Présentation

  • : L' île de la tentation de Njognath
  • njognath
  • : Actualité
  • : La vie c'est savoir partager, j'essaie de partager avec vous ce que je sais mieux faire. Ma passion, le journalisme. J'attends vos commentaires pour annimer cet espace d'échanges et d'informations. Je ferai des efforts pour l'améliorer au jour le jour. Votre motivation sera mon leitmotiv
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Recommander

Texte Libre

Syndication

  • Flux RSS des articles
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 19:40

Conseil national de la jeunesse

Le délégué régional de la Jeunesse du Littoral a fait interpeller un postulant à Douala.

 

Depuis mardi 27 octobre 2007, Rodrigue Tchabet, 21 ans, est en garde à vue au commissariat d’arrondissement de Douala 1er à Bonanjo. Président à la base de la Synergie d’interaction pour la promotion des loisirs et des activités scolaires dans les établissements modernes (Siplasem) et président de la Fédération des mouvements et associations de jeunes pour la révolution de la renaissance du Cameroun (Femajerrc) qui regroupe une cinquantaine d’associations de jeunes, sur laquelle il fonde son soutien pour briguer  la présidence communale du Conseil national de la jeunesse (Cnj) de Douala Vè, il ne cache pas ses ambitions pour la présidence nationale du Cnj dont les élections à la base débutent les 7 et 8 novembre au niveau communal et pour lesquelles il est régulièrement inscrit comme candidat dans les fichiers de la délégation régionale de la Jeunesse du Littoral, selon ses partisans.

Le lendemain de son arrestation, mercredi, son domicile a été perquisitionné par les éléments des forces du maintien de l’ordre qui ont défoncé la porte de sa chambre en son absence et en l’absence de tout témoin. Sa copine et ses camarades déclarent que les policiers ont mis tout sens dessous-dessus et emporté tous les documents (diplômes, cours, récépissés  et paperasses divers). Tchabet dit avoir été entendu sur procès verbal (Pv) en l’absence d’un avocat malgré son insistance d’être assisté,  et dit avoir signé le Pv sous contrainte et sans en avoir pris connaissance. C’est à la suite de cette procédure qu’il a été déféré devant le procureur de la République jeudi 29 octobre, pour le chef d’accusation de « faux et usage de faux, propos mensongers et incitation à la rébellion». Le procureur l’a renvoyé en fin de soirée auprès de ses enquêteurs pour insuffisance et complément d’éléments d’inculpation. Il y est toujours gardé à vue et deux avocats se sont déjà constitués pour défendre sa cause.

 

Vers l’appel au boycott

A Bépanda son fief, les jeunes sont sur le qui-vive. Ils disent préparer une marche de protestation pour réclamer sa libération et appeler au boycott des élections dans le Littoral et sur l’ensemble du territoire national s’il était placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Douala. Selon certaines indiscrétions, cette arrestation fait des vagues aussi bien au ministère de la Jeunesse que dans les services du gouverneur qui ont demandé que la lumière soit faite sur cette scabreuse  affaire. Tout est parti, samedi 24 octobre, à la suite d’une conférence de presse donnée par Rodrigue Tchabet et ses camarades à Bépanda Casmando  au cours de laquelle, il a dressé l’état des lieux des problèmes qui minent la jeunesse camerounaise et qu’il entend aller défendre dans les différentes instances du Cnj. Il n’a pas manqué de dénoncer les tripatouillages qui ont cours pour fausser le processus électoral. Il a cité le cas de Mme Jacqueline Koyock, délégué régional de la Jeunesse du Littoral qui est juge et partie en sa qualité de présidente du comité électoral et promotrice de l’association Jeunesse sans Frontières. A ce titre, les jeunes la soupçonnent de vouloir faire passer son protégé à la présidence régionale du Cnj. Le ministre Adoum Garoua n’a pas été en reste dans ce chapelet de récriminations.

Ces propos relayés par les chaînes de radios et télévisions privées de la capitale économique ont suscité un tollé dans les sphères de l’Etat. Puisque cela va lui valoir, à en croire ses proches, une convocation téléphonique du secrétaire général du Minjeun et de la direction générale des recherches extérieures (Dgre) pour le mardi 27 octobre. C’est alors qu’il s’apprêtait à prendre à la route, qu’il sera interpellé à son domicile aux premières heures de la matinée sur l’initiative d’une dénonciation de Mme Koyock qui l’accuse de détenir des documents faux, d’avoir fait des déclarations mensongères et inciter à la rébellion. Aux dernières nouvelles, on apprend de l’un des ses avocats que la police aurait modifié le chef d’accusation en trafic d’ossements. Joint au téléphone, Tchabet dit n’être pas encore officiellement notifié de ce nouveau chef d’accusation. Et sa famille dit qu’on leur demande d’acheter sa libération.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager


N.B : Au moment où nous mettions en ligne cet aricle, le mercerdi 4 novembre 2009, le jeune Tchabet Rodrigue avait été déféré devant le procureur de la République et son avocat disait être entrain de négocier une liberté sous caution. 

