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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 19:21

Logement administratif  / Conflit Minjeun – Mindaf

Sous la conduite des services en charge du patrimoine, des éléments de la  gendarmerie ont expulsé sans ménagement Madame le délégué régional de la jeunesse du Littoral, mardi 25 août 2009.

 

Depuis le mardi 25 août 2009, Mme Jacqueline Koyock, délégué régional de la jeunesse du Littoral (Drjl) s’est réfugié dans un domicile privé avec biens et meubles. Le chef service provincial du patrimoine au Mindaf Littoral en compagnie avec les éléments de gendarmerie a expulsé sans ménagement Mme Koyock de sa résidence de fonction. Il disait exécuter un message porté N° 486 datée de la mi-août 2009 et signée du gouverneur de la région du Littoral via son Secrétaire général, Jean Edii Abaté, demandant à Mme Koyock de libérer sa résidence de fonction. Un volte-face surprenant, d’autant plus qu’il y a un moins à la suite d’une réunion d’arbitrage tenue dans les services du gouverneur et présidé par Me Rachel Sen Nkong, chef service des affaires juridiques, il a été décidé à la suite des arguments des uns et des autres, et des documents produits que la résidence administrative N°071 sis à Bonanjo, lieu dit Rue Ivy est attribué au ministère de la jeunesse. Et servant de résidence de fonction depuis plus de vingt ans aux différents délégués provinciaux et par la suite régionaux du Minjeun.

Cette affaire remonte à la prise de fonction de Mme Jacqueline Koyock, comme délégué régional de la jeunesse du Littoral le 25 mars 2009. Le procès verbal de passation de service signé par le chef service juridique des services du gouverneur indique avec la mention N.B. que : « le délégué régional de la jeunesse du Littoral a bénéficié d’un logement administratif N°071, Rue Ivy complètement délabré à l’attribution, il a été partiellement réhabilité.» Il y a en outre, une attestation d’attribution N°000128/Mindaf/Delpdaf/Sppe du 1er juin 2006 du délégué régionale des domaines et des affaires foncières du Littoral (Drdafl) qui «atteste que M. Manga Emmanuel [son prédécesseur au poste] est attributaire de la propriété administrative n°071, sis Bonanjo au lieu dit rue Ivy, 04 pièces, non meublées, catégorie D, précédemment occupée par Nonje René [délégué provinciale de la jeunesses et de sports].»

 

Personne ne veut affronter Atou

Le 1er avril 2009, la lettre de Mme le Délégué régional de la jeunesse à son homologue des Domaines pour lui demander de valider l’occupation et le devis ses travaux de réaménagement que le Minjeun entend poursuivre, est restée sans suite. Elle se verra dire par son homologue du Mindaf que son époux (retraité) étant déjà logé, elle n’avait pas besoin d’un logement. Et que ce logement est affecté à une particulière pour servir de bureau. «Ce qui cache mal une pratique habituelle des dessous de table qui sous-tendent les attributions des logements administratifs à Douala», susurre un  responsable de l’administration publique. Par la suite, elle reçoit un message porté du délégué régional du Mindaf Littoral lui demandant de libérer la propriété N°071 qu’elle occupe pour intégrer celle N°047. C’est alors qu’en date du 6 juin 2009, Mme Koyock Jacqueline écrit au gouverneur pour l’informer de sa disposition de libérer, mais demande qu’il lui soit accordé un peu de temps pour aménager sa nouvelle résidence.

Rendue à cette résidence, elle se rend compte qu’elle est occupée par Lazare Atou, l’un des liquidateurs des actifs résiduels de l’ex-Regifercam et ex-Oncpb. On apprendra par ailleurs que destinée à la résidence du délégué régional de l’environnement et la protection de la nature du Littoral (Drepnl), l’actuel Drepnl n’est jamais parvenu à l’intégrer. Lazare Atou ayant fait main base. Il en va de même de Mme Koyock Jacqueline, nouvelle attributaire. « C’est alors qu’elle proposera à son homologue du Mindaf de céder la nouvelle résidence à celle qui veut un bâtiment pour en faire des bureaux. Mais personne ne voulant affronter Lazare Atou, très puissant, se débine», affirme un haut responsable des services publics. D’ailleurs, dans une lettre N° 00000511/L/Mindaf/Dr-Lt/Srpe avec pour objet : «libération des propriétés administratives», du 6 août 2009, Pierre Kounou, Drdafl écrit au gouverneur. «Lazare Atou, occupant la propriété administrative N°PA-LT 047 et Mme le délégué régional de la jeunesse du Littoral occupant la propriété administrative N°PA-LT 0119…ont réagit en m’adressant des propos désobligeants.» Curieusement à la suite de cette note, l’expulsion manu militari de Mme le délégué régional de la jeunesse de sa résidence de fonction est exécutée et Lazare Atou continue la sienne. A notre passage, il était en chantier de réaménagement aux fins de recevoir un nouvel occupant avant le début du mois prochain nous a confié le vigile.

Mathieu Nathanaël NJOG

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 19:19

Accident de travail - Zone portuaire

A la suite d’un accident de travail au cours de laquelle, le pied de Jean-marie Tchoupe  a été écrabouillé, Ferdinand Mbarga, le Pdg de la Sonac est accusé par la famille de la victime d’avoir abandonné l’accidenté.

 

Ce mardi 21 juillet 2009, Jean-Marie Tchoupé devrait subir une intervention chirurgicale qui doit l’amputer d’un troisième orteil du pied droit à l’hôpital de la garnison militaire de Douala-Bonanjo. Pour cela, la famille devra débourser 300 000 Fcfa qu’elle n’arrive toujours pas à collecter. Ferdinand Mbarga, le patron de la victime n’entend plus débourser le moindre sou pour les soins de son  employé accidenté. Prise au dépourvu, la famille a multiplié des démarches auprès des plus hautes autorités administratives et des forces du maintien de l’ordre de la région pour ramener Ferdinand Mbarga à des meilleurs sentiments, sans aucune suite favorable. En attendant que les bonnes volontés se manifestent et volent au secours de l’accidenté, cette famille en détresse et dans le dénuement ne sait plus à quel saint se vouer.

C’est le 16 avril dernier, aux environs de 16 heures au lieu dit Port Gabon dans la zone portuaire Sud, que Jean-Marie Tchoupé a été victime de son accident de trvail. Une grue louée par la Sonac effectue la manipulation du fret de plusieurs centaines de kilogrammes. Pendant la manoeuvre, une charge retombe malencontreusement et échoue sur le pied d’un agent au sol, le nommé Jean-Marie Tchoupé. Ce dernier s’en tire avec le pied droit écrabouillé. Transporté aussitôt à l’hôpital de la garnison, le pied a été partiellement reconstitué, mais la gangrène va entraîner l’amputation d’un orteil. Le certificat médical établi par le médecin parle d’une incapacité temporaire de travail (Itt) de 6 mois. La facture de cette première intervention coûte 448 950 Fcfa que paye Ferdinand Mbarga, le Pdg de la Sonac, une société spécialisée dans la consignation, l’aconage, l’assistance maritime internationale au terminal zonal Ava du Pad  et dans le transport maritime des marchandises et personnes sur la ligne Douala-Bata avec ses deux bateaux Ramadan III et IV.

