l’ouvrage. “ Les arbitres sont incompétents, ils ne savent rien des règles de l’arbitrage ”, réplique Césalpin Tsafack. Les quatre compétitions disputées (+ de 70 Kg, + de 80 kg, + de 90 et toute catégorie) ont été émaillées par des dysfonctionnements multiples. Inégal temps de chronométrage dans les passages des athlètes, lacunes techniques, contradictions entre les décisions des juges et la proclamation de la table. Autant de ratés relevés aussi bien chez les athlètes que chez les officiels. Le président de la ligue provinciale les met sur le compte d’un manque de formation. “ La fédération est encore jeune, il y a un grand besoin de stages de formation à tous les niveaux. Je vais m’y atteler ”, confesse Joseph Ndouma Ndock.

Malgré ces nombreux dysfonctionnements, le public venu nombreux a apprécié l’attrait de cette discipline, présente au Cameroun depuis plus d’une trentaine d’années. Avant l’obtention de l’agrément de la nouvelle fédération de body-building and fitness (Fecabodyf) le 20 mars 2007, cette discipline plus connue sous la dénomination de culturisme a longtemps fonctionné sous le joug de la fédération camerounaise d’haltérophilie et de culturisme (Fecahac). En espérant corriger les manquements techniques observés, la ligue provinciale de body-building and fitness compte déjà ses premiers champions. Boussou Oscar chez les + de 70 kg, Komani Fabrice chez les + de 80 Kg, Boussombong Stephen chez les + de 90 kg. Ce dernier va doubler le titre de champion toute catégorie de la soirée.

On peut toutefois remarquer l’absence de la gente féminine. “ Nous allons œuvrer à ramener les femmes dans ce sport. Il faut le dire c’est un sport mixte ”, s’engage Joseph Ndouma Ndock. Et le président national Anaclet Abé de plaider pour plus d’indulgence. “ Nous avons moins de six mois d’existence, pour le moment nous sommes en pleine phase de promotion et de vulgarisation ”, dira-t-il.

 

Par Catherine Aimée Biloa (Stagiaire Jade/Syfia)

et Mathieu Nathanaël NJOG

Le 29-08-2007

Par Njognath - Publié dans : Autres Sports
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Jeudi 23 août 2007 4 23 08 2007 13:48

Championnat de vacances

stade-marion-B.jpg
Les inter-quartiers entament leur dernière ligne droite. Passion, engagement mais aussi grandes sont les inquiétudes des organisateurs.

 

1- La problématique de l’organisation

Organiser un championnat inter-quartier en période de vacances n’est pas chose facile. Contrairement aux apparences. Les promoteurs doivent faire face à la lourde procédure administrative qui conduit à l’obtention de l’autorisation. Elle comprend une batterie des documents : - Demande d’autorisation à la délégation provinciale des sports et de l’éducation physique compétente. - Demande d’autorisation de manifestation à la sous-préfecture territorialement compétente. Autorisation d’utilisation du terrain de football indiqué – Présentation des statuts et règlements régissant le championnat – police d’assurance souscrite – Liste des dirigeants.

Une procédure pas du tout évidente à en croire les organisateurs et sur le plan financier nécessite près 200.000 Fcfa de dépense global. Mais, certains organisateurs réussissent toujours à contourner la procédure. Ainsi il pilule de nombreux championnats illégaux dans la cité. Lorsque les promoteurs ne réussissent tout simplement pas à éviter de s’acquitter des charges lourdes. Notamment en obtenant des polices d’assurance de pacotille ou s’abstenant à souscrire une police. « Dans ces conditions, il faut espérer que la compétition se déroule sans accident grave », indique un cadre du Minsep. Autre dépenses et pas des moindres la location du stade sollicité, l’aménagement des infrastructures et l’acquisition de la logistique (impression des licences, feuilles de matches, matérialisation du stade à chaque journée). De quoi rappeler aux aventuriers de s’abstenir. « Nous avions voté un budget prévisionnel de 6 millions Fcfa avant le démarrage», affirme Charly Manga, président de Deido Match 2007.