Par Njognath - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 19:36

Justice

Le feuilleton de l’affaire concernant l’ex-Minéfi, Polycarpe Abah Abah, n’est prêt de s’achever. L’audience prévue hier à la Chambre de contrôle de l’information judiciaire de la Cour d’appel  du Centre a accouché d’une souris. Une fois de plus, l’affaire a été renvoyée au 17 novembre prochain, pour les mêmes motifs. Les avocats de la partie défenderesse, leur client et autres parties, ne sont toujours pas notifiés.  « Pour nous, cet appel du parquet est un simple dilatoire. Pendant les 18 mois d’enquête préliminaire et d’information judiciaire, le ministère public n’a présenté aucune preuve concernant la culpabilité de Polycarpe Abah Abah. Sur les dix chefs pour lesquels notre client était initialement incriminé, le juge d’instruction n’a retenu que quatre. Mais le ministère public a trouvé moyen de relever appel sur deux des six chefs d’accusation rejetés », se plaint l’un des membres du collège des avocats d’Abah Abah. Le dossier qui est resté pendant devant la Chambre de contrôle de l’information judiciaire de la Cour d’appel  du Centre a été appelé le 20 octobre avant d’être renvoyé pour hier, 03 novembre.

Près de deux semaines après, la requête tarde toujours à être notifiée. C’est ainsi qu’au cours de l’audience d’hier, le tribunal n’a pas perdu du temps sur le dossier et a renvoyé les différentes parties à mieux se pourvoir. Les avocats de l’ex-Minéfi, Polycarpe Abah Abah qui avaient flairé le mauvais jeu et prédit une certaine forme d’enlisement de cette affaire, accusent le coup. A les croire, tout est organisé pour que l’on maintienne leur client, le plus de temps possible en détention préventive, en violation flagrante de la loi. « L’affaire risque perdurer pendant longtemps encore avant que le contentieux sur l’appel du parquet ne soit vidé », explique un avocat. Il soupçonne une main noire qui serait tapie dans l’ombre. Selon lui, un magistrat rencontré fixe même l’échéance dans six mois. Y a-t-il lieu de craindre que la Cour ne se presse pas pour engager le jugement au fond de cette affaire qui est attendue de tous ?

Souley ONOHIOLO, article publié dans Le Messager

 

 

 

 

Par Njognath - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 19:33

 Abus d’autorité - Océan

Les chauffeurs en charge de ces engins ont été jetés en cellule.

 

Les dirigeants de la société NR Apro, une société installée à Yaoundé, ne savent plus à quel saint se vouer. Mardi 27 octobre 2009, deux des chauffeurs de cette entreprise ont été victimes de brutalités policières et administratives dans la ville de Kribi et l’un a été placé en garde à vue dans les geôles de la brigade de gendarmerie de Kribi. Il est accusé de refus d’obtempérer aux ordres des autorités administratives de la ville. Pour comprendre cette histoire, il faut remonter au 10 octobre dernier quand les responsables de la société NR Apro sont approchés par la société Matinda Corporation, la société chargée du bornage du site du projet de construction du port en eau profonde de Kribi. «Les responsables de cette société ont pris en location nos véhicules avec mise à disposition des chauffeurs. Les termes du contrat stipulent qu’ils sont à la charge de mon entreprise», explique Martin Fongang, le patron de NR Apro. «Pour des raisons de sécurité et de rapidité, le préfet et les responsables de Matinda corp nous ont demandé de garer les véhicules à la préfecture de Kribi. Ce que nous faisons depuis que nous sommes arrivés dans la ville», affirme Valentin, l’un des chauffeurs.

Tout se passait bien jusqu’au mardi 27 octobre. «Lorsque revenus garer les véhicules, le commandant de la brigade routière et le sous-préfet de Kribi nous ont demandé de leur remettre les clés et les dossiers du véhicule sur instruction du préfet avant d’aller nous coucher. Nous avons dit que cela ne faisait pas partie du contrat», raconte Valentin. C’est à la suite de ce refus que les deux hommes sont brutalisés et les clés arrachées. Informé, Fongang Martin joint l’adjoint au commandant de la brigade routière de Kribi auteur de ces voies de fait. « Il m’a dit qu’on ne peut pas garer le véhicule à la préfecture et aller avec les clés. J’ai demandé qu’on les laisse donc aller garer ailleurs même s’il faut payer, le commandant m’a dit qu’il ne reçoit pas d’instructions de moi», déclare Fongang Martin qui va ensuite appeler les responsables de la société Matinda Corp qui vont aussi s’insurger contre cet abus d’autorité et demander de ne pas remettre les clés. «Trop tard, les chauffeurs avaient été dessaisis des clés et c’était les dossiers que les autorités s’attelaient à récupérer», poursuit Fongang.

 

Sabotage ?

C’est face à cette opposition que Fondjo Etienne est jeté en cellule par le préfet « pour une garde à vue administrative de trois jours». Mercredi matin, ce sont deux chauffeurs recrutés par le préfet de l’Océan qui ont conduit les véhicules appartenant à la société NR Apro. A la brigade routière de Kribi, on réfute cette version des faits. « Le commandant a juste été requis par le préfet de l’Océan pour intervention et il ne pouvait pas refuser. Il n’a rien à y voir», justifie un gendarme. Avant de poursuivre : «Les autorités disent qu’elles ont constaté que les chauffeurs faisaient des abus. Je ne sais pas lesquels, le préfet a juste requis le commandant pour prêter main forte au sous-préfet de Kribi dans l’exécution de ses injonctions». Les chauffeurs de NR Apro répliquent à ces accusations. «C’est faux. Le véritable problème n’est pas la sécurité, mais le fait que les autorités administratives ont parfois envie de s’en servir à  d’autres fins. Puisque quelques jours plus tôt, ils nous avaient réquisitionné de force pour aller remorquer des véhicules», soutient un des chauffeurs. Dans la ville, cet incident de trop ne surprend plus les populations et les responsables des services publics du département dont certains sont souvent victimes de cet abus d’autorité du préfet de l’Océan, Jean François Vilon. Des sources proches du Port de Kribi insinuent que cela s’apparente à un début du sabotage des travaux du port en eau profonde de Kribi.

