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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 16:54

 Justice - Affaire Edzoa et autres

Comment le député en fuite a noyé Titus Edzoa, Michel Thierry Atangana et les autres. Les contradictions de son accusation troublent la Justice.

 

Dieudonné Ambassa Zang, l’ancien attaché à la Présidence de la République, ancien ministre des Travaux publics et aujourd’hui député de la nation en fuite, a pesé d’un poids énorme dans l’ouverture du procès ministère public et Etat du Cameroun contre Titus Edzoa, Michel Thierry Atanagana et les autres. Aujourd’hui que l’affaire revient dans l’actualité, Le Messager a pu avoir accès aux dénonciations qui ont permis à la Justice de ficeler le dossier relatif à la gestion, entre 1994 et 1997, du Comité de pilotage du projet de construction des axes routiers (Copisur) Yaoundé – Kibri et Ayos – Bertoua. M. Ambassa Zang était le vice-président du Copisur alors que Michel Thierry Atangana en était le président ; tous travaillaient sous la supervision de Titus Edzoa, Secrétaire général de la Présidence.

L’honorable Ambassa Zang ouvre les hostilités le 27 septembre 1996. Dans une correspondance adressée à Amadou Ali qui vient de remplacer Titus Edzoa à la présidence de la République , il écrit : « Le Comité n’a atteint aucun de ses objectifs […], les études n’ont jamais été achevées alors qu’elles ne demandaient que des mises à jour […] Les travaux n’ont jamais eu un commencement d’exécution […] Tout a fonctionné dans un imbroglio organisé minutieusement dès la source. Le financement était tellement obscur que tour à tour des multinationales du Btp [bâtiment et travaux publics], des sociétés pétrolières installées au Cameroun, des sociétés d’Etat ont été sollicitées… »

C’est cette correspondance de Dieudonné Ambassa Zang – même si elle est, semble-t-il, le résultat d’une demande verbale d’explications – qui suggère l’ouverture d’une enquête sur la gestion du Copisur. Celle-ci est ordonnée au délégué général à la Sûreté nationale par Amadou Ali le 6 mai 1997. Au cours de l’audition de M. Ambassa Zang comme témoin le 29 juillet 1997, il déclare au magistrat chargé de l’information criminelle, Jean-Pierre Mvondo Evezo’o: «Je ne partageais pas les méthodes, les procédures peu cavalières et les objectifs de l’intéressé qui, à mon avis, consistaient à amasser le maximum d’argent possible. J’ai confié  aux ministres René Owona et Martin Okouda, à M. Rémy Ze Meka que le Comité allait très mal et qu’il fallait absolument faire quelque chose dans le sens de le dissoudre parce qu’il n’avait pas su remplir les attentes du chef de l’Etat.»

 

Regrets

Dieudonné Ambassa Zang avait un pincement au cœur de n’avoir été nommé président du Copisur. Il laisse percevoir que c’est lui qui devait être désigné en lieu et place de Michel Thierry Atangana. Au cours de l’audition citée plus haut, il affirmait: «Le ministre secrétaire général de la présidence de la République , le professeur Joseph Owona [Titus Edzoa l’a remplacé, ndlr] qui partageait mon point de vue m’a fait venir dans son cabinet et m’a fait comprendre que compte tenu de mon expérience, il s’attendait à ce que je puisse présider ce comité et a fait des propositions dans ce sens au chef de l’Etat. Le chef de l’Etat a plutôt suivi la proposition de l’entreprise Jean Lefebvre.» Sur proposition du groupe Jean Lefèbvre donc, Paul Biya a plutôt nommé comme président du Copisur, par arrêté le 8 juillet 1994, Michel Thierry Atangana qui représentait, entre autres, les intérêts de ce groupe français.

Quand l’enquête débutée en 1997 reprend, Dieudonné Ambassa Zang élabore « une note [signée le 9 mai 2008] pour l’intelligence à la fois du magistrat instructeur et du procureur de la République près le tribunal de grande instance du Mfoundi en perspective de son réquisitoire définitif. » L’honorable affirme que « le Copisur est devenu une espèce de pieuvre qui s’est écartée de ses missions telles que définies par le texte présidentiel […] La concrétisation de cette volonté présidentielle s’est heurtée à l’amateurisme du président du comité de pilotage, sans lien avec l’administration et manifestement pas du tout préparé pour assurer de telles responsabilités par ailleurs au-delà de ses compétences. » M. Ambassa Zang qui était également président de la commission spéciale des marchés du Copisur conclut que « cette dérive que j’ai refusé de cautionner, laquelle m’a valu la mise à l’écart et la suspicion de ma hiérarchie directe, a été faite au vu et au su de tous, sans que cela émeuve outre mesure.» Mais quel crédit accorder aujourd’hui à toutes ces affirmations ?

Marlyse SIBATCHEU, article publié dans Le Messager

 

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 16:52

Justice  - Au tribunal

La première audience de la « nouvelle » affaire Titus Edzoa et ses coaccusés s’est ouverte hier au tribunal de grande instance du Mfoundi.