Avec cet argent, l’association des jeunes de Déido (Ajed) sous label duquel Charly Manga organise ce championnat a réussi à construire une tribune couverte de 100 places. « On avait l’ambition de construire deux tribunes des deux côtés latéraux du stade, mais les moyens ont fait défaut », déclare Charly Manga. Pour rentrer dans leurs frais, l’entrée de l’enceinte de l’école publique est payante (100 Fcfa) indépendamment des frais d’accès à la tribune (100 Fcfa). Cela permet ainsi lors des journées de grande affluence de faire des recettes avoisinant les 20.000 Fcfa. Et espérer amortir les charges. « A la fin il faudra aussi bien désintéresser, même symboliquement les membres du comité d’organisation », reconnaissent tous les promoteurs.

 

2- Enjeux financiers

Mais les principales sources de revenus dans les championnats de vacances proviennent de l’affiliation des clubs, l’achat des licences. Respectivement de 25.000 Fcfa par club et 1000 Fcfa par joueur à Déido Match 2007. A cela s’ajoute les pénalités des équipes. Voilà ce que doit s’acquitter les trente six (36) équipes affiliées (reparties en quatre poules) pour disputer la compétition jusqu’à la fin. Soit la phase championnat et la phase coupe. L’un des plus moins coûteux et les mieux primés avec 200.000 Fcfa, un trophée et un ballon mis en jeu pour le champion et de même pour le vainqueur de la finale. 100.000 Fcfa pour le vice-champion ainsi que pour le finaliste. 40.000 Fcfa pour les champions de poules. « C’est une expérience malheureuse au niveau financier, mais une grande satisfaction au regard de l’émulation des jeunes et du spectacle fourni. Surtout que nos équipes sont issues des différents quartiers du Canton Déido et ses environs, ce qui explique cette forte mobilisation et ambiance chaude », affirme Charly Manga.

Ailleurs, les organisateurs n’offrent pas les mêmes conditions de participation. C’est le cas de Relance Foot de la Cité-Cicam où l’affiliation est de 20.000 Fcfa par équipe, la licence 1000 Fcfa, la participation à la phase de coupe revient à 25.000 Fcfa par équipes en plus des pénalités : 500 Fcfa pour le carton jaune par joueur et 1000 Fcfa pour le carton rouge. Les primes prévus sont de 150.000 Fcfa pour m’équipe championne, pour la coupe, elle reste une incertitude. « Tout dépendra de la mise des équipes engagées dans la phase de la coupe »,  indique Julien Moulite le promoteur. Ce qui peut expliquer le peu d’engouement. En cette édition 2007, le nombre des équipes a doublé, il a été de dix-neuf (19) engagées en phase championnat. Pour la phase coupe, c’est encore l’imprécision. « Seules deux équipes se sont acquittées à ce jour de leur participation en coupe. Mais il faut dire qu’il y a douze équipes qui ont donné leur accord de principe », précise Julien Moulite.

Pourtant, le stade Cicam est l’un, sinon le meilleur stade  de la ville de Douala. Ces dimensions sont aux normes réglementaires, c’est pourquoi les équipes évoluent avec le nombre joueur requis pour un match de football (11 x 2). Contrairement aux stades l’école publique de Déido, celui du stade Marion de Bassa ou celui de Casmando. Pour ne citer que ces quelques championnats parmi les plus populaires de la ville de Douala, les plus prisés,  malheureusement qui se jouent sur les terrains accidentels et réduits. Où les équipes alignent dix (10) joueurs par équipes.

C’est le cas du championnat Wouri Est 2007. Pour emprunter à la circonscription électorale où le promoteur est tombé par deux fois aux investitures internes Rdpc pour les législatives. Ce championnat de Vacances est organisé par Hervé Emmanuel Kom. Un championnat très couru et dont la particularité est d’avoir plusieurs catégories (Minimes – cadet tes – Juniors). Il regroupe un total de 44 équipes (12 minimes, 16 cadettes et 16 juniors).  Cet intérêt s’explique par l’importante cagnotte que met en jeu le promoteur. « Cette année il a mis en jeu 3 millions à repartir aux différentes équipes qui se seront distinguées dans chacune des catégories. Il faut dire qu’elle est en baisse, car les années dernière, elle était de 5 millions Fcfa », déclare  Robert Banini, le secrétaire général. En revanche, les équipes paient 20.000 Fcfa pour l’affiliation chacune, 1000 Fcfa de frais de licence par joueur chez les minimes, 1500 Fcfa chez les cadets et 2000 Fcfa chez les juniors. En plus des pénalités 500 Fcfa par carton jaune écopé, et 1000 Fcfa  par carton rouge. « Notre objectif n’est pas de se faire l’argent, mais d’occuper les jeunes pour leur éviter la débauche en cette période de vacances scolaire où ils sont les plus exposés à tout sorte de vice. D’ailleurs plusieurs clubs finissent le championnat avec d’énormes dettes sans que cela nous offusque », lance John Moni, le président délégué du championnat Wouri Est.