 

Le désespoir

Par la suite, le patron de la Sonac abandonne son employé. La famille sollicite avec l’entregent des officiers supérieurs de la gendarmerie la Brigade du Port Sud qui se saisit de l’affaire. Elle va d’emblée déplorer le fait que cette accident n’a jamais été déclaré afin qu’une enquête soit ouverte pour faire la lumière sur les circonstances qui l’ont entouré. Elle contraint ainsi Ferdinand Mbarga, le 22 avril 2009, à payer une deuxième facture des soins d’un montant de 126 000 Fcfa. Depuis lors, le patron de la Sonac a pris la clé des champ reefusant de prendre en charge les frais des soins de son employé toujours interné à l’hôpital d la garnison. Malgré une relative amélioration, la gangrène envahit progressivement les blessures. C’est ainsi qu’une deuxième intervention chirurgicale entraîne l’amputation d’un deuxième orteil, pour laquelle, la famille a déboursé le somme de 172 500 Fcfa. Résidant à Edéa, elle s’emploie malgré cette distance à fournir une assistance physique au malade pour tous ses déplacements et ses besoins de vie. Les derniers contrôles de routine viennent de conduire au dépistage d’une autre gangrène sur un troisième orteil et nécessite une amputation urgente. Le coût de l’opération est fixé à 300 000 Fcfa. Toutes les démarches auprès du patron de la Sonac se sont soldées par une fin de non recevoir.

Ce dernier se recroqueville sur le fait que l’affaire a été portée devant les tribunaux et qu’il serait judicieux d’attendre la décision de justice. Pourtant la famille dit n’avoir engagé aucune procédure judiciaire contre lui. Néanmoins, elle soupçonne le Pdg de Sonac d’être d’intelligence avec la Brigade de gendarmerie du port Sud qui a unilatéralement décidé de transférer le dossier devant le procureur de la République sachant que la procédure judiciaire prendrait du temps pour être mise en mouvement. Alors que la famille continue de prôner la conciliation et ne souhaite rien d’autre que la prise en charge de son parent. Le patron que nous avons joint au téléphone vendredi dernier nous a dit être dans l’indisponibilité de nous recevoir avant ce mardi parce qu’en partance pour un voyage. Sa version des faits reste donc toujours attendue. 

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 19:17

Afrique du sud – Escroquerie

Football

Antoine, joueur professionnel d’origine camerounais de la première league sud africaine de football est au centre d’une affaire de filouterie.

 

Depuis le mercredi 9 septembre 2009, Mlle Amanda Greybe, une fonctionnaire et un de ses complices sont tombés dans les mailles de la police sud-africaine. Elle a été prise la main dans le sac alors qu’elle tentait d’extorquer Antoine Patrice un footballeur camerounais de 21 ans, évoluant à Bay United, un club de la première league sud-africaine alors qu’il voulait prolonger son permis de travail au pays de Nelson Mandela.

Antoine Patrice, avait initialement fait une demande pour obtenir un permis de travail au bureau des services extérieurs du ministère des affaires intérieures, sis à la rue Anderson de Johannesburg. Au moment de remplir son formulaire, il a été approché par un autre camerounais qui va le proposer le concours d’une autre relation vers lequel il va le conduire à Yeoville. L’assurant que c’est un agent des services d’immigration qui pourrait faciliter l’obtention de ce sésame en 15 jours pour un montant de 3 500 Ran (environ 165 000 Fcfa). 
Tout au long  des 15 jours, le pseudo agent d’immigration devient inaccessible, à chaque coup de fil, il se rend indisponible prétextant toute sorte d’excuses. Et portant même ses prétentions à 4 500 Ran (environ 215 000 Fcfa). Antoine paie le reliquat, c’est alors qu’il va fondre dans la nature.

Dans son désarroi, le camerounais va rencontrer une autre victime de son bourreau, c’est alors qu’ils vont déposer un recours au poste de police Yeoville qui va ouvrir les recherches. Mis aux arrêts, le pseudo-rabatteur, de 36 ans, va alors dénoncer dame Amanda Greybe, 38 ans, fonctionnaire en service au bureau d’immigration de L’East Rand. Le ministère des affaires intérieures et la police de Springs vont alors mettre en place un traquenard qui va permettre de prendre la fonctionnaire dans le mil à son lieu de travail dans Springs sur l'East Rand. A travers un coup de fil téléphonique, ils sollicitent le même service et elle réclame la somme de 5 000 Ran (250 000 Fcfa) pour leur livrer le précieux sésame.

Une perquisition à son domicile a permis de trouver des objets compromettant et qui ont conforté les fins limiers sur ses activités de fabrication frauduleuse des titres de séjour et de travail. Les deux complices ont été inculpés pour fraude. Le porte-parole de la police de Springs qui s’est voulu peut disert a tout simplement reconnu que «son domicile ressemblait à une transposition des services d’immigration.» Avant de poursuivre que «La police s’est engager à opérer davantage d'arrestations dans ce milieu poreux.» Pour sa part, Cleo Mosana, porte parole du ministère des affaires intérieures, a déclaré que : «Nous nous sommes engagés à éradiquer la corruption dans ce département ministériel. Nous demandons instamment au public de signaler les fonctionnaires corrompus afin que nous puissions arrêter un plus grand nombre

M. N. NJOG, à Johannesburg

Par Njognath - Publié dans : Highway Africa
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 19:16

Sécurité - Disparition

Tatkebo Njiké Rommel travaillait pour les services décentralisés du ministère des Forets et faune à Mbanga lorsqu’il a disparu le 1er avril 2009 en brousse. Sa famille dans l’émoi, ses employeurs le renient.

Tatkebo Njiké Rommel, âgé de 34 ans, travaillait au poste forestier de Mbanga, où son travail consistait à traquer les scieurs clandestins en forêt. Selon son épouse, Mme Njiké Erode c’est lors d’une descente sur le terrain avec la brigade compétente qu’il a disparu le 1er avril 2009. Depuis lors, on n’a pas retrouvé ses traces, malgré les fouilles, les battues organisées dans la même forêt et même les consultations des marabouts.

La dernière conversation téléphonique avec son épouse, infirmière à Douala, alors que lui vit à Mbanga, remonte au 1er avril à 12h. Elle essaie encore de le joindre autour de 14h, en vain. Elle commence à s’inquiéter, car les deux avaient pris l’habitude de se faire signe toutes les 30 mns voire 1h maximum. En désespoir de cause, elle appelle autour de 19h Claude, le collègue de son mari, c’est alors que la femme de ce dernier décroche et l’annonce la disparition de son mari. Et Claude de lui raconter par la suite, qu’ils étaient trois collègues à se rendre à l’aide d’une moto en foret pour une patrouille de routine à Ndog II. Arrivés à un point où la moto ne pouvait plus avancer, Claude et Njiké entrent en brousse, tandis que Mama Moumie qui conduisait la moto attend sur place. Les deux repèrent des bruits de scie et se lancent dans cette direction. Ils saisissent la scie des coupeurs, et ces derniers leur indiquent qu’ils ne sont pas les seuls en brousse, et qu’il y avaient d’autres scieurs plus loin.