 

Il est un peu plus de dix heures hier mardi 27 octobre 2009, lorsque le collège de juges appelés à conduire les débats dans l’affaire Titus Edzoa fait son entrée dans la salle d’audience du tribunal de grande instance du Mfoundi à Yaoundé. A 10h12 mn, la présidente du tribunal procède à l’ouverture de l’audience. Au greffier incombe la tâche d’appeler les affaires. Une seule est inscrite au  rôle et qui, par ailleurs, n’a pas été affichée. Il s’agit de l’affaire Ministère public et Etat du Cameroun contre Edzoa Titus, Abega Atangana Michel, Njiemoun Isaac et Mapouna. Tous les quatre, présents au box des accusés, sont poursuivis pour « coaction de détournement et de tentative de détournement de deniers publics, de coaction de corruption et trafic d’influence ». Des charges présentées à leur intention par le tribunal. Ces accusations (Cf. Le Messager n°2968 du Lundi 26 octobre 2009) sont formulées contre eux dans le cadre de la gestion, entre 1994 et 1997, du Comité de pilotage et de suivi du projet de construction des axes routiers Yaoundé – Kibri et Ayos – Bertoua, des fonds de l’organisation du 32e sommet de l’Organisation de l’unité africaine à Yaoundé, et de la signature du contrat d’extension de la Société nationale de raffinage.

Titus Edzoa comparait assisté de Mes André Bernard Ndem et Mballa Mballa « qui n’est pas encore là », au moment de l’identification. Michel Thierry Atangana a, entre autres, comme conseils, Me Rémy Baroux, avocat au barreau de Paris qui a élu domicile au Cameroun. Les avocats de Njiemoun et Mapouna « vont arriver d’un moment à l’autre », expliquent ces deux prévenus. Du côté du ministère public, l’on enregistre la présence de deux magistrats. Après identification des parties, le tribunal constate l’absence de quelques conseils de la défense. Suffisant pour motiver la suspension de cette audience d’après la présidente du tribunal. « Tous les conseils ne sont pas présents afin de permettre le bon déroulement de cette procédure », justifie-t-elle alors avant de suspendre l’audience qui va être reprise le 11 novembre 2009 à 9h pour « présence de tous les conseils et citation de l’Etat du Cameroun ».

 

Ambiance lourde

Afin de ne pas perturber le déroulement des autres affaires, « nous avons pensé prendre deux mercredis sur quatre », indique encore la présidente à l’intention des conseils. Ces derniers seront informés du chronogramme arrêté, précise-t-elle, avant de lever la séance. L’audience sera reprise dans deux semaines. Au total, l’on aura passé 10mn dans cette salle d’audience marquée par une forte présence de gendarmes. Une demi-douzaine de ces pandores a d’ailleurs escorté l’ancien Secrétaire général de la présence de la République vers un pick-up double cabine de marque Mitsubishi. Vêtu d’une chemise à fleurs verte, Titus Edzoa apparaît serein. L’homme s’est même permis un sourire voire, un rire une fois à bord de la voiture qui le conduit au Secrétariat d’Etat à la Défense (Sed) où il séjourne depuis.

L’autre fait marquant au terme de cette audience est l’interdiction des interviews par un élément de la gendarmerie. Celui-ci identifiable à son uniforme a, à plusieurs reprises, ordonné aux journalistes présents de ranger leur matériel. Car « les interviews sont interdites. Pour toutes informations, rendez vous au cabinet du président », leur a-t-il fermement conseillé.

Nadège Christelle BOWA, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 16:49

Santé - Revendications

Le feuilleton du calvaire des lauréats 2009 de la Faculté de médecine et des sciences biomédicales (Fmsb) de l’université de Yaoundé I a connu un nouveau rebondissement hier mardi 27 octobre 2009.

 

Ça recommence. Le feuilleton des lauréats 2009 de la Faculté de médecine et des sciences biomédicales (Fmsb) de l’université de Yaoundé I a connu un nouveau rebondissement hier mardi 27 octobre 2009. Ces derniers ont en effet entamé comme ils l’avaient annoncé, une nouvelle grève de la faim devant les services du ministère de la Santé publique. Las d’attendre que les promesses faites le 15 septembre dernier par le Premier ministre soient tenues, ceux-ci ont durcit le ton. Dès dix heures, ceux des corps des infirmiers, des techniques biomédicales et des techniques médico-sanitaires, drapés dans leurs traditionnelles toges de couleur rouge ont voulu par cette manifestation inviter André Mama Fouda, ministre de la Santé publique à trancher cette situation qui n’a que trop duré. A savoir, celui de leur intégration dans la Fonction publique.

Ces lauréats se plaignent de ce que des quatre filières arrivées en fin de formation à la Fmsb le 24 juillet 2009, « seuls les lauréats du corps des médecins généralistes et spécialistes ont vu leur processus d’intégration traité avec diligence, débutant le 27 juillet 2009 jusqu'à leur enrôlement pour le séminaire d’imprégnation fixé par le Minsanté qui a eu lieu le 24 août dernier ». Pourtant, c’est depuis le 13 août 2009 que les manifestants ont saisi via une correspondance la Primature pour requérir son intervention dans l’accélération du processus de leur intégration dans la Fonction publique. Une procédure qui n’a pas jusqu’ici porté ses fruits.

 

Ping-pong

Pour ces lauréats, là où le bât blesse, c’est le fait que depuis bientôt deux ans que ce martyre a commencé, ni le Premier ministre, encore moins le ministre de la Santé publique ne leur tient un langage franc. Tous deux font dans la langue de bois, accusent-ils. « Lorsque nous étions chez le Pm le 15 septembre dernier, son directeur de cabinet nous a fait comprendre qu’il n’était pas au courant de la correspondance que nous lui avons adressée. Le ministre de la Santé qui avait déclaré il y’a quelques mois que notre filière n’était pas reconnue au sein de la Fmsb nous dit aujourd’hui que nous n’avons pas à nous plaindre parce que nous serons très bientôt intégrés. Nous avons l’impression que tous les deux se foutent de nous », soupçonne un lauréat. Lorsque nous mettions sous presse, deux porte-parole des manifestants étaient en pourparlers avec le ministre de la Santé. Ceci, dans l’espoir de trouver un compromis et mettre définitivement fin à ce scénario qui a finit par transformer ces lauréats en éternels chômeurs. Affaire à suivre.

