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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:29

Estampillage - Vignettes sur alcools et tabacs              

En dressant un véritable réquisitoire des défaillances enregistrées depuis le lancement de l’opération d’apposition des vignettes sur certains produits de consommation courante, les opérateurs économiques des différentes filières y assujetties remettent en cause son bien fondé.

 

I- Récriminations

Les membres du Syndicat national des importateurs camerounais ne décolèrent pas. L’opération d’apposition des vignettes sur les alcools et tabacs qui avait pourtant été saluée à sa juste valeur par les opérateurs économiques à son lancement, ne résout malheureusement pas les problèmes qui avaient constitué la trame de sa mise en branle. Et pour cause, les produits de la contrebande continuent toujours d’entrer dans le territoire national sans trop de difficultés. Il en est ainsi notamment des centaines de cartons de produits divers en provenance de Guinée Equatoriale saisis récemment par la délégation régionale du commerce du littoral et sans vignette aucune. Pourtant lors du lancement de l’opération y afférente, les responsables du ministère des Finances avaient laissé entendre que celle-ci avait été initiée dans le but de lutter contre la fraude, la contrefaçon et la contrebande. Mais également, protéger la santé des consommateurs, améliorer la compétitivité des entreprises locales et sécuriser les recettes fiscales et douanières. Mais 06 mois après son lancement, ces maux continuent de plomber aussi bien les recettes douanières que de mettre à mal les opérateurs économiques. Ces derniers estiment en effet que cette opération a plutôt porté un sérieux coup à leurs activités. Et c’est à juste titre que le syndicat national des importateurs camerounais, a dressé un véritable réquisitoire des défaillances enregistrées depuis son lancement.

Le document que ledit syndicat compte déposer sur la table des autorités administratives en charge de ce dossier, fait état de ce que la sélection qui a abouti au choix de ces produits a été guidé par la volonté de certaines personnes d’écarter les opérateurs économiques locaux. Ils se fondent sur le fait qu’au lancement de cette opération les produits les plus dangereux pour la santé n’ont pas été pris en compte. A l’instar des aliments, des produits pharmaceutiques, les cosmétiques et les compléments alimentaires, pour ne citer que ceux-là. Ce d’autant plus que, «la lutte contre la fraude passe avant tout par l’égalité des importateurs devant les impôts». Aussi ont-ils relevé de nombreuses discriminations sur les tarifs applicables suivant les importateurs. Pour eux, certains bénéficient depuis belle lurette des valeurs transactionnelles (valeur de la marchandise à l’achat) refusées pourtant aux importateurs locaux des mêmes produits. Il s’agit singulièrement de Guinness Cameroun, des Brasseries du Cameroun, et de British American Tobacco. Pour développer leur argumentaire, ils arguent que les multinationales qui font dans l’alcool, ne posent pas la vignette sur bières, quelques soient produites localement ou pas. «Cette  exigence eût permis à notre administration fiscale de se faire une idée sur le volume des ventes de ces multinationales et éviter les lourdes pertes déclarées sur des bases non vérifiables, à l’instar de BAT qui déclare environ dix milliards de F Cfa de pertes nonobstant le monopole de fait concédé par l’Administration».

L’Administration douanière n’est pas en reste. D’après eux, c’est elle qui favorise la contrebande en prévoyant des tarifs plus bas pour des produits identiques aux opérateurs qui empruntent les frontières autres que Douala ; ceci justifie le recours à ces pistes et points par les trafiquants qu’on incitera une fois sur place à négocier. Pour ce qui est de la loi de finances 2009, ils soulignent qu’elle a institué un mode de calcul des droits d’accises et de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Il se trouve malheureusement que ces dispositions sont ignorées par les Douanes camerounaises qui en gonflant artificiellement les droits, poussent les opérateurs dans le maquis. Pour ce qui est de la vignette, on n’a rien prévu pour les produits qui passent par les ports secondaires et autres postes douaniers frontaliers. Ce qui favorise la contrebande.

 

II- Mesure controversée

Dans les faits, on constate donc que les vignettes prêtent à spéculation au détriment de l’Etat qui perd des recettes fiscales. D’après les mêmes sources, le prix de la vignette qui est de 5 F Cfa (prix homologué), se revend entre 200 F Cfa et 300 F Cfa sur le marché noir, en fonction de la demande. Une activité qui, on le veuille ou pas, pousse les consommateurs à s’abreuver aux produits d’origines douteuses. « Il a également été établi, au cours de ce travail que le prix de vente moyen d’une vignette se situe autour de 2,50 F Cfa l’unité auprès des entreprises concurrentes, alors que celle qui est vendue officiellement par l’administration à 5 F Cfa, soit une marge bénéficiaire de 100%». Des goulots d’étranglement ont été organisés par l’administration fiscalo-douanière qui, dans la précipitation, a dégagé un espace insignifiant pour l’estampillage. Ce qui fait que les opérateurs économiques qui ont accepté de se livrer à cette expérience, ont de la peine à estampiller convenablement leurs produits. On se souvient d’ailleurs que le ministre des Finances, au cours d’une de ses visites, constatant de visu cet espace, s’était offusqué de son rétrécissement. Il suffit de descendre sur les lieux en permanence embouteillés par des dizaines de manutentionnaires qui dépotent les conteneurs, puis les cartons pour apposer manuellement les vignettes, pour s’en rendre compte.