 

La disparition

Les deux agents, ne pouvant poursuivre leur traque en transportant une scie  lourde, Ils appellent Mama le collègue conducteur de la moto et lui demandent de se rapprocher à un point de repère accessible avec la moto. Arrivés au lieu indiqué, ils attendent une quinzaine de minute, et Mama ne venant pas, Njiké décide de s’avancer en forêt pour repérer le second groupe de coupeurs, quitte à ce que les deux autres le retrouvent après. Quand Mama arrive plus tard, ils suivent ensemble les traces de Njiké, c’est ainsi qu’ils arrivent au niveau des scieurs, mais ne retrouvent pas leur collègue. Ces derniers disent ne l’avoir pas vu. Tous ensemble, ils organisent une battue, mais vont abandonner à la tombée de la nuit.

 

L’épouse de Njiké se rend à Mbanga le lendemain, et en compagnie des collègues et du chef de poste forestier, refait le trajet, une fois, deux fois…un jour, deux jours…une semaine, un mois…et on est à deux mois. Une plainte a été déposée quelque temps après à la brigade territoriale de gendarmerie de Mbanga par le chef de poste, et le père du disparu a également saisi tant la hiérarchie que les forces de l’ordre. Mais à ce jour, aucune réaction officielle, pas même un communiqué annonçant la disparition de Njiké. Pire, le délégué régional du ministère des Foret et de la faune (Minfof) pour le Littoral que nous avons joint au téléphone affirme qu’«il n’est pas dans le fichier de mon personnel.» Pourtant des informations concordantes indiquent qu’il travaille au poste forestier depuis 4 ans. A Nkongsamba, le délégué départemental est absent, il aurait pris une mise en disponibilité pour se rendre aux Etats-Unis.

 

L’impuissance des marabouts

A Mbanga, le chef de poste forestier, Djongue Bernard que nous avons joint au téléphone, est ambigu sur son statut : «Je suis arrivé ici il y a 6 mois, et je l’ai trouvé sur place. On m’a dit qu’il était stagiaire, mais entre temps le ministre nous a envoyé une note pour dire qu’on ne les traite plus comme avant. On se débrouillait ensemble, juste en attendant », dit-il.  Malgré cela, il n’entend pas fuir ses responsabilités. «J’ai déjà tout fait, je suis même allé au Nord rencontré un marabout qui m’a dit qu’il est en vie, qu’il a été arrêté mystiquement en brousse. Il m’a dit qu’il devait sortir vendredi (12 juin ndlr), jusqu’aujourd’hui (lundi 15 juin ndlr) j’attends», conclut-il, optimiste. Optimisme aussi partagé par l’épouse de Njiké qui, armée d’une foi de sacristain, croit dur comme fer que son mari est encore en vie. Même l’évocation de l’exemple d’un fonctionnaire de l’Onu avalé par un boa dans la forêt en Rdc ne l’émeut pas. Mais est-ce pour autant une raison pour que l’administration forestière renie aussi facilement un homme, fut-il sans statut, mais qu’on a exploité depuis 4 ans dans ses services, et qui a disparu en portant les attributs de fonction, à savoir la tenue ?

Roland TSAPI, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 19:15

Communication  -

Entreprise

Le 24è suicide de France Télécom affecte Orange Cameroun. Le numéro 2 de France Télécom a été démissionné hier lundi 5 octobre et la visite de travail du Pdg au Cameroun a été annulée.

Didier Lombard, le Pdg de France Télécom était annoncé au Cameroun pour un séjour de travail de trois jours. Il devait séjourner au Cameroun du 5 au 7 octobre 2009. La semaine dernière, une note interne de Orange Cameroun, filiale camerounaise de France Télécom, annonce le report à une date ultérieure de la visite du Pdg de France Télécom. Le programme de cette visite du Pdg de France Télécom prévoyait une arrivée par Yaoundé, la capitale politique, pour s’achever à Douala, la capitale économique. Séjour au cours duquel, Didier Lombard devait rencontrer les autorités gouvernementales, les journalistes, les délégués du personnel et les partenaires.

Cette visite au Cameroun augurait un moment d’intenses activités aux allures festives. C’est dire si cette ajournement suscite de gros regrets au sein du personnel, mais aussi au sein des opérateurs économiques dont plusieurs ont vu annuler les commandes faites. Entre autres, on peut citer : les entreprises de locations autos où plus d’une dizaine de véhicules Vip devraient être loués pour le transport du Pdg et de son importante délégation, les restaurateurs, les hôteliers, les entreprises de sérigraphie industrielle pour la confection des gadgets, les entreprises de prestations divers, la liste est loin d’être exhaustive.

Selon les indiscrétions glanées par Le Messager, le report serait lié au suicide d'un 24e salarié de l'entreprise de téléphonie française, France Télécom. «C'est un événement dramatique qui m'émeut profondément. La famille de France Télécom est touchée», déclarait-il à chaud devant les collègues du défunt. Et un cadre de Orange Cameroun de soutenir que «Le Pdg ne pouvait effectuer un déplacement quasiment festif alors que le groupe est en proie à d’énormes problèmes sociaux.» Mais une autre source introduite au sein de la filiale camerounaise croit savoir que l’annulation du déplacement du Pdg  s’explique par sa convocation au Senat français ou il était appelé à présenter son plan de restructuration sociale. N’empêche que ce suicide de trop a mis Didier Lombard, le Pdg de France Télécom, sous les feux des critiques et sous la pression des syndicalistes, parlementaires, autorités gouvernementales.

 

Suspension des objectifs individuels

Les députés communistes ont même réclamé sa démission. Un climat pas du tout propice pour Didier Lombard de s’éloigner de la France où on attendait de lui qu’il donne les garanties sur le cadre de travail des salariés. Surtout que lors de l’audience que lui avait accordé le ministre du Travail,  Xavier Darcos, il lui avait été redemandé d'accélérer les «négociations sur la prévention des risques psychosociaux». Une situation pas du tout plaisante pour l’image de l’opérateur de téléphonie qui aurait même enregistré une vague de désabonnements en réponse à la série de suicides enregistrée en ces 18 derniers mois.

Cette vague de suicides n’a pas seulement bouleversé le calendrier du Pdg de France Télécom. Dès le retour du Pdg de Madrid où il est allé assister au lancement de la marque Orange sur le marché espagnol, Louis Pierre Wenes, le numéro 2 de France Télécom a été démissionné et remplacé par Stéphane Richard. Officiellement un communiqué de l’entreprise indique que c’est à sa demande qu’il a été déchargé de ses fonctions. Par ailleurs, il a aussi été décidé de «suspendre immédiatement les objectifs individuels sur ce plateau le temps d'y améliorer les conditions matérielles. [Mais aussi] au niveau national au principe de mobilité des cadres systématique tous les 3 ans», dont on dit que c’était les méthodes controversées de management mis en place par Wenes.

 

Mathieu Nathanaël NJOG

 

 

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 19:11

Découverte – Carte postale

Le nom en lui-même détermine le chef-lieu du département de la Menchum et celui des populations de cette cité qu’on appelle les Wum (ou Wuum ou Aghem).