Sévère KAMEN, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 19:29

Politique - Elections

En marge des obsèques de la mère de Mila Assouté, le parti de l’ancien moderniste du Rdpc a tenu une assemblée générale extraordinaire pour renouveler l’instance dirigeante.

L’assemblée générale extraordinaire du Rassemblement démocratique pour la modernité du Cameroun (Rdmc) s’est tenue le 2 novembre 2009 dans la salle des actes de la mairie de Santchou. L’événement a eu lieu en marge des obsèques de la mère de son président national Mila Assouté, feue Régine Madoné décédée le 29 septembre 2009. C’était à l’initiative du vice-président du parti, Siméon Kuissu. Selon lui, plusieurs raisons ont motivé ces assises. « Les militants sont venus de la France, de l’Allemagne, des régions du Cameroun pour les obsèques de la mère de leur président. L’occasion était trop belle pour tenir l’assemblée générale du parti. Il ne  manquait que la présence du président. La deuxième raison, c’est que ça rentrait dans l’actualité puisque, d’une part, le parti a fait l’objet d’une attaque récente plus ou moins téléguidée par le pouvoir Rdpc, probablement. Il veut faire au Rdmc ce qu’il a fait à l’Upc et au Sdf. C’est-à-dire diviser le parti, créer des diversions et des faux dirigeants pour nuire au parti. D’autre part, notre pays va faire face à des échéances  électorales décisives.» Selon certaines  sources, l’argument selon lequel le Rdmc a fait l’objet d’une tentative de démembrement par le pouvoir en place ne fait en effet pas d’amalgame quand on sait qu’un membre du parti, Joseph Makondo, associé à des personnes étrangères au parti s’est prévalu de la direction du parti le 26 octobre 2009 au grand dam de son président légitime, Mila Assouté.

L’événement a donc mobilisé les délégués du parti de la diaspora et des différentes régions du pays, le secrétaire national Derek Dzeka Tangwa et des sympathisants. A l’issue des travaux, plusieurs résolutions ont été adoptées. Entre autres, il a été convenu que seul le président national du parti est habileté à convoquer le congrès et l’assemblée générale du parti, ceci en réponse à certaines urgences en attendant une commission pour le toilettage des statuts du parti. Joseph Makondo, pour cause d’acte d’indiscipline a été suspendu du parti jusqu’à nouvel ordre. Il a été mis sur pied, un conseil des forces pour la modernité du Cameroun. Il s’agit d’un organe qui doit appuyer le conseil politique dans son fonctionnement. Il est composé d’un groupe d’experts dotés de compétences diverses qui assistent le président national dans la conception des politiques de gestion. Il devra définir clairement le rôle du leader du Rdmc et clarifier l’opinion publique sur les agissements de Joseph Makondo et  de Martial Baniaken Machia, « thuriféraires » du régime Rdpc. Les participants ont aussi et surtout procédé à l’élection du président national du parti. La seule candidature présentée a été celle de Mila Assouté, malgré l’absence de ce dernier. Sur 120 inscrits, 113 ont exprimé leurs suffrages. 111 ont voté pour Mila Assouté, soit à plus de 99%. On a enregistré 7 abstentions et 2 bulletins nuls.

Azap NDONGO  à Santchou, article publié dans Le Messager

 

Par Njognath - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 17:16

Eau et environnement

Les Lions club Saphir a organisé un diner débat sur le thème : Eau et environnement, vendredi 23 octobre 2009. La situation est alarmante.

 

«70% des populations de Douala n’ont pas accès l’eau potable. Elles se rabattent aux puits et aux forages qui ne respectent pas les normes élémentaires de creusage, notamment le périmètre de protection qui doit se situer à environ 20 mètres de toute activité humaine», s’accordent Mamert Florent Loe, Directeur de l’urbanisme, de la construction et de l’environnement à la Communauté urbaine de Douala (Cud) et François Eboumbou, conseiller stratégie à la Camerounaise des eaux (Cde). Cela est dû au retard que le Cameroun a accusé dans l’investissement et dans la vétuste des équipements. On peut citer entre autre, les derniers travaux d’extension du réseau de distribution d’eau qui date de 1988, et le château d’eau de Koumassi qui date de 1936.  Conséquence la Cde qui a repris les volets production, transport et distribution et la commercialisation  de l’eau potable dans un contrat d’affermage a pour l’année 2008, desservi 106 localités, soit le tiers des villes du Cameroun, pour un total de 260 000 abonnés.  La Cde a ainsi hérité de la défunte Société nationale des eaux du Cameroun (Snec), des infrastructures de production et de distribution, détériorés datant de 1935. D’où la volonté de remettre progressivement à niveau pour les inexistantes ; et renforcer l’existant pour étendre la capacité de distribution et du réseau de distribution. Conséquence, la Cde ambitionne de porter à 800 000, le nombre de ses clients en fin 2010.

Ce déficit d’accès à l’eau potable a entrainé les populations à un approvisionnement archaïque, douteux et une forte activité génératrice de revenues au tour de l’eau supposée potable. Mais donc, les experts disent qu’elle est de plus en plus incontrôlée et très dangereuse. La délégation régionale de la santé du Littoral dit avoir recensé en 2008, 70 000 puits à Douala pour les usages familiales, voire communautaire. «Les tests effectués à l’institut pasteur sur la quasi-totalité des eaux vendues en sachets a révélé que ces eaux sont impropres à la consommation», affirme Dr Richard Esso, de la délégation du ministère de la santé. Car les sources d’approvisionnement restent douteuses. Les puits sont construits à côté des latrines, au versant des eaux versées, et eaux vannes (issues des matières fécales et des tombes). Pis encore, ces eaux sont consommées sans avoir subi aucun traitement si oui approprié. «C’est dire combien l’eau c’est la vie, mais également la mort, si on ne sait pas bien la gérer, car un certain nombre de comportements rend l’eau un danger», souligne Mamert F. Loe.

