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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 11 2009 10:32

Opération épervier - Chantier naval

Le procès des détournements de deniers publics au Chantier naval et industriel du Cameroun est entré depuis lundi 9 novembre 2009 dans les débats au fond.

 

Hier mardi 10 novembre 2009, l’interrogation de Charles Kooh II, commissaire aux comptes (Cac) du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) et auteur des dénonciations qui sont à l’origine des démêlés judiciaires de Zacchaeus Mungwe Forjindam et autres a débuté. Il a pris place au box des témoins à la deuxième journée des audiences consacrées aux débats au fond.  Il fait office de deuxième témoin à charge sur les trois que la partie plaignante entend présenter. La cross examination a été suspendue pour reprendre demain, alors qu’il était encore soumis aux questions du procureur de la République. Une interrogation restée tout a fait méthodologique. Il a affirmé avoir dénoncé les faits délictueux qu’il a découverts pendant le contrôle des comptes de l’exercice 2005. Ce qui l’a obligé de revoir l’audit des exercices 2003 et 2004. Charles Kooh II justifie la motivation de cette dénonciation en rapport aux prescriptions que fait le commissaire aux comptes dans l’Acte Ohada sur les sociétés commerciales. «Il s’agit pour le commissaire aux comptes de concourir à lutter contre les délinquances financières dans les sociétés », explique-t-il.

Le commissaire aux comptes affirme que son équipe et lui ont observé sur toute une série de chèques, qui au lieu d’être comptabilisée, était fractionnée dans la comptabilité. Faisant ressortir des dépenses sans pièces justificatives sur les opérations de banques et de caisse d’un montant de 632 millions Fcfa. Il soutient que lors du conseil d’administration du 12 mai 2006, il  a présenté son rapport sur la gestion du Cnic. Relevant au passage, les manquements sur les mécanismes de règlements et l’absence de justification. Qu’il n’a pas obtenu malgré de multiples sollicitations effectuées à l’endroit du directeur général en poste, Zacchaeus M. Forjindam. «Ce qui a amené les administrateurs à prendre une résolution recommandant au commissaire aux comptes de mener une investigation complémentaire pour étayer davantagecses irrégularités», souligne Charles Kooh II.

 

Forjindam affronte le premier témoin

Lors de la première journée des audiences consacrées aux débats au fond, il est revenu à Jérôme Minlend, expert comptable, directeur général du cabinet Cameroun audit conseil (Cac) et par ailleurs, commissaire aux comptes de la Société national des hydrocarbures (Snh) d’être le premier témoin à charge au box. Pendant deux jours, il a été soumis à l’interrogation, la contre interrogation et la contre interrogation de la contre interrogation. On retient de son passage que sa mission au Cnic n’avait aucunement un objectif de dénonciation ou de recherche des fraudes. N’étant pas dans le cadre d’un audit d’investigation. Tout est parti d’une lettre que le Dg du Cnic, Forjindam, écrit directement à la Snh sans se référer au Conseil d’administration pour demander à l’actionnaire majoritaire d’effectuer un financement complémentaire au projet du Yard pétrolier de Limbé d’un montant de 16, 94 milliards Fcfa.

C’est alors que la Snh, une société de consolidation, commande au cabinet Cac, son commissaire aux comptes,  une mission d’audit stratégique, opérationnelle et comptable financier sur les exercices 2003, 2004 et 2005. Pour s’assurer que le retour sur investissement serait garanti. C’est dans le cadre de cette mission que le cabinet Cac est arrivé à faire une appréciation sur la gestion interne de cette entreprise. Notamment, «les anomalies significatives portant sur la surévaluation des dotations d’un montant de 2,817 milliards Fcfa et des sorties de bons de caisse non justifiés d’un montant de 1,34 milliard Fcfa. Mais aussi le fractionnement des chèques qui n’est pas passé dans le compte fournisseur», affirme Jérôme Minlend. Un argumentaire appuyé sur le rapport de cet audit. Mais les avocats de Forjindam se sont attelés à demander aux jurés de ne pas admettre les deux volumes de ce rapport comme pièces justificatives. Sous le prétexte qu’elles n’étaient pas l’original, mieux, certifiées conformes. En vain, puisque la demande a été rejetée par la présidente de la collégialité. Hier, c’était au tour de Forjindam de soumettre le témoin Minlend à la cross examination pour le confondre. Le tribunal appréciera cet échange. L’audience a été suspendue pour reprendre ce matin.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Société
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 11 2009 10:26

Justice

Freedom Now, une organisation de défense des droits de l’Homme installée à Maryland aux Etats-unis s’engage à mettre un terme à la détention arbitraire de Lambo Sandjo Pierre Roger.

 

Ce qui donne encore une chance à l’Ong Freedom Now pour user des voies judiciaires. Car cette constitution apparaissait aux yeux des observateurs comme tardive. Mais Maran Turner, le directeur exécutif se veut confiant dans sa correspondance. «Freedom Now assurera la représentation de Lapiro de Mbanga, a titre bénévole,…et dans le but de mettre un terme à [sa] détention arbitraire et d’obtenir sa libération.» Pour ne pas paraître comme une vendeuse d’illusions, l’Ong Freedom Now précise les services qu’elle s’engage à fournir au bénéfice de Lapiro de Mbanga et les conditions y afférentes de sa représentation. A cet effet, Maran Turner indique que ses services comprendront la représentation juridique auprès des autorités, commissions et tribunaux internationaux, régionaux et ou nationaux. Tout en précisant dans le cas d’espèce que si «Lapiro de Mbanga est représenté par un juriste local dans une procédure qui a lieu dans son pays, Freedom Now peut, si cela lui semble opportun, agir en collaboration avec ce juriste ou collège de juristes [sollicité].»

Action bénévole

Dans cette perspective, le directeur exécutif de cette Ong indique que : «dans le cadre des poursuites, Freedon Now concevra et mettra en œuvre une stratégie de représentation et de défense», avant d’ajouter que : «Les stratégies de défense varieront selon les circonstances et pourraient inclure notamment la sollicitation du soutien des responsables gouvernementaux, la coordination avec des organisation non gouvernementales locales et internationales, la fourniture d’informations et de documentation aux medias, ainsi que la collaboration avec des organismes internationaux.» Freedom Now indique qu’elle ou tout cabinet d’avocat sollicité ne percevront aucune rémunération à titre d’honoraire, ni remboursement de frais relatifs à la prestation de services offerts, de la part de l’accusé, y compris les frais de photocopies, télécopies, et communications téléphoniques. Leur engagement étant entièrement bénévole.