1- Une destination touristique

Wum est le chef-lieu du département de la Menchum et de l’arrondissement du même nom. Les populations sont essentiellement des bantou Grassfields (anglo-bamiléké), et parlent six langues nationales (Modele, Mukuru, Okoromandjang, Befang, Bangui, Obang) propre à ce département. On n’y retrouve aussi une communauté des nomades Bororo qui ont fini par se sédentariser au point de former un village autonome sur les versants des montagnes où ils se livrent à l’agriculture et à l’élevage des vaches. On les reconnaît par leur visage fin, leur teint plus clair et leur morphologie svelte.

Le département de la Menchun et son chef lieu Wum ont été rendus célèbres par la catastrophe du Lac Nyos de son vrai nom Lac Lwi, devenu populaire sous le nom de lac Nyos, Nyos étant le nom du village voisin du lac, situé à 40 Km de la ville de Wum. Cette catastrophe survenue le 21 août 1986, à la suite d’une échappée de dioxyde de carbone libéré des eaux du lac sur un diamètre d’un kilomètre a asphyxié les habitants des villages environnant, faisant un bilan de 1746 morts laissant le paysage quasi intact. Depuis lors, le Cameroun a entrepris une opération de dégazage. Ce qui en fait un lieu de pèlerinage que les autochtones proposent systématiquement à toute personne étrangère, mieux une destination touristique que le Cameroun vend tant bien que mal.

Le lac Nyos est un barrage naturel de roches volcaniques où est piège un étang d’eau. Il est à 1 200m d’altitude, sur le flanc du Mont Oku, le long de la ceinture camerounaise des volcans inactifs, longue de 1 400km et où le Mont Cameroun (4 095m) reste le seul volcan en activité de cette chaîne. Pour atteindre Wum, il faut évidemment emprunter la Ring road. La  Ring Road est une route praticable par la gauche jusqu’à Wum et par la droite jusqu’à Nkambé. Actuellement c’est un anneau brisé puisque l’absence d’un pont entre Weh et Nkambe transforme le trajet en un véritable rodéo où il faut mettre un minimum de 3 à 4 jours avec un véhicule 4x4 pour relier Nkambe à Wum. Pourtant c’est le passage inévitable pour parcourir la boucle Bamenda –Wum – Kumbo – Nkambe – Bamenda qu’on appelle affectueusement Ring road. Et que les populations rêvent voir bitumer. Le préfet de la Menchum, Mamoudou Haman, l’annonce comme le grand projet que le gouvernement va réaliser dans cette région dans les mois à venir. Le projet a été retenu, le budget débloqué, il ne reste plus qu’a l’attribué afin que les travaux de grand chantier démarrent.

 

2- Carnet de route

Apres être parti de Douala pour Bamenda où on a passé une nuit avant de reprendre la route le lendemain aux premières heures de la matinée pour Wum. De Mankon, centre ville de Bamenda, nous ne serions pas du tout dupe, puisqu’on va emprunter la gauche de la Ring Road. L’axe passant dans l’arrondissement de Bafut, pour un trajet de 80km. Un axe d’un relief très accidenté composé de deux plaines, l’une de Mbakon dans l’arrondissement de Bafut et l’autre de Nghong dans l’arrondissement de Wum. La première descendante et la seconde montante, sont essentiellement serpentées. Mais livre un paysage paradisiaque où l’on voit chevaucher tout au long du parcours un décor verdoyant  d’une forêt mi tropicale, mi montagnarde qui s’étend à perte de vue sur une chaîne montagneuse qui captive le voyageur. Pendant ce temps, le conducteur doit faire preuve de beaucoup de concentration au volant pour négocier les virages successifs et une route où alterne allégrement à chaque 100, 200 voire 300m, le goudron et la terre ferme. Des portions de terre où dos d’ânes et nids de poules sans œuf forment les dénivellements, qui provoquent des secousses effrénées et obligent le conducteur à ne pas rouler au-delà de 30Km/h.

On traverse la Mezam sur lequel on vient de construire un pont étroite à une seule voie, la Menchum et quelques uns de leurs affluents sur lesquels sont dressés des ponts de singe brinquebalantes. Aux abords, on observe des plongeurs qui puisent le sable à l’aide des pirogues ou des parcelles marécageuses de petites superficies qui servent à la riziculture. Le fonds national de l’emploi (Fne) vient d’ailleurs d’allouer 180 millions Fcfa pour financer la riziculture à grande échelle. Bien avant d'arriver dans la ville de Wum, situé au sommet du col Nghong Kesu, on croise d’importants glissements de terrain qui coupent très souvent Wum de Bamenda sur plusieurs jours. Mais aussi d'impressionnantes cascades de la Menchum, avec le lit des rivières qui se faufilent dans la roche volcanique pour plonger au bout de leur course sur plusieurs dizaines de mètres formant ainsi des chutes brutales, mais langoureuses. Ambiance de safari.

 

3- Le carburant le gaz domestique des denrées rares

Au bout de 2h30mns, on atteint la petite ville de Wum, nichée au sommet d’un col et au coeur des montagnes, ce qui fait tout son charme. La plupart des voyageurs empruntent un car de voyage ou un taxi-brousse en déboursant 2000 à 2500 Fcfa. Certains ayant raté les chargements empruntent des motos-taxis au prix de 4500 ou 5000 Fcfa. Très souvent les conducteurs prennent des réserves de carburants dans des bidons en prévision des pénuries permanentes que connaît cette ville. Malgré qu’elle soit dotée d’une station service. «Le carburant est primordial dans ce département. Avec les coupures régulières de l’énergie électrique, les populations en ont besoin pour alimenter les lampes tempêtes, faire la cuisine, les automobilistes rechignent de faire cette ligne et les motos-taxis ne peuvent pas accompagner nos enfants à l’école», souligne Mamoudou Hamana. Pourtant le maire Charles Njukwe, est sous-directeur à la société nationale des hydrocarbures (Snh) à Yaoundé.

Cette pénurie entraine des tensions sociales. «Avec les éboulements qui nous coupent de Bamenda cela vire à une menace à la paix qu’il faut toujours user du tact pour calmer les populations», affirme  le préfet. C’est fort de tout cela que Chuo Cyprian Akwo, élite de la localité a obtenu du Directeur général de Tradex, Pérrial Jean Nyodog d’ouvrir une nouvelle station dans cette ville. Celle-ci est ouverte au public depuis le 31 juillet 2009. A la grande joie des populations qui ont fait massivement le déplacement pour saluer cet investissement social, mais aussitôt pour se ravitailler. «Avec les ruptures de stock, cela favorise la vente effrénée du carburant frelaté que vont se procurer les revendeurs au Nigeria voisin où les populations se rendent en marche à pied à partir de Wum», soutient Samuel Diba, le délégué départemental de l’énergie et de l’eau. Emmanuel Tamnga, Directeur de la distribution et du stockage a rassuré le préfet de ce que Wum ne connaîtra plus des rationnements en carburant. La capacité de stockage 70m3 de cette 17è station Tradex au Cameroun en témoigne. Tout en reconnaissant que Tradex enlève une épine aux pieds des populations de ce département, le préfet s’est joint aux voix des populations qui ont posé comme doléances que la station soit dotée d’un groupe électrogène pour assurer la permanence du service à la pompe, la construction d’une fosse pour les vidanges des véhicules et la vente du gaz domestique. Pour cette dernière préoccupation, Tamnga a promis que la distribution du gaz domestique et la commercialisation des produits d’usage courant dans la boutique de la station suivra courant le mois d’août.