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3- Gestion des recettes

La gestion financière est l’une des critères de crédibilité d’un championnat et d’un promoteur. On voit bien qu’il y a ceux qui y viennent pour se remplir les poches et d’autres dans la mobilisation de la jeunesse. Dans le passé on n’a vu les promoteurs se volatiliser dans la nature avec la caisse, ne permettant pas au championnat d’arriver à son terme. D’autres cas sont portés devant les unités des forces de maintien de l’ordre pour arbitrage. Ce sont notamment, les cas des revendications des équipes vainqueurs, lorsqu'elles reclament la totalité ou contestent le montant des primes reçues. Ce manque de crédibilité entraîne très souvent des batailles entre plusieurs candidats pour l’organisation d’un championnat de vacances sur les mêmes stades. Par exemple, c’est ce qui a conduit au changement de dénomination du championnat de vacances de l’école publique de Déido Antérieurement dénommé Deido Foot, et organisé par la section Ojrdpc de Douala 1er, il est devenu Deido Match dès cette édition 2007 après avoir changer de promoteur. Désormais organisé par l’Ajed, une fédération des associations du Canton Déido qui ont reçu à reprendre l’organisation l’Ojrdpc à l’issu d’une âpre bataille que même le Sous-préfet n’est pas parvenue à trancher. Les deux parties ont été renvoyées chez le chef supérieur du Canton Déido qui a départagé les deux parties.

Pour le président de Déido Match 2007, leur intention est loin de se mettre plein les poches. Ce championnat qui est une vitrine, se veut aussi catalyseur de toutes les synergies des jeunes du Canton Déido vers des actions sociales de développement. « Ce que nous pourrons réaliser comme bénéfices, nous allons l’affecter à la réfection de cette école publique de Déido. Cette école porte les souvenirs d’enfance de la plupart d’entre-nous. Et aujourd’hui, cette école est dans un état de délabrement total. C’est la désolation pour nous autre », lance Charly Manga. Au stade Marion de la cité-sic, Hervé Emmanuel Kom y a construit en 2001 une tribune à 6,5 millions Fcfa qui en fait la fierté des utilisateurs de ce stade. Mais ils attendent impatiemment l’aménagement de cet air de jeu très accidentel. « On sait que les populations attendent cela avec impatience. Le promoteur en est conscient, il envisage dès la fin des vacances de concrétiser le projet d’aménagement de ce stade avec l’apport d’un partenariat qu’il vient de décrocher », dit Jean Moni.

 

4- Violence

Il reste que les championnats de vacances sont des terres fertiles, où la violence est courante. Notamment en cette période où les éliminatoires battent leur plein. La passion déferlante conduit à des débordements et très souvent pour un rien. Des actes qui découlent des querelles et des rivalités entre les jeunes des différents quartiers, mais surtout aux paris qu’elles suscitent. Au championnat Relance Foot du stade Cicam, des actes de violences et des matches qui ne sont pas allés jusqu’à leur fin sont déjà enregistré. Au championnat Wouri Est du stade Marion, les contestations bruyantes des décisions d’arbitres sont récurrentes. « Tout ceci s’explique par le fait que les jeunes viennent d’horizon divers, avec des cultures, des mentalités et des éducations différentes », explique Robert Banini.  Pourtant dans la plupart des championnats de vacances, les commissions d’arbitrage sont dirigées par des arbitres de division 1. A l’instar de Mandeng Bakaly à Relance Foot, Ngo Loulouga à Wouri Est. Ils ont la charge d’utiliser leur entregent pour faciliter la collaboration des arbitres des divisions. Une chance que Déido Match n’a toujours pas, faisant recours aux personnes éprises par l’arbitrage, sans justifier une qualification avérée. Ce qui peut aussi expliquer le faible montant du droit d’arbitrage que doivent s’acquitter à chaque match les équipes dans ce championnat (1000 Fcfa par équipe). Pourtant là où les arbitres de divisions sont sollicités il est de 2000 Fcfa par équipe.