Tout en ne conditionnant sous aucune forme sa représentation, Freedom Now exige que Lapiro de Mbanga ou l’un de ses proches, signataire de cette constitution, garantisse que l’accusé n’a ni commis, ni incité quiconque à des actes de violence pendant les émeutes de fin février 2008 pour lesquelles il est condamné. Freedom Now représente un grand nombre de prisonniers dans le monde et regroupe en son sein des imminences tels que Mgr Desmond M. Tutu, co-président d’honneur de cette Ong avec l’honorable Vaclav Havel.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager


Le 6 novembre 2009, alors que le président Paul Biya et ses thuriféraires célébraient le 27
e anniversaire de son accession au pouvoir, comme deuxième président du Cameroun, Freedom Now, une organisation non gouvernementale (Ong) américaine de défense des droits de l’Homme adressait une lettre d’engagement au fin d’offrir gratuitement ses services de représentativité dans la défense des intérêts de Lambo Sandjo Pierre Roger, dans le procès où il est poursuivi par le ministère public, la société des plantations de Mbanga et le ministère des Finances. Les infractions pour lesquelles il est reconnu coupable et condamné sont : «Complicité de pillage en bande, destruction de biens et attroupement sur la voie publique.» Une condamnation du Tribunal de grande instance (Tgi) du Moungo assortie de 3 ans d’emprisonnement ferme ; et en dommages et intérêts : 200 millions Fcfa à la Société des plantations de Mbanga (Spm) et 80 millions Fcfa au Ministère des Finances (Minfi). Condamnation confirmée par la Cour d’appel du Littoral le 24 juin 2009. Convaincu de son innocence et insatisfait par cette décision, le chef du quartier 12 de Mbanga, de son nom d’artiste Lapiro de Mbanga a , attaqué cette décision auprès de la Cour suprême. Il attend toujours que l’affaire soit enrôlée.
Par Njognath - Publié dans : Société
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 11 2009 10:06

Emeute de février 2008 - Mbanga

Des battants des portes du Centre divisionnaire des impôts de Mbanga incendié, retrouvés dans un domicile privé.

 

Jeudi 5 novembre 2009, Lambo Sandjo Pierre Roger est dans la cour du tribunal de première instance (Tpi) de Mbanga pour assister au procès qui l’oppose à l’inspecteur de police Tchokwi Jean qu’il poursuit pour le chef d’accusation de «tentative d’homicide volontaire» requalifié par le juge d’instruction en «menace sous condition». C’est alors qu’il est approché par un habitant qui lui relève la présence d’une porte du Centre divisionnaire des impôts de Mbanga, incendié lors des émeutes de la faim de fin février 2009. Emeutes pour lesquelles, Lambo Sandjo Pierre Roger, de son nom d’artiste Lapiro de Mbanga, a été reconnu coupable des infractions de «complicité de pillage en bande, de destruction de biens, d’attroupement sur la voie publique», malgré ses dénégations des faits. Et le 24 juin 2009, la Cour d’appel du Littoral statuant en audience criminelle a confirmé le jugement du tribunal de grande instance du Moungo de septembre 2008. Soit : 3ans d’emprisonnement ferme ; et en dommages et intérêts 200 millions Fcfa à la Société des plantations de Mbanga  (Spm) et 80 millions Fcfa au Ministère des finances (Minfi).

Sur cette dénonciation, Me Manfo Réné, l’un des avocats de Lapiro de Mbanga va commander une descente de constatation d’un huissier sur les lieux. Rendus au domicile indiqué, situé au quartier 16, entre la prison principale et le Tpi de Mbanga, les constatations de l’étude de l’huissier de justice Me Côme Takongmo permettront de découvrir dans cette concession de la famille Matouké que le lavabo externe (à l’arrière de la maison) est entièrement construit avec trois battants des anciennes portes du Cdi de Mbanga incendié et que trois autres battants du même Cdi servent de portes aux entrées (principale et arrières) de ce domicile. Ce que ne va pas nier le jeune Matouke Matouke Josué occupant des lieux. «Dans le souci de renforcer les portes de notre concession, nous sommes allés ramasser les battants qui étaient à l’abandon au stade municipal de Mbanga pendant plusieurs jours».

 

Attitude trouble du commissaire

Dans les consignations d’huissier, Josué Matouke Matouke va reconnaître que ces battants sont ceux des portes du Cdi de Mbanga. «Il y a trois mois, cette découverte par la police m’a valu des ennuis au niveau du commissariat de sécurité publique de Mbanga où j’ai été gardé à vue pendant trois jours avant d’être libéré avec l’aide de mon frère aîné. Le commissaire Essoua Martien m’avait demandé de remettre ses portes là où je les avais retrouvées. Mais j’attendais avoir des moyens financiers suffisants pour les remplacer», explique-t-il. Lapiro de Mbanga a aussitôt saisi le procureur de la République qui a demandé l’ouverte d’une enquête.

Cette découverte n’a pas manqué de susciter des interrogations des curieux et proches de Lapiro de Mbanga. Notamment, sur l’attitude trouble du commissaire de sécurité publique de Mbanga. «Sachant que l’on recherche les auteurs des pillages et  destructions lors des émeutes de fin février 2009 dans la ville de Mbanga, et notamment du centre des impôts, comment peut-il tomber sur untel butin et se permettre des négociations en douce sans se référer au procureur de la république ? Si ce n’est de la complicité, c’est de la conspiration contre Lapiro», argue F.T. Et un proche de la famille de Lapiro de poursuivre «à la cour d’appel l’avocat du ministère des finances sur la base des dépositions des témoins commandés, avait soutenu que l’incendie du  Centre divisionnaire des impôts avait tout consumé et qu’on n’avait pas pu récupérer même pas une aiguille. Il avait bâti son argumentaire sur ces éléments pour demander une augmentation de ses dommages et intérêts portés à 140 millions Fcfa. Malheureusement, il a été débouté du surplus.» Et Lapiro de Mbanga qui s’est pourvu en cassation, de soutenir que cela vient renforcer les preuves de son innocence. Et qu’il n’a de cesse de soutenir qu’aucune preuve de sa culpabilité n’a été produite jusqu’ici, seules les affirmations gratuites et contradictoires des témoins à la solde des personnes tapies dans l’ombre lui ont valu cette condamnation d’un procès Kafkaïen. «Voilà que Dieu révèle chaque jour au yeux de tous mon innocence», conclut-il.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

Par Njognath - Publié dans : Société
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 11 2009 22:57

Vie de Club

Le club mythique de la communauté Bassa a tenue un congrès unitaire pour exorciser les démons de la division le samedi 7 novembre 20009.