Mathieu Nathanaël NJOG à Wum, article publié dans Le Messager

 

Par Njognath - Publié dans : Carnet de route
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 19:08

Occultisme - Kribi

Flore T. a cédé aux avances d’un Belge dans une boîte de nuit.  L’aventure a tourné au roussi. Elle a été contrainte de manger ses propres excréments sous la menace d’une arme à feu.

 

Rien ne sera plus jamais pareil pour T. Flore, une jeune fille de 25 ans. Au plus de haut de sa beauté et de sa jeunesse, la jeune Flore s’est reconvertie comme la plupart des jeunes filles de Kribi dans ce qu’on appelle «la chasse au blanc». Pour cela, elle ne lésine sur aucun moyen. Cybercafés, boites nuits, plages et autres lieux d’attraction pour ces «blancs» qui constituent le menu de choix des filles. Dans la nuit du samedi 30 mai 2009, l jour de chance semblait avoir sonné pour Flore. Adepte des boites de nuit et des virées nocturnes. Au milieu de l’ambiance folle d’une boite de la place, elle est approchée par un jeune blanc séduisant qu’elle accroche. Les deux tourtereaux du moment ne se quittent plus et d’autres filles convoitent même déjà la position de Flore qui ne laisse plus son « mari » danser avec une autre. Après d’autres tours de danse et levées de coude, les deux s’éclipsent pour « aller faire plus ample connaissance dans un coin tranquille ». C’est ainsi qu’ils vont à l’hôtel où loge celui qui se faisait appeler Paul Kristen, de nationalité belge.

C’est là que le dernier acte va se jouer. « Quand nous sommes arrivés dans la chambre, il m’a demandé d’aller prendre une douche. Ce que j’ai fait. Lui-même a pris un bain. Avant cela il avait exigé des draps tout blancs. Ce qui ne m’a pas intrigué du tout », raconte  Flore. Avant de poursuivre : « Tout de suite, il a exigé que je m’accroupisse sur le lit pour y faire des selles. J’ai pensé qu’il blaguait mais il a sorti un pistolet et a dit que j’avais le choix entre une balle et les selles.»  Un choix vite fait, car Flore va s’exécuter et s’asseoir sur le lit pour y faire des selles sous le contrôle de «son blanc». « Quand les premiers selles son arrivées, il n’a même pas laissé que cela dure sur le lit. Il a foncé sur moi, m’a bousculé avant d’avaler rapidement mes ses selles. J’étais étonnée et j’avais très peur. Après, il a demandé que je fasse encore les selles qu’il m’a obligé à manger cette fois-ci. Après il s’est habillé et a demandé que je fasse pareil et que si j’en parlais à quelqu’un avant son départ de Kribi, il allait me tuer. Après il m’a remis 100.000 Fcfa et m’a raccompagné après avoir emballé et mis le drap sans son sac » continue Flore.

 

Pasteurs et féticheur à la rescousse

Pour l’instant Flore T. n’a pas encore porté plainte et elle ne compte pas le faire. «Il faut d’abord que je sauve ma vie avant tout», justifie-t-elle. Très tôt le dimanche 31 mai, c’était déjà le deuil au domicile des parents de Flore. Toute la famille réfléchissait à «comment faire pour contrer l’acte mystique commis contre Flore». Deux hommes d’Eglise appelés à la rescousse ont fait des prières de délivrance pendant plus de 4h. Après, un guérisseur pygmée a été appelé lui aussi à la rescousse dans la nuit pour les mêmes motifs. «C’est un sorcier qui veut utiliser les chances de votre fille pour évoluer. Et elle peut mourir dans quelques jours si rien n’est fait », tel sera le verdict du chaman aux parents qui vont se répandre en larmes avant les incantations et les conjurations du guérisseur. Maintenant, toute la famille croise les doigts en espérant que les exorcismes des hommes de Dieu et de l’homme de la forêt pourront briser «le sort», jeté à leur fille.

Ce n’est pas que la première fois qu’une fille de Kribi subisse cette pratique dénommée «scatologie». Il y’a de cela quelques temps dans des pareils circonstances, un homme d’affaires avait entraîné une fille dans un hôtel avant de lui faire subir les mêmes sévices. Et quelques jours plus tard, la fille avait perdu sa fille, son commerce, ses chances et …sa réputation. Une autre fille s’était vue obligée de sucer une grosse plaie sanguinolente et purulente sur le dos d’un jeune homme qui l’avait « dragué» au bord de la plage. Un homme averti vaut deux !

 

Sévère KAMEN (Relecture M.N. NJOG)

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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 19:07

Syndicalisme

La journée mondiale pour le travail décent a été célébrée au Cameroun le 7 octobre 2009 de concert avec les 120 pays membres de l’Organisation international du travail.

 

«L’environnement social se dégradante de manière inquiétante dans les entreprises et notamment dans la capitale économique. C’est pourquoi il est urgent que les sièges des mouvement syndicaux se délocalisent de Yaoundé pour Douala pour être plus proches des travailleurs en détresse», affirme Louis Sombès, Secrétaire général exécutif de la confédération des syndicats autonomes du Cameroun (Csac). Avant d’ajouter, «Malheureusement, le ministre du travail et de la sécurité sociale qui devrait prêter une oreille attentive sur cette situation sociale abjecte et qui se veut le chantre du dialogue sociale, laisse la situation dégénéré pourtant plusieurs dossiers portés à sa connaissance souffre sur sa table parce qu’il se consacre plus à la remise des médailles. Ce qui fait que dans le monde syndical, il est passé de monsieur dialogue sociale à monsieur remise de médailles.»

Pour Dr Essola, médecin inspecteur de la santé au travail du Littoral, le travail doit être conforme aux exigences minimales pour assurer la production de l’employeur. Et le cadre de travail devrait être décent car un employeur passe 90% de sa vie sur le lieu de travail. «L’Oit, le Bit et l’Oms ont mis dans leur charte le droit à un cadre de travail décent. L’Etat veille à leur application en jouant un rôle de régulateur pour l’accès à un travail décent.» Dr Essola soutient que c’est pourquoi tout un ministère du travail et de la sécurité sociale, et en son sein plusieurs divisions et directions spécifiques ont été créées.