Christian TCHAPMI (Stagiaire), article publié dans Le Messager

 

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 16:47

 Insécurité - Diplomate agressé

Le premier secrétaire et consul de la République de Côte d’Ivoire à Yaoundé subi les assauts des flics le week-end dernier.

 

« Ce qui s’est passé à cet endroit relève d’un miracle. Nous étions dans les environs quand nous avons aperçu un véhicule 4x4, dans une allure folle. A peine une minute plus tard, une autre voiture qui le suivait s’immobilise à son tour. La première, une Honda 4x4 immatriculée CD a violemment heurté le véhicule du propriétaire, au point de le retourner complètement tel que vous voyez là. Elle a, dans cet élan frénétique, cogné deux autres véhicules, avant d’aller ouvrir un grand trou dans le mur du restaurant Il Patissio. Chacun de nous savait que le monsieur à bord de la voiture diplomatique était mort. C’est alors que les autres se sont subitement retournés pour repartir en direction du laboratoire Meka. Nous avons constaté avec étonnement que le Monsieur a survécu », raconte un témoin qui a assisté à la scène au quartier Bastos à Yaoundé, samedi 31 octobre 2009.

A l’ambassade de la Côte d’Ivoire à Yaoundé, c’est l’inquiétude et la colère qui se lisent sur les visages du personnel dans la mi-journée d’hier, 2 novembre 2009. Le deuxième secrétaire et consul chargé des affaires culturelles, a le côté gauche de la figure endommagé et la lèvre supérieure blessée. Il ne s’est toujours pas remis de ses blessures. Péniblement, la victime raconte la mésenventure qui lui est arrivée. « Le samedi 31 octobre 2009, mon mécanicien qui se trouve non loin de Carrousel (un cabaret à la mode à Yaoundé, ndlr) avait des travaux d’entretien à faire sur mon véhicule. Les travaux achevés, je prends la route pour retourner à la maison. Au niveau du stade Omnisports, un véhicule roulant  à vive allure effectue un mauvais dépassement sur la droite. C’est grâce à mon sang froid que je réussis à maîtriser finalement mon véhicule. Je trouve ce comportement inhumain. Et c’est pour cette raison que je me mets aux trousses du  véhicule qui se dirige vers le rond point  Nlongkak. Le monsieur à bord a garé au niveau du restaurant Oncle Donald. J’entreprends donc de rencontrer ce dernier, dans le but de lui suggérer de réviser ce comportement qui a causé la mort de tant de gens sur nos routes. Chose faite, ce dernier ne va pas digérer mon attitude. Il me demande à quel titre moi j’avais à lui faire des leçons dans son propre pays. Et du coup, il me porte un coup de poing  sur la bouche, tout en clamant qu’il est officier de police. Au moment de partir, l’intéressé me suit et frappe cette fois l’œil droit. J’ai essayé de joindre la police diplomatique en filant en direction de Bastos. Je suis surpris au niveau du Laboratoire Meka, de constater que la même voiture me suit. A la différence de la première agression, ils sont désormais nombreux. Ils me barrent d’abord la route, en essayant de me sortir de mon véhicule, frappant dans tous les sens. La qualité de mon véhicule aidant, une manœuvre de plus va m’engager sur la rue où je suis finalement rentré dans un mur du restaurant El Patissio. Toujours à mes trousses, mes agresseurs ne rentreront que quand ils se disent que l’ampleur du choc ne me permettra pas de vivre. Le véhicule en question était immatriculé Ce 27932, une Toyota 4x4 de couleur grise ».

A la police diplomatique à Bastos, on garde le mutisme. Pareil au commissariat du 10ème arrondissement, où le commissaire Emmanuel Ayinda ne trouve pas les éléments de l’enquête suffisants pour qu’il s’exprime sur le sujet. «  Personnellement,  je n’ai pas encore rencontré le diplomate lui-même ! », déclare le flic. L’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Cameroun quant à lui est préoccupé par cette affaire. D’après son excellence Eugène Biti Allou Wanyou, « c’est la première fois que nous enregistrons ce genre de situation. L’intégration est très facile au Cameroun. Nous n’avons pas de problème avec nos frères camerounais qui sont d’une hospitalité réelle. Ce diplomate est  au Cameroun depuis quatre ans. Nous ne comprenons pas ce genre de choses ». La police a engagé un travail visant à déterminer qui sont les auteurs de cette agression. Le diplomate quant à lui attend les résultats de son enquête médicale qui va déterminer le niveau réel des dégâts sur le plan physiologique.

Pierre-Marie DJONGO, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 16:45

Nécrologie

Le confrère de Cameroon tribune décédé le 30 octobre 2009 sera inhumé le 15 novembre 2009.

 

«Après neuf mois de combat d’une douleur à la poitrine, Benjamin sera vaincu. Et ce n’est que neuf jours plus tôt que les médecins vont découvrir qu’il avait une masse pondérale qui s’était développée entre le cœur et le foie qu’ils ont qualifié de cancer ». Ainsi raconte, éplorée,  Claude son épouse. Cette dernière, qu’il comblait toujours d’éloges et dont il parlait avec beaucoup d’égard. Elle lui est restée très présente dans les moments de joie et de souffrance. C’est une épouse très affectée par le décès de son époux qui essaie autant que les forces le lui permettent encore, d’accueillir les amis et visiteurs qui viennent partager la compassion d’une famille de quatre enfants qu’elle devra désormais élever toute seule en jouant le double rôle de père et de mère.