 

Le stade Marion de la Cité-sic a servi de cadre à la tenue du congrès extraordinaire unitaire de la Dynamo Football Club de Douala alias Botafogo de Nkongmondo, le samedi 7 novembre 2009. Organisé par Emmanuel Hervé Nkom, ancien président avec l’onction de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), elle n’avait qu’un seul objectif : mettre fin la division voire à l’upécisation qui avait fait son lit au sein de ce club mythique du football camerounais depuis sa descente en division 2 en 2002, au point de l’éclater en plusieurs factions. Favorisant ainsi des guerres de chiffonniers permanentes qui n’étaient pour concourir aux bonnes performances du club, sinon à sa disparition progressive. On se souvient que courant le mois d’octobre denier, deux congrès électifs de Dynamo contestés ont été organisés.

C’est ainsi que les forces vives de la grande communauté Bassa ont été réunies pour un dernier baroud d’honneur. Patriarches, élites, anciens dirigeants et joueurs de la Dynamo qui, lassés par ces batailles intestines, s’étaient éloignés du club au point d’aller soient créer, soit encadrer d’autres équipes, ont décidé de répondre au tocsin de l’union sacrée. C’est ainsi qu’à l’unanimité, ils ont décidé de remobiliser toute la grande communauté Bassa dans ses limites naturelles pour redorer à la Dynamo de Douala ses lettres de noblesse afin que l’évolution entamée du football ne s’écrive pas dans les années à venir sans « Les bon na job »  (les enfants de Dieu).

C’est ainsi qu’il a été décidé mettre en place une nouvelle structuration de gestion moderne des équipes. Celle-ci aura la lourde charge de réaliser cette ambition. De manière transitoire, il est mis en place un Comité stratégique élargi au sein duquel on retrouve tous les gros portefeuilles de la communauté Bassa, ainsi que les anciens dirigeants et joueurs de la dynamo de Douala. On peut citer entre autres : Nonga Beauté, Loga Emmanuel, Mbappé Penda Augustin, Perrial Nyodog, Elisabeth Tankeu, Marinette Mbelleck, Metouck, Louis Bapès Bapès, Nyetam, Mossely Djebayi, Gweha Ikouam, Modi Bog, Bell Joseph Antoine, Sylvain Nkom et Emmanuel Hervé Nkom,…Ils ont la charge de constituer un Conseil d’administration de la Dynamo de Douala et de définir la nouvelle politique du club. Pour la politique sportive, le Comité stratégique dit compter sur l’expertise de Gweha Ikouam.

 

Ngwe, nouveau président

D’emblée le Comité stratégique a constitué un Comité actif qui a la charge de gérer la Dynamo de Douala pendant la saison sportive 2009-2010. Ce comité actif fait office de bureau exécutif (voir ci-dessous) et pour y faire partir condition obligation a été fait à tous ses membres d’avoir un apport numéraire minimal de 500 000 Fcfa chacun.  Mais les habitudes ayant la peau dure, la publication de la composition du bureau exécutif a achoppé  sur le préposé au poste de secrétaire général. C’est ainsi qu’un huis clos a débouché à la mise à l’écart du sieur Nyemb et à laisser le poste vacant en attendant d’étendre les consultations.

Le porte-parole du Comité stratégique, Hervé Emmanuel Nkom tout en appelant à taire toutes les querelles qui minent la Dynamo de Douala, il a rappelé aux supporters et sympathisants que dans la nouvelle politique de modernisation de la gestion de Dynamo, seuls les détenteurs d’une carte auront voix au chapitre dans les instances de décision. A cet effet, il a appelé à la reconstitution des comités de soutien avec la mise en place des bureaux dont les présidents seront les seuls interlocuteurs. C’est dire que la hache de guerre a été résolument enterrée et comme l’affirmait Loga Emmanuel, le dernier président a avoir remporté  la coupe du Cameroun avec la Dynamo de Douala, «on ne parlera plus de faction au sein de ce club. Les démons de la division ont été conjurés, nous sommes résolument tournés vers l’avenir.» Les travaux ont été validés par le ministère des sports et de l’éducation physique et la Fécafoot représentés respectivement par Moïse Nsomo, délégué régional du Littoral et représenté par Réné Mpondo Black, Sg de la Ligue du Littoral.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

 

Comité actif

 

Président : Samuel Ngwe

V Présidents : Anatole Yon Lissom

Simon Pouth

Maximilien Tonye

Moïse Nlend

Secrétaire général : A pourvoir

Secrétaire Gle Adj. : Théodore Nonga

Manager Général : Gweha Ikouam

Directeur Technique : Paul Tonye

 

 

Par Njognath - Publié dans : Football
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 11 2009 18:28

Justice

La deuxième audience du procès opposant Lambo Sandjo Pierre Roger à l’inspecteur de police Tchokwi Jean a eu lieu hier jeudi 5 novembre 2009.


L’audience du 5 novembre 2009 de la Chambre correctionnelle du Tribunal de première instance (Tpi) de Mbanga statuant sur l’affaire opposant le ministère public et Lambo Sandjo Pierre Roger à l’inspecteur de police Tchokwi Jean a été renvoyé au 10 janvier 2010 au motif de l’imprégnation du dossier par le tribunal. Seulement pour la parie civile, les raisons de ce renvoi convainquent très peu, il transparaît comme un dilatoire du tribunal. Les raisons de ce renvoi ne semblent convaincre aucune des parties. Surtout qu’à l’audience du 8 octobre 2009 de la Chambre correctionnelle du Tribunal de première instance (Tpi) de Mbanga avait renvoyé au motif de la constitution du tribunal. D’autant plus que l’affaire s’était retrouvé à une audience que ne dirigeait pas la présidente du tribunal. Les audiences présidées par cette dernière étant programmées les premier mercredis et jeudis du mois. Ce qui est des plus surprenant, est le renvoie de la prochaine audience de cette affaire au 10 janvier 2010. Cette date étant un dimanche. Toute chose qui renforce l’appréhension des observateurs que le tribunal ferait simplement dans le dilatoire. Dans la famille de Lambo Sandjo Pierre Roger, on soupçonne une certaine impartialité.