La solution préconisée par les Douanes camerounaises, à savoir les faire apposer par le fournisseur à l’Etranger, à en croire certains opérateurs économiques, ne prospère pas, compte tenu de l’étroitesse du marché local, qui est insignifiant avec le développement des échanges aujourd’hui. Ces marchés qu’on qualifie de marginaux, comme celui du Cameroun, sont alimentés par des centrales d’achats européens, asiatiques et américains. La manipulation de ces timbres n’est pas aisée, passant par des dépotages des conteneurs, puis des cartons, l’estampillage et le reconditionnement ; Beaucoup de casses et d’avaries des emballages sont relevées. Les délais d’attente sont exponentiels et profitent à la contrebande. Aussi ont-ils fait des propositions pour diluer les récriminations. Selon eux, il eût suffi de baisser la pression fiscale à l’instar de ce qui se passe autour de nous, en Cemac, à la Cedeao, pour relever de manière substantielle le niveau des recettes douanières. «En raison de la porosité des frontières et des accords communautaires, bientôt les produits venant des pays étrangers vont envahir nos marchés et pousser à la ruine les opérateurs économiques. La seule solution résiderait probablement dans la délocalisation vers nos voisins, au détriment des emplois et de la lutte contre la pauvreté. Si rien n’est fait dans le sens de l’amélioration de cette situation…».

Muna Dimbambe

Published by Njognath - dans Economie
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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:26

Blocage – Championnats d’élite         

Le président de la Fécafoot a convoqué, hier jeudi 24 janvier 2013, une réunion de crise pour lever le différend qui oppose le président de la Ligue de football professionnel et les président de clubs de l’Elite.

 

I- Vers un consensus de dupes

Au moment où nous allions sous presse, nous avons appris que l’issu de la réunion de conciliation organisée par le président de la Fécafoot a débouché sur des perspectives heureuses. Après un échange houleux, entre les protagonistes en conflit, avec le Général de corps d’armée Pierre Semengue, président de la Ligue de football professionnel (Lfpc), intransigeant ; et les présidents de clubs qui ont fini par faire leur mea-culpa, il a été arrêté que les championnats d’élite démarrent le 2 février 2013. Pour y parvenir, les présidents de clubs après plusieurs heures de débats ont accepté de se soumettre aux exigences d’un Pierre Semengue, resté intransigeant sur ses positions. Simplement, les présidents de clubs ont demandé que le Général-président leur accorde un sursis de deux mois pour qu’ils se transforment tous en sociétés commerciales. On en est à se demander si dans la perspective des prochaines élections des structures dirigeantes de la Fécafoot, Pierre Semengue ne s’est pas laissé prendre dans un piège.

Deux mois, une durée stratégique pensent certains observateurs avertis des questions de sport et de football en particulier.  Car après avoir débuté les championnats d’élites, il sera difficile pour la Ligue de football professionnel de décider d’exclure les clubs qui ne se seront pas conformés, aux prescriptions qui font l’objet de pomme de discorde. Pis encore d’interrompre la suite du championnat. Il n’est pas exclu que l’on s’achemine allégrement vers une tolérance provisoirement définitive. Ce d’autant plus que, deux mois plus tard, les championnats d’élites seront en pleine trêve de fin de la phase aller. Et à moins de deux mois de la fin du mandat impératif de Pierre Semengue. Lorsqu’on sait que la trêve du premier championnat professionnel avait duré trois mois, il est fort possible que les dirigeants des clubs soient préparés à accepter un arrêt de championnat pendant deux mois, si le président de la Lfpc s’entêtait à remettre au gré du jour ses exigences à problèmes d’aujourd’hui.

Ce d’autant plus que cela leur donnerait alors, le temps matériel pour organiser aisément les élections à la Ligue et débouter l’actuel président qui sera arrivé en fin de mandat non renouvelable. Surtout qu’en riposte à la décision du Général-président Semengue de reporter à une date ultérieure le démarrage du championnat préalable prévue le 26 janvier 2013, les président de clubs réunis au sein de l’association des clubs d’élite se promettaient de recueillir les signatures requises pour convoquer une assemblée générale et débarquer Pierre Semengue de la présidence de la Ligue. C’est dire que, ce dilatoire qu’ont usé les présidents de clubs pour obtenir de Semngue de revenir sur ses positions tranchées cache bien une anguille sous roche. Surtout que la Fécafoot à l’instar de toutes les autres fédérations sportives, sera en plein dans l’effervescence des élections pour le renouvellement de ses structures dirigeantes.

 

II- De quoi ont peur les présidents de clubs

Certainement, un stratagème que n’a pas perçu le Général-président Semnegue. Et ce ne serait pas une première qu’une trêve dure plus de deux mois, puisque la saison dernière la trêve du premier championnat professionnel camerounais a durée trois mois, à cause des revendications des présidents de clubs d’entrer en possession des subventions promises par l’Etat. Une attitude curieuse lorsqu’on sait que pour certains présidents de clubs d’élite qui étaient très proches du président Semengue, auprès de qui ils jouaient les conseillers, à l’instar de Franck Happi, président de l’Union sportive de Douala et vice-président de la Lfpc, soutenait mordicus que les Saos étaient le passage obligé vers le professionnalisme. «C’est la seule voie pour aller définitivement vers le professionnalisme. Je peux vous dire qu’il n’y a aucun club que nous allons rencontrer en Champions League africaine qui ne soit pas une société. En coupe des confédérations encore, vous pouvez trouver des associations. Mais en champions League, vous ne rencontrerez aucun club qui ne soit pas une société. Ce n’est plus possible parce qu’il y a un niveau d’exigences qui voudrait que çà se professionnalise. Et qui dit professionnalisation dit moyens. Qui dit moyens dit cadre juridique. Le bénévolat, le mécénat, çà peut exister maintenant, mais à faible échelle. Aujourd’hui dans le sport et dans le foot en particulier, les gens qui mettent les sous veulent savoir tout au moins que leur passion ne les ruine pas. Ils veulent que leur passion soit une passion adoucissante et pour cela, il faut que leurs jetons soient gérés à bon escient. Çà ne veut pas dire que vous allez gagner à tous les coups. Mais au moins, qu’on sache où va l’argent et que çà puisse rapporter le cas échéant.» Il est curieux de les entendre soutenir le contraire. On dirait des girouettes qui vont dans le sens du vent.