 

Le «J’accuse» de la Csac

En revanche, Louis Sombes affirme que «Le Cameroun est un paradis de texte, mais un enfer pour leur application.» Il en veut pour preuve, la non application de la convention collective nationale des journalistes et professionnels des métiers connexes de la communication sociale au Cameroun qui est un cas patent de l’échec du ministre. Conséquence, il fait remarquer que la situation sociale dans les entreprises de presse se détériore de plus en plus. Et de conclure que  «les patrons de presse qui passent pour être les grands défenseurs des droits de l’homme et des libertés sont devenus les plus grands délinquants économiques et sociaux.» Dr Essola va répliquer que cette convention sera appliquée, le gouvernement n’a besoin d’aucune pression. Dans la même lancée des dénonciations, Louis Sombès déclare que «le chef de la cellule de lutte contre la corruption au Ministère du travail qui est le plus grand corrompu.» Toutefois, dans sa litanie, on apprendra que  le mouvement syndical a dû batailler dure pour obtenir quelques avancées que le ministre du travail a rendu publique le 6 octobre 2009. Notamment, la date de saisine des parties dans le règlement des conflits qui passe de 15 à 5 jours ; et la convocation des assises de la Commission de santé et sécurité au travail qui vient de siéger après 10 ans de léthargie et qui a porté de 45 à 98 la liste des maladies du travail.

C’était  le 7 octobre  2009, à l’occasion de la journée d’information, d’éducation et de formation sur «le travail décent» qu’a organisé le Csac dans la salle de conférence du Gicam à Douala dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du travail décent au Cameroun.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

Focal

Les défis du travail décent

Selon l’Oit, le travail décent, est la possibilité pour chaque femme et chaque homme d’accéder à un travail productif dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité. Les objectifs sont de : - pouvoir choisir son travail et s’assurer d’avoir un salaire juste - pouvoir être protégé en tant que travailleur par des lois et des organisations -pouvoir s’organiser entre travailleurs pour mieux se défendre - pouvoir dialoguer avec ses employeurs via des canaux reconnus et légitimés. La réalité est tout autre. Une étude de l’Organisation internationale du travail (Oit) révèle que «la moitié des travailleurs dans le monde gagne moins de deux dollars par jours et la moitié de la population mondiale n'a aucune protection sociale.» Au Cameroun, quatre camerounais sur dix sont pauvres, soit près de 6 millions d'habitants sur 18. Pour autant, les défis sont considérables.

C’est pourquoi, le sommet des Nations Unies de septembre 2005 a affirmé avec force la nécessité de promouvoir l'emploi productif et le travail décent pour lutter contre la pauvreté. Et l’Oit a décidé d’apporter son assistance aux Etats membres à travers un programme cohérent et intégré assorti d’un plan de mise en œuvre appelé Programme par pays de promotion du travail décent (Pptd). Adopté et instauré par le Cameroun en conformité aux éxigences du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp). Au Cameroun, l’exercice de formulation du Pptd  a débuté au cours de la biennale  2008-2009 avec l’analyse des priorités nationales consignées dans les documents cadres. Il servira comme cadre de coopération entre le Cameroun et le Bureau international de travail (Bit) sur la période 2010-2015. Il donne au ministre du Travail une occasion et un socle pour s'engager dans un débat politique sur les objectifs économiques et sociaux de haut niveau, au-delà de ses missions spécifiques. Qui plus est, la valeur ajoutée du Pptd est de permettre un consensus entre le gouvernement, les travailleurs et les employeurs sur les politiques et les plans d'action nationaux.

M.N. NJOG

 

 

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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 19:05

Religion - Douala

Les fidèles musulmans de la capitale économique ont massivement fait le déplacement des différents lieux de célébration de la prière de fin du jeûne dimanche 20 septembre 2009.

 

Après que les autorités islamiques ont signalé l’aperçu de la lune au couché du soleil la veille, samedi 19 septembre 2009, les fidèles musulmans savaient alors la date de la rupture de la période de 30 jours de privation et de dévotion. C’est ainsi que le dimanche 20 septembre, dès les premières heures de la matinée, les rues étaient pris d’assaut par des jeunes, femmes et hommes drapés dans leurs plus beaux vêtements (gandouras ou boubous assortis d’un chéchia et pagnes assorties d’un foulard) avec dans les mains un chapelet et une natte en soi ou en polyéthylène, ils se dirigeaient vers les différents lieux de célébration officiellement désignés de la ville de Douala (- Gare Bessengue – Place de l’Udeac – Sous préfecture de Bonaberi – Maképé Bonamoussadi – Esplanade ancienne aéroport- Mosquée centrale – Base Ascena – Stade réunification – Lycée de Nylon (Bonaloka) – Camp Bertaud et Génie militaire).

Ces différents lieux de célébration étaient bondés de monde, avec la présence en bonne place des chefs religieux, autour desquels des milliers de musulmans étaient attroupés, mais aussi où l’on pouvait apercevoir en bonne place la présence des autorités administratives, traditionnelles, hommes politiques et élites des différentes localités venues communier avec la communauté islamique. Le gouverneur Faï Yengo Francis et tout son état-major étaient à la place de l’Udeac. On apprendra que pour se rendre à cette prière de la célébration de fin de jeûne, les fidèles devraient effectuer les ablutions qui sont e ce jour différentes des autres, en ceci qu’ils sont faites pour aller accomplir la prière ; se vêtir de ses plus beaux habits, pas nécessairement les habits neufs ; et aussi, manger quelques chose avant de se rendre au lieu de prière, préférentiellement des dattes en nombre impair. Non sans invoquer tout long du chemin, «Barka da Sallah !» Traduction : «Dieu est grand !»

 

Purification et partage

La célébration a été marquée dans sa phase solennelle par des prières solennelles, les recueillements, les milliers de fidèles qui ont investi les lieux de célébration ont dans la discipline et la concentration suivi la prêche des Imams, mais aussi ont plusieurs reprises repris en choeurs l’invocation «Barka da Sallah !» Cette invocation s’accompagnait des mouvements réguliers et cadencés de génuflexions pour marquer leur dévotion et leur prosternation à Dieu qui les a donné les forces et les moyens de tenir pendant ces 30 jours de privation.

Dans les différentes prédications, les fidèles ont été invités à la culture de la paix en mettant un accent sur la tolérance. La tolérance de soi, mais aussi la tolérance religieuse envers les pratiquants des autres religions. L’Imam El Hadj Amadou, qui a dirigé la prière à la gare ferroviaire de Bessengue a invité les fidèles en outre à se repentir avec soi-même et que cette purification permanente du cœur entamé pendant toute cette période d’abstinence ne saurait être mise en veilleuse pour attendre le prochain jeûne. Mais que ce mois d’abstinence qui est une épreuve physiologique, morale et spirituelle devrait être une introspection qui permet aux fidèles de repartir sur des bases plus saines et qui va guider le musulman pratiquant tout au long des 365 prochains jours. Pour sa part l’Imam de la place de l’Udea a exhorté les fidèles musulmans à mener une vie plus probe, saine et vertueuse, pour se préparer une place de choix dans une prochaine vie. En évitant les dérapages qui peuvent ternir l’image de leur personne, de la religion et même de menacer la paix, l’harmonie, la fraternité et l’unité des peuples. Seulement on aura encore relever la faible participation des femmes et enfants dans les lieux, ce qui est en contradiction avec ce que régit par l’islam.

Dans l’après-midi, la fête s’est poursuivie dans les familles à l’honneur des convives de tout acabit. Une manière de faire les bonnes œuvres en partageant avec les voisins et effectuer les nôtres. Une manière de faire la «Sakate» qui est l’offrande obligatoire pour toutes les personnes qui ont les moyens. Elle a la particularité que cela permet d’absoudre les fautes. Cette obligation fait de l’islam une religion du partage.

Mathieu Nathanaël NJOG, publié dans Le Messager

 

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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 19:03

Panorama publié dans Le Messager

 

Chapô

Qu’est-ce que la famille ?

Le mot famille vient du mot latin fama qui veut dire réputation. De fait, les membres d'une même famille portent le même nom et jouisse d'un crédit et d'un honneur qu'ils doivent entretenir et défendre en commun. Car, la famille constitue la cellule nucléaire de la société dans le sens où elle permet une large part de la reproduction sociale. Elle est valorisée en tant que principal lieu d'éducation et de solidarité. Mais aussi de préservation et de transmissions des traditions, des valeurs morales et religieuses. C’est donc le  premier lieu de socialisation de l'individu. Dans les sociétés modernes, la famille s'est progressivement restreinte à un seul degré de parenté ou d'alliance.

Les membres de la famille ont des statuts différentiés en fonction de l'âge, du sexe, du rang dans la filiation, des talents, de divers autres critères qui changent selon l'attribution de rôles sociaux ou économique et des règles coutumières de succession.  Dans la civilisation européenne, ces statuts sont: le parent, le père, la mère, l'oncle, la tante, le cousin, le cousin germain, le parrain et la marraine, le beau père, la belle-mère, la mère adoptive, ou marâtre, l'aïeul, le mari, l'épouse, le fils, la fille, la belle fille, la filleule, la cadette, la benjamine, le petit-fils, le chef de famille.

La famille est également utilisée par analogie pour désigner des regroupements dont les liens ne sont pas exclusivement fondés sur la parenté. Un couple, marié ou non, de personnes de sexes différents ou non, et accompagnés ou non d'enfants, lesquels peuvent être nés d'une précédente union, forment ce qu’on appelle une famille recomposée. Un parent seul ou non marié avec au moins un enfant, c'est une famille monoparentale. Si les individus n'ont que des liens de parenté, mais  ne vivent pas ensemble, on parlera de «famille au sens large», ou encore «parentèle». Il peut même s'agir d'une personne seule, dans ce cas on parle de «personne isolée». En cela la famille est un ensemble d'au moins deux personnes, soit un couple avec ou sans enfant(s), soit un parent seul vivant avec au moins un enfant. Les familles claniques permettent la réaffiliation, non seulement d'individus isolés, mais aussi des familles étrangères complètes. En somme, pour former une famille (au sens étroit), il faut donc non seulement vivre ensemble mais aussi avoir des liens de parenté : on parle alors de «famille nucléaire» ou «groupe domestique»

En droit français, les personnes mariées se doivent «secours et assistance». Les ascendants et les descendants, par filiation ou par alliance, se doivent aussi l'aliment. Mais plus les frères et soeurs, beaux frères et belles-soeurs. Une erreur à ne pas commettre est de confondre «ménage» et «famille». En effet, un ménage n'est pas toujours une famille.

Le Messager, dans le cadre de la journée mondiale de la famille qui se célèbre ce 15 mai 2009 avec pour thème : «Mères et famille : défi pour un monde en mutation» a porté un regard sur ce qui reste encore l'unité fondamentale de base de la vie en société. Une déperdition qui porte ses germes dans l’abandon des devoirs parentaux, une éducation approximative, un environnement pollué par un climat délétère dans les foyers.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

 

Déperdition

Les conflits entre conjoints gagnent du terrain, les divorces sont de plus en plus récurrents, et l’éducation des enfants laisse à désirer.

La famille, l’ombre d’elle même

 

De manière quasi unanime, les hommes s’accordent à affirmer qu’aujourd’hui, la notion de famille dans notre société a pris un sacré coup. Le respect, la bienséance, la soumission, et plus particulièrement le vrai amour ont foutu le camp. Les mariages sont de plus en plus orientés vers des intérêts matériels et égocentriques de l’un des conjoints. Selon Keedi, agent de Camtel et père de famille, de telles unions ont un impact sur la vie des couples, puisque «l’amour» disparaît dès qu’il n’y a plus de matériel, ou encore lorsque l’un des conjoints n’arrive pas à satisfaire les besoins de l’autre. A l’en croire, c’est ce qui est à l’origine de la multiplication des divorces observés dans notre société. «Il y a des couples qui divorcent parce que le mari a perdu son emploi», fait-il observé.

Mais pour Aurélie Somo, mère d’enfants, les hommes ont leur part de responsabilité. A l’en croire, il y a des hommes qui mettent la barre très haute. «Ils vivent largement au-dessus de leurs revenus, parfois pour impressionner la femme. Dès lors qu’ils ne peuvent plus tenir le rythme, la femme qui s’y était habituée va voir ailleurs », explique-t-elle. Autre problème à l’origine des divorces, c’est l’infidélité. «Il y a des femmes mariées qui ont gardé des contacts avec leurs ex. Dès qu’il y a une faille dans leur foyer peut-être à la suite d’une dispute, elles ont souvent tendance à se rabattre de ce côté. Le jour que l’homme découvre l’infidélité, il déduit que ça dure depuis longtemps et demande le divorce», commente Evina, un informaticien.

 

Le mal de l’émancipation

Pour ce qui est des conflits entre époux, on n’en finit pas de les dénombrer. «Depuis qu’on a commencé à parler de l’émancipation des femmes, leurs mentalités ont beaucoup changé», indique Keedi. Et de poursuivre, «elles se croient désormais tout permis, narguent leurs maris et parfois abandonnent les enfants à leur propre sort. Il y a des hommes qui ne digèrent pas de tels comportements et ça crée des prises de bec régulières dans le foyer », déplore-t-il. L’égoïsme des femmes, pour celles qui ont un emploi, est aussi remis en question. «Il y a des femmes qui estiment que leur argent n’appartient qu’à elles, et ne devrait pas rentrer dans les dépenses du foyer. Ce qui n’est pas normal», regrette Mandjole, gestionnaire dans une entreprise de la place.

L’éducation des enfants est aussi un sérieux problème qu’on relève dans les familles, notamment celles monoparentales. Selon le socio-politologue Amougou Mbarga qui s’exprimait sur les ondes d’une radio, pour se construire dans la cellule familiale, l’enfant a besoin de deux figures : «La figure du père qui relève de l’autorité et de la discipline, et la figure de la mère qui relève de l’affectivité et de l’émotivité». Lorsque l’une de ces figures vient à manquer, l’impact se fait ressentir sur l’éducation de l’enfant. Or l’homme et la femme sont conçus de telle sorte qu’aucun ne peut produire les deux figures. L’absence d’un des parents est l’une des causes du déséquilibre éducationnel de l’enfant, ce qui favorise à la longue la délinquance et autres écarts de comportements observés chez certains jeunes vis-à-vis de leurs aînés et parents. Conséquence, l’enfant finit par se retrouver dans la rue, et n’aspire plus jamais retourner au sein d’une famille.

Francis T. Meli

(Stagiaire)

 

 

Education

Les enfants issus des familles monoparentales ont plus de chance de devenir des laissés pour compte.