 

Zone épidémiologique

Dans ce cas, la Cde n’est pas aussi épargné. Elle se plaint de : - la position de la décharge du Génie militaire de Douala de la société Hysacam qui est situé au bassin versant des stations de captages de Massoumbo et Japon - de la construction du barrage de Lagdo qui annulé la nappe d’eau d’approvisionnement, ce qui rend difficile le captage et le traitement de l’eau dans cette région - la ville de Yaoundé pour sa part ne dispose pas de station de traitement d’eau. Au-delà de la consommation, l’eau est aussi très dangereuse pour l’environnement. D’autant plus que l’action de l’eau peut rendre le sol instable, entraînant l’érosion, et par ricochet des éboulements. D’ailleurs, un contrôle de la nappe phréatique de la ville de Douala, effectué par  l’Agence internationale atomique d’énergie a déterminé que le sol de la zone Kotto est pestique (trait à un infection de la peste), par conséquence déconseillée au creusage de puits et forage, confie Dr Richard Esso. Avant de conclure que Douala est une zone épidémiologique. Elle est exposée aux maladies causées par l’eau : choléra, conjonctivite, méningite, maladies diarrhéique,…

En organisant le dîner-débat sur le thème de : «Eau et environnement», le Lions club Douala Saphir avait pour objectif de «sensibiliser les populations sur les missions respectives des organismes et entreprises en charge de l’eau et de l’environnement», affirme Mme Crescence Nganti, la présidente. Les panelistes suscités auxquels il faut ajouter : Nouanjou Simon, de la Sabc et Pierre Joël Kamga de la Cde, sous la modération de Barbara Etoa ont également dans l’ensemble fait un état des lieux des institutions respectives chargées en approvisionnement en eau ; évalué les risques de la détérioration de la qualité à court et à moyen terme ; et de la problématique de la gestion des eaux usées.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Focal
 

Eau potable

Alerte 80% des camerounais n’ont pas accès

Selon le rapport de l’Institut national de la statistique du Cameroun (Ins), -40% des ménages sont raccordés aux réseaux d’eau potable et plus de 85% utilisent des modes d’assainissement individuel. Face à cette situation alarmante, l’Ong : Action pour un développement équitable intégré et durable  (Adeid) fait le tour des régions pour sensibiliser le grand public, mais aussi mobiliser les organisations de la société civile à la réflexion pour la rédaction du projet de plaidoyer pour un meilleur accès des populations à l’eau potable et à l’assainissement du Cameroun. Sa caravane a fait escale à Douala vendredi 30 octobre 2009. Le constat est cinglant, les populations sont en permanences exposées à des maladies hydriques. La Camerounaise des eaux (Cde) société d’affermage reconnaît ses limites, mais le met sous le compte de l’actif qu’il a hérité de la défunte Société nationale des eaux du Cameroun (Snec). Les infrastructures sont vétustes et délabrés. Toutefois, la Cde dit être engagé dans un processus visant à réaliser l’exploit réussit au Maroc, où elle a avec le concours de ses partenaires ramené le taux d’approvisionnement en eau potable à 100% dans les zones urbaines et 90% dans les zones rurales. Les travaux de captage d’eau à Tiko en cours et que réalise les chinois vont permettre de ramener dès janvier 2010 l’approvisionnement d’eau potable dans la ville de Douala qui de 30% actuellement à 50%. Mais en attendant, l’Adeid, les Osc et les collectivités décentralisées réunies constatent que la situation est alarmante. Le représentant du maire de Douala IVè a tiré la sonnette d’alarme face à la situation qui prévaut dans sa commune. Où les populations consomment essentiellement des eaux de puits et de forages non ou mal traitées, ce qui justifie la prolifération des centres de santés privés vers lesquels les populations recours pour se faire soigner des maladies hydriques.

 

 

Par Njognath - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 17:14

Mœurs - Faits divers

Elle a été mise à la porte malgré son état de grossesse avancée. Le médecin a pris la clé des champs.


La grande famille de Y. Michel du coté de Dakar vit actuellement un drame. Le chef de famille M. Michel Y. vient de répudier son épouse Bernadette pour l’avoir cocufié.
L’affaire commence au début d’avril 2009 quand l’épouse de Michel, après un an et demi de mariage tombe enceinte. Cet enfant arrive comme une bénédiction parce que la sérénité du couple était déjà mise en mal par le manque de progéniture. Après cette bonne nouvelle, le couple s’active. « Après un mois, nous sommes allés à l’hôpital de district de New-Deïdo faire les premières consultations prénatales. Le gynécologue est une femme mais le service ne nous plaisait pas et nous avons décidé d’aller chercher ailleurs parce que c’est au début qu’on doit chercher le gynécologue qui doit accoucher madame ». Un autre mois plus tard, le couple se transporte dans une clinique de la place. Le gynécologue est un homme. Le premier rendez-vous a lieu dans le cabinet du docteur en présence de Michel. Plusieurs mois après, Bernadette a déjà fait trois visites dans cette clinique en absence de son mari. Le mari ne se doute pas de ce qui se passe sur son dos. Au cours de la visite suivante le 8 octobre dernier, Michel décide de rejoindre sa femme après son travail. Sans l’en informer. Dans la salle d’attente, il constate l’absence de sa femme et décide de patienter. « C’est pendant que je patientais que j’ai entendu les infirmières dire en riant que la petite du docteur est là et qu’il était en train de finir avec dans son cabinet. Comme à son habitude. Alors j’ai décidé de faire le guet et je me suis mis dans la ligne de mire de la porte du docteur pour voir de qui on parlait ». Près de trente minutes plus tard, Bernadette sort du cabinet du docteur, la mine réjouissante. Michel entre dans une rage. Il menace de frapper sa femme et c’est ainsi que sur le champ, celle-ci passe aux aveux complets.