Tribune-stade-cicam.jpg

 

5- Respect du calendrier

S’il y a en ce moment, une situation qui turlupine les promoteurs des championnats de vacances, c’est le respect du calendrier. Outre la recherche des primes pour ceux qui n’ont pas encore décroché de sponsor ou ceux qui ne sont pas sous le joug d’un mécène. Car, chaque promoteur s’est engagé au moment de l’obtention des autorisations de clôturer leur championnat respectif avant le début de la rentrée (le 3 septembre 2007). Une condition sine qua non sur laquelle les autorités compétentes disent ne pas transiger. Mais sur le terrain, l’on observe une gestion à deux vitesses. Il y a ceux qui se conforment et il y en a qui, clôturent leur championnat des semaines après. Curieusement ses finales de clôtures sont présidées par ces mêmes autorités.

Dans la lancée des championnats de vacances en bonne voie dans le respect du calendrier, se retrouve actuellement, le championnat de vacances Akwa Foot qui se joue au stade Mbappé Lepé. Ainsi que le championnat de vacances de Casmando qui se dispute au sein de l’enceinte de Cafrad et est organisé par la synergie jeunes de ce centre. Ce dernier championnat a joué ses demi-finales aller samedi 18 août 2007 et les matches retour sont prévus pour ce mercredi 22 août.

Mathieu Nathanaël NJOG

Par Njognath - Publié dans : Football
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Jeudi 23 août 2007 4 23 08 2007 13:31

Culture/Patrimoine

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Du 5 au 13 août 2007, la communauté belloise a commémoré le 93e anniversaire de l’exécution du roi Rudolf Duala Manga Bell. Alors que son patrimoine est altéré.

 

Depuis 1936, soit 50 ans déjà que sur initiation de la communauté Belle Belle, l’on commémore chaque année la mort de Rudolf Duala Manga. “ Tet’ekombo 2007 ”, a encore rendu hommage à cet homme exécuté par les Allemands. Avec lui, ses compagnons de combat (Ngosso Ding, Martin Paul Samba, Madolla) pendus le même jour (8 août 1914) et de ses plus proches collaborateurs. Pour que le Cameroun tout entier se souvienne des martyrs morts pour la patrie. Dommage que la cérémonie soit encore réduite à la communauté belloise, mieux Sawa. Pourtant ce martyr est l’un des premiers nationalistes africains. Car, son combat n’était pas celui d’un chef de communauté, mais celui de la défense de l’intégrité nationale. A ce titre, il a été élevé au rang de héros national en 1985 par le président de la République en reconnaissance de la justesse de son combat. Il n’en demeure pas moins que son histoire et son œuvre sont rentrés dans le patrimoine culturel camerounais. En témoigne aussi les livres d’histoire qui l’ont révélé aux jeunes générations. Présentant une fresque émouvante de la vie et de la mort de l’un de ses nationalistes les plus valeureux. En mettant en exergue ses exploits, son courage, sa bravoure pour le montrer en exemple et immortaliser son combat.

Malheureusement sur le terrain on se rend bien compte que le patrimoine légué par Rudolph Duala Manga Bell n’est ni identifié, ni restauré, ni préservé et ni valorisé comme le veut le décret N°98/003 du 8 janvier 1998, portant organisation du ministère de la Culture et précisant les missions de la direction du patrimoine culturel. Ils stipulent que cette dernière est chargée, conformément à l’article 24, dudit décret entre autres “ du suivi des opérations d’identification, de restauration, de préservation et de promotion du patrimoine culturel. ” Il est resté une simple affaire du canton Bell, mieux de la communauté Sawa.