Depuis le début d’année, Benjamin a eu une présence intermittente à son lieu de travail. Malgré la grande douleur qu’il ressentait dans la cage thoracique, il ne cessait de faire des efforts pour reprendre de temps en temps le travail, et particulièrement le terrain qu’il aimait tant. Ecumant notamment les palais de justice où aucun couloir, ni bureau de magistrat ou d’avocat ne lui était inconnu. Alors qu’il espérait reprendre du service dans les semaines à venir, il a fini par succomber à un vilain cancer qui s’est  soigneusement caché pour ne se dévoiler qu’au  dernier moment. Vendredi 30 octobre dernier ; il s’éteint à l’hôpital général de Douala en début d’après-midi. La nouvelle se repand dans la ville et dans les milieux de la presse comme une traînée de poudre. C’est la grande consternation.

La confrérie apprend alors les conséquences de notre manque de solidarité, car pendant toute sa maladie, à l’exception d’une maigre poignée qui ne ferait pas les doigts d’une main, il a été abandonné à son triste sort. Même lorsque l’on découvre qu’il est atteint d’un cancer et qu’il est contraint à une évacuation, les confrères n’ont pas été là pour palier à une couverture sociale et médicale dont ne bénéficient toujours pas les professionnels des médias. «Ce que je voudrais constater, pour le déplorer, c'est ce manque de solidarité qui caractérise notre milieu », lance Cyriaque Ebolé Bola dans un échange en ligne. Avant de poursuivre «Dans quelques jours, certains parmi nous iront enterrer Lissom. Et après ? Et après, chacun reprendra ses activités normales et la vie va continuer. A-t-on pensé à la veuve et aux orphelins ? Pouvons-nous, pour une fois, nous engager fermement à les accompagner dans leur nouveau quotidien, qui comme je l'imagine, risque d'être au moins triste ? Pouvons-nous, au-delà des larmes, pérenniser l'œuvre de ceux qui ont marqué la profession…?
Je voudrais juste que ce triste événement soit, pour nous, l'occasion de nous pencher sur notre condition et ce qui peut survivre à notre œuvre sur terre.»
Effectivement le programme des obsèques a été arrêté par la famille, ce sera les 13 t 14 novembre prochains, respectivement avec la levée de corps et la veillée à son domicile, puis le lendemain l’inhumation à Douala.

A 52 ans, Benjamin Lissom Lissom, qui gardait la mine éternellement jeune, réclamait près de 25 ans de métier. Il range sa plume en laissant derrière lui un héritage énorme dans une profession où il parlait avec autorité. Outre le fait d’avoir parrainé l’entrée de plusieurs journalistes dans  la presse, il est de ceux qui ont marqué d’une empreinte indélébile les chroniques judiciaires dans la presse écrite. Médias écrits où il a occupé les plus hautes fonctions dans une rédaction, non sans avoir été directeur de publication d’un journal spécialisé dans les faits de palais. Cette grande expérience l’a conduit dans plusieurs rédactions. Du journal Le Combattant où il a fait ses débuts, en passant par Le Messager, Dikalo (Bleu), Challenge Hebdo, la Détente pour finir au quotidien à capitaux publics Cameroon tribune.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

Par Njognath - Publié dans : Portrait
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 16:43

Obsèques

La dépouille de la mère du président du Rassemblement démocratique pour la modernité du Cameroun a été inhumée en son absence, le 31 octobre 2009.

 

Sur l’esplanade de la chefferie supérieure du groupement Santchou dans le département de la Menoua, il y avait du beau monde, à l’occasion des obsèques de la reine mère, feue Régime Madone, génitrice du chef supérieur et président du Rassemblement démocratique pour la modernité du Cameroun  (Rdmc), Pierre Mila Assouté. Née le 25 juillet 1935, elle a tiré sa révérence le 29 septembre 2009. Le parterre de personnalités aux rangs desquels les parents, enfants, connaissances et amis du patriarche qui assistent à la messe de requiem ont les visages fermés. Les enfants de l’illustre disparue sont manifestement éplorés, certains notables écrasent une larme.

Leur séparation d’avec feue Régime Madone ne peut pas se faire sans déchirement. On y a aussi noté une forte mobilisation des jeunes du parti. L’eucharistie est conduite par le vicaire général du diocèse de Nkongsamba, l’abbé Abraham Kome que côtoient le curé de la paroisse de Santchou l’abbé Pascal Djeuga et des vicaires. Dans son homélie, il implore la divinité d’accueillir favorablement l’âme de la défunte et de la garder dans son amour. Car le séjour sur terre est toujours jonché de multiples épreuves et tentations.

 

Le chef absent

Ces obsèques se déroulent en l’absence du président du Rdmc qui, selon de sources fiables, se trouverait en France dit-on, en  exil politique. De sa résidence lointaine, il a envoyé un message à la disparue. Morceaux choisis : « Maman je t’ai parlée au téléphone le 27 septembre 2009, tu m’as confié l’apparition subite d’un mal de cœur que tu ressentais. Tu m’as confié les problèmes de ta famille. L’administration traditionnelle de la chefferie, tu me disais que tu partais de ce monde. Tu m’as demandé de rester fort et d’être courageux.  C’est à ta mort que j’ai compris que c’était un au revoir. Hélas ! C’est une torture douloureuse. Je ne le souhaite à personne. Dieu fait ce qu’il veut de sa création. Maintenant je n’entendrais plus ta voix, elle s’est éteinte à jamais. Maman, je ne suis pas là. Je te demande pardon. J’ai pris la décision, il y a quelques années  de me mettre au service du combat politique pour mon pays. Tu m’as donné ton accord. Tu as payé un prix fort (…) Pardonne aussi à ceux qui empêchent à leurs enfants d’enterrer leur mère. Va devant Dieu et dis lui la peine d’une mère qu’un fils ne peut librement conduire à sa dernière demeure. Tu seras entendue ».