Perfidie du gynécologue

« Elle m’a dit que le gynécologue lui a dit qu’elle avait un problème avec son col et que pour la soigner, il lui fallait des rapports sexuels. Le médecin lui aurait dit pour la convaincre qu’il fallait quelqu’un qui sait où sont situés exactement les organes à problème car il allait y exercer une pression » explique Michel, qui entre en trombe dans le cabinet du gynécologue. Dans sa colère, il frappe sur la table et bouleverse tout. C’est ainsi qu’il aperçoit dans un coin deux préservatifs encore lubrifiés des sécrétions vaginales de Bernadette. Pendant ce temps, le docteur profite pour s’éclipser pendant que tout le personnel accourt. Michel est reçu par le directeur de la clinique qui entend les explications de Bernadette et décide de résoudre ce problème à l’amiable. « Il m’a dit qu’il devait renvoyer ce médecin et m’a proposé une somme de 200.000 F pour le préjudice. Ce que j’ai refusé. J’avais déjà ma solution » explique Michel qui, de retour convoque sa belle-famille, explique la situation et met sa femme à la porte. Malgré les supplications et les prières de cette dernière et de toute la famille, Michel Y. n’est pas revenu sur sa décision. « Ce qui m’énerve encore plus c’est que sa nièce (de sa femme) a été victime d’un gynécologue. Elle est tombée enceinte et elle a entrepris d’avorter. Le gynécologue lui a dit que comme son argent était insuffisant, il fallait qu’il finisse avec elle. Ce qu’elle a accepté. Ce n’est que plus tard quand elle avait l’infection que la vérité est sortie » regrette Michel.

Dans le quartier, tout le monde parle de cette histoire et les hommes se mettent d’accord sur le geste de Michel. En voilà un foyer brisé par la libido et le vice d’un homme qui a pourtant prêté le serment d’Hippocrate ou d’hypocrite ? Voire.

Sévère KAMEN, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 17:10

Dissidence

Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise a été créé pour rivaliser avec la plate-forme étatique.

 

Un mémorandum parvenu à notre rédaction, annonce la mise en œuvre d’une plate-forme dénommée : Rassemblement de la jeunesse camerounaise (Rcj). En son sein se réunissent les jeunes du Cameroun, mouvements associatifs ou non.  Elle a été créée pour élire le porte-parole national de la jeunesse. «Nous sommes aujourd’hui trois cent vingt neuf associations et sept mille quatre cent soixante six adhérents pour ceux qui ont manifesté la volonté de partager la plate-forme née depuis octobre 2008», clame Sismondi Barlev Bidjocka, qui se réclame le porte-parole élu de la jeunesse camerounaise. Les motivations de la création du Rassemblement de la Jeunesse Camerounaise (Rjc), vont chercher dans l’échec de la mise sur pied d’un Conseil national de la jeunesse du Cameroun (Cnjc) par les jeunes et pour les jeunes, c’est-à-dire un organe non caporalisé par la nomenclature politique en place. «Et non comme c’est le cas actuellement, une structure habitée par le népotisme et contrôlée par l’Etat», soutient Bidjocka.

Le Rcj se veut en fait une organisation rivale  du Cnjc. Car tout comme le Cnjc, le Rcj se définit comme une plate-forme de concertation nationale où se regroupe toute la jeunesse. De même, ces deux mouvements ont les objectifs similaires. «Notre objectif est d’élaborer des propositions propres à notre génération et peser pour leur prise en compte dans les processus de décision», poursuit le porte-parole. Et pour se démarquer du Cnjc, le Rjc dans son mémorandum aux leaders des partis politiques du Cameroun dans la perspective des élections présidentielles à venir, engage la jeunesse d’une forte participation au prochain scrutin. ««Accusée d’avoir déserté les urnes pour les raisons que l’on sait, nous avons décidé d’y retourner pour la prochaine présidentielle et de défendre notre choix», indique le mémorandum.

 

Doléances

Non sans poser les préoccupations d’une jeunesse, abandonnée, meurtrie et en déperdition, mais qui a décidé de prendre on destin en main.  «La jeunesse camerounaise, c'est une jeunesse qui se sent marginalisée et sous estimée, qui demande que ses aspirations soient reconnues », avant de poursuivre : «La jeunesse camerounaise refuse l'infantilisation, car ce type de vision réductrice, conduit soit à la caricature, soit à la stigmatisation. Nous voulons être une jeunesse à la fois libre et engagée ; libre, c'est-à-dire rétive aux embrigadements, aux formatages idéologiques, au prêt à penser», énonce Bidjocka. Avant d’égrener leur chapelet d’exigences : «- La nomination d’un jeune de moins de 35 ans auprès du prochain chef de l’Etat comme chargé des affaires des jeunes. Son rôle sera de vérifier chaque fois la bonne application des politiques des jeunes, et la prise en compte de leurs propositions ; Une rencontre annuelle entre les jeunes et le chef de l’Etat avec échange direct à la télévision nationale ; Un dialogue permanent entre les instances de jeunesse et l’Etat ; Un ministre de la Jeunesse âgé de 37 ans au plus ; La construction de deux stades olympiques ; Un fonds de subvention pour le fonctionnement des associations des jeunes sur la base d’un annuaire mis à jour tous les deux ans » Et pour cause ,le Rjc révèle dans le mémorandum que les jeunes ont pris conscience de leur poids démographique. « Les jeunes sont 75% de la population nationale et donc un poids électoral essentiel.»