On se souvient que la plainte de Lambo Sandjo Pierre Roger, de son nom d’artiste, Lapiro de Mbanga, portait sur l’accusation de «tentative d’homicide volontaire et complicité», contre les personnes Tchokwi Jean et Assoua Martien respectivement inspecteur de police et commissaire de sécurité publique de la ville de Mbanga. Curieusement, Mme Angono Sylvie épouse Biwolé, juge d’instruction dans l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction, après avoir entendu toutes les parties et les témoins, retenu l’infraction de menace sous condition. Car il ne fait l’ombre d’aucun doute que l’inspecteur Tchokwi Jean, «dans le temps légal des poursuites, avec ordre ou condition, menace Lambo Sandjo Pierre Roger, même implicitement de violences ou voies de fait», notamment de l’abattre avec son arme au cas où il continuerait de l’injurier. «Par ces motifs dit les charges suffisantes pesant sur l’inculpé pour les faits spécifiques.»

Pour les avocats de Lapiro de Mbanga, les préalables porteront sur la requalification des faits comme initialement portée dans la plainte. Ils entendent démontrer la différence qu’il y a entre une tentative d’homicide volontaire et une menace sous condition. Et démonter la description des faits correspond bel et bien à la tentative d’homicide volontaire. Au cour de la même audience, Lapiro de Mbanga revenait pour une autre affaire où il était partie civile et accusé pour le chef d’accusation de : «de vol de cacao dans une plantation ; destruction de borne et incendie». Pour cette autre affaire, le tribunal a renvoyé l’audience au 3 décembre 2009.  Lorsqu’on sait que c’est la même constitution du tribunal, on est en droit de se demande pourquoi avoir renvoyé la première affaire au 10 janvier 2010 et la deuxième au 3 novembre 2009. Rappelons que Lapiro de Mbanga   est actuellement sous le coup d’un condamnation à 3 an d’emprisonnement ferme et 280 millions Fcfa de dommage et intérêts dans le cadre des affaires relatives aux émeutes de février 2008.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

Par Njognath - Publié dans : Société
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 11 2009 18:01

Glamour

Un concours de beauté consacré aux  femmes enceintes est lancé. La première édition aura lieu le 12 novembre  à Yaoundé.

 

La femme enceinte a été toujours très belle, avec sa peau étirée, ses traits fins, son ventre arrondi et le renouvellement naturel de ces cellules. Seulement, elle a toujours été confinée comme un être malade, fragile, bien pour être cloitrée dans les domiciles. Et ses tenues,  se résument à des cabas, parce que porter les tenues de soirée de ville ou de soirée est apparenté comme un scandale, voire une atteinte à la pudeur. Pis encore, pour les mannequins professionnels, donner la vie est proscrit, sinon, c’est signer la fin de sa carrière. C’est pour lutter contre ses tabous que l’Agence Medina mis sur pied par la styliste modéliste Mercielle Medi Nlébé, a décidé de lancer le concours miss et défilé de mode  réservés aux femmes enceinte. «Une manière de magnifier la beauté de futures mamans et mettre en valeur la femme prête à engendrer la vie», affirme la promotrice.

Cette idée originale est partie d’un constat révoltant. « Les mannequins femmes n’arrivent pas à vivre pleinement leur statut de femme, qui ont pourtant le rôle  crucial de donner la vie, parce que l’intransigeance des responsables d’agences de mannequins est telle que, lorsqu’un mannequin tombe enceinte, les stylistes la mettait systématiquement à la porte et la plupart est contrainte de mettre un terme à leur carrière », souligne de Mercielle Medi Nlébé, ancienne mannequin. Conséquence, beaucoup de mannequins femmes attendaient d’avoir plus de 30 ans pour avoir un enfant, parfois dans des conditions difficiles à supporter pour certains organismes. Or il ne fait aucun doute que dans le développement de chaque femme, l’étape de donner la vie est un accomplissement qui permet de passer du stade de femme à celui de mère.

 

Miss et top model

Dans le souci de rappeler aux femmes leur rôle fondamental, et d’interpeller la responsabilité, l’humaniste et même dénoncer le côté  le macho  des managers artistiques et responsables d’agences de mannequinat, Medina a décidé d’apporter une réponse concrète en décidant d’organiser le concept dénommé : Top model future maman.  Un évènement annuel qui va permettre aux femmes  en général et aux mannequins en particulier de s’épanouir pendant leur grossesse tout en préservant leur carrière. La première édition de cette prestigieuse soirée de gala aura lieu le 12 novembre 2009 au Hilton Hôtel de Yaoundé. 13 finalistes (parmi lesquels des célibataires et femmes au foyer) ont été retenues sur les 25 candidates venues de Douala, Kumba, Nkongsamba, Mbouda et Yaoundé, qui se sont soumisses au casting dirigé par le styliste Dio Ali le 9 octobre 2009. Les critères de participation étaient être une femme âgée entre 19 et 30, porter une grossesse de 4 à 7 mois, et avoir un profil de mannequin. Le concours se déroulera en quatre passages : -Présentation – Tenue de ville – tenue de soirée – Cabas. Les tenues seront offertes par la styliste modéliste Medi Nlebe, qui a décidé dans la même optique de créer des vêtements pour femmes enceintes, qui seront présentés à l’occasion afin qu’elles rompent avec le port «rétrograde» du cabas.