Le vice-président du parti, Siméon Kuissu donne les raisons de son absence. « Le destin national a primé Sa majesté Mila Assouté qui sera le candidat du parti à l’élection présidentielle du 2011 : Il est anglophone et francophone, il est entre l’Ouest et le Littoral, il est l’homme que le Cameroun attend. La loi camerounaise prévoit que pour être candidat à l’élection présidentielle, il faut résider 12 mois de suite sur le sol camerounais. Cette disposition ne s’applique pas aux réfugiés politiques. En venant au Cameroun pour enterrer sa mère, il perd son statut de réfugié politique. Voilà un enjeu stratégique auquel il a été soumis. Nous avons été plusieurs de la diaspora comme au Cameroun à lui dire de choisir la voie de la nation, il a été d’accord avec nous. » Amen.

Azap Ndongo à Ngwatta

Par Njognath - Publié dans : Politique
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 16:42

 Institutions  - Assemblée nationale

Le ministre des Travaux publics annonce le déblocage de 10 milliards Fcfa, l’achèvement du bitumage du tronçon Ayos-Abong-Mbang dont les travaux sont à l’arrêt.

 

Cela fait plus de deux ans que le bitumage de la route reliant la localité d’Ayos dans le Centre à Abong-Mbang dans l’Est devait être achevé. La livraison était prévue pour mai 2007. Mais sur le terrain, les travaux sont toujours en cours. Ils sont entrecoupés, et chaque fois le gouvernement annonce des dates de livraison. Sans les respecter. Une situation qui a fini par faire croire à certains natifs de la région de l’Est qu’ils ont été floués par une promesse électorale. Les députés de l’Est, dans leur mémorandum adressé au chef de l’Etat, se sont d’ailleurs inquiétés de l’état d’avancement des travaux de ce tronçon en interpellant directement Paul Biya. Si les populations de l’Est ont accueilli l’annonce du bitumage de cette route «avec satisfaction», le député Mbanguela Gervais, interpellant le ministre des Travaux publics sur le retard constaté sur le terrain, lors de la séance plénière consacrée aux questions orales des députés aux membres du gouvernement de vendredi 12 juin 2009, va insister sur la «stupéfaction des populations». Qu’est-ce qui justifie ces retards ? Qu’en est-il des financements ? Il va même relèver que la qualité des travaux n’est pas «satisfaisante».

Le ministre des Travaux publics, Bernard Messengue Avom, reconnaît les lenteurs décriées dans le déroulement des travaux. Motifs : la libération tardive des emprises par les populations riveraines, l’insuffisance des études réalisées avant le début des travaux. Ce qui a entraîné des coûts supplémentaires, à en croire Messengue Avom. Le ministre des Travaux publics cite aussi : les retards de paiement dus aux problèmes de langue et de traduction, le bailleur de fonds étant arabe. Il y a aussi l’épuisement des lignes budgétaires allouées au bitumage de ce tronçon. Pour cette route, à en croire Messengue Avom, le gouvernement vient de mobiliser 10 milliards Fcfa pour l’achèvement des travaux, alors que 500 millions de Fcfa ont déjà été mobilisés pour le tronçon reliant Abong-Mgang à Bonis dont les travaux sont aussi en cours. Pour l’achèvement des travaux des deux tronçons, l’Etat devrait débloquer au total 25 milliards Fcfa.

 

Routes en terre

Vendredi dernier, l’on a abondamment parlé des routes à l’Assemblée nationale. Le député Melaga Odette, parlant de l’entretien des routes en terre, a interpellé le Premier ministre sur la procédure de passation des marchés qui est truffée de lenteurs. Ne peut-on pas alléger cette procédure en préconisant la passation des marchés de gré à gré pour l’entretien des routes en terre ? A cette interrogation de l’élue de la nation, Inoni Ephraïm oppose les dispositions du Code des marchés publics qu’il qualifie de compétitif. Il affirme aussi que les textes camerounais en la matière sont conformes aux standards internationaux. «La lourdeur ne provient pas de la nature des prestations. Mais du non respect des règles par les acteurs », a répondu le Pm. Inoni Ephraïm reconnaît que certains maîtres d’ouvrage ne programment pas leurs marchés, tout en relevant les inconvénients du gré à gré qui draine facilement des malversations.

Le Pm reconnaît aussi qu’il y a un écart entre les besoins et les ressources disponibles pour l’entretien des routes en terre. «Quelque soit la procédure, il y a toujours les problèmes de gouvernance», déclare le Pm. Lors de cette plénière consacrée aux questions orales, le ministre de la Culture a été interpellé sur la dégradation progressive du patrimoine culturel national. Le ministre de l’Economie…quant à lui s’est expliqué sur les efforts d’aménagement du territoire mené par le gouvernement. Le ministre des Forêts et de la faune s’est expliqué sur la destruction massive des vestiges archéologiques du fait de l’exploitation forestière.

Christian LANG

 

 

Focal

Marginalisation

Joséphine Fotso s’est adossée sur le discours officiel sur l’unité nationale et l’indivisibilité de l’Etat pour interpeller le Premier ministre sur la marginalisation des minorités. Elle évoque l’urgence de la répartition équitable des ressources de l’Etat. Ceci, pour éradiquer les poches de pauvreté et de sous-développement. L’élue de la nation affirme que certaines communautés du Cameroun ne bénéficient pas de l’encadrement de l’Etat. Elle cite le cas des Bororos résidant dans les Bamboutos, région de l’Ouest pour illustrer son propos. Ces derniers, éleveurs pour la plupart, ne sont presque pas scolarisés. Les écoles sont situées très loin de leurs villages, soit une dizaine de kilomètres en moyenne, sans compter l’insuffisance du personnel enseignant. Ce qui est un facteur prohibitif à leur scolarisation. A cela s’ajoute le manque des autres structures d’encadrement social comme des centres de santé. Ces structures sont affectées dans les mêmes localités.