Avec cette sortie qui arrive en prélude au début des élections des organes décentralisés du Cnjc, le Rcj fait un véritable pied de nez à son rival. Car, elle anticipe sur les réflexions du Cnjc dont la mise en place accuse un énorme retard. Le Cnjc est une prescription du chef de l’Etat dans son discours à la jeunesse du 10 février 2007. La fin du processus de sa mise sur pied était annoncée pour fin 2008. L’échéance n’ayant pas été tenue, il sera donné au ministre Adoum Garoua le délai de 2009 pour la mise en fonctionnement du Cnjc. C’est alors que la tenue de l’Assemblée générale adoptive des textes de base, le 16 janvier 2009, va marquer le déclenchement de la longue et difficile marche vers le Cnjc. Pour cela, il a fallu attendre que les textes reçoivent l’onction de la Primature et de la présidence de la République.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

Par Njognath - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 17:06

Institution - Conseil national de la jeunesse

Les élections du Conseil national de la jeunesse démarrent le 6 et 7 novembre 2009 par les communales. Les rapports de la Direction générale de la recherche extérieure épingleraient le ministre de la Jeunesse.

 

C’est désormais un secret de polichinelle : l’arrestation du jeune Tchabet Rodrigue (voir Le Messager n° 2973 du lundi 2 novembre 2000), candidat à la présidence du Conseil national de la jeunesse du Cameroun (Cnjc)est la conséquence d’une bataille qui oppose la Direction générale de la recherche extérieure (Dgere) et le ministre de la Jeunesse (Minjeun) au sujet de la mise en place de cette institution créée par le président de la République. C’est que, les rapports envoyés à la présidence de la République par les renseignements généraux reprennent les récriminations et les frustrations des associations des jeunes qui décrient le mécanisme ayant conduit à l’adoption des textes ; la confiscation des débats ; la non prise en compte des amendements dans la mouture finale ; le chantage ; l'intimidation ; la manipulation et la corruption qui auraient émaillé la procédure d'adoption des amendements du projet des textes du 16 janvier 2009.

Conséquence, plus de 300 associations de jeunes réunies autour d’un mouvement unificateur ont engagé une campagne de boycott et même de création d’une plate-forme rivale au Conseil national de la jeunesse du Cameroun. Les rapports de la Dgre, selon une source généralement bien informée, feraient aussi étant de ce que les pontes du régime s’activent à fausser le processus électoral depuis la base pour positionner leurs protégés (progénitures) dont certains ont été ramenés de l’étranger et disséminés dans les associations fictives, créées rapidement dans les provinces où ils iront briguer des mandats dans les bureaux départementaux et régionaux. Selon Abega Mbellé, leader associatif et président de la Fondation conseil jeune (Fcj), la détermination du Minjeun et de certains pontes du régime d’avoir une main mise sur le Cnjc est un enjeu financier de 13 milliards Fcfa que devra débloquer l’Etat pour l’implantation des structures régionales du Cnjc.

 

Commanditaire

Mais, selon des sources informées, les rapports des renseignements généraux ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur la réelle menace que représente le boycott annoncé par des associations des jeunes et les tripatouillages que les jeunes dénoncent. Dans la commune de Douala Vè, sur la centaine d’associations de jeunes déclarées, seules neuf ont été inscrites pour prendre part aux élections. C’est ainsi Rodrigue Tchabet dans sa sortie médiatique du samedi 23 octobre au cours de laquelle, il s’est fait le porte-voix des associations des jeunes et dénoncé les manœuvres de Mme Jacqueline Koyock, délégué régional de la Jeunesse du Littoral et du ministre Adoum Garoua, au point de demander la démission de ce dernier. Selon le concerné, la Dgre l’a contacté lundi 26 octobre alors qu’il était dans le bureau de Mme Koyock  qui lui proposait d’abandonner ses ambitions pour la présidence régionale du Cnjc.

«Elle a suivi comment la Dgre me demandait de me rendre à Yaoundé le lendemain mardi pour déposer sur les récriminations que j’avais faites concernant le processus de mise en place du Cnjc. Elle a tenté de me dissuader de ne pas y aller. En vain. C’est alors qu’en soirée, je vais recevoir le coup de fil téléphonique du secrétaire général du Minjeun qui me propose de ne pas me rendre à la Dgre, auquel cas de passer d’abord au ministère de la Jeunesse où le ministre m’y attend», soutient Tchabet. Proposition qu’il va décliner. C’est ainsi que le lendemain matin, mardi, il est interpellé par deux policiers en civil. « Ils disent être en mission commandée par le ministre de la Jeunesse. Ils vont me maintenir toutes la journée à la place Leclerc, en me proposant de leur donner 500 000 Fcfa pour me laisser m’échapper. C’est faute de céder à cette proposition qu’ils m’ont conduit au commissariat du 1er arrondissement où on dit ne plus les connaître. Et par la suite, ils sont allés perquisitionner mon domicile», raconte Tchabet Rodrigue, toujours incarcéré dans les cellules du commissariat du 1er arrondissement à Douala. Nos tentatives pour rencontrer Mme la déléguée se sont soldées par un échec. Dans ses services où le reporter du Messager est passé lundi entre 12h30 jusqu’à 15h, ses collaboratrices se refusent à tout commentaire. « Elle seule peut vous répondre », éludent-elles. De même, le numéro de téléphone qu’on lui attribue sonne indéfiniment dans le vide, renvoyant systématiquement le correspondant au répondeur. En attendant ses éventuels éclairages sur cette affaire qui s’attaque à sa probité morale, plus de 300 associations envisagent déjà de créer une dissidence, en mettant sur pied un Conseil national de la Jeunesse bis (voir article ci-dessous).