 

Abandonné aux orties

Pourtant l’un des symboles de ce court règne (1908-1914) du roi Rudolf Duala Manga Bell (12e de la dynastie), mais à l’immense héritage, est la Pagode. Située en plein cœur de Bonanjo où on trouve quelques bâtiments remarquables datant de la colonisation. C’est dans cette résidence royale que l’administration allemande est venue le capturer et l’emmener manu militari au camp miliaire allemand en territoire Bell (Bonanjo). Nous étions alors le 10 mai 1914, Rudolf Duala Manga Bell est arrêté à Douala sous l’inculpation “ de haute trahison et incitation à la rébellion.” C’est dans ce camp que va se dérouler le procès sommaire de 3 heures de temps. Il est présidé par le juge Niedrmeyer. La Cour le déclare coupable et le condamne à mort par pendaison. Il sera exécuté samedi 8 août 1914 à 16 heures et enterré dans le cimetière indigène (bois des singes). Il en va de même de son secrétaire Adolf Ngosso Din.

Le palais royal du chef Duala. Construit en 1905 par les Allemands, est la de résidence au roi des Bell, Auguste Manga Ndumbè (père de Rudolf Manga Bell), en est l’architecte et le propriétaire de la Pagode à Bonanjo. Elle a été habitée par deux rois Bell uniquement, Rudolf Manga Bell et son père Auguste Manga Ndumbè (1897-1908).

La Pagode est l’un des bâtiments les plus emblématiques de la ville de Douala tant pour son histoire que pour sa qualité architecturale. La dénomination Pagode vient de l’écrivain français Louis Ferdinand Destouches, plus connu sous son nom de plume de Louis Ferdinand Céline qui a séjourné à Douala de 1916 à 1917 et qui désignera ainsi cette résidence royale dans son roman “ Voyage au bout de la nuit. ”

Depuis 1920, elle est occupée par différents locataires. Même si elle demeure la propriété de la famille royale. A ce jour, elle est devenue un centre des affaires, que plusieurs opérateurs économiques occupent. La façade principale est occupée par un centre de massage et de rééducation (Kinecam), son aile droite est occupé par le Café des arts, l’aile gauche est occupé par une agence de voyage (Sdv voyage) et à l’arrière un centre médical privé et une société d’envoi et de réception de courrier à international. Le hall de cette Pagode a été aménagé par Marilyne Duala Bell (l’une des petites-filles de Duala Manga Bell), pour servir d’espace culturelle de référence, dénommé doual’art. Il propose et appuie la mise en œuvre des politiques artistiques et culturelles municipales. Initiateur et noyau d’un réseau de créateurs contemporains d’Afrique centrale, doual’art propose également son expertise à d’autres villes de la sous-région. 

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le 22-08-2007

Par Njognath - Publié dans : Football
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Jeudi 23 août 2007 4 23 08 2007 13:13

caveau-familial-Manga-Bell.jpg
caveau où repose quatre chefs du canton Bell

Rudolf Duala Manga Bell

 

Combat héroïque

 

En 1910, Théodore Seitz, gouverneur allemand au Cameroun, soutient un projet d'urbanisation dit " Gross Douala " qui doit faire de la ville, l'un des plus grands ports d'Afrique. Il est prévu pour cela, d'exproprier les Duala (et les Noirs en général) des plateaux Joss, Akwa et Deido, leur lieu d'habitation traditionnel devant devenir la ville européenne. De nouveaux lotissements (New-Bell, New-Akwa, New-Deido) seront aménagés à l'arrière de la ville pour les autochtones, selon le nouveau plan d'urbanisation. Ces nouveaux lotissements seront séparés de la ville européenne par un no man's land d'un kilomètre de large.

 

Rudolf Duala Manga va s'opposer à ce projet qu'il qualifie de "projet d'apartheid." Pour mener cette résistance, il associe plusieurs autres chefs traditionnels dans ce combat. Ces derniers la mandatent pour porter le flambeau du combat. La mèche est éventrée à partir d'une de ses lettres. Notamment celle envoyée au sultan Njoya, roi des Bamoun, lui demandant d'unir leurs forces pour contrer le diabolique projet allemand. Malheureusement, le sultan Njoya va remettre ce courrier à un ecclésiaste allemand, qui, à son tour, va le transmettre au gouvernement colonial. Lequel va qualifier cette démarche de haute trahison sous prétexte qu'il voulait soulever le peuple camerounais contre l'empire allemand. Libéré pour aller faire ses adieux à sa famille, il a eu l'occasion de s'évader mais a tenu à mourir au nom du peuple. Pendant le procès déjà, il avait décliné l'offre financière que lui avait faite l'administration allemande pour renoncer à son combat. Mais il était resté téméraire. " Restez unis et solidaires, c'est le moyen de triompher de vos ennemis. " Telle était la dernière confidence à la veille de sa pendaison.

 

C'est ainsi que, le 8 août 1914, celui qui conduit la première résistance nationaliste et tous ses alliés sont, soit pendus, soit fusillés par l'administration coloniale allemande qui les a jugés et condamnés pour " haute trahison ". Pendant que Rudolf Duala Manga Bell est pendu à Douala en même temps que son secrétaire et cousin Adolf Ngosso Din, Martin Paul Samba est fusillé à Ebolowa, Madolla à Kribi, les lamibé de Kalfu et de Mindif subissent le même sort. Il en est de même pour cinq dignitaires du lamidat de Maroua.

 

M.N.N.

Le Messager du 22 Août 2007

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Jeudi 23 août 2007 4 23 08 2007 12:58

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1er Conseil extraordinaire

Communauté urbaine

 

Les grands conseillers de la nouvelle mandature s’imprègnent de leurs missions et définissent la feuille de route de fin d’exercice 2007.

 

La première session du conseil de la Communauté urbaine de Douala (Cud) s’est tenue du 13 au 18 août 2007. Les trente (30) grands conseillers issus des dernières élections municipales se sont retrouvés autour de l’exécutif de la communauté que dirige le délégué du gouvernement, Fritz Ntone Ntone. L’occasion de la prise de contact et d’imprégnation des membres nouvellement élus de l’organe délibérant de cette institution.

Pendant cette session, les grands conseillers ont eu droit à deux jours de séminaire afin de s’imprégner du fonctionnement de la Cud et du travail qui les attend. “ Les grands conseillers ont suivi avec une grande attention de nombreux exposés dans les ateliers en vue d’une grande maîtrise de leur futurs dossiers ”, a dit Fritz Ntone Ntone. Et Ngando Mbongue, le tout nouveau président de la commission économie et finances de reconnaître que “ces exposés ont permis au conseil de mieux connaître la structure de la communauté urbaine.” Ils ont par ailleurs palpé la complexité des problèmes de institution. “ La présentation sans complaisance de la communauté urbaine de Douala vous a révélé la complexité des problèmes de cette grande machine qu’est notre institution”, affirme Fritz Ntone Ntone.

Les directions des grands chantiers, des grands dossiers et des démembrements de l’agglomération urbaine, etc. ont été présentées aux nouveaux grands conseillers. Fritz Ntone Ntone a invité les uns et les autres à une cohabitation souple et apaisée.

 

Neuf projets délibérés

La commission économie et des finances, et celle des grands travaux ont élu leur bureau présidé respectivement par Ngando Mbongue et Saibou Oumara. Statuant sur “ les gros dossiers ” tels que, les Journées citoyennes de propreté (Jcp), le projet Sawa Beach, le projet hôtel Mariot, le désordre urbain, la Cud finances, les acquisitions des biens des défuntes Onpc, Rnfc et Oncpb et même de l’exécution du budget. “ L’exécutif communal à expliquer les grands dossiers et les divers problèmes rencontrés ”, a déclaré Ngando Mbongue.

Au terme de leurs travaux, les deux commissions ont fait des recommandations concrètes. Neuf des dix délibérations ont été adoptées à l’unanimité en séance plénière.

Il s’agit entre autre des délibérations autorisant le délégué du gouvernement de financer la construction de deux laveries modernes à Douala, d’ouvrir le chantier de la dénomination officielle des places et rues dans la ville de Douala, d’engager les actions visant à établir un système de transports urbains moderne et durable dans la ville de Douala, et d’engager les travaux d’implantation d’une obélisque face à la Pagode à Bonanjo.

En revanche, le recouvrement forcé des attributaires défaillants de lots sur les lotissements de Mbangue et de Nkolbong a été différé afin de permettre une meilleure compréhension. “ Les problèmes domaniaux étant particulièrement sensibles ”, estiment les grands conseillers.

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le 22-08-2007

Par Njognath - Publié dans : Société
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Jeudi 16 août 2007 4 16 08 2007 16:30

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Salle de conférence du Gicam et la procesion de la communauté Bell avec le nouveau pagne

Tet’ekombo

Le célèbre roi des Bellois est entré au panthéon des patriotes. Mais les principaux axes de son combat restent méconnus.

“ Que reste-t-il du combat de Rudolf Duala Manga Bell ? ” Tel est le thème de la conférence donnée la semaine dernière à Douala par Martin Ntoné Kouo et Me Evelyne Mandesi Bell, dans le cadre des cérémonies marquant la 93è commémoration de la mort du chef historique Sawa. Les exposés de ces conférenciers ont suscité un débat contradictoire. Il est reproché aux conférenciers de réduire l’œuvre du roi Rudolf Duala Manga Bell à celle d’un simple chef de clan, et de remener son combat aux revendications foncières. Après des échanges très houleux, toutes les parties arrivent à la conclusion que le règne du roi Rudolf Duala Manga Bell a été celui d’un homme prônant la paix et le rassemblement. “ Restez unis et solidaires, c’est le moyen de triompher de vos ennemis. ” Telle était sa dernière confidence à la veille de sa pendaison.
Il reste que son combat, mieux son plaidoyer dans le contentieux domanial contre le pouvoir colonial, demeure la démarche fédératrice et fondatrice de la nation camerounaise. “ Ce qui fait de lui, pas simplement une icône Douala, mais une légende nationale ”, relève Suzanne Kalla Lobe. A ce titre, les idéaux défendus par Rudolf Duala Manga Bell en sont un héritage pour le peuple camerounais, même si la communauté Sawa en général et la communauté Bele Bele en particulier se glorifient de ses exploits et en font un exemple. D’où le cri de ralliement “ Ngum a jemea ! (La foi inébranlable !)”, scandé pendant les différentes cérémonies marquant la commémoration. Car, pour le peuple camerounais, son combat a été celui d’un nationaliste. A ce titre, il inspire des valeurs de patriotisme, de courage, de paix, de plaidoyer et de la non-violence.

Historique
Le Tet’ekombo a été créé pour redonner vie à cette œuvre grandiose et valoriser ses valeurs. “ Il s’agit de célébrer le héros, le martyr, le mythe, la légende, pour davantage le faire connaître.” Chaque année, la communauté Sawa en général et Bele Bele en particulier organise les festivités commémoratives de la mort du roi Rudolf Duala Manga Bell. Dimanche 12 août, la mobilisation était encore plus grande. La cérémonie de clôture a été marquée par trois temps forts : le culte œcuménique à la paroisse Uebc Dipita Bali, l’inauguration du tissu Bona Bele et une procession dans la ville de Douala. “ Il n’est plus question de pleurer, mais de rendre hommage à Rudolf Duala Manga Bell”, précise Dina Manga
En 1910, Théodore Seitz, gouverneur allemand au Cameroun, soutient un projet d'urbanisation dit “ Gross Douala ” qui doit faire de la ville, l'un des plus grands ports d'Afrique. Il est prévu pour cela, d'exproprier les Duala (et les noirs en général) des plateaux Joss, Akwa et Deido, leur lieu d'habitation traditionnel devant devenir la ville européenne. De nouveaux lotissements (New-Bell, New-Akwa, New-Deido) seront aménagés à l'arrière du pays pour les autochtones, selon le nouveau plan d'urbanisation. Ces nouveaux lotissements seront séparés de la ville européenne par un No man's land d’un kilomètre de large.
Rudolf Douala Manga va s'opposer à ce projet qu'il qualifie de “projet d'apartheid.” Pour mener cette résistance, il est mandaté par les peuples autochtones et d’ailleurs. C’est ainsi que, le 8 août 1914, celui qui conduit la première résistance nationaliste et tous ses alliés sont, soit pendus, soit fusillés par l’administration coloniale allemande qui les a jugés et condamnés pour “ trahison ”. Pendant que Duala Manga Bell est pendu à Douala en même temps que son secrétaire et cousin Adolf Ngosso Din et Richard Din Manga, Martin Paul Samba est fusillé à Ebolowa, Madola à Kribi. Les lamibé de Kalfu et de Mindif subissent le même sort. Il en est de même pour cinq dignitaires du Lamidat de Maroua.
 