Le député relève, pour le déplorer, que les minorités sont en marge des concours administratifs. Combien de Bororos, de pygmées…sont admis dans les grandes écoles ? Ces communautés n’ont-elles pas besoin de sentir intégrées ? Inoni Ephraïm relève que ces communautés bénéficient de l’encadrement de l’Etat avec la construction des structures de base : écoles, centres de santé, aménagement des points d’eau, des pistes rurales, établissement des actes de naissance… Son propos n’est pas cependant conforté par des exemples concrets. Selon le Pm, le cas des Bororos est difficile du fait de leur instabilité spatiale. Le Cameroun a pourtant ratifié des textes pour l’encadrement des minorités. Le Premier ministre évoque une compétence transversale, l’Etat, les bailleurs de fonds, la société civile et les concernés devant conjuguer leurs efforts pour sortir ces communautés de la marginalisation dont ils sont victimes.

C.L

Par Njognath - Publié dans : Politique
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 16:40

 Justice - Succession

L’imbroglio perdure, l²a co-liquidation piétine. Les cohéritiers ont adressé au juge commissionnaire une requête pour demander le changement des co-liquidateurs. Ils dénoncent des manquements graves et même les dérives de gestion de certains administrateurs.

 

Les ayant-droits de la succession Soppo Priso, après s’être déchirés depuis le décédé de leur père en 1996, ont tenue une réunion de conciliation le 4 novembre 2000 à Douala. Ils ont décidé en commun accord de la désignation des co-liquidateurs de cette succession : Koum Théodore, expert financier, Mes Jacqueline Moussinga et Régine Dooh Collins, toux deux notaires. Le procès-verbal de la famille est entériné par arrêt N°135/C rendu le 16 mai 2003. Ils ont pour mission : «Assurer la gestion des biens de Paul Soppo Priso, encaisser tous les fruits et revenus générés, effectuer tous apports en compte dans le capital de certaines société détenues majoritairement par le decujus, élaborer un projet de liquidation, estimer ou faire estimer les biens immeubles ainsi que les valeurs mobiliers et ou les meubles meublant.» Les co-liquidateurs avaient un mandat d’une durée de sept mois, au terme duquel, ils présenteront un rapport de gestion et d’activités aux ayant-droits. A cette occasion, ils pourront décider d’une nouvelle répartition à part égal des revenus de ce patrimoine successorale.

 

Les récriminations

Les sept co-héritiers (Jean Paul, Gaston, Laurette, Hervé, Violette, Chantal et Serge Bruno) constatent que le mandat des co-liquidateurs a expiré depuis belle lurette, sans qu’ils aient produit un rapport de gestion de ladite succession. Plusieurs immeubles sont tombées en ruines, les diverses factures d’électricité et d’eau ne sont pas payées et qu’ils n’ont aucune informations sur le paiement de la taxe foncière des différents immeubles et d’autres redevances de l’Etat. Conséquence, ils estime dans leur requête du 16 juin 2009 «qu’une telle confiscation et gestion opaque ne peuvent que susciter des inquiétudes entraînant le changement des co-liquidateurs…qui se sont détournés de la mission a eux assigné». Pis encore, Gaston Soppo Priso résident en France, dans une requête de février 2008, aux fins de changement de co-liquidateurs, relève que les co-liquidateurs «se sont eux-mêmes rendus débiteurs de la succession en s’octroyant des emprunts pour leur compte personnel atteignant parfois des dizaines de millions Fcfa sans autorisation préalable du juge commissionnaire.»

Par ailleurs, les co-liquidateurs sont accusés d’avoir cédé la gestion de deux grands groupes constitués des SA Ugi et Ugid respectivement à Jean Paul Soppo Priso et à Violette Soppo Priso épouse Pensy. «Des sociétés dont les seuls loyers sont évalués à des milliards de Fcfa.» Et les loyers des immeubles Br et Brossette Valor, la polyclinique Paul Soppo Priso à Hervé Soppo Priso. Gaston accuse aussi son frère Jean Paul de spolier le Groupe Ugic, au chiffre d’affaire de plusieurs milliards Fcfa dont leur défunt père détenait 90% d’actions. Notamment, du fait qu’il a «sans qualité ni droit, a vendu clandestinement certaines actions de cette société au Groupe Fadil au montant déclaré de 400 millions Fcfa.» En revanche, les autres poursuivent au pénal Tiam II Pierre que Gaston Soppo Priso a fait désigner administrateur provisoire de la société Ugid par ordonnance n°360 du 8 décembre 2005, pour abus de confiance après avoir retiré sans aucun mandat judiciaire et sans justifier d’un acte de sa mission, une somme de plus de 50 millions Fcfa des comptes de la société Ugid.