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

Par Njognath - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 17:01

Tradition  - Culture

Entre deux grandes fêtes, le Ngondo se déploie sur plusieurs fronts.

 

1-Ngondo 2009 avec une chandelle de Paul Biya

La fête s’annonce plus belle cette année avec la restitution au peuple sawa du site querellé de Besséké qui a fait au mois d’août dernier l’objet d’une marche pacifique et d’un rite mysthico-réligieux à la vallée de l’ancienne gare de Douala. En reconnaissance de la décision prise par le président de la République Paul Biya, le Ngondo a tenu une assemblée générale extraordinaire au parc des princes de Koumassi le 31 octobre dernier. Près de 5000 personnes dans leur chatoyante tenue traditionnelle ont pris part à cette assise convoquée par le président en exercice, le prince René Douala Bell, entouré de tous ses pairs.

Dans son propos, le prince a déclaré avec enthousiasme que «  ce n’est pas souvent qu’il nous est donné de recevoir une bonne nouvelle ici chez nous. » En décidant de restituer au Ngondo le site de Besséké, «  le chef de l’Etat S.E. Paul Biya a, une fois de plus manifesté sa constante sollicitude à l’endroit du peuple sawa. » mais a-t-il encore souligné « le rétrocession de ce terrain ne doit pas occulter les graves problèmes fonciers que nous connaissons ici à Douala et pour lesquels nous devons pouvoir compter toujours sur le chef de l’Etat ».

Maintenant le challenge reste entier. Le Ngond’a sawa doit désormais mettre les bouchées doubles pour construire un complexe devant abriter son siège, et un parc d’attractions. Aussi, toutes les forces vives sawa sont appelées à mettre profondément la main à la poche, toutes les intelligences sont sollicitlées pour rassembler leurs contributions de toute nature nécessaires à l’édification de ce complexe. Ce n’est pas aux Sawa qu’on apprendrait les vertus de l’union sacrée (dia nongo dia nongo a sima loisanè buwala ba pai). Autrement dit, la vélocité d’une pirogue est fonction de la force des bras de ses rameurs. Les premières contributions sont d’ores et déjà annoncées. Les Sawa du Canada qui ont invité le Ngondo sur les berges du Saint-Laurent à Montréal il y a quelques mois promettent de faire parvenir leurs contributions. La question qui brûle les lèvres depuis quelques jours est de savoir quand le premier coup de pioche ? Le défi est d’importance.

Pour le secrétaire général de l’auguste institution traditionnelle, le prince Mony Mony Akwa II « nous avons l’habitude des défis. Nous relèverons celui-là aussi ». Quand on sait que le thème du Ngondo 2009 c’est « la puissance du courage » il s’agit là d’une forte interpellation en direction de toutes les filles et de tous les fils Sawa.

 

2-D’une fête à une autre

C’est par des manifestations de ce genre que se mesure le bilan du Ngondo d’une année à l’autre. Car le Ngondo, contrairement à ce qu’en pensent certains, ce n’est pas seulement ces réjouissances populaires que des fêtards confondent souvent avec désordre et libertinage. La restructuration de cette institution intervenue depuis 2001 a mis en place des départements qui font un travail en profondeur pour dépoussiérer ses missions d’antan.

Au cours d’un entretien entre le secrétaire général du Ngondo et Le Messager, Le prince Mony Mony Akwa II fait savoir que d’une année à l’autre, soit entre deux fêtes, le Ngondo se livre à un travail d’abeille. C’est ainsi qube depuis 2007, il a signé des conventions de partenariat avec d’autres institutions. Nous ne reviendrons pas sur celles déjà passées avec la Communauté urbaine et l’Université de Douala. Celles passées avec des entreprises industrielles et commerciales présentes à Douala, permettent tous les ans d’accorder un soutien appréciable à la promotion d’une saine émulation au sein de la jeunesse. En primant ceux des jeunes qui se distinguent lors des manifestations sportives et culturelles diverses. Par leurs performances scolaires aussi. Ce qui attire la jeunesse en plus grand nombre aux différents jeux et concours organisés par le Ngondo, à s’intéresser à la culture de leur terroir et à s’adonner à l’effort intellectuel.

Toujours dans le cadre de ces conventions, un pacte d’amitié a été conclu avec la ville de Brive-la-Gaillarde en France dont la délégation a assisté au Ngondo 2008. Le député maire de Brive-la-Gaillarde est attendu à Douala dans les tout prochains jours pour la mutation de ce pacte d’amitié en partenariat économique.