Et parce que ce n’est pas simplement un défilé, mais aussi une compétition, au final, la miss future maman et ses deux dauphines seront élues.  Des prix seront remis proportionnellement à leur position à toutes les finalistes. Et la promotrice n’entend pas s’arrêter là, elle promet de donner une opportunité de formation à celles des finalistes qui sont dans le désoeuvrement afin de faciliter leur insertion sociale. Pour que la note de cette hymne à la beauté et à l’élégance de la femme, portent le comité d’organisation de Top model future maman a invité les artistes qui ne cessent de magnifier la gente féminine pour auréoler la soirée. A l’instar de Petit-Pays, Narcisse Prize, Tonton Ebogo et l’humoriste Valérie Ndongo. De même, Medina présentera sa nouvelle marque de vêtements «Legend» dont la première ligne sera baptisée « Code Kmer ». Pour cette soirée, il s’agira uniquement des tee-shirts, mais on annonce aussi dans la gamme des jeans et tennis.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

 

Par Njognath - Publié dans : Culture
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 20:07

Cogefar - Distraction des créances

Une avocate au barreau du Cameroun en prison sans jugement depuis quatre ans. Un intermédiaire expatrié aux méthodes peu orthodoxes. Plus du milliard volatilisé.

 

Dans le cadre du recouvrement de la créance de la société Cogefar Cameroun SA d’un montant de 9,7 milliards Fcfa envers l’Etat du Cameroun, une convention de titrisation avait été signée avec le ministre de l’économie et des finances  le 22 mai 1998. Donnant lui à 9 700 obligation de trésor de valeur faciale de 1 000 000 Fcfa. La société mandate Me Chantal K. Tchoumba de céder ses titres et de reverser le produit au siège en Italie. L’avocate dans une première cession réussit à céder 2 830 et reverse la totalité à la Cogefar en Italie. Satisfaite, les dirigeants renouvellent le mandat de placement des autres 6 870 titres restant. A son tour Me Chantal K. Tchoumba signe un avenant le 23 janvier 2003 avec un mandat de subdélégation à M Jean-Yves Berthes, homme d’affaire européen qui devait user de son entregent dans le sérail pour finaliser la suite de l’opération. En contrepartie, il recevrait 2% des sommes recouvrées. Un compte est ouvert à cet effet à la Sgbc et devrait fonctionner sur signatures conjointes des deux parties.

 

Trafic mafieux

Entre-temps, l’Etat propose une décote de 30% sur la valeur nominale de la créance que la Cogefar accepte. Cela ramène la créance initiale de 6,780 milliards Fcfa à 4,809 milliards Fcfa. Et s’engage à verser 817 530 000 Fcfa à la signature de cet accord et 3 991 470 000 Fcfa sur une période de treize mois, soit un montant de 249 466 375 Fcfa par mois. La Caa va régler du 27 janvier 2003 au 27 mai 2005 un montant total de 3 912 530 000 Fcfa. Or, il se trouve que 900 millions Fcfa ont été directement payés en Irlande au profit de la Sgi que dirigeait Jean-Yves Berthes. Une entorse à l’avenant qui lie Me Chantal K Tchoumba à la Sgi qui prévoyait des virements directs de la Caa au compte ouvert à la Sgbc. Pis encore, l’avocate dit que le relevé de compte fait apparaître que Berthes l’a mouvementé avec sa seule signature à hauteur de 544 973 250 Fcfa. Ce qui représente un montant total de 1,445 milliard Fcfa géré illégalement par J.Y. Berthes. Pourtant ces commissions correspondent à 78 250 600 Fcfa. Face à cette attitude pour le moins malhonnête, le cabinet Chantal K. T. a le 2 janvier 2008 par acte extrajudiciaire procéder à la révocation du mandat signé avec la société Graycoast. Malgré cela le liquidateur et la Sgi entretiennent toujours des rapports étroits pour s’accaparer du solde de la créance.

 

Jeu trouble

Le tribunal de grande instance du Wouri vient d’ordonner le reversement du solde des créances de 896 740 000 Fcfa de la Cogefar par la Caisse autonome d’amortissement (Caa) à la société Graycoast International (Sgi). Jeu trouble. Pourtant depuis janvier 2008, Me Chantal K. Tchoumba a fait une saisie conservatoire du solde de cette créance entre les mains de la Caa. Et depuis lors, ni le tiers saisi, encore moins le saisi n’ont intenté une action en mainlevée de saisie qui ne peut être initiée que de manière contradictoire. Aussitôt, Me Chantal K. Tchoumba a formé des défenses à exécution devant la juridiction concernée. «Ladite procédure qui demeure pendante rend tout à fait indisponible avant toute décision judiciaire les sommes restées en souffrance», soutient Me Chantal K. Tchoumba. Car, elle estime qu’exécuter ce paiement reviendrait «à induire un enrichissement illicite et sans cause» de la Sgi et de son patron Jean-Yves Berthes écrit-elle au directeur général de la Cogefar en Italie en ce mois en juin.

 

Mathieu  Nathanaël NJOG

 

Le milliard à problème

Pendant ce temps, le liquidateur, Michel Kangmeni Yossa, expert comptable agrée a écrit le 16 juin 2009 au ministre des finances pour demander le paiement de ce solde 896 740 000 Fcfa, assortie d’intérêts qu’il évalue à 112 514 883 Fcfa, ramenant le total du solde à 1 008 984 883 Fcfa. Il y affirme que «la société Cogefar Cameroun S.A. et la société Graycoast International Ltd ont signé une convention portant sur la répartition de ce solde, laquelle convention a été déposée à la Caa depuis trois mois, mais la Caa se refuse de procéder au paiement de cette créance.» Etonnant de constater que le liquidateur qui a engagé les poursuites judiciaires contre Me Chantal K. Tchoumba et Jean-Yves Berthes, ait entamé des démarches avec ce dernier pour se partager le solde de 896 470 000 Fcfa restant à la Caa.

Or, Me Chantal K. Tchoumba estime que ce solde des créances de la Cogefar à l’Etat y a tout intérêt d’y demeurer jusqu’à l’issue du procès pénal en cours. Car, le blocage de ses fonds logés à la Caa tout comme ceux du compte de la Sgbc permettraient la manifestation de la vérité au regard des mouvements financiers frisant de l’arnaque internationale. Et à terme, qu’aucune partie prenante dans cet imbroglio financier ne soit flouée. A l’instar de Me Chantal K. T. qui n’a toujours pas touché un radis en guise d’honoraire, prétend-elle. Procédure judiciaire qui vaut à Me Chantal K. Tchoumba d’être placée en détention provisoire sans jugement à la prison centrale de Douala depuis bientôt le 5 août 2005. Au point que le bâtonnier de Paris soutenant le mot d’ordre des avocats du barreau du Cameroun de suspendre le port de la robe a décrie avec fermeté le fait que plusieurs avocats camerounais font «l’objet de véritables persécutions judiciaire, difficilement justifiables.» Entre autres cas, il a cité celui de «Me Chantal K. Tchoumba détenue depuis quatre années environs à la prison centrale de Douala sans jugement au motif, dit-on, qu’elle n’aurait pas reversé à un client des sommes qu’elle aurait recouvrées» sic. Jean-Yves Berthes qui est poursuivi avec elle pour complicité d’abus de confiance aggravé, pour un non versement de 1,344 milliard Fcfa, a bénéficié d’une liberté provisoire à la première demande. Curieux ! L’avocate vient d’introduire une nouvelle demande de mise en liberté provisoire sur laquelle le tribunal va statuer le 21juillet. Rappelant que la Cogefar attendait que lui soit versé la somme 2,748 milliards Fcfa et qu’elle a versé la somme de 1,405 milliards Fcfa et conclut que si «Berthes avait transféré à la Cogefar les 1,445 milliard Fcfa gérer directement, cette procédure judiciaire n’aurait jamais existé.» Me Marcel Eyidi, conseil du liquidateur que nous avons joint, affirme que son client pas de contentieux avec sa consoeur, en revanche que Me Chantal K.T. a des démêlés avec la justice.

M.N.N. Article publié dans Le Messager

 

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 20:00

Martin Belinga Eboutou écrit au directeur de publication du journal congolais  « Le Choc »

 

Il y’a quelques semaines, l’hebdomadaire congolais le choc, publiait un dossier impliquant le président camerounais Paul Biya, dans une sombre affaire de livre publié sur le président Denis Sassou Nguesso, et dont le contenu lui aurait causé grief. Réagissant à cette publication dont promotion avait été faite dans un journal appartenant au camerounais Paul Tedga, le Magazine le Choc a produit un ensemble d’articles d’où ressortaient des propos injurieux à l’encontre du président Biya et des Camerounais. Le Directeur du Cabinet Civil à la présidence de la république du Cameroun a produit un droit de réponse, dont la teneur suit

 

PRC / vendredi 30 octobre 2009

 

Monsieur le Directeur Général,

 

Depuis bientôt deux mois, le Magazine «Le Choc» paraissant à Brazzaville et dont vous êtes le Directeur Général consacre, dans ses éditions de septembre et d’octobre 2009 un Dossier Spécial «Cameroun», dans lesquels manchettes et articles sont aussi désobligeants, irrévérencieux, que mensongers à l’endroit du Président de la République du Cameroun, S.E.M. Paul Biya, et du peuple camerounais.

 

Cette campagne abjecte de dénigrement, sans précédent dans les annales des relations fraternelles et amicales entre le Cameroun et le Congo serait motivée et justifiée, selon vous, par votre soif de vengeance. Vous nous apprenez en effet qu’un journaliste d’origine camerounaise, M. Jean Paul TEDGA, vivant et travaillant à Paris, où il publie un magazine, « Afrique Education », dénigre dans ses écrits le Président congolais S.E.M. Denis Sassou Nguesso, raison pour laquelle vous vous faites l’obligation de dénigrer S.E.M. Paul Biya et le peuple camerounais.

 

Usant du droit de réponse –universellement reconnu en matière de presse- j’ai l’honneur de vous demander de publier, dans la plus prochaine édition du Magazine «Le Choc», ma réaction que voici.

 

Je tiens d’emblée à dissocier le Président Paul Biya et son entourage des manœuvrés et publications de M. Jean Paul Tedga, et opposer le démenti le plus formel à votre allégation, au demeurant sans l’ombre d’une preuve, selon laquelle le Président Paul Biya a financé l’ouvrage d’un Collectif de congolais de la diaspora intitulé «Sassou Nguesso, l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique».

 

Ma réponse à votre campagne de dénigrement, aussi gratuite, haineuse que vaine à l’endroit du peuple camerounais et de son Président s’articule autour de quatre axes majeurs :

 

- Le Cameroun comme il va ;

- La question du prétendu leadership en Afrique Centrale ;

- La qualité des relations entre le Cameroun et ses voisins, dont le Congo ;

- L’inanité du règlement de comptes, finalité déclarée de vos écrits.

 

A. LE CAMEROUN COMME IL VA

 

Le Cameroun n’est pas une dictature, mais bien au contraire, un Etat où priment la liberté d’expression et la démocratie pluraliste. Les émeutes de la faim de 2008 dans le monde dont il est fait mention dans vos articles n’ont certes pas épargné le Cameroun, mais les émeutiers ont bénéficié d’un procès équitable. Certains ont été condamnés, d’autres libérés.

 

Le Gouvernement a consenti l’effort nécessaire à l’amélioration des conditions de vie des populations, dans un environnement mondial traversé par la crise : les salaires ont été augmentés de 15% le 07 mars 2008, les indemnités de logement de 20%, tandis que les prix des denrées de première nécessité (riz, farine, poisson) ont été homologués… Les informations contenues dans votre magazine sont donc totalement erronées.

 

Les partis politiques qui sont nombreux exercent librement, y compris celui de Monsieur Mila Assouté à qui vous prêtez une tribune dans vos colonnes, et qui s’est volontairement exilé. Je puis vous affirmer que M. Mila Assouté ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire ni d’aucun harcèlement politique, sinon, et tout à fait curieusement, de la part de ses coreligionnaires du RMDC dont le quotidien indépendant « Le Messager » nous apprend dans son édition du 22 octobre 2009 (page 3) qu’il vient de « recevoir un blâme de son Parti ».

 

Le Président Paul Biya, c’est de notoriété publique, prône l’ouverture, le dialogue et la concertation. Trois Partis d’opposition – UNDP, ANDP et FSNC- font partie de son Gouvernement, pendant que quatre Partis sont représentés à l’Assemblée Nationale – SDF, UNDP, UDC et MP. Voilà rapidement résumés les ingrédients de la légendaire stabilité du Cameroun

 

B. LE PRETENDU LEADERSHIP EN AFRIQUE CENTRALE

 

A la question que lui posait un journaliste français au perron de l’Elysée de savoir s’il avait l’intention de jouer le rôle de leader laissé vacant du fait de la disparition du défunt Président gabonais Omar Bongo Ondimba, le Président Paul Biya avait répondu sans équivoque : « Le Cameroun est toujours disponible et disposé à coopérer avec tous les Etats africains et notamment les Etats d’Afrique Centrale, sans chercher à jouer particulièrement un rôle ». Il est donc étonnant que le sujet hante les esprits chagrins qui s’imaginent qu’en Afrique Centrale, il y a une instance ou une fonction de leader, instance et fonction établies nulle part, si ce n’est dans l’imagination de quelques journalistes nostalgiques d’une vision dépassée des relations Afrique-France. Il est, en tout cas, totalement injuste et malveillant de vouloir créer une querelle qui n’existe pas dans l’esprit du Chef de l’Etat camerounais et de son peuple.

 

C. LA QUALITE DES RELATIONS ENTRE LE CAMEROUN ET SES VOISINS, DONT LA REPUBLIQUE DU CONGO

 

Le Président Paul Biya promeut l’excellence des rapports entre Etats. Le Cameroun a frontière commune avec la République Fédérale du Nigeria, la République de Guinée Equatoriale, la République Gabonaise, la République du Tchad, la République Centrafricaine et la République du Congo. Avec tous ces Etats sans exception aucune, le Cameroun manifeste toujours la volonté d’entretenir des rapports sains, de ne provoquer ni entretenir aucun conflit, et de régler les différends éventuels susceptibles de survenir, par le dialogue et la négociation. Les exemples ne manquent pas, qui illustrent cette politique apaisée, pacifique et de bon voisinage, que vous connaissez, que le monde entier connaît et reconnaît.

 

L’ouvrage intitulé « Sassou Nguesso : l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique », publié à Paris par l’Harmattan et signé d’un Collectif de Congolais de la diaspora ne concerne ni de près ni de loin le Cameroun et son Président. Il est extravagant de prétendre que le Président Paul Biya l’a financé, au seul prétexte qu’un journaliste d’origine camerounaise, vivant et travaillant à Paris, en a rendu compte. Je précise que l’ouvrage en question n’est pas en vente au Cameroun.

 

En revanche, l’ouvrage de promotion politique du Président Sassou Nguesso, « parler pour l’Afrique. Entretien avec Edouard Dor » publié aux éditions Michel Lafont est en vente dans tous les kiosques et librairies du Cameroun au prix de 2 500 FCFA. C’est également le lieu de rappeler qu’en juillet 2009, la radio « Sky one » émettant à Yaoundé sur la fréquence 104.5 FM a été fermée, notamment pour outrage au Président Congolais Denis Sassou Nguesso, dans le cadre de débats interactifs. Elle reste fermée jusqu’à ce jour.

 

L’Ambassadeur de la République du Congo au Cameroun a certainement dû en rendre compte. Le Président Paul Biya et le Président Denis Sassou Nguesso sont des frères et des amis unis de solidarité géographique, historique et politique. Le Chef de l’Etat camerounais, homme d’Etat épris de paix, de respect des valeurs humaines, soucieux de sauvegarder l’amitié et la concorde avec ses voisins ne saurait se départir du sacro-saint principe universel du respect de la souveraineté et de la sécurité des Etats qui constitue le socle de la Charte des Nations Unies.

 

D. L’INANITE DU REGLEMENT DE COMPTES, FINALITE DECLAREE DE VOS ECRITS

 

Il est constant que certains Africains de la diaspora et sans distinction de nationalité tentent, avec plus ou moins de succès, d’approcher les Hommes d’Etat en Afrique à des fins pécuniaires et mercantiles, notamment autour des périodes électorales. Le Chef de l’Etat camerounais n’y échappe pas, le Président Sassou Nguesso non plus, qui l’un et l’autre pourraient faire leur la phrase du poète d’origine congolaise Tchicaya U Tam’Si : « Epine pour épine, nous avons commune couronne d’épines ». (Le Contempteur, in Epitomé).

 

L’illustration patente du phénomène est ce contrat que vous évoquez vous-même dans votre magazine, contrat passé entre M. Jean Paul Tedga et le Cabinet du Président Sassou Nguesso en 1997 pour, je vous cite «soigner son image».

 

C’est vous encore qui nous apprenez le montant de 100 000 000 (cent millions) FCFA par an, du contrat passé à l’époque entre M. Jean Paul Tedga et le Cabinet du Président Sassou Nguesso dont M. Jean-Claude Gakosso était Conseiller à la Communication.

 

C’est encore vous qui nous informez de ce que M. Tedga est venu renégocier ce contrat quelques années plus tard, que M. Firmin Ayessa était devenu Conseiller à la Communication, et que cette négociation a fait long feu, M. Tedga ayant outrancièrement fait monter les enchères à 850 000 000 (huit cent cinquante millions) FCFA par an. En nous en tenant strictement à vos propres dires, nulle part vous ne mentionnez que le Président Paul Biya ou une autorité camerounaise quelconque se sont entremis entre M. Jean Paul Tedga et le Président Denis Sassou Nguesso. De même, selon vos déclarations, ces relations ont connu une lune de miel, et malheureusement suite vraisemblablement au non aboutissement du contrat de 850 000 000… une lune de fiel. Le Président Paul Biya et le peuple camerounais n’y sont strictement pour rien, d’où l’inanité de votre règlement de comptes. M. Jean Paul Tedga est plus en cour à Brazzaville qu’à Yaoundé.

 

Permettez que je tire ma conclusion, en affirmant qu’il s’agit là de fausses querelles et en affirmant haut et fort que l’Afrique centrale et ses peuples aspirent à la paix et au développement. Probablement en mal de notoriété, vous faites le mauvais choix de vouloir brouiller deux peuples frères et amis pour y remédier. De plus, votre option et votre propension à l’insulte et l’invective, en insultant un Chef d’Etat, me remémore cette phrase de Don Quichotte : « il faut que la force soutienne l’affront, pour que cet affront déshonore ».

 

La sagesse africaine à laquelle vous faites recours pour justifier vos agissements, n’enseigne nulle part d’insulter le frère de son père, ce concept qui, au demeurant, n’existe pas en Afrique noire : le frère du père (oncle) est tout simplement le père. Et il a qualité pour vous maudire. Hâtez-vous de venir lui présenter vos excuses.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur Général, les assurances de ma parfaite considération.

 

Prc.cm : Martin Belinga Eboutou, Directeur du Cabinet Civil, Présidence de la République du Cameroun

 

Par Njognath - Publié dans : Politique
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 19:58

Réclamations - Mémorandum de l’Océan

Le document a été faxé directement dans les appartements privés du chef de l’Etat pendant qu’il était en séjour en Suisse.

 

L’affaire fait actuellement grand bruit dans les milieux administratifs, diplomatiques et politiques du Cameroun. Le mémorandum de l’Océan, selon une source bien introduite, aurait été faxé directement au chef de l’Etat Paul Biya alors qu’il était en séjour à Genève en Suisse. Ce qui suppose que l’expéditeur a pu avoir accès au numéro de fax des appartements privés du président de la République du Cameroun. Le document, qui s’étend sur trois feuilles de format A4, est parvenu à son illustre destinataire sans passer par les voies ordinaires. Ce fait a immédiatement suscité la panique au sein du sérail politique camerounais et déclenché un branle-bas des services de la sécurité présidentielle. Certains hauts responsables de la République ont été saisis ainsi que certains dignitaires du régime de Yaoundé originaire de cette région. Les services secrets s’activeraient depuis quelques temps à remonter le réseau ayant permis cet exploit pour démasquer les vrais auteurs du mémorandum,  et des complicités éventuelles ayant pu faciliter l’accès direct au chef de l’Etat.  A en croire des sources introduites au cabinet civil, l’opération aurait été effectuée dans une cabine publique aux environs de la Poste centrale de Yaoundé.

Au sein du Rdpc, certains pensent que ce mémorandum a été rédigé par des opposants afin de fragiliser le parti au pouvoir dans le département de l’Océan. Il s’agirait en somme d’une manipulation de l’opinion publique dans le but de jeter le discrédit sur le département de l’Océan et dynamiter ainsi les grands projets en cours dans l’Océan à savoir le projet du port en eau profonde, la centrale à gaz de Bipaga, la centrale thermique de Mpolongwe, etc. D’autres encore y voient la main de certains membres du gouvernement originaires du Sud-Ouest qui souhaitent ainsi par ces attaques directes contre le chef de l’Etat, faire arrêter tous ces projets et notamment le projet en eau profonde, afin de favoriser l’éclosion du port en eau profonde de Limbé. Mais toutes ces hypothèses sont balayées de la main par certaines élites de l’Océan qui voient dans cette approche une manière d’embrouiller les pistes et laisser ainsi de coté les vrais auteurs de ce document incendiaire.  En tout état de cause, le courrier des mémorandistes est arrivé à bon port. Mais est-ce que le chef de l’Etat donnera suite à ces réclamations ?

Sévère KAMEN, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Politique
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 11 2009 19:45

Revendications - Mémorandum de l’Océan

Plusieurs ressortissants de Kribi à des postes importants sont indexés dans le département comme faisant parti des rédacteurs du fameux document.

 

C’est le 6 novembre prochain que le Rdpc commémore l’accession de son chef le président Paul Biya à la magistrature suprême. Dans tous les coins du pays, même les plus reculés, c’est le branle-bas. Dans le département de l’Océan, une vive tension y règne depuis la publication d’un mémorandum adressé au chef de l’Etat et écrit par certaines élites de l’Océan. A l’heure actuelle, le sport favori de tout kribi est une gymnastique intellectuelle pour essayer de savoir qui se cache derrière le mémorandum. Pour ce faire, les uns et les autres décryptent le fameux document qui est actuellement le document le plus photocopié et le plus lu de la cité balnéaire. D’après les premières constatations, les auteurs de ce document ne sont autres que certains barons du parti au pouvoir. « Pendant les élections, nous avons toujours usé de tous les moyens matériels et immatériels pour que notre parti en sorte la main haute », indique le document. Ce qui supposerait que ce sont des hauts cadres de ce parti très souvent impliqués dans la coordination des différentes élections dans cette région.

Mais par la suite, pour semer le trouble sur l’identification des auteurs, les mémorandistes posent le problème de développement de l’Océan profond ; en se substituant au peuple. Dans la suite du document, ils s’attaquent aux autres élites de l’Océan qui ne seraient pas du même bord qu’eux et aux élus locaux. Après maintes introductions, les auteurs touchent la substantifique moelle du document en estimant que « le peuple a besoin d’un nouvel homme fort». Ils définissent leur cible quand ils disent que : « L’actuel homme fort Jules Doret Ndongo manque de poigne et ne peut plus convaincre ce peuple désabusé et floué sans cesse… Il manque de charisme. Il est respecté et craint de par sa position au sein du gouvernement mais il n’est point aimé par les populations. Lui qui soutient le tribalisme et cultive la haine ».

La suite est une longue diatribe contre le secrétaire général des services du Premier ministre. Pour certainement faire ressortir la faiblesse de ce dernier, les mémorandistes estiment que « son autorité est sans cesse mise à mal par d’autres politiciens comme le président de section Océan Sud Grégoire Mba Mba». Les mémorandistes ne cachent même plus leurs nostalgies du pouvoir en reprochant clairement au président Paul Biya d’avoir « écarté des membres du gouvernement valables qui savaient ménager la chèvre et le chou » ; regrettant que le président ait opté pour « une génération incapable que vous devez déjà faire passer le témoin à une autre ».

Dans la cité balnéaire, certains noms sont cités : un ancien ministre qui a passé plus de 20 ans au gouvernement ; un riche banquier, quelques anciens et actuels  élus locaux… Maintenant, l’heure est à qui criera son soutien au président Biya, à Jules Doret Ndongo et au rejet en bloc du mémorandum. Ce qui est sûr et on le sait, ce mémorandum fait plaisir à plus d’un et même parmi ceux qui crient haut et fort à l’imposture, chacun guettant la chute éventuelle de l’ennemi tant combattu mais si tenace.

Sévère KAMEN, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Politique
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