Monoparentalité, un risque pour l’enfant

La journée internationale de la famille se célèbre ce 15 mai. Mais la notion de famille reste un concept qui dépérit peu à peu dans le monde et plus précisément au Cameroun, en Afrique. De plus en plus, on voit la recrudescence des familles monoparentales (Fmp) où un seul adulte assure la charge des enfants. C’est une famille où seule une personne est responsable des tâches prises en charge par deux personnes dans les autres familles.

En effet, le manque de ressources du parent seul affecterait, de manière directe ou non, la santé et le bien-être des enfants. Mais même en ajustant en fonction des différences de revenus, il reste un constat défavorable à la monoparentalité. En 2006, selon le rapport de l’Ong enfants du monde-Cameroun plus de 22% des enfants à charge étaient comptées dans les familles monoparentales (Fmp), soit à la suite de l’échec du mariage, soit par veuvage, soit par une naissance ou une adoption non conjugale ; et environ 90% de ces Fmp sont dirigées par une femme. Le fait que ce sont principalement des femmes qui élèvent seules leurs enfants, conditionne clairement la situation des familles monoparentales. La monoparentalité défavorise les enfants.

Conséquences

Cette situation aurait ainsi un risque de mortalité plus élevée, notamment entre 4 et 12 ans. Outre la mortalité plus importante, les enfants issus de familles monoparentales ont un plus fort risque d'exposition à divers problèmes. Ainsi, les troubles psychologiques étaient plus nombreux, notamment durant l'enfance plutôt que l'adolescence. Elles sont dues la plupart des temps aux causes de séparation des parents, aux nombreux déménagements, cohabitations et dissolutions et aussi à l’état de précarité de la plupart des familles monoparentales. Sans compter l’abandon de l’enfant par le parent. «Quand le parent n’est pas responsable, il y’a un risque certain que l’enfant devienne un délinquant ou une prostituée parce que abandonné à lui-même. J’ai fait 12 ans avec un homme et on s’est séparé. Je m’occupe seul de mes trois enfants. Je suis obligé de sortir me battre et quand je le fais, je pense toujours à rentrer rapidement voir comment vont mes enfants», explique Bedoungue Marie, chef de famille monoparentale.

De nombreux parents monoparentaux se battent comme ils peuvent pour subvenir à l’éducation de leur progéniture mais la tache reste ardue. Les enfants issus des jeunes familles monoparentales demeurent les plus exposés à toutes les violations des droits de l’enfant. «Néanmoins, on ne peut jamais contrôler les enfants quand on n’est pas présent et même les nounours et autres centres de garderie ne peuvent pas éduquer l’enfant comme s’il était dans une famille qui a un père et une mère. De plus ils auront tendance à copier tout ce que fait le parent et même à s’identifier à lui quand il sera avec d’autres enfants. L’enfant vit en fait le traumatisme de la séparation de ses deux parents car il a besoin de tous les deux pour son éducation affectif, culturel et intellectuel», affirme Bedoungue. Même si on remarque qu’il y a des parents qui se distinguent en octroyant à leur enfant une nutrition saine, une éducation respectable, un cadre de vie sain et empreint de gaieté. Ce qui favorise la pleine croissance des enfants car  un enfant est de toute façon plus heureux dans une famille monoparentale avec peu de conflit qu'avec ses deux parents toujours en train de se disputer.

Sévère KAMEN

 

 

 

Trois questions à…

Docteur Kemayou Louis Roger

Chargé de cours au département de communication de l’Université de Douala, ce sociologue analyse le concept actuel de la famille dans le contexte africain en général et camerounais en particulier.

« La famille en Afrique n’est plus élargie comme autrefois »

 

Pensez-vous que la notion de famille au Cameroun en a connu une évolution de nos jours ?

Dire que la notion de famille aurait évolué au Cameroun me semble erronée car on assiste plutôt à une régression. La forme qu’on voit actuellement n’est pas une forme évoluée de la famille. La culture africaine a offert au monde ce que devait être une famille. Autrement, dit la famille africaine était élargie. Elle était constituée du père, la mère, les enfants, les oncles, les tantes, les cousins…Cette image différente de la famille occidentale qui est un modèle nucléaire, à savoir : le père, la mère et les enfants. Ces familles africaines élargies d’autrefois étaient organisées pour que l’encadrement des enfants se fasse dans la meilleure des manières. En cas de conflits entre les parents et les enfants, les tantes, oncles, cousins et autres intervenaient par exemple pour résoudre ces problèmes, qui en Occident, nécessitent l’intervention d’un psychologue. Or en adoptant de nos jours le modèle culturel occidental, nous en sommes venus à privilégier la famille nucléaire et l’individualisme. Cette forme empruntée de la famille évolue comme en Occident. C’est ainsi qu’on assiste de moins en moins à des mariages et de plus en plus à des divorces. Par conséquent l’institution qu’est la famille va adopter une nouvelle figure qu’est la famille monoparentale. D’où le déséquilibre familial et la non prise en charge totale des enfants.

 

De quoi dépend l’équilibre familial dans la société actuelle ?

L’équilibre des familles actuelles est souvent instable et s’obtient au prix de beaucoup de sacrifices. Les familles élargies n’existent presque plus. En conséquence, les vieillards sont marginalisés, les enfants de moins en moins pris en charge dans le cercle familial. D’où leur présence dans les rues, dans les familles monoparentales et dans les orphelinats. De plus dans ces familles monoparentales, l’éducation laisse à désirer. Ce qui explique le taux élevé des échecs scolaires avec le corollaire de l’abondance de petits métiers dans lequel ils vont exceller. Et de là découlent la criminalité, la drogue, le viol, la prostitution… Chez les parents, les conséquences sont l’alcoolisme, le débordement sexuel et autre tare. Je dois aussi dire que l’éducation de base d’une famille a une influence majeure au sein de la société. Ceci parce que la famille est considérée comme la cellule primaire en société. Si on veut une société forte équilibrée, la base c’est la famille. Si la famille est fragilisée alors la société perdra de sa vitalité.

 

Le thème de cette journée s’intègre t-il dans le contexte camerounais ?

Je pense que le thème : «Mères et famille : défi pour un monde en mutation» en effet s’intègre dans une problématique camerounaise dans la mesure où le Cameroun de demain ne peut se bâtir positivement qu’avec une jeunesse qui aura intégré les valeurs positives évoquées plus haut. Lesquelles valeurs sont portées par des mères dignes de ce nom. Par ailleurs, je tiens à préciser que la mère a un rôle très important dans la stabilité de la famille, car la culture africaine a conféré beaucoup de pouvoir à la femme en dépit de ce qu’on peut en penser. Elle est le socle du foyer, c’est pour cela qu’il faut souhaiter que la jeune fille qui va être mère demain puisse être instruite intellectuellement, mais aussi et surtout spirituellement. Ceci afin de pouvoir porter les valeurs à communiquer à leur progéniture, aux fins de s’assurer de leur résistance contre toute forme d’agressions extérieures, pour en faire des humains équilibrés dont la société a besoin.

Propos recueillis par

Linda MBIAPA (stagiaire)

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