Par Mathieu Nathanaël NJOG
Le 16-08-2007

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Mercredi 8 août 2007 3 08 08 2007 21:31

Commune de Nkongsamba IIIè

 

Exécutif Municipal

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Mme Essamé née Mboula Elise-Henriette

La première maire de cette nouvelle commune d’arrondissement enfile l’écharpe d’édile à la suite de son époux.

 

Mardi 31 juillet dernier, au cours du premier conseil municipal ordinaire réservé à l’élection du maire de la commune d’arrondissement de Nkongsamba III, Mboula Elise-Henriette épouse Essame a été élue maire, à l’unanimité du conseil. Personne ne l’aurait cru au regard du rang qu’elle occupait (23è position) sur la liste Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc). Pour les uns, elle a bénéficié de l’entregent de son mari, Joseph Ernest Essamé, député-maire Rdpc sortant de Nkongsamba. D’autres, y voient l’équilibre du genre et la promotion de la femme. D’autres encore évoquent son autochtonie à Nkongsamba. Elle ne souhaite cependant porter aucune de ces casquettes. Mais la nouvelle maire reconnaît que “dans un couple c’est la complicité. Si le mari a bien travaillé, c’est qu’il avait le soutien de son épouse. ” Elise-Henriette Essame n’exclut pas que pour réussir, elle entend s’appuyer sur le soutien et l’expérience de son époux. “Je suis l’épouse de M. Essame, certes, mais je me suis aussi fait un nom dans une meilleure gestion des affaires administratives. Car depuis seize ans, j’ai fait mes preuves en la matière, ce qui m’a valu d’être pendant quatorze ans proviseur des lycées et depuis deux ans je suis déléguée départementale de l’Education de base du Wouri”, argue-t-elle.

Ces états de service auraient-ils plaidé en sa faveur lorsque le Comité central du Rdpc recherchait la personne à même de répondre au profil du premier maire de cette nouvelle commune ? Une municipalité à cheval entre les zones urbaine et rurale. Selon certaines indiscrétions, les postes dans le nouvel exécutif communal auraient été distribués sur des critères de compétence et de disponibilité. Ainsi, la tête de liste, Antoine Djomatchoua, opérateur économique a été désigné premier adjoint au maire et André Salomon Sintat, entrepreneur faisant dans le génie civil a été fait deuxième adjoint.

 

Une mairie encore virtuelle

La tâche qui attend le nouvel exécutif communal n’est pas aisée. La mairie existe en ce moment sur du papier. Il faut l’implanter et mettre ses structures en place. Le préfet du département du Moungo, Ngambo Haman, aurait déjà trouvé les locaux pour abriter les services administratifs de ce nouvel arrondissement (sous-préfecture et mairie). En attendant, la première magistrate municipale de Nkongsamba III ne croise pas les bras. Lundi dernier, elle a eu une séance de travail avec ses deux adjoints dans son bureau à la délégation départementale du Minedub Wouri. “Il faudra imaginer les stratégies pour faire reculer la pauvreté des populations et améliorer leurs conditions de vie”, retient-elle parmi les grands axes de son plan d’action pour les cinq prochaines années. “Les maires devront travailler à l’avenir comme des patrons d’entreprise. Pour cela, nous devrons mettre sur pied de véritables projets de production qui permettront à la commune de survivre et d’améliorer le cadre de vie de toute la municipalité ”, renchérit André Salomon Sintat.

Elise-Henriette Essame compte travailler en synergie avec ses deux adjoints d’une part, et d’autre part avec tous les conseillers pour relever ce défi. “ Le temps des batailles est passé, il faut maintenant se mettre ensemble pour construire et taire nos intérêts personnels”, rassure-t-elle. Elle reconnaît que le chantier est vaste. “ Nous savons tous dans quel état se trouve Nkongsamba aujourd’hui. Il faudra en ce qui nous concerne contribuer à redorer le blason d’antan de cette ville. Lorsque nous nous lancions à la conquête de cette mairie, nous étions tous animés par la volonté de développer le coin”, avoue Elise-Henriette Essame.

Le nouvel exécutif communal a à coeur la préservation et la réhabilitation du patrimoine historique de cette nouvelle municipalité. “C’est nous qui déciderons de faire de ce cadre de vie un enfer ou un paradis”, conclut-elle.

 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

Le Messager du 08-08-2007

 

Par Njognath - Publié dans : Politique
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