 

Focal

Le partage à problème du patrimoine

Face à tout cet imbroglio dans les opérations de liquidation devant aboutir au partage de feu Soppo Priso, ses sept ayant-droits ont par les requêtes datant des 25 mars, 23n 24 avril et 7 mai 2009, sollicité qu’il leur soi alloué, au titre d’avancement d’hoiries et avancement de dividendes, la sommes de 100 millions Fcfa pour chacun dans le compte de l’Ugid afin de faire face aux défis de la vie quotidienne dont ils sont confrontés. Tsanga Bediga, juge commissionnaire a décidé en date du 15 juin 2009 «qu’aucune avance ne peut être consentie à un associé sans qu’il ait une lisibilité sur la gestion des sociétés.» A cet effet, il a nommé pour deux mois en qualité d’expert, le cabinet Bekolo and Patners pour  avoir une lisibilité sur la gestion de ces sociétés, des informations complètes, fiables, à jour sur leur patrimoine et leur trésorerie. Ce qui permettra de : - établir la situation patrimoniale des sociétés de feu Soppo Priso au 30 juin 2009 - dresser leur états financiers au 31 décembre 2008 - dresser les tableaux des ressources et des emplois des ressources financières pour chaque exercice financier à partir de l’exercice 1996-1997. Et le lendemain 16 juin, le juge commissionnaire a nommé pour deux mois deux experts immobiliers Moukouri Same Claude et Balepa François Jean Bosco pour procéder à l’évaluation des 69 titres fonciers recensés (20 autres restent introuvables) en proposant leur valeur locative au jour de l’expertise afin d’aboutir à un partage équitable entre les co-héritiers. Mais ces derniers y voient un dilatoire de la justice qui ne s’est pas prononcé sur le changement des co-liquidateurs.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

 

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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 16:38

Justice - Succession

Les dérives de gestion et des manquements graves de certains enfants administrateurs des sociétés à l’origine du schisme familial.

 

Après avoir fait une paix des braves pendant neuf ans, à la suite d’un conseil familial de conciliation consigné dans le rapport du 4 novembre 2000, les vieux démons refont surface à tort ou à raison. Gaston Soppo Priso, l’un des sept enfants cohéritiers vient d’ester en justice deux de ses frères, les nommés Jean Paul Soppo Priso et Violette Soppo Priso épouse Pensy respectivement gérants de la société Union générale immobilière du Cameroun (Ugic) et la société Union générale immobilière de Douala (Ugid). «Des sociétés dont les seuls loyers sont évalués à des milliards de Fcfa.» Il leurs accuse d’abus de biens sociaux, d’abus de position dominante, de l’appropriation de l’indu, de la tromperie envers les associés, du délaissement d’incapable, du délit d’initié.

Et pour cause, il reproche son frère et sa sœur « de s’être accaparés les sociétés Ugic et Ugid qu’ils gèrent à leur guise sans rendre compte depuis plus de 13 ans ». Car ils n’ont jamais convoqué une assemblée générale, ni communiqué les états financiers de l’entreprise, comme l’exigé une ordonnance n° 1778 rendu le 4 juillet 1996 par le tribunal de première instance de Douala. Pourtant par arrêt définit n° 135-C, rendu le 16 mai 2003 par la Cour d’appel du Littoral, il y est aussi bénéficiaire en co-division avec ses autres frères (Laurette Soppo Priso épouse Sosso Kollé, Hervé Soppo Priso, Serge Soppo Priso) des actions détenus majoritairement à plus de 90% par leur défunt père.

 

Le cri de détresse d’un cohéritier

Pis encore Gaston Soppo Priso, résident à Grenoble en France déplore le fait qu’il a jamais reçu de dividendes, pourtant un arrêt avant dire droit n° 176/CC du 15 septembre 2000 rendu par la Cour d’appel du Littoral tribunal a ordonné de lui allouer la somme de 60 millions Fcfa à titre de frais médicaux eu égard à son état d’incapacité totale, afin de faire face à son état de santé. Car, il est paralysé à plus de 80% par la myopathie, maladie qui le ronge depuis une trentaine d’années et l’empêcher de se déplacer, avec obligation pour lui d’être en permanence assisté pour ses besoins de la vie courante. Paiement auquel curieusement et sans raison apparente les liquidateurs n se sont pas exécutés, encore moins les gérants des différents sociétés. Au regard de cette situation difficile, il accuse son frère et sa sœur de ne lui avoir apporté aucun soutien financier de part les revenus qu’il est en droit d’attendre des dividendes des ses entreprises.

Or, Gaston relève que son frère Jean Paul a spolié le Groupe Ugic, notamment, du fait que : «sans qualité ni droit, a vendu clandestinement certaines actions de cette société au Groupe Fadil au montant déclaré de 400 millions Fcfa.» Mais aussi qu’il a créé une entreprise personnelle Immofi SA au capital de 30 millions Fcfa qui gère subrepticement ses avoirs. Non sans relever que l’ordonnance désignant Jean Paul Soppo Priso administrateur judiciaire ne lui confiait qu’une seule année, n’a jamais été renouvelé et l’obligeait par conséquent d’agir en collégialité avec d’autres cohéritiers.

On se souvient que la déchirure des ayant-droits de la succession Soppo Priso, au lendemain du décès de leur père en 1996, avait favorisé la spoliation du patrimoine que les avaient légué leur géniteur par des tiers. Ce qui rend difficile l’inventaire des biens devant aboutir au partage de feu Soppo Priso.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 16:37

 Justice - Succession

Au mépris de la volonté des ayants-droit le juge commissaire vient de prendre une ordonnance autorisant aux co-liquidateurs déchus de faire main base sur les comptes de l’Union générale immobilière de Douala.

 

1- Les complicités

En date du 26 août 2009, Bediga Tsanga, vice-président de la Cour d’appel du Littoral, juge commissaire de la liquidation de la succession Paul Soppo Priso, par ordonnance N° 32/Cab/Pca/Dla, autorise les co-liquidateurs (Maitres DOOh Collins Régine, Moussinga Jacqueline, notaires et sieur Koum Goliep Théodore, expert financier) « à effectuer des retraits d’argent correspondant au solde disponible dans le compte de la société Union générale immobilière de Douala (Ugid), ouvert dans les livres de la banque Crédit agricole Scb Cameroun sous le N° 300188837411 pour le règlement des dividendes aux associés de ladite société conformément aux résolutions de l’assemblée générale extraordinaire tenue le 18 août 2009. Disons notre ordonnance exécutoire par provision.» Une décision «inique» tous les co-héritiers ne partagent pas.