Si le port du sanja (le pagne pour les hommes) et du kaba  (pour les femmes) a cessé d’être d’un mode éculé aussi bien par l’élite que pour la jeunesse, cela relève d’une prise de conscience insufflée par le Ngondo aux différentes communautés sawa. On lui doit aussi le retour sans gêne à la cuisine de ces jeunes femmes qui avaient tendance à considérer l’art culinaire comme activité réservée aux analphabètes. Sur ces deux chapitres notamment, le département des jeunes et celui des femmes se déploient au fil des ans pour amener les uns et les autres à s’abreuver à la source de la richesse culturelle sawa mais aussi de s’arrimer à la culture moderne. A cet effet, le département des femmes a monté une bibliothèque. Elle ambitionne de la transformer à court terme en médiathèque.

Tout ceci nécessite d’importants investissements. Et Mme Palestine Mpondo et ses camarades multiplient des contacts. Aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur pour doter l’actuelle salle de lecture de quelques ordinateurs.

 

3-Des innovations au programme

En attendant de réaliser ces louables objectifs, femmes et jeunes, avec la bénédiction des patriarches aujourd’hui conduits par le vénérable Dr Barla Moukoko s’arment de la « puissance du courage » thème du Ngondo 2009 pour aller à la conquête de nouveaux lauriers. La caravane qui part de Bonabéri (canton Bellé Bellé) ce samedi 7 novembre achève sa ronde des cantons le 6 décembre à la base Elf où Miss Ngondo 2009 et les champions de lutte traditionnelle des différentes catégories seront présentés au grand public et des invités d’honneur du Ngondo rassemblés à la lisière des cantons Deido et Akwa.

C’est déjà le branle-bas dans les différents villages du département du Wouri. Les répétitions et entraînements sont rudes car au fil des ans le cercle des candidats et candidates s’élargit, chacune et chacun met un point d’honneur à occuper le podium n°1 au soir des grandes finales. Il faut aussi signaler qu’une course cycliste figure au programme de cette année. Elle est baptisée « critérium de la propreté », tandis que le carnaval du Ngondo sera à sa deuxième édition. Au Mukanda, l’actuel siège de l’institution, les membres de l’Etat major siège sans discontinuer à longueur de journée pour un happy end le 6 décembre. O loko sô !

 

ESSOMBA Franck, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 16:56

Accident de circulation

A la suite d’un télescopage, entre deux voitures, une Land cruiser blanche termine sa course dans une concession percutant trois filles tenues derrière un call box.

 

Le célèbre flambeur des soirées mondaines dans la capitale économique est en garde à vue depuis hier,  lundi 2 novembre 2009 à la Brigade terre de Bonateki-Douala. Il y est en compagnie de Weyi. Les deux  répondent du chef d’accusation «d’accident mortel et homicide involontaire». Samedi 31 octobre 2009, à bord de son véhicule 4x4 de marque Land Cruiser de couleur blanche, il entre en collision avec une voiture de marque Toyota de couleur bleue. Roulant dans la ruelle secondaire derrière la Total Bonateki pour regagner la route principale Bonabassem – Carrefour Deido plage, il va percuter un petit véhicule au niveau de l’intercession située derrière la Total Bonateki et traversant la ruelle de la nouvelle route Bonabassem en venant à la Pharmacie la Rive.

Le choc violent va propulser le petit véhicule qui va échouer sur le poteau électrique qui va l’empêcher de se retrouver les quatre fers en l’air. Simultanément la Land Cruiser va partir en vrille pour aller renverser trois jeunes filles dont l’âge varie entre 14 et 19 ans, qui se trouvait derrière un call box, avant d’aller démolir la solide barrière en matériaux définitif de la concession de Mme Marie Noëlle Dikongue pour aller terminer sa course sur le mur de sa maison d’habitation. Faisant un bilan d’un mort et de quatre blessés. L’une des trois fillettes, la nommée Iya Doko Mbappé, 14 ans qui était allée tenir compagnie à sa camarade va passer de vie à trépas, ses deux autres camarades, Magne Amandine Ines et Elong Chanceline s’en tireront grièvement blessées et seront immédiatement transportées aux urgences de l’hôpital Laquintinie où elles sont sous soins intensifs. Emmanuel Penda dit avoir pris en charge les soins de ces dernières et prendra en charge les obsèques de la défunt qui se trouve être la nièce de son épouse.

 

Tristes coïncidences

Les chauffeurs des deux véhicules, Weyi et Emmanuel Penda, qui avait pris la poudre d’escampette, étaient aussi admis à l’hôpital où ils sont sortis depuis lundi pour répondre aux besoins des enquêtes des officiers de police judiciaire de la brigade terre de Bonateki. C’est alors qu’ils se sont vus placer en garde à vue. Pour le nouveau commandant de Brigade, l’adjudant chef Ferdinand Ekoa Mbesse, en poste depuis trois semaines, il ressort des premiers constats d’enquête que l’origine de cet accident est la conséquence de l’inobservation des règles élémentaires de conduite dans une intercession. Et le chauffeur de la Toyata Corolla bleue n’a pas respecté la priorité à droite et la Land Cruiser qui sortait d’un virage à vive allure n’a pas eu le temps de freiner. Il dit pouvoir bouclé son procès verbal d’ici la fin de semaine et remettre les mis en cause à la disposition du procureur de la République.

Triste coïncidence, Iya Doko la défunte est la nièce de l’épouse du truculent Emmanuel Penda. Et la Toyota bleue, sans immatriculation va s’avérer un cadeau mortel. Car achetée ce même samedi, c’était une surprise qu’un homme allait offrir à son épouse. Malheureusement, le cadeau n’arrivera pas chez la destinataire. Heureusement, le mari était à bord, et c’est le démarcheur qui était au volant. Sinon l’épouse serait affectée par une double perte.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

Par Njognath - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un Blog

Texte Libre

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés