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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 18:22

Communication – Audiovisuel

C’est l’une des résolutions de la Rencontre audiovisuelle de Douala (Rado) qui s’est achevée samedi 28 novembre 2009.

 

La floraison des chaînes de télévision à divers capitaux (publics et privés) ne s’est pas accompagnée d’un boom qualitatif des contenus des programmes en Afrique centrale. Entre absence de financements et production en deçà des standards internationalement irréfutables, l’audiovisuel dans cette partie du continent ploie sous le poids d’une kyrielle de maux qui le gangrènent. Afin d’apporter des palliatifs de nature à éradiquer les tares qui minent le secteur de l’image et du son, la Rencontre audiovisuelle de Douala (Rado) s’est tenue du 24 au 28 novembre 2009 dans la salle de conférences du Sawa hôtel de Bonanjo.  

Pendant cinq jours, les participants venus du Cameroun, du Tchad, du Congo Brazzaville, du Rwanda… ont eu à plancher entre autres sur l’épineuse question de l’offre et de la demande des programmes Tv en Afrique centrale, les contours de la mise en place d’une banque d’images pour l’Afrique centrale, le marché des programmes de télévision à implémenter, la programmation des chaînes africaines face aux exigences des publics locaux…

Pour coordonner cette tempête d’idées, pas moins le sémillant et controversé Gaston Kelman pour présider le comité scientifique d’une Rado qui ambitionne de «contribuer à l’essor de la télévision par la mobilisation des opérateurs et la recherche des solutions adaptées aux problèmes de l’audiovisuel en Afrique», soulignera, Rémi Atangana Abega, président du comité d’organisation de la Rado. Pour planter le décor intellectuel, une étincelante leçon inaugurale du philosophe Hubert Mono Ndjana a permis d’établir une corrélation harmonieuse et plus que jamais d’actualité, entre «l’identité culturelle et l’audiovisuel dans l’Afrique centrale et les Grands Lacs». Un avis partagé du reste  par le délégué régional de la culture pour le Littoral, par ailleurs représentant de la ministre Ama Tutu Muna. Robert Bendegue en arguant de ce qu’aucun média ne véhicule des programmes culturellement neutres, a estimé que la thématique (l’offre et de la demande des programmes Tv en Afrique centrale) était au cœur de «la problématique de l’audiovisuel en Afrique centrale» et que dans ces conditions, «l’idéal est de promouvoir les images de nos peuples selon les standards techniques internationaux».

 

Exit Festel, welcome Rado

La Banque d’images pour l’Afrique centrale (Bimac) a servi de passerelle entre le discours et les actes concrets. Il s’agit d’assurer auprès «des producteurs et partenaires multilatéraux, la collecte des éléments portant sur les œuvres audiovisuelles produites, celles en cours de production et regrouper les productions prêtes à diffuser», a martelé Gérard Désiré Nguélé, délégué général du Festival de télévision (Festel), ancêtre de la Rado. En clair, la Bimac va servir de mandataire pour mettre ces réalisations à la disposition des télévisions publiques et privées d’Afrique centrale, de potentiels acheteurs et diffuseurs de divers horizons…

Le marché des programmes de télévision (Maptel) s’apparente quant à lui à une foire au cours de laquelle, on va rassembler des réalisateurs, des producteurs, des acheteurs, des exploitants et autres distributeurs de salle de cinéma. Dans cette veine, les tractations achat/vente des produits audiovisuels sont la dorsale d’un Maptel ambitieux.

Alain NJIPOU, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Culture
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 18:19

 Emploi

Le Fond nationale de l’emploi  a organisé mardi 24 novembre 2009 à Douala un séminaire sur les avantages et conséquences du processus de renforcement  du capital humain dans les sociétés.

 

Il n’est pas un secret de polichinelle que le facteur recrutement influence de manière significative le rendement dans toute entreprise.  C’est fort de ce constat que le Fond national de l’emploi (Fne) a organisé un séminaire sur le thème : «Le recrutement, une prise de risque  ou un investissement pour l’entreprise». Il était question d’explorer les contours de cette problématique dont l’incidence à une emprise significative sur les performances de l’entreprise. Paul Mouen-Njoh, directeur des ressources humaines au Groupe Cfao et modérateur des travaux a dans son propos liminaire situé l’importance de ces assises. «C’est un débat sensible et important pour la survie, la vie et la compétitivité de nos entreprises, car tout part de la qualité des hommes et par conséquence de la qualité des recrutements. La théorie ne peut se suffire, elle doit être mise en œuvre d’où la nécessite des spécialistes», dira-t-il.

Les intervenants Marlyse Tongo Douala Bell, consultant senior en GRH et directeur général du Cabinet Imca et Emmanuel Sidjui, enseignant à l’université de Douala en GRH ont exploré le tour de la question en ..., le processus théorique du recrutement ; la pratique du recrutement dans les entreprises avec ses contingences subjectives ; et les corollaires d’un recrutement raté. Pour arriver à la conclusion que les opérations de recrutement quelqu’en soit la méthode utilisé à un coût et de ce fait est un risque pluriel. Alors «le recrutement est bien loin d’être un jeu de hasard, c’est un investissement que le manager doit capitaliser pour ne pas obtenir des résultats néfastes», conclut Marlyse Tongo Douala Bell. Pour y parvenir, tous les maillons de la chaîne doivent jouer à merveille leur partition. Du manager qui définit la politique et décline la stratégie du recrutement, aux structures de recrutement ou tout autre recruteur, en passant par le responsable des ressources humaine qui a la lourde responsabilité d’élaborer le profil et surtout de rendre les conditions de l’offre attractives et avantageuses pour les potentiels talents qui ne postulent plus pour le poste mais pour un profil de carrière. «Un recrutement n’est pas un cadeau qu’offre l’employeur, mais un marché gagnant-gagnant. Le candidat vend son talent et l’employeur recherche une compétence pour son développement», précise Marlyse Tongo.

 

Ecueils

Toutefois, les opérations de recrutement restent émaillées de beaucoup d’écueil. Les participants ont relevé que l’exigence financière des cabinets de recrutement étant prohibitive,  les Pme disent ne pas toujours pouvoir se référer à eux. Mais les panélistes mettent cela sous le fait que les Pme ne sont pas structurées et cela se ressent dans les recrutements qui sont faits sur des bases familiales, ethno-tribales et les affinités. Mais les panélistes ont proposé au Pme pour éviter les investissements financiers des opérations de recrutements d’autres méthodes plus souples, tels que, les stages pré-emplois avec évaluation à termes, les partenariats avec les structures de formation ou s’appuyer sur le Fne. En revanche, lors des échanges, les recruteurs et organismes de recrutement ont aussi été accusés de faire dans la subjectivité. Ce que n’ont pas nié les panélistes. Marlyse Tongo a reconnu que très souvent à la fin des textes, les employeurs usent souvent de pression avec l’introduction des candidats qui n’ont pas soumis aux tests, ainsi la rétractation du manager en fin processus pour des raisons souvent fallacieuses. Tout compte fait, recommandation a été faite pour que le recrutement ne soit pas un échec. «Car l’investissement nécessite un retour sur investissement au cas contraire si le résultat n’est pas probant alors le recrutement devient un énorme risque », conclut Emmanuel Sidjui. Grande sera la satisfaction de Célestin Njipou, représentant du directeur d’agence Littoral du Fne du rôle joué par cette institution en initiant ce débat qui va permettre aux entreprises de se rapprocher des standards internationaux.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Economie
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 18:12

Preavis de grève

L’association des dépositaires et marchands de journaux des villes de  Douala et Yaoundé viennent de lancer un préavis de grève.


 

Les vendeurs de journaux réitèrent leur préavis de grève pour le 30 novembre 2009. C’est la substance de la demande d’audience adressée au ministre de la communication en date du 23 novembre 2009. «Devant la gravité de la situation concernant la distribution de la presse sur le territoire camerounais, à savoir la possibilité d’un blocage complet de la distribution et la vente de toutes les publications (locales et étrangères) et surtout le manque de réaction du ministère des finances à travers la direction des grandes entreprises...», lit-on. Par ricochet, ils menacent de mettre en exécution le préavis de grève lancé depuis le 14 novembre 2009. Mais avant, ils sollicitent du ministre de la communication, la tenue d’une réunion très urgente avec les représentants des deux associations des vendeurs de journaux de Douala, Yaoundé et du directeur général de Messapresse, afin qu’ensemble, ils trouvent très rapidement des solutions pour désamorcer ce préavis de grève.

Une demande d’audience qui fait suite à l’indifférence affichée par le directeur général de Messapresse, société détenant le monopole de la distribution des journaux au Cameroun, devant les revendications que les marchands de journaux ont porté à son endroit. «Compte tenu du mutisme que vous affichez jusqu’ici malgré les nombreux courriers que nous vous avons adressés sur les difficultés que nous rencontrons dans notre profession, nous venons par la présente réitérer notre engagement pour obtenir l’annulation du précompte de 1% facturé sur nos pseudo achats», réclament les vendeurs de journaux. Car ils soutiennent que cette retenue, fait suite à une mauvaise interprétation de la loi des finances 92/93 et portant l’article 21 alinéas 3 du nouveau Code général des impôts, mais aussi la perte de vue de l’incidence de cette facturation dans les états financiers des dépositaires. Or, il se trouve que la loi de fiance N° 92/93 institue le prélèvement de 1% par les fournisseurs sur les achats des commerçants. Et Cet article précise le champ d’application de ce prélèvement et l’exonération due à la qualité d’acheteur. «Selon cet article, le prélèvement de 1% s’applique aux achats destinés à la revente en l’état, c’est-à-dire, les achats effectués par les revendeurs et commerçants », soutiennent les vendeurs de journaux.

Pourtant, le principe de fonctionnement des marchands de journaux Messaprese est celui de dépôt. De ce fait, il va s’en dire que les marchands de journaux n’achètent rien à Messapresse pour revendre. Bien plus, le contrat de partenariat qui lie Messapresse aux marchands de presse précise bien que lesdits journaux déposés auprès des marchands, moyennant une forte caution de garanti, restent et demeurent la propriété de Messapresse. «Or, une vente ou achats entraîne une cession ou une acquisition de la propriété, mais aussi devraient permettre de réaliser des marges. En revanche, nous sommes justes des intermédiaires et des dépositaires qui ne peuvent pas disposer à volonté des produits. Conséquence, le prélèvement de 1% qui nous est appliqué est  en marge de la loi», soulignent-ils. Pis encore, il ressort de l’article 21 alinéa 3 du nouveau Code général des impôts que «les personnes assujetties à l’impôt libératoire c’est-à-dire exonérées de l’IS ou l’IRPP sont non seulement exonérées du prélèvement de 1%, mais ne peuvent pas faire valoir ce prélèvement en acompte de leurs impôts», argumentent les marchands de journaux avant de conclure : «Fort de ces constats, nous considérons les attitudes de Messapresse comme une duperie, un enrichissement sans cause sur le dos des diffuseurs de journaux.» Non sans réclamer le remboursement des sommes perçues à ce jour au titre de cette fameuse taxe. Et exiger la revalorisation des remises qui les sont attribués de l’ordre de 5%. Ainsi que l’arrêt immédiat de la vente à la criée qui crée une concurrence déloyale.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Economie
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 12:38

UNIFFAC « Challenge Issa Hayatou 2009 »,

Les joueurs dont les noms suivent sont invités à prendre part au stage

préparatoire de l’Equipe nationale des moins de 17 ans qui aura lieu au Centre Technique de la Fecafoot à Odza du 23 au 28 Novembre 2009.

 

Les intéressés sont attendus à Yaoundé, au siège de la Fecafoot à Tsinga, le Mardi 23 Novembre 2009 à 08 heures.

 

Il s’agit de :

 

1. MBAYNASSE Jourdain (Cotonsport FC de Garoua)

2. EBODE André (Sport Etude Yaoundé)

3. LOGO  Yannick (Christ Academic Mbalmayo)

4. ETOUKE EPOUNE  Franck (Futur Soccer Douala)

5. KUNDE Melong (Best Star Limbe)

6. BAGNOLACK (Fundsport Douala)

7. ALIM Boubakary (Nord)

8. KOUAMEDJO (Fortuna Yaoundé)

9. KAMDEM TEGUIA (Orient de Bertoua)

10. MBEYO’O SALOMON (NYNA)

11. Thomas Libye JUNIOR (Dauphin)

12. GADJI PHILIPPE (Cap Tropique Maroua)

13. BITOLO TOUA Rodrigue (Musango Yaoundé)

14. KEUNI Stève (Littoral, Douala)

15. EKU Fabrice (Nord Ouest)

16. MBEGA NOUKOUE (Littoral)

17. BASSEGUE OWONA (AS Fortuna, Littoral)

18. DRAGA Olivier (Cotonsport, Garoua)

19. MOCBE Mathurin (Adamaoua)

20. TENGUEMO GUEMO (Foot Center, Bamenda)

21. ZALLANG Ulrich (Orient Bertoua)

22. METE EMVOLO (Musango Yaoundé)

23. ENGOUDOU Etienne (Volcan de Yaoundé)

24. NTCHATCHA Roland (Hope Football, Yaoundé)

25. BISSAI Stève (AS Fortune, Yaoundé)

26. MENJOMA MENJOMA Luc (Green City, Yaoundé)

27. BIBOLO Armand (Green City, Yaoundé)

28. NCHE BOVET (Nord Ouest)

29. ALI Jean OTIS (Adamaoua)

30. MOIMI NGAMALOU (Mousango, Yaoundé)

31. TATA Joel (Best Star, Limbe)

32. ZEH EDIMA (CAPEFOOT, Bafoussam)

33. TCHATCHOUA (Ouest)

34. DEMANOU (Ouest)

35. BEKOLO Gael (Fundesport, Littoral)

36. CHO Elvis (Foot Center, Bamenda)

37. ELOUNDOU Charles (Mongo Sport, Mfou)

38. ADONG NYAMA Guy (Daga Sport, Douala)

39. OUSMAELA Sali  (Yaoundé)

40. EVINA AKONO (Nyma)

41. SALI ARMAND (LEMA FC, BERTOUA)

42. DOGMOUGNI JEAN (LEMA FC , BERTOUA)

43. MISSING  (LEMA FC, BERTOUA)

44. AMADOU ABDOULAIHI (COTONSPORT FC, GAROUA)

45. OWONA GERARD (PELICAN,  YAOUNDE)

46. MEKINDA AVIDI  (HOPE ACADEMY, YAOUNDE)

47. GUEFIGUE BERTIN  (HOPE ACADEMY,  YAOUNDE)

48. KWANG  (CEJEFOOT, NYETE)

49. ZOUA  (SPORT ETUDE,  YAOUNDE)

50. BEBOULE BEBOULE  (SPORT ETUD, YAOUNDE)

51. ALIMA ATANGANA ERIC  (SPORT ETUDE, YAOUNDE)

Par Njognath - Publié dans : Football
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 12:22

Présidentielle 2011

Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise vient d’adresser une lettre interpellative au président de Election Cameroon dans la perspective des prochaines joutes électorales.

 

 Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise (Rjc) qui se veut la vraie plate-forme de la jeunesse camerounaise, en opposition au Conseil national de la jeunesse (encore en chantier), d’obédience gouvernementale soupçonnée d’être inféodée par le pouvoir, vient d’écrire au président de Election Cameroon (Elecam). Dans une lettre datée du 18 novembre 2009, le porte-parole de le Rjc, Sismondi Barlev Bidjocka, appelle à la responsabilité de cette structure chargée d’organiser et de superviser les prochaines échéances électorales, dont la prochaine présidentielle, qui devront participer à renforcer la crédibilité de notre démocratie. «Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise […] vous a interpellé à travers une lettre il y a quelques mois sur les retards à propos du démembrement de votre organe», lit-on. Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise n’entend plus se laisser compter, il affirme sa détermination à être associé à ce processus électoral.

A cet effet, dans cette lettre au président de Elecam, le Rjc annonce la mise en place d’un contrôle parallèle et rigoureux du processus électoral. Pour cela, il réclame que soit :- remis un reçu à chaque citoyen après chaque inscription sur les listes électorales - mis en lumière le code électoral, outil de travail capital pour toute élection transparente. Le Rjc dit avoir le souci à cet instant d’expliquer aux jeunes ce code électoral, comment s'inscrire, se porter candidat, voter, et guetter le dépouillement. «Nous allons même expliquer comment la tricherie se fait, et nous ne tolérerons pas que quelqu’un se déclare vainqueur alors qu’il ne l’est pas, ou que vous déclariez vainqueur celui qui ne l’est pas », indique-t-il avec fermeté. Dans cette perspective, le Rjc va d’ailleurs déployer de gros moyens avec le soutien de plusieurs partenaires, car il n’est plus question pour les jeunes d’être des victimes expiatoires des enjeux électoraux. «Par le passé on a accusé la jeunesse d’avoir déserté les urnes. Cette fois, nous sommes déterminés à y retourner et défendre notre choix afin de libérer les énergies pour le développement, et surtout protéger et sensibiliser les jeunes contre les manipulations au vote multiples», affirme Sismondi B. Bidjocka.

 

La société civile défi les politiques

La Rjc, jeune organisation de la société civile a-t-il les moyens de réussir là où les partis politiques échouent jusqu’ici, faute de pouvoir défendre le vote des électeurs ? «La moindre plainte sera filmée, photographiée, recensée et diffusée sur France 24 et Africa 24 et tous les autres médias avec qui nous avons des partenariats, grâce à un don Japonais qui nous a munis de matériel informatique de pointe. (Modem internet pour avoir les résultats de dépouillement en temps réel, appareils photos, téléphone, fax…). Le but étant à la fin de crédibiliser ou décrédibiliser le processus et le déroulement aux cas ou les choses se seront bien ou mal passées, en prenant l’opinion à témoin», répond son président. Avant d’inviter Fokam Azu’u, le président de Elecam Cameroon de ne surtout pas le prendre mal : «Il s’agit de marquer notre détermination à choisir notre président, qu’il soit effectivement le fruit du vote. Autrement aucune force publique ne pourra nous arrêter, aucune».

Elecam qui fait l’objet de critiques acerbes et de discrédits de la classe politique, (la dernière en date est de Garga Haman Adji qui a déposé une plainte à la Cour suprême) sait désormais qu’au-delà des élucubrations politiques, les organisations de la société civile ont décidé de rentre de plain-pied dans la danse. Car ce mouvement qui revendique de regrouper à ce jour 729 associations de jeunes et de 47 000 adhérents, garantir une forte participation des jeunes à la prochaine élection présidentielle. «Nous comptons peser sur le processus électoral et le choix final. Les jeunes sont 75% de la population nationale et donc un poids électoral essentiel», conclut le Rjc.

D’ailleurs on se souvient que dans leur mémorandum d’avril dernier, le Rjc proposait entre autre déjà : - La fixation du salaire du président de la république à un taux raisonnable connu de tous. - La publication annuelle ou plus, des états de santé du président de la République. -La mise en place d’une procédure de destitution du Président de la République, en cas de mensonge politique, faute grave ou haute trahison -La revue à la baisse du budget de la présidence de la République -Le désenclavement systématique des pistes rurales pour l’acheminement des vivres -La majoration des budgets d’investissement des ministères au détriment du budget de fonctionnement à revoir à la baisse -La fixation des plafonds de consommation de l’eau, l’électricité et le téléphone dans les ministères.

 

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans LeMessager

Par Njognath - Publié dans : Politique
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 13:27

Comment...taire

Emeutes de Fin février 2008

 

Lorsque nous avons appris le 13 novembre courant que Lambo Sandjo Pierre Roger a adressé une correspondance au chef de l’Etat, SE Paul Biya, on subodorait que l’objet porterait sur une demande de grâce. Il n’en est rien car  le libellé parle plutôt d’une «Ampliation de dénonciation». D’emblée, on se demande ce qui a décidé le chef du quartier 12 de Mbanga, d’écrire au président de la République depuis la cellule spéciale 18 de la prison centrale de Mbanga où il a été transféré le 29 octobre 2008 venant de la prison principale de Nkongsamba à la suite de son arrestation le 9 avril 2008, suivie de sa mise sous mandat de dépôt provisoire.

En parcourant la lettre frappée du sceau confidentiel, on comprend très vite que Lambo Sandjo Pierre Roger, de son nom d’artiste, Lapiro de Mbanga, a été motivé par les dernières révélations flagrantes de l’affaire pour laquelle il purge une condamnation à 3 ans de prison ferme et 280 millions Fcfa et à payer des dommages et intérêts repartis ainsi qu’il suit : 200 millions Fcfa à la société des plantations de Mbanga (Spm) et 80 millions Fcfa au ministère des Finances, représenté par le Centre divisionnaire des impôts (Cdi). «Matouke Matouke a été arrêté avec les portes du Centre divisionnaire des Impôts [incendié],  Ali Baba (le vice-président des moto-taximen de Mbnaga), a été arrêté avec le matériel informatique de bureau, tous les deux ont été curieusement libérés par le commissaire de police Assoa Assoa Martien, laissant ainsi en liberté deux auteurs qui auraient témoigné en justice pour établir ma culpabilité ou non dans le cadre de ces pillages», dénonce-t-il. Des révélations qui corroborent le fait qu’il serait victime d’une machination montée de toute pièce.

 

Le commissaire Assoa Assoa mis à l’index

Lapiro de Mbanga demande dans cette lettre au chef de l’Etat qu’il soit ouvert une enquête plus approfondie. «Monsieur le président, au vu de ce que je dénonce, il y a lieu d’ouvrir une enquête sur le rôle trouble du commissaire de police Assoa Assoa Martien, commissaire de la sécurité publique de Mbanga dans la gestion des arrestations des auteurs de pillages en bande à Mbanga des émeutes de fin février 2008», écrit-il. Et pour cause, le chef du quartier 12 de Mbanga fait le constat de ce que, lors des « émeutes de la faim » qui ont mis à feu et à sang la quasi-totalité des villes du pays, parmi lesquelles Mbanga, des centaines de jeunes ont été arrêtés par les forces de maintien de l’ordre dans la localité de Mbanga et seulement une vingtaine de ces individus, toutes unités de forces de l’ordre confondues, a été déférée au parquet et la grande majorité de ces individus a été purement et simplement libérée par les forces de maintien de l’ordre.

Si ces libérations cachent pas mal une forte odeur de dessous de table, Lapiro de Mbanga insinue qu’il y a lieu d’y voir un complot contre sa personne. D’autant qu’il sera arrêté et mis sous mandat de dépôt plusieurs mois après les émeutes et après les procès expéditifs des présumés émeutiers que les chefs d’unités des forces de  l’ordre auront décidé de livrer à la Justice. Rappelant que, si ces émeutiers ont été arbitrairement ou impartialement, pour certains, reconnus auteurs de ces émeutes et condamnés à des peines symboliques et par la suite graciés par le président de la République, il y a lieu de s’interroger sur l’acharnement et le traitement inhumain qui lui a été réservé, lui que les différentes juridictions ont déclaré coupable de «complicité de pillage en bande, destruction et attroupement sur la voie publique.»

Pourtant, Lapiro de Mbanga ne cesse de crier son innocence. Rappelant qu’il avait été sollicité par le sous-préfet de Mbanga de l’époque des faits, Simon Kwenti Ndoh pour l’aider à calmer les jeunes dans la ville. Pris dans les feux des jeunes déchaînés, il a été abandonné par le chef de terre et son état-major, et sa bonne volonté s’est retournée contre lui. Comme s’il ne s’était agi que de le prendre dans un  traquenard… Tout comme en 1991 lorsque au fort des casses des jeunes qui réclamaient les lendemains meilleurs, il a été sollicité par le gouvernement pour désamorcer la bombe sociale, c’est lui qui a fini par payer le plus grand tribut, en s’en tirant avec tous ses biens incendiés. Par une population qui l’accusait de s’être compromis et abandonné le combat pour lequel il était le chantre et le porte- parole. Paul Biya entendra-t-il son appel ?

Mathieu Nathanaël NJOG

Par Njognath - Publié dans : Politique
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 13:19

A Monsieur le président de la République du Cameroun/Yaoundé

 

Monsieur le président,

 

J’ai été arrêté et mis sous mandat de dépôt le 09 avril 2008 pour complicité de pillage en bande dans la ville de Mbanga et ses environs. Les actes de pillages ont commencé le 25 février 2008 et se sont arrêtés le 28 février 2008 ; des centaines de jeunes ont été arrêtés par les Forces de Maintien de l’Ordre dans la localité de Mbanga et seule environ une vingtaine de ces individus toutes unités des forces de l’ordre confondues a été déférée au parquet et la grande majorité de ces individus a été purement et simplement libérée par les Forces de Maintien de l’Ordre.

 

Monsieur le Président, en date du 05 novembre 2009, me trouvant au tribunal de Mbanga où j’ai été convoqué pour y être jugé dans une autre affaire, un individu que j’ignore m’a informé que les portes du Centre Divisionnaire des Impôts (CDI) de Mbanga pour lequel j’ai été condamné à payer 80 000 000 Fcfa se trouvaient dans un domicile privé ; j’ai aussitôt fait appel à un huissier de justice qui s’est rendu à ce domicile en compagnie de mon avocat et d’un photographe ; arrivés à ce domicile, ils ont effectivement retrouvé les portes du CDI de Mbanga. L’huissier a interpellé un jeune homme appelé MATOUKE MATOUKE qui était dans  ce domicile pour connaître l’origine des portes ; celui-ci est passé aux aveux, a déclaré que ces portes étaient effectivement les portes du CDI de Mbanga et qu’il avait d’ailleurs été arrêté par la police, qu’il avait passé 03 jours en cellule au Commissariat de la Sécurité Publique de Mbanga et a par la suite été libéré.

 

Monsieur le président, pendant la même période des émeutes, le vice-président des motos-taximen de Mbanga connu sous le pseudonyme de « Ali Baba » avait lui aussi déserté la ville parce que des effets informatiques de bureau avaient été retrouvés chez lui ; quelques jours après, celui-ci a été appréhendé par la police, s’est retrouvé gardé en cellule et a été libéré quelques jours plus tard. Monsieur le président, au vu de ce que je dénonce, il y a lieu d’ouvrir une enquête sur le rôle trouble du commissaire de police ASSOA ASSOA Martien, commissaire de la sécurité publique de Mbanga dans la gestion des arrestations des auteurs de pillages en bande à Mbanga lors des émeutes de fin février 2008. Je suis persuadé que si les enquêteurs se penchent sur la main-courante du Commissariat de Sécurité Publique de Mbanga dans la période allant du 28 février au 30 mars 2008, l’on pourra clairement voir le nombre des personnes qui ont été arrêtées dans le cadre des pillages dans cette unité et en le comparant au nombre de personnes effectivement transférées au parquet, vous comprendrez aisément que plusieurs personnes ont été libérées par ce commissaire ; ainsi il devra expliquer à la justice les motivations réelles qui l’ont amené à devenir le juge dans son commissariat, violant ainsi les articles 82 (a) et 89 du nouveau code  de procédure pénale.

 

Monsieur le président, j’ai été condamné à 03 ans d’emprisonnement ferme et à payer la somme de 280 546 000 Fcfa pour le crime de complicité de pillage en bande dans le cadre des émeutes de fin février 2008.  Lors de l’information judiciaire de cette affaire, aucune confrontation n’a été faite entre les auteurs de ces émeutes dont certains étaient détenus au même moment que moi à la Prison de Mbanga et le présumé complice que je suis ; mieux aucune perquisition n’a été faite à mon domicile afin de rechercher le moindre indice ou une preuve sur ma participation dans le cadre  de ces émeutes de fin février 2008. Je joins à cette missive la photocopie du bulletin de levée d’écrou d’un auteur des émeutes qui était en prison au même moment que moi, qui a été condamné à 01 an d’emprisonnement sans dommages et intérêts et qui n’a finalement passé que 04 mois en prison pendant que le complice monté de toutes pièces  et fabriqué par tous les moyens que je suis et encore en prison et ce jusqu’en 2011 au moins. MATOUKE MATOUKE a été arrêté avec les portes du Centre Divisionnaire des Impôts, « Ali Baba » a été arrêté avec le matériel informatique de bureau ; tous les deux ont été curieusement libérés par le Commissaire de police ASSOA ASSOA Martien, laissant ainsi en liberté deux auteurs qui auraient  témoigné en justice pour établir ma culpabilité ou non dans le cadre de ces pillages. Monsieur le Président, je précise que j’ai été arrêté sur la base d’une plainte contre inconnu et curieusement les poursuites se sont arrêtées après que je sois jeté en prison.

 

Monsieur le Président, au lendemain des émeutes à Mbanga notamment en date du 03 mars 2008, j’ai fait un rapport à Monsieur le Préfet du Moungo en ma qualité de chef traditionnel ; très curieusement lors de mon procès à la Cour d’Appel, le préfet actuel du Moungo  a refusé de m’établir une attestation de dépôt de ce rapport qui aurait permis à la justice de comprendre qu’effectivement j’avais œuvré pour que ma ville natale ne soit à feu et à sang. Comme en 1991, j’ai dit non à la casse même s’il est vrai que les revendications des jeunes étaient fondées et le reste jusqu’à ce jour car rien mais alors rien n’est fait dans le sens de permettre à ces jeunes de rêver pour les lendemains meilleurs. Comme en 1991, c’est moi encore qui paye le plus grand tribut après que tous mes biens aient été incendiés cette année-là.

 

Monsieur le Président, parce que j’avais été appelé au téléphone par le sous-préfet  de Mbanga à l’époque Simon KWENTI NDOH pour l’aider à calmer les jeunes dans la ville, celui-ci m’a abandonné entre les mains de certains émeutiers qui ont voulu me lyncher. J’ai porté plainte contre ce Sous-Préfet, miraculeusement ma plainte qui a été transmise au Procureur général de Douala sous le numéro 44 en date du 06 mars 2008 a purement et simplement été portée disparue. Dans le registre du courrier d’arrivée l’on retrouve le numéro 45, quant au numéro 44 mystère !!!

 

J’ai fait une dénonciation auprès du Procureur de la République de Mbanga et vous fait cette ampliation afin que celle-ci ne connaisse pas le même sort que ma plainte contre le Sous-Préfet et mon rapport au Préfet du Département du Moungo.

 

Très haute considération

LAMBO SANDJO Pierre Roger

 

Par Njognath - Publié dans : Politique
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 17:24

Découverte - Célébration

Les préparatifs des festivités marquant le cent cinquantenaire de la cité balnéaire créée par le missionnaire Alfred Saker entrent dans leur phase décisive. Ils rencontrent l’opposition de la conférence des chefs traditionnels.

 

I- Les récriminations des chefs traditionnels

A deux semaines du démarrage des festivités du 150è anniversaire de la ville de Limbe, le délégué du gouvernement de la Commune urbaine de Limbe (Cul), Motanga Andrew Monjimba, a donné samedi 14 novembre 2009, une conférence de presse dans la salle de délibération de l’hôtel de ville. Il était en compagnie des principaux membres du Comité d’organisation (Co) à l’instar de Mbongo Molongo Noah, le président du comité d’organisation ; l’ancienne député, Gwendolyn Burnley, vice-présidente et Mme Etombi Gladys Ikome, coordonnatrice du comité de suivi.  Les débats ont essentiellement porté sur l’appel au boycott lancé par la conférence des chefs traditionnels du chef-lieu du département du Fako. Ce qui justifie leur absence à cette rencontre avec la presse et même leur non implication dans les préparatifs. «On célèbre quoi ? Rien n’a été construit pour concourir au développement qui mérite une telle célébration pour une ville qui a tant d’années d’existence et qui porte un pan important de l’histoire du Cameroun. Cela cache mal une volonté manifeste de distraction des fonds», affirme chief Ekoum, président de la conférence des chefs traditionnel de la ville de Limbe.

A en croire, certains proches des chefs traditionnels, le chapelet des récriminations des autorités traditionnelles de cette ville est encore plus acerbe. Ils réclament entre autre que les autorités municipales rebaptisent la ville du nom de Victoria, sa première appellation. Ils dénoncent l’indifférence des autorités compétentes et élites de s’impliquer dans l’épineux et préoccupant problème de désignation du chef supérieur de Limbe). «Ils ne font rien pour défendre les intérêts locaux et résoudre cette situation explosive qui fragilise une réelle assise traditionnel», souligne notre interlocuteur. Bien plus, les chefs traditionnels décrient, le non recrutement des fils et filles des régions anglophones au projet du Yard pétrolier et au port de Limbe. Et même la décadence silencieuse du port de Limbe.

En réplique à toutes récriminations, Motanga Andrew a rappelé aux journalistes que cette conférence n’était pas organisée pour répondre aux chefs traditionnels. «Les chefs sont nos pères et des autorités dont on reconnaît le pouvoir traditionnel. A ce titre ils sont libres d’avoir leur opinion que nous respectons sur les affaires de la cité. Mais il y a des exigences qui ne sont pas de notre compétence. Le changement du nom de la ville de Victoria pour Limbe est un décret du chef de l’Etat et pas une délibération de la communauté urbaine. Et puis on ne peut pas autant demander sur le plan des investissements à une Communauté urbaine qui a à peine 4 ans d’existence», affirme Le délégué du gouvernement. Avant de confier : «Nous espérons que d’ici le début des festivités ils vont revenir à de meilleurs sentiments. Les négociations sont en cours.»  Non sans rappeler que, la Cul et les trois maries de Limbe partenaires à cette célébration, ne sont pas les organisateurs mais des facilitateurs.

 

II- Leitmotiv : Unité et progrès

Pour le Comité d’organisation, la machine est irréversible, la célébration du 150è anniversaire aura bel et bien lieu du 3 au 5 décembre 2009. Elle a l’onction de la plus haute hiérarchie de la République. Prévue pour se tenir en décembre 2008, l’année de son cent cinquantenaire, « le Co a été confronté aux difficultés de mobilisation des fonds. Préalablement porté à 280 millions Fcfa, le budget a été ramené à 97 millions Fcfa », Mbongo M. Noah. A ce jour «le niveau des préparatifs est de 80%», affirme Mme Etomi Gwladys. Et pour sa réussite, toutes les compétences ont été sollicitées non sans tenir compte des origines et des chapelles politiques. «Cette célébration n’est pas une affaire des seuls autochtones de la ville de Limbe, mais de toutes populations vivantes dans cette cité balnéaire chargée d’un pan de l’histoire du Cameroun. Cela dit c’est la richesse culturelle du Cameroun dans son ensemble qui sera valorisée», souligne honorable Gwendolyn Burnley. Toutes les communautés résidantes à Limbe sont impliquées et vont vendre la richesse culturelle de leur terre souche. Car il s’agit de célébrer l’évolution historique de cette ville qui a été écrite avec toutes ces personnes issues des flux migratoires à la recherche du mieux être. Car Limbe est une ville particulière au regard de cet héritage culturel et sa population cosmopolite où l’on retrouve de personnes de différentes tribus et nationalités vivant dans la paix.

Pour le président du Comité d’organisation, cette célébration n’est pas une première, le cinquantenaire et le centenaire de la création de cette ville ont été célébrés avec faste et solennité. A ce titre, ce 150è anniversaire est placé sous le thème : «Rallumer la flamme de l’unité et du progrès». Elle a pour objectif de mobiliser les partenaires au développement afin de créer une synergie de modernisation de cette ville au cour de ce 21è siècle – Créer des opportunités qui permettront de résorber la pauvreté – Vendre la richesse culturelle du Cameroun et des atouts de cette région afin d’en faire une destination touristique très prisée par toutes ces personnalités qui viendront d’ailleurs. Notamment, les délégations des 27 mairies des pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique qui seront présentes à cette célébration. Et qui tiendront un colloque scientifique international et l’assemblée générale de l’Alliance internationale des anneaux de la mémoire (Aiam) dont le président est l’ancien chef d’Etat du Bénin, Nicéphore Soglo. Une première pour cette association basée en France, qui va tenir ses assises hors de la France.

Pour auréoler cette fête, le Comité d’organisation dit n’avoir pas fait dans la dentelle. On annonce des activités sportives et culturelles. On peut citer : l’organisation d’un carnaval que n’a jamais connu cette ville, l’élection Miss Limbe qui ne sera pas l’éloge de la beauté mais de la connaissance de Limbe sur le plan historique, géographique et linguistique afin qu’elle serve d’ambassadrice, une célébration œcuménique qui va consolider le microcosme religieux que représente cette Limbe dans l’histoire religieuse du Cameroun.

 

III- Remimber Alfred Saker

Limbe a été fondée sous le nom de Victoria par le missionnaire anglais Alfred Saker en 1858. Lorsque Don Carlos Chacon, Commandant de l'escadre navale espagnole et gouverneur général des îles espagnoles de la côte Ouest-africaine débarque à Fernando Pô avec la détermination de faire la chasse au protestantisme pour installer le catholicisme, exactement comme dans le royaume d'Espagne. Il contraint Alfred Saker à traverser l’océan atlantique pour atteindre la  côte du continent africain où se dressait le pic volcanique du Mont Cameroun qu’il dévorait sans cesse d’admiration et d’envier de franchir. Le 27 mai, Alfred Saker tient un grand meeting à Fernando Pô pour annoncer qu’il va quitter cette localité où il est installé depuis des années pour aller conquérir de nouveaux territoires occupés par des peuplades encore sauvages dans le but de convertir et civiliser ces communautés au christianisme. C’est alors que Alfred Saker parcourt les localités de Bimbia et de Douala. Il décidé alors de s’installer et de donner à cette ville le nom de la reine d’Angleterre, Victoria. La côte balnéaire de cette ville, la clarté des eaux qui donnent sur le bord de l’océan atlantique et le climat, vont décider son choix.

Il y trouve un écho favorable auprès du chef de Bimbia, Sa majesté Bile William qui accepte de le céder des parcelles importantes de terre pour implanter des infrastructures (église, école, logements et imprimerie) adéquates pour sa mission. Après avoir porté le nom de Victoria pendant 126 années, le chef de l’Etat par un décret présidentiel du 16 mai 1982 rebaptise cette ville du nom de Limbe. Nom dérivé de la rivière qui traverse la ville et qui est celui du nom de l'ingénieur, Limburgh qui a construit le premier pont à l'entrée de la ville. C'est dans cette ville que Saker a crée la première mission chrétienne de la côte camerounaise et le premier établissement européen permanent au Cameroun. Imprégnant une influence britannique dans cette région qui reste fortement ancrée et marquée avec la langue anglaise qui est dominante dans la communication, mais aussi aux produits d’origine britannique qui sont très appréciés. Limbe est une ville de la région du Sud-Ouest du Cameroun qui s’étend sur le versant sud du Mont Cameroun sur une superficie de 191 km2. Elle est devenue une destination touristique. Au lendemain de l’indépendance, son port était avec celui de Douala les plus importants du Golfe de Guinée. Mais aujourd'hui, celui de Douala est devenu le seul port d'entrée du Cameroun. Si celui de Kribi, dans la région du Sud va connaître des travaux d’extension pour en faire un des plus importants de la sous-région, le port de Limbe est bloqué dans une douce léthargie. Il y a les plantations de palmeraies, et d’hévéa de la Cameroon development corporation (Cdc) qui ceinture la ville et lui donnent un paysage pittoresque. Le sol volcanique, la chaleur et l'humidité de la région sont particulièrement avantageux pour ce type de culture. Mais elle abrite aussi une des plus hautes pluviométries du monde dans la localité d’Idenau, plus précisément à Debundscha qu’on cite aussi pour on et son lac de cratère.

 

Mathieu Nathanaël NJOG, à Limbe; Article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Carnet de route
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 17:20

 Arnaque

Candidat à la présidentielle, deux compatriotes d’Obiang Nguema on été délestés d’une voiture achetée pour la campagne d’un candidat de l’opposition.

 

Le hold-up s’est déroulé dans la journée de jeudi 12 novembre 2009 sur l’axe Yaoundé-Mbalmayo. Revenant de Douala où ils sont allés acheter un véhicule pour le candidat de leur parti aux élections présidentielles équato-guinéennes, trois jeunes gens stoppent les deux émissaires d’un candidat à l’élection présidentielle équato-guinéenne à quelques kilomètres de la ville Mbalmayo. Les auto-stoppeurs se révéleront être  en fait des braqueurs. Sous la menace des armes à feu,  ils font descendre deux des trois occupants du véhicule. Le chauffeur camerounais n’est pas inquiété et les braqueurs remontent dans le véhicule et lui intimant l’ordre de rebrousser chemin, abandonnant leurs victimes sur la route, désemparés. Les Equato-guinéens n’auront que leurs yeux pour pleurer. Malgré tout, ils se débrouillent et regagnent la ville frontalière de Kye-Ossi où ils saisissent le chef de poste frontière d’une plainte. Dans leur déposition, ils mettent à l’index sieur Zouneidou, le chauffeur qui leur a servi d’intermédiaire dans la négociation pour l’achat du véhicule. Le procureur de la République du tribunal de grande instance d’Ambam saisi du dossier est descendu sur le terrain et ses premières conclusions font état d’une arnaque et d’un simulacre de braquage orchestré par sieur Zouneidou.

Ce dernier n’avait toujours pas jusqu’à hier soir lorsque nous recoupions cette information, regagné son domicile à Kye-Ossi depuis ce forfait. Depuis cet incident, les relations diplomatiques entre le Cameroun et la Guinée équatoriale ont encore pris un sérieux coup de plomb dans l’aile. Le climat de xénophobie en Guinée-équatoriale contre les ressortissants camerounais s’est encore plus exacerbé. «Les Camerounais sont de plus en plus menacés, il ne serait pas exclu d’enregistrer de nouvelles expulsions, malgré l’assurance que les autorités locales donnent à leurs homologues équato-guinéens de mettre rapidement la main sur les auteurs de ce hold-up», s’inquiètent un fonctionnaire au poste frontalier de Kye-Ossi. Des sources locales indiquent que le flux des échanges ainsi que le déplacement des hommes à partir de ce poste frontière ont connu un net ralentissement depuis cet incident. «Il n’est même plus permis aux Camerounais de franchir la barrière pour aller se procurer la moindre marchandise du côté de la Guinée-équatoriale», précise notre informateur.

 

Film de l’affaire

Pour mieux comprendre cette histoire, il faut remonter à la convocation du corps électoral de la Guinée-équatoriale pour la présidentielle de décembre prochain. Le président Obiang Nguema octroie 300 millions Fcfa à chaque candidat de l’opposition dont la candidature a été validée pour la campagne présidentielle. Depuis lors, on assiste à un important mouvement des candidats au niveau de la frontière entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale en vue de se procurer le matériel de campagne (gadgets et véhicules). C’est ainsi que le 9 novembre, deux membres d’une équipe de campagne de l’un de ces candidats de l’opposition font le déplacement du Cameroun. A Kye-Ossi, ils entrent en contact avec un Camerounais nommé Zouneidou «alias White», connu dan la localité de Kye-Ossi, soupçonné d’appartenir à un réseau de trafic de véhicules volés vers la Guinée-équatoriale.

Se faisant passer pour un agent de négoce, il conduit ses clients à Douala où ceux-ci achètent une voiture au montant de 3,5 millions Fcfa. Il leur propose de mettre le certificat de vente à son nom pour leur permettre d’éviter les tracasseries policières sur le tronçon de Douala à Kye-Ossi où ils devaient affronter plus d’une trentaine de barrières de police et de gendarmerie. Il les rassure qu’à Kye-Ossi, avec l’aide du chef de poste frontière qui est une solide relation à lui, le certificat de vente sera facilement muté en leurs noms. L’hameçon est avalé par les deux émissaires.  Dans leur déposition, rapportée par une source informée, les deux Equato-guinéens, ont indiqué que sur le chemin de retour pour Kye-Ossi, le chauffeur a passé le trajet au téléphone, échangeant en langue nationale (Bamoun) avec ses interlocuteurs invisibles, jusqu’à ce qu’il se fasse stopper par les trois braqueurs.

 

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

 

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /2009 14:53

Justice - Opération épervier

La deuxième série d’audience hebdomadaire de l’affaire opposant Chanter naval et industriel du Cameroun à son ancien directeur général a clos la cross examination du deuxième témoin hier lundi 16 novembre 2006.

La cross examination, mieux l’interrogatoire du deuxième témoin, Charles Kooh II débuté au deuxième jour (mardi 10 novembre 2009) de la première série d’audience hebdomadaire est arrivée à son terme hier lundi 16 novembre 2009. Charles Kooh II est celui qui a déclenché cette procédure judiciaire en saisissant  le procureur de la République près le tribunal de grande instance du Wouri pour lui révéler les malversations financières constatées dans la gestion du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) courant les exercices 2003, 2004, 2005. Dans l’ensemble, il a soutenu avec forces et convictions les mêmes chefs d’accusation portés dans sa lettre de dénonciation. Notamment, les décaissements non justifiés qu’il a portés à la connaissance du Conseil d’administration de mai 2006 qui lui a commandé un audit complémentaire.

A l’issue de ses investigations complémentaires, il a confirmé de nombreuses dépenses suspectes non justifiées, portant sur un montant global de 969 171 579 Fcfa. Objet des infractions incriminées. Des faits incriminés qu’il a classés en deux catégories. Les opérations de banque d’une part et les opérations de caisse d’autre part. Epluchant la liste des certifications de chèques présentées comme preuves pour soutenir ses accusations, il a fait la différence entre celles qui n’étaient appuyées d’aucune pièce justificative probantes et celles qui étaient soutenues par des fausses factures. Des certifications des chèques que les avocats de la défense ont dans une volée de bois récusés comme éléments de preuve, en évoquant les articles 313 et 314 du code pénal pour réfuter leur admission par le tribunal. Réclamant la production des pièces originales en lieu et place des photocopies. En réplique le commissaire aux comptes du Cnic, Charles Kooh II de préciser que «ses fonctions ne lui donnent pas le droit de détenir par devers lui les originaux des documents.», C’est pourquoi pour des besoins d’audit d’investigation, il a obtenu auprès des banques, des certifications.

 

Le pot aux roses

Pour ce qui est des opérations de règlements par chèques sans justificatifs, il n’a pas pu identifier les bénéficiaires desdits chèques qu’en demandant aux banques où elles ont été tirées de lui produire les photocopies certifiées. La liste détaillée de ces chèques fait ressortit un montant de 652 851 579 Fcfa avec pour signataires : Zacchaeus Mungwe Forjindam, directeur général à l’époque des faits et Antoine Njandé, directeur financier (en cavale). A cela, il a aussi présenté dans la catégorie des opérations de caisses suspectes trois groupes de malversations, à savoir : «approvisionnement de caisse, décaissement à la caisse sans justificatifs et écarts manquant de caisse.» Pour ce qui est de opérations des retraits de fonds par chèques tirés sur les banques à l’ordre de «nous-mêmes» pour approvisionner la caisse, et qui ne seraient pas arrivés à bon port, il ressort que 12 chèques listés ont permis de totaliser un montant de 232 millions Fcfa qui n’ont pas été comptabilisés dans le livre de caisse et n’ont fait l’objet d’aucune justificative probante. Les signataires étant Zacchaeus Forjindam, Antoine Njande, Mme Moudio Njoh née Massot Rose Constance Angèle, directeur des ressources humaines, Assongan, directeur de opérations. Ces deux derniers signaient par délégation de signature.  

Zacchaeus Forjindam, dans une note justificative adressé au Conseil d’administration, a expliqué que ce montant correspond aux rémunérations et commissions occultes versées aux porteurs d’affaires qui ne souhaitaient pas se faire identifier ou comme pots de vin dans des administrations publiques (Impôts, Douanes,…). Par ailleurs, Charles Kooh II a soutenu qu’il y a aussi la catégorie des règlements justifiés par des fausses factures. C’est le cas des factures du fournisseur Fermac, une société qui ne figurait pas dans le portefeuille des fournisseurs. En outre, «l’examen bancaire a révélé  que les chèques destinés à payer les facteurs Fermac étaient libellés à d’autres fournisseurs», affirme Kooh II. Le montant global de ces chèques est de 154 697 055 Fcfa. Il y aussi eu dans ces ingénieuses opérations de malversation des fractionnements des chèques consistant à comptabiliser le chèque principale en plusieurs tranches pour dissimuler les gros paiements. L’audience a été suspendue pour reprendre ce mardi 17 novembre.

 

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Société
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