Pour comprendre ce conflit, il faut remonter au 14 janvier lorsque Le président de la Lfpc, Pierre Semengue et le Secrétaire général de la Fécafoot signe une circulaire, dans laquelle, les clubs des championnats professionnels ont l’obligation de se conformer aux dispositions de l’article 4 du règlement des compétitions tel qu’adopté par son Conseil d’administration pour le compte de la saison 2012-2013 sur la transformation des clubs professionnels en  société commerciale ; mais aussi et surtout que les fonctions dirigeantes soient dissociées, et exercées par des personnes différentes. Ne voulant pas se conformer à cette exigence qui obligeraient les dirigeants des clubs à se soumettre aux normes de gestion financière et administrative modernes ; notamment, la transparence dans la gestion, la certification des comptes,…dans un univers où ils on été habitués à l’opacité et à ne pas rendre compte comme c’est le cas avec les subventions perçues lors de la première saison professionnelle 2012, ils sont allés au clash. Initiant une réunion à Douala 48 plus tard pour obtenir rien que des droits et pas de devoir : la définition du quota de répartition des recettes additionnelles (70% pour les clubs et 30% pour la Lfpc) et la cooptation des représentants des clubs dans la gestion financière de la Lfpc…

C’est alors que dans une volte-face, le Général-président de la Ligue de football professionnel du Cameroun a, en  date du 18 janvier 2013, décidé unilatéralement de dénoncer les résolutions prises à Douala, 48 heures plus tôt. Et de reporter la date du démarrage des championnats de Mtn Elite One et Two à une date ultérieure. Du moins jusqu’à ce que tous les clubs mutent leurs statut en société anonyme à objet sportif. Faisant prévaloir, le cahier de charges de la Fifa. Ainsi pour soutenir cette volte-face, Pierre Semengue rappelle que la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a signé le 1er octobre 2011 avec la Fifa la déclaration révisée de Douala, qui stipule que : - les clubs Mtn élite One s’engagent à prendre la forme d’une société à responsabilité à objet sportif avant le début de la saison 2012-2013 ; - la Ligue en collaboration avec les clubs s’engage à l’élaborer les statuts standards pour les clubs de Mtn Elite One avant le début de la saison 2012-2013 ; - Chaque club Mtn Elite One s’engage à faire adopter ses statuts par son Assemblée générale avant le début de la saison 2012-2013 ; les clubs s’engagent à se conformer à un organigramme standard adopté par la Ligue ; - La Ligue s’engage à l’élaborer un nouveau standard contrat de joueurs professionnels et celui d’entraineur avant le début de la saison 2012-2013. Et qu’il n’entendait pas porter le chapeau de la non-atteinte de ses objectifs. Similaire à un échec. Comme ce fut le cas de la Fécafoot, lorsque la Fifa était arrivée au Cameroun pour évaluer le cahier de charges défini dans la déclaration de Douala de 2008.

Barthélemy Nzock, Source Aurore Plus du 25 janvier 2013

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:24

Désarroi –   Bavure militaire        

Sous soins intensifs  depuis 6 jours, le jeune Lucas Ekani 15 ans, élève en classe de 3ème au lycée bilingue de Bonabéri est sorti du coma hier mercredi 23 janvier 2013. Pourtant, après la malencontreuse fusillade qui a failli lui ôter la vie, Lucas et sa maman sont abandonnés à leur triste sort à l’hôpital Laquintinie.

 

Les yeux rougis par des longues nuits sans sommeil, un tantinet soulagé par le diagnostic du médecin  ce matin, Apolline Ewolo serre fort  contre sa poitrine l’ordonnance que vient de lui remettre l’infirmière. La voix entrecoupée de sanglots, elle semble faire une petite prière en direction du ciel. Se tournant vers nous  avec un sourire mi figue mi raisin, elle  lâche à notre endroit : « Je veux toujours croire que nous sommes dans un pays de droit.  Et que l’Etat ne me laissera pas tomber ». La jeune dame, la quarantaine passée, sait qu’elle ne peut plus s’appuyer sur son employeur, qui à déjà tant fait. Car l’opération de son fils, ainsi que les frais  d’hospitalisation s’élèvent déjà à près d’un million de franc Cfa. Une rondelette somme que son employeur a consenti à débourser, alors qu’elle ne travaille pour celui- ci  que  depuis peu de temps.

« On me demande encore des poches de sang. Je ne sais plus à quel saint me vouer.  Je  ne suis qu’une employée de maison, sans  véritable ressource financière. Que les autorités ne me laissent pas tomber, qu’elles me viennent en aide » susurre-t-elle, les yeux embués de larmes. A l’évidence, Ni la micro finance située à Bonabéri, lieu où s’est déroulé le drame, ni les responsables du Lycée bilingue de Bonabéri ne semblent guère se préoccuper du sort du  lycéen. Pourtant, c’est à la sortie des cours que l’adolescent va recevoir une balle perdue. Même si l’on  reconnaît que les faits se sont déroulés hors de l’enceinte du Lycée, il n’en demeure pas moins vrai que les élèves n’étaient pas loin de leur établissement. Vu la proximité de l’agence de transfert d’argent et du complexe scolaire.

Pour l’heure, les responsabilités ne sont pas encore établies. Du côté de l’agence western union,  s’il est vrai que le militaire incriminé était en fonction devant l’agence, reste que ce dernier n’est pas employé par ladite entreprise. Et par conséquent n’est pas couvert par cette dernière. Du côté des responsables du lycée bilingue, c’est le silence radio. Le proviseur se contentant de passer quelques coups de fil à la mère éplorée pour prendre les nouvelles de son élève. Il est évident qu’aucune démarche n’a été engagée pour dégager les responsabilités des uns et des autres.

 « Je ne connais même pas  le nom du militaire qui a tiré sur mon fils. Si une enquête a été ouverte ou pas. Tout ce que je sais, c’est que  je suis seule,  abandonnée ici avec mon fils sans le sous, et voyez-vous-même ces longues ordonnances qui n’en finissent plus. » Encouragée par  des proches à porter plainte contre x, dame Appolline Ewolo nous confie qu’elle privilégie par dessus la santé de son fils. Et pour ce faire, elle envoie un vibrant appel aux autorités compétentes. Aux dernières nouvelles, le militaire mal inspiré aurait été remis aux soins de  la Brigade de gendarmerie de Bonabéri.

On se souvient encore, que c’est dans l’après midi de vendredi 18 janvier 2013, que l’irréparable s’est produit. Deux élèves engagent une bagarre à la sortie des cours, non loin d’une micro finance située en face de l’établissement scolaire. C’est alors que le militaire chargé de la sécurité de la micro finance va essayer de dissuader les deux élèves, en se servant de son arme. Mal lui en a pris. Croyant tirer en l’air, ce dernier est le premier surpris  de constater qu’il n’a plus le contrôle de son arme. Des   coups de feu crépitent un élève s’écroule. Deux autres sont en sang. Un vendeur ambulant est égale touché par la rafale.  Les deux élèves légèrement blessés sont conduit à l’hôpital de district de Bonassama , alors que le jeune Lucas qui a perdu connaissance est admis au bloc opératoire de l’hôpital laquintinie. Il a reçu une balle dans le  ventre.  Pendant près de 8 heures, les médecins vont réussir à extraire la balle qui aurait touché le foie et les intestins du jeune Lucas. Mais  en attendant les résultats de l’enquête ouverte, Lucas Ekani, qui devrait présenter son examen  cette année, n’a toujours pas retrouvé l’usage de la parole. Et la pluie d’ordonnances continue de s’abattre sur la tête de sa pauvre maman.

Flore Honga, Source Aurore Plus du 25 janvier 2013

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:22

Redéploiement –  faire le saut qualitatif                   

La Cameroon Development Corporation est le deuxième employeur après l’Etat avec 18718 employés. Malgré la résistance du gouvernement, les Bailleurs de fonds font pression pour qu’elle soit privatisée. Le nouveau directeur général a pour défi de la rentabiliser.

 

Le premier Complexe agro-industriel du Cameroun qui dispose de 100 000 hectares de terres arables et dont seulement 39 500 hectares sont mises en valeur  pour le développement des plantations d’Hévéa (20 50 ha), de palmiers à huile (15 500 ha) et de banane (3 500 ha)  peine à trouver un développement optimal. C’est certainement pourquoi, elle est admise au processus de privatisation. Un processus qui se fait de manière homéopathique. Avec la privatisation de sa filière thé et la mise de la filière Banane sous la gérance d’un partenaire Européen, Del Monte Fresh Food, à travers un contrat de gestion bien défini. Pourtant, l’Etat du Cameroun qui détient à 100% le capital de 15, 626 milliards Fcfa n’entend pas céder à cette pression des Bailleurs de fonds. Pour cela, il faudrait que le nouveau Directeur général, Franklin Ngoni Ikome Njie, nommé le 12 janvier 2013, après avoir assuré l’intérim pendant plusieurs mois à la suite de l’évacuation sanitaire de son prédécesseur (Henri Njalla Quan, décédé le 19 décembre 2012), ait la lourde  mission de relever le défi.

Ce d’autant plus que le volet social de cette entreprise n’est pas à démontrer, avec 18 718 employés, il est le premier employeur du secteur privé au Cameroun. Surtout que sa main d’œuvre est quasi-totalement constituée d’ouvriers agricoles. Par ricochet sous équipée en cadres de gestion et de développement. Franklin Ngoni Ikome Njie, 48 ans, a pour obligation de conduire cette entreprise à faire le saut qualitatif. A cet effet, il a le profil de l’emploi. Ingénieur de génie civil, formé en Allemagne, il est un homme qui connait bien l’entreprise, pour l’avoir intégré en 1996, avant de devenir en 1998, Chef du service des travaux civils et par la suite Directeur des services techniques, poste qu’il a occupé pendant dix ans avant  d’être promu Dg. La compétitivité des marchés internationaux est fortement menacée par une rude concurrence et une instabilité des cours. Par conséquent, cela représente une sérieuse exigence pour les producteurs des cultures de rentes comme la Cdc d’améliorer sa production de manière quantitative, mais aussi de manière qualitative, au risque de sombrer. C’est pourquoi, il faudrait développer des stratégies de développement qui viseraient à satisfaire le marché intérieur où la demande est certes croissante, mais à des prix accessibles aux Camerounais moyens.

Dans cette perspective, et à défaut de pouvoir tendre vers le développement des agro-industriels des pays asiatiques (Indonésie) et de l’Amérique centrale (Brésil) qui sont devenus les meilleurs dans leurs domaines, en modernisant l’ensemble de leur outil de production par une mécanisation intensive, il serait utile de mettre en place une nouvelle dynamique pour satisfaire au besoin du marché de consommation locale. En explorant aussi les pistes de la transformation locale. C’est conscient de cet enjeu que 72 heures après sa nomination, Franklin Ngoni Ikomé Njie, le nouveau dg a procédé à une redistribution de cartes (voir ci-dessous). C’est ainsi que Polycarpe Chungung a été nommé comme Directeur des Services techniques. Une récompense bien méritée, pour lui qui a conduit avec succès la construction du moulin à huile de la Cdc à Illoani pour un montant de 7 milliards Fcfa.

Mathieu Nathanaël Njog, Source Aurore Plus du 25 janvier 2013

 

Encadré
Nominations

Directeur des services techniques

Polycarpe Chungung

Directeur des ressources humaines

Henry Becke Ikomé,

Directeur de la traduction et de la documentation

Stephen Ndoping

Directeur du plan et du développement

Mbuyeh Odilus

Directeur de la logistique

Princewill Ngale

Directeur des ventes locales

Abdoulahi

 

Attachés du Directeur général

Mme Pauline Wellang

Chief Etina Monono,


Directeur du secteur Banane

Johnson Ndoumbe

 

Responsable des relations publiques

Hon. Andrew Efite

 

Chargé du suivi de la CE/ATF

Otto Lyonga Mokenge

 

Chef service de la propreté

Eric Nzegge

 

Responsable du génie civil

Valentine Ayuk Ekute

Responsable des sports et loisirs

Apollinaire Nganso

Chef service  des ateliers et du génie mécanique

Paul Koller Tobi

Expert principal

Fritz Mbella

 

SECTEUR CAOUTCHOUC

Directeur de la production du caoutchouc

Dieudonné Monkam

 

Responsable de la qualité du produit

Mbarga Bouli

Chef d'unité industrielle de l'Unité de Pendamboko

Walters Balgah

 

SECTEUR DE PALM OIL GROUP,

Responsable de la logistique

Sanji Kofi

 

Responsable des ressources humaines

Constantin Fondem

 

Adjoint au responsable administratif à Illoani

David Dooh

Adjoint au responsable administratif à Tiko

Dieudonné Gwet

 

DEPARTEMENT DE LA PRODUCTION

Agent administratif

Obi Bate

Responsable de l’extension de la filière banane

Mme Esther Nalova Ikomé

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:19

Mécontentement – Récriminations            

La majorité du personnel dûment recruté à la Commune d’arrondissement de Douala 3e  observe un mouvement d’humeur depuis jeudi le 24 janvier 2013.

 

Mairie de Douala III, il est 9h. Une foule dense gesticule devant les locaux de la Mairie de Douala III sise à Logbaba. Au loin, des chants résonnent. « Solidarité, à jamais solidarité ! Solidarité à jamais solidarité ! Solidarité, à jamais solidarité, car l’union fait la force. Sauvez nous ! », chantent hommes et femmes. De prime abord, on croirait à une expression de joie liée à une célébration d’un mariage. Plus on se rapproche de la commune, moins la certitude d’une gaieté quelconque se confirme dans l’esprit. Surtout que les choristes ne sont autres que les employés de la mairie de Douala III qui brandissent des pancartes. Une dizaine de tableaux sur lesquels sont écrits en bleu et rouge des messages moins élogieux à l’endroit du patron des lieux, Oumarou Fadil. Mention est également faite sur les problèmes des concernés. « Payez nos trois mois de salaires (novembre, décembre 2012 et janvier 2013 » ; « 11 ans de misère à la première mairie du Cameroun » ; « Non aux intimidations et à la manipulation du personnel » ; « Pas de profil de carrière dans une mairie de référence » ; « Près de 20 ans de non reversement à la Caisse nationale de prévoyance sociale ». Ainsi peut-on lire sur les écriteaux que tiennent les grévistes.

Ce n’est pas tout. Monique Moussi, une des délégués du personnel explique : « Nous sommes aussi à 20 ans sans allocations familiales ni sécurité sociale. Nous sommes en colère et au lieu de résoudre nos problèmes, les administrateurs cherchent à nous intimider. Ne soyez pas surpris de constater qu’une partie du personnel, essentiellement des jeunes en stage ou en quête de poste sont dans les bureaux tandis que nous manifestons la grève à l’extérieur ». Chose curieuse, explique notre interlocutrice est « qu’on a intimidé ces jeunes au point de les obliger à signer une pétition dans laquelle ils avouent avoir été payés. Pourtant ce ne sont que des employés temporaires dont le statut n’a pas encore été fixé ». Cet arrêt de travail est effectif après que les travailleurs aient adressé un préavis de grève au maire (absent sur lieux au moment où nous mettions sous presse) la première semaine du mois de décembre 2012. « Des notifications ont suivi. Mais la hiérarchie n’a pas réagi. Raison pour laquelle le syndicat des travailleurs du Wouri sont venus donner main forte aux délégués du personnel de la commune », renchérit André Yakana, agent communal au service administratif.

Sur le plan environnemental, la mairie de Douala III créée en 1987, n’a pas de Water-closet digne de ce nom ni d’eau depuis quatre années. « Nous avons assez supporté. Trop c’est trop. Ce qui est choquant est que le maire est entrain de payer des engins pour enrichir le patrimoine infrastructurel de son territoire alors que cet argent pouvait d’abord servir à satisfaire nos besoins salariaux, s’indignent les plaignants ». Par ailleurs, dans la circonscription où le maire Oumarou Fadil tient les commandes, les habitants de Logbaba et environs se plaignent des routes impraticables et attirent l’attention du patron des lieux qui aspire à un nouveau mandat lors des prochaines élections législatives et municipales. Et qui gagnerait à conquérir le cœur de son peuple s’il compte sur ses voix pour garder son poste.

Linda Mbiapa, Source Aurore Plus du 25 janvier 2013

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:18

Douala – Expulsions forcées  à la zone de Nylon     

Chassés de leurs terres en 1987, près de 500 habitants des quartiers de Nylon et Brazzaville non indemnisés ni recasés à ce jour sont aux abois.

 

Ils sont très en colère. Ils en ont après les agents de la Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux (Maetur). Ils, ce sont les victimes des expulsions forcées de la zone Nylon restées sans demeures depuis 1987. Ces populations réunies autour d’une organisation : « Promotion social et formation de l’enfance en difficulté » en abrégé Prosofor Afrique, montent à nouveau au créneau. Ils dénoncent les escroqueries orchestrées par la Maetur sous l’œil complice du gouvernement camerounais. Michel Tagne, un des membres du Prosofor explique « les agents de la Maetur dans le cadre du projet de l’aménagement de la zone Nylon avaient déguerpi les populations de Nylon tout en leur promettant une redistribution des lots à la zone dite de recasement située à Ndogpassi III dans la cité économique. Rien n’a été fait ». Et de poursuivre : « au contraire la Mateur en complicité avec le gouvernement camerounais a vendu aux hommes d’affaires riches certains terrains en bordure de la zone Nylon spécialement dans les quartiers Brazzaville et Nylon. Les acheteurs ont tôt fait de construire des immeubles sur le long du Boulevard Brazzaville-  Nylon ».

Un fait difficile à digérer par le Prosofor Afrique. Il avance que la Maetur a refusé de recaser les habitants de la zone Nylon pour la simple raison qu’elle leur a demandé en vain de verser une somme d’argent. Les bénéficiaires du projet Nylon ont été jetés dans la rue. Déprimés, misérables, ils ont constitué un bloc et entrepris des démarches judiciaires et saisi le ministre de l’Economie et des finances en date du 1er août 2012 ainsi que le directeur général du Crédit foncier pour demande d’indemnisation. «Nos revendications sont restées lettres mortes. Où est parti l’argent pour indemniser les victimes ? A quoi a donc servi le financement que le gouvernement camerounais a reçu des bailleurs de fonds ? », s’interrogent les expulsés. L’histoire remonte en 1987 alors que la population des 13 quartiers de la zone Nylon avait sollicité l’intervention du gouvernement pour que des améliorations importantes soient apportées à la vie des riverains des fractions de Brazzaville et Nylon. Les problèmes principaux portaient sur les inondations permanentes, les routes impraticables et la rénovation des équipements collectifs. Les travaux devaient s’effectuer par phases successives.

Pour sa réussite, les autorités gouvernementales ont sollicité le parrainage des institutions internationales (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Direction du développement et de la Coopération Suisse). Dans un premier temps, il était prévu de fin 1985 à 1987, le bitumage de 16 km de routes et de drain. A Nylon et Brazzaville, il devait avoir en outre l’adduction d’eau et l’électrification. Le projet de l’aménagement de la zone Nylon visait à réduire la pauvreté. Or de l’avis des frustrés, le relookage des bâtiments n’a jamais été fait. «  La vente des terrains aux nantis par la Maetur pour la construction des immeubles a été effectuée pour faire croire aux bailleurs de fonds que ladite rénovation des bâtiments conclue dans le protocole d’accord avec ceux-ci a été bel et bien respectée », arguent-ils. Les populations expulsées avouent n’avoir jamais bénéficié de la gestion du processus de recasement ni de la régularisation foncière ni de la rénovation des bâtiments. Tel que le stipule l’objectif spécifique et global du projet.

Linda Mbiapa, Source Aurore Plus du 25 janvier 2013

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:15

Homosexualité                                          

L’orientation sexuelle de certains Camerounais continue d’en faire des victimes des lois homophobes du pays de Me Alice Kom.

 

Souffrant de déficit criard sur la législation régissant la pratique au Cameroun, les adeptes de cette forme de sexualité continuent d’essuyer les affres d’une société à l’essence conservatrice en la matière. Pourtant, ce ne sera pas faute pour les avocats et autres membres de la société civile d’avoir œuvré pour une dépénalisation de la pratique, aidés en cela par diverses organisations assimilant son interdiction à une restriction indue des libertés individuelles. On se serait attendu que les actions entreprises depuis quelques années par diverses organisations de défense des droits de l’homme intègrent, dans leurs revendications, la dépénalisation de l’homosexualité au Cameroun. Mais c’était sans compter avec la réticence des conservateurs qui continuent d’astreindre les pratiquants de celle-ci à une discrimination des plus préjudiciables. Toutes choses qui alimentent conséquemment un plus grand activisme de certains des pratiquants pour à la fois sensibiliser l’opinion qui n’a de cesse de ranger la pratique dans les déviances sectaires.

Si l’on ne peut en méconnaître la réalité à bien d’égards, il n’en demeure pas moins vrai que les adeptes opérant pour ainsi dire dans l’illégalité, deviennent des cibles faciles pour les forces de l’ordre qui écument pour ainsi dire, tous les lieux de loisir identifiés comme cadres de rencontres des adeptes. En effet, qu’il s’agisse du Snack dénommé la Canne à Sucre à Deïdo, ou encore le Bois d’Ebène, elles y écument ceux des individus simplement soupçonnés d’être des adeptes de ce type de sexualité. Attitude qui dénote de la répression indue dont ces derniers font l’objet, singulièrement les jeunes filles incapables d’opposer la moindre résistance si d’aventure les force de l’ordre les ciblent. Ainsi en a-t-il été de Ngo Nkou Bayiga Blandine, 30 ans sonnés mais dont le crime est de soutenir la pratique ouvertement, clamant à qui veut l’entendre, l’attardement de la société camerounaise. En effet, elle subira une filature en règle des éléments des forces de l’ordre prétendument commis à la traque des homosexuelles.

Mieux, s’appuyant sur la marginalisation dont était cette dernière au sein même de sa famille pour ses positions sur la pratique, lesdits éléments des forces de l’ordre parvinrent facilement à la piéger, au sortir d’une virée nocturne arrosée du Snack dénommé la Canne à Sucre. Suffisant pour ces derniers pour lui coller l’étiquette d’homosexuelle, alors même qu’à aucun moment elle ne fut prise sur le fait. En fait, cette dernière payait un lourd tribut à la marginalisation évoquée supra, tant il est vrai qu’elle fut dénoncée avant son interpellation auprès des éléments des Equipes Spéciales d’Intervention Rapide (Esir) commises au contrôle régulier des lieux de loisir la nuit tombée. Et comme ces derniers disposaient de son portrait, ils n’hésitèrent littéralement pas à lui mettre le grappin dessus, non sans qu’elle subisse par ailleurs des  tortures quotidiennes durant son internement. Et depuis lors, elle aurait réussi a s'échapper et ne serait plus revenue dans son quartier, se terrant depuis lors dans un lieu tenu secret car, craignant pour sa sécurité. 

Muna Dimbambe, Aurore Plus du 25 janvier 2013

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:12

Positionnement – Diversion ou affirmation ?                  

Depuis sa démission du gouvernement en 2011, suivi de son engagement politique dans la perspective d’une alternance par les urnes au sommet de l’Etat, L’ancien ministre délégué auprès du ministre de la Justice, veut s’affirmer sur ce nouveau terrain.

 

Le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc), Maurice Kamto a fait une sortie épistolaire en date du mercredi 23 janvier 2013, avec en objet : «Mise en garde du Mrc à propos d’une éventuelle tentation du gouvernement d’organiser les sénatoriales avant les municipales et les législatives». Cette sortie ressemble à si méprendre à une volonté de  captiver l’attention de l’opinion publique sur sa personne. Une stratégie adoptée par sa cellule de communication pour le permettre de ne pas tomber dans l’oubli, son parti avec. Surtout qu’il est un néo politicien qui devra affronter la réalité des urnes avec les élections de proximité, véritable baromètre pour tout parti politique. Mais après avoir parcouru sa communication qui n’est pas dénué de tout fondement, mais qui repose sur les supputations ou éventuellement les secrets des pénates du chef de l’Etat, ce qu’il ne soutient pas ; il aurait mieux fait d’axer sa communication sur l’appel que son parti, le Mrc fait à l’endroit de tous les camerounais ou des forces vives camerounaises pour réclamer que le chef de l’Etat publie le calendrier électoral.

Le professeur Maurice Kamto est un homme de droit émérite, dont l’engagement politique aux avant-postes, vient inéluctablement enrichir la qualité du leadership de l’opposition camerounaise. En attendant de jauger sa popularité pour voir sa véritable place dans le microcosme politique camerounais et particulièrement dans l’opposition camerounaise, on se contente encore de ses sorties épistolaires. Et quelques actions maladroites des autorités administratives camerounaises qui ont le mérite de le propulsé au devant de l’actualité. En attendant impatiemment son premier meeting politique comme leader de parti politique de l’opposition, même s’il est vrai que l’éventuelle forte mobilisation que pourrait enregistrer cette première sortie ne va pas traduire le niveau d’adhésion réelle des camerounais à sa visions politiques ; ses prédécesseurs, à la même stature intellectuelle, ont pu s’en rendre compte en leur temps. La suite a été catastrophique pour plusieurs d’entre eux qui ont fait des  scores ridicules aux différentes élections auxquelles ils ont engagé leur formation politique.

C’est certainement cette  trouille que Maurice Kamto a aujourd’hui. Au point de jouer les sentinelles de la mise en place du processus électoral. Lui qui, dans ses premières sorties avait axé sa communication sur la destruction des autres leaders de l’opposition, avant d’être ramené très vite à l’ordre par les observateurs de la scène politique. Ces derniers l’avaient tout simplement rappelé qu’en s’attaquant à l’opposition en dépit de ses lacunes se trompait de cible. Et faisait le jeu de l’homme lion, au pouvoir depuis 30  ans sans discontinuer. Lui qui s’est souvent amusé comme lors de son passage à l’émission dominicale «l’Arène» de Canal 2 International de donner à Paul Biya, chef de l’Etat, le bon dieu sans confession. Il semble de plus en plus s’être avisé. Mais alors, cela lui donne-t-il, l’opportunité de distraire les camerounais par des sorties épistolaires, dans lesquelles, il biaise le problème de fond pour faire dans l’agitation servile ?


Propension à éviter Biya 

Il y soutient que sa sortie a été inspirée par l’annonce faite par le président de la République dans son traditionnel message de fin d’année 2012. Notamment, celle ayant trait à la tenue «éventuelle» des élections sénatoriales en 2013. Paul Biya nous ayant habitué  à ne pas tenir parole. Et Maurice Kamto de se précipiter d’accuser de manière péremptoire le pouvoir en place de vouloir organiser les élections sénatoriales avant les élections municipales et législatives. «La tenue probable de l'élection des sénateurs avant les élections municipales et régionales serait une manœuvre politique inacceptable.» Il va s’appesantir à le démontrer sur les plans juridiques, technique et politique : «En effet, aux termes de l'article 222 de la loi n° 2012/001 du 19 avril 2012 portant code électoral, "les sénateurs sont élus dans chaque Région par un collège électoral composé de des conseillers régionaux et de conseillers municipaux.» Et de poursuivre : «Dans les conditions actuelles, peut-on soutenir juridiquement que le vote des conseillers municipaux, seuls électeurs pour la circonstance, serait légal quand on sait que leur mandat a expiré depuis plus de six mois? Il y aurait lieu de d’en douter ; et en tout cas leur légitimité serait contestable.» Avant de conclure que cela ne serait qu’une volonté manifeste de torpiller la modernisation du processus démocratique camerounais que «Le Mrc exhorte en conséquence le Gouvernement de la République à faire preuve de responsabilité et à abandonner un projet qui ne peut que nuire à notre peuple et à notre pays.» Pourtant, nulle part, il n’a fait allusion à un plan machiavélique du régime au pouvoir qu’il aurait eu vent. Traduisant toujours la stratégie de Maurice Kamto de faire dans la langue de bois lorsqu’il s’agit de fustiger Paul Biya et son régime. Comme s’il avait peur que le rouleau compresseur du système Biya ne se déploie pour le broyer.

André Som, Source Aurore Plus du 25 janvier 2013

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:05

Crtv Radio – Démarche Citoyenne                         

Le journaliste citoyen, Sismondi Barlev Bidjoka a entamé depuis le mois de décembre 2012, un combat déontologique et citoyen digne d’intérêt contre l’ouverture des journaux parlés à la Crtv radio de l’hymne à la gloire du chef de l’Etat Paul Biya.