Ils y voient nulle autre qu’une volonté manifeste de faire main base sur près de 1,7 milliard Fcfa pourvu par le compte de la Ugid. D’autant plus que dans leurs différentes requêtes les ayants-droit ont respectivement les 22 février 2008 et 15 juin 2009, demandé au juge commissaire le changement des co-liquidateurs. Il y ressort les accusations suivantes : «inexécution des charges légales, incompétence, dissimulation et abus de pouvoir d’administration, caducité du mandat, indélicatesse et mésintelligence entre membres de la liquidation », énumère Gaston Soppo Priso.  Non sans rappeler qu’ils ont limité leur mission «à percevoir quelques loyers et acquitter les dettes de certaines membres de la famille ainsi que celle de leurs avocats… [tout en ayant] soigneusement évité  d’honorer» son conseil. Et le juge commissaire a fait jusqu’ici fi, préférant mandater en mi-juin 2008 deux experts fonciers et immobiliers pour reconstituer tout le patrimoine immobilier du de cujus situé au Cameroun et faire faire un inventaire exhaustifs de ses biens, localiser ceux bâtis et ceux non bâtis et enfin en faire une évaluation chiffrée et leur en donner une valeur locative.

 

2- Le pretexte

Le 15 juin 2009, le juge commissaire désigne le cabinet Bekolo and partners en qualité d’expert comptable agréé pour « établir la situation patrimoniale de ces sociétés à la valeur actuelle au 30 juin 2009 ; dresser leurs états financiers au 31 décembre 2008 et des exercices précédents non disponibles ; dresser les tableaux des ressources (emplois et ressources financières) pour chaque exercice financier à partir de l’exercice 1996 /1996 clos au 30 juin 1997 jusqu’à l’exercice 2008 clos au 31 décembre 2008 ; dresser le tableau des biens immobiliers avec leur situation, leur mouvements et les revenus et charges directes générées de l’exercices [96 -08] ». Ceci dans  un délai d’e deux mois.

En octobre 2008, les experts immobiliers rendent leur rapport : « seuls 69 titres fonciers ont été effectivement recensés et 20 autres sont restés introuvables.» Et le cabinet d’expert comptable Bekolo and Partners, le 27 juillet 2009 rend son rapport. Il concerne uniquement l’Ugid, Le cabinet établit un total de trésorerie actif de 1 638 608 958 Fcfa, présenté le 18 août lors de l’Assemblée générale tenue dans la salle des réunions de la Cour d’appel du Littoral que les proches de Gaston Soopo Priso, l’un des associés qualifie de « factice » pour n’avoir pas respecté la réglementation en vigueur pour n’avoir pas été publié dans le journal d’annonce légal. Et déjà, les co-liquidateurs ont présenté un état de dépense «prohibitif n’ayant pour seul but que vider cet actif».

Par ailleurs, il ressort du rapport du cabinet Bekolo and Partners que ce travail a été partiel et parcellaire d’autant qu’il reconnaît que «Nous avons été limités dans nos trvaux par les faist suivant : les journaux et grands livres comptables de Ugid de la période allant du 1er juillet 1996 au 30 juillet 2009 n’ont pas été mis à notre disposition – les recettes de loyer de l’exercice 2003 ne figurent pas dans les registres des recettes – la liste des personnes autorisées auprès de la banque ScB crédit Agricole à faire fonctionner les comptes Ugid pendant cette période n’ont pas été communiquées – les avoirs que les pourrait détenir Ugid dans les établissements bancaires autres que la ScB Crédit agricole n’ont pas été communiquées – les certifiats de propriétés des biens immobiliers appartenant à Ugid n’ont pas mis à dispsosition par les conservateurs fonciers.

 

3- Jeu trouble de Jean Paul

A cela s’ajoute le flou entretenu dans la mise au clair de la situation du patrimoine et de la trésorerie de la société Ugic gérée par Jean Paul Soppo Prison, jusqu’ici inaccessible. Car « depuis le décès de son père, [Jean Paul soppo Priso] a géré en toute liberté la société Ugic, probablement en sa qualité de gérant ; les co-liquidateurs agissant au nom et pour le compte de la succession Paul Soppo Priso, n’ont jamais reçu de compte rendu de cette société et bien évidement aucun versement de dividendes n’a été opéré à ce jour», écrivent les co-liquidateurs au juge commissaire en du 13 août 2009.

Face à tout cet imbroglio, Gaston Soppo Priso a saisi le tribunal de grande instance du Wouri en réédition de compte et en partage. « Attendu qu’après l’article 815 du code civil en son alinéa 1 : nul ne peut être contraint à demeurer dans l’indivision, et le partage peut être toujours provoqué nonobstant prohibition et conventions contraires » Que même en cas de convention suspendant le partage, celle-ci n’est plus obligatoire au-delà de 5 ans, conformément à l’alinéa 2 de l’article suscité. « Qu’il échet d’ordonner le partage des biens de la succession Paul Soppo Priso à part égale entre les 7 cohéritiers. » Ce qui entraine de fait l’arrêt de l’activité de la liquidation judiciaire et par conséquence devrait déposer et son bilan au Tgi. En revanche on observe plutôt une sorte de conflit de compétence, «mieux d’intérêt» entre la Cour d’appel et le Tgi.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

 

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