 

En date du 26 décembre 2012, le Groupe Multimédia « Presse Force One » dont le Directeur de publication est Sismondi Barlev Bidjoka a dans son activisme saisi le Conseil national de la communication, en vue de porter une exigence républicaine, notamment, celle de demander la suppression du générique qui annonce les éditions des journaux au poste national de la Crtv, média d’Etat. Car il soutient que : «Cette chanson qui est un hymne à la gloire d’un homme, donne une coloration directe aux informations qui y sont diffusées, ce qui est contraire à la déontologie journalistique et aux principes fondamentaux qui régulent notre métier.» Une incongruité qu’on observe seulement dans les régimes totalitaires.

Une démarche qui n’est pas restée lettre morte, même si elle n’a pas porté de fruit probant. Puisque certaines indiscrétions font état de ce que le président du conseil national de la communication, Mgr Befe Ateba ayant trouvé l’argumentaire fondé, aurait discrètement rencontré le Directeur général de la Crtv, Amadou Vamoulké pour échanger sur la question. Et il en ressort que le président du conseil national de la communication aurait conseillé au Dg de la Crtv  de «supprimer discrètement ce chant sans texte officiel de sa part». Et le 7 janvier 2013, la chanson : «Paul Biya nous te disons nous camarades de l’Unc, en avant pour ton acte de continuateur, par la volonté de Dieu et la confiance de la nation, jamais, jamais tu ne failliras, Paul Biya ; va de l’avant Paul Biya Va de l’avant Paul Biya, le peuple camerounais te dis Paul Biya, va de l’avant, va de l’avant Paul Biya, nous soutenons ton action de paix et d’unité… », n’a pas annoncé l’ouverture du  journal de 13 heures, mais a été diffusé avant l’édition anglaise du journal de 15 heures.

Etait-ce l’oubli ou alors une volonté de mettre en application la démarche du président de l’association de la presse diplomatique camerounaise. Certaines indiscrétions ont laissé croire que le sujet a été porté au débat, avec les différentes directions de ce média d’Etat. Les positions étaient divergentes. Entre les carriéristes qui veulent maintenir pour plaire, et les professionnels qui militent pour sa suppression. Ce d’autant plus que, dans une République dite pluraliste et démocratique, sauf de pacotille comme le Cameroun, la Crtv, même si, elle est à capitaux publics, ne saurait servir d’organe de propagande du président de la République. Son financement étant les efforts du contribuable Camerounais. Une situation qui intrigue même les missions diplomatiques. «D’emblée, c’est un indicateur majeur dans le renseignement diplomatique, pour démontrer que le Cameroun est loin d’être un pays, sorti de la dictature», fait remarquer un diplomate.

Après avoir fait tressaillir les lignes, Sismondi Barlev Bidjoka a saisi le 20 janvier le ministre de la communication, par ailleurs président du conseil d’administration de la Crtv, avec le même objet. Dans cette correspondance, il rappelle que c’était le cas avec le journal à capitaux publics, «Cameroun Tribune» ; qui publiait en lucarne une photo du Chef de l’Etat et un extrait de son discours. A l’époque de l’ancien Directeur général de la Sopecam, Paul Ndebiyembe, il avait  obtenu dans une démarche citoyenne et républicaine similaire qu’on mette fin à  cette pratique d’un autre âge et qui frise, un état totalitariste que le régime du Renouveau, au pouvoir au Cameroun, depuis 30 ans sans partage, ne cesse de clamer qu’il n’est pas. On attend bien de voir ce que va faire, celui qui a organisé en décembre dernier, ces états généraux, pour faire la chasse aux sorcières à la presse indépendante, dans l’optique de la caporaliser dans un euphémisme de « journalisme citoyen et républicain » dans l’optique de conduire le Cameroun à l’émergence à l’horizon de 2035.

C’est dire, tout simplement que le chantier est vaste pour Mgr Befe Ateba, président du Conseil national de la communication et du ministre de la communication qui se comporte comme ce citoyen qui va balayer dans la cour du voisin en oubliant la sienne.

André Som, Source Aurore Plus du 22 janvier 2013

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 19:03

Contestation – 3è licence de téléphonie mobile                

L’entreprise vietnamienne, Viettel Cameroun est adjudicatrice de la licence 3G de téléphonie mobile au Cameroun. Ce choix est contesté par les concurrents qui font valoir des arguments cocasses.

 

Dans son traditionnel discours de fin d’année 2012 à la nation, le chef de l’Etat Paul Biya n’a pas fait allusion ni aux états généraux de la communication du ministre de la Communication ni à l’octroi de la troisième licence de téléphonie mobile. Selon certaines indiscrétions, il a décidé en dernière minute de les retirer de son discours. Et pour cause, il n’aurait pas approuvé la manière avec laquelle ces deux opérations ont été organisées, donnant ainsi tacitement raison aux contestations et dénonciations qui ont émaillé le déroulement de ces deux projets que les ministres de tutelle disaient importants pour le gouvernement camerounais. En revanche, il a insisté sur l’énumération des dérives qui plombent les actions de développement qui sont mis en chantier. Ceci assorti de menaces de représailles. «Je suis bien conscient en effet que nous devons encore compter avec l’inertie, l’incompétence, voire la malveillance de certains qui freinent notre redressement. S’y ajoutent la corruption sous diverses formes et la fraude dans la passation des marchés publics. Le récent rapport de la Conac est particulièrement édifiant à cet égard. Il va de soi que ces atteintes à la fortune publique ne resteront pas impunies.» Avant de réaffirmer tout le bien fondé qu’il porte sur les institutions de l’Etat chargé de réguler notamment les marchés publics. «Je compte sur le Ministre chargé des Marchés Publics pour mettre fin à ces abus dans sa sphère de compétence.»

Des indiscrétions des pénates du palais, il ressort que le chef de l’Etat envoyait là, un message fort à tous ceux qui ont outrepassé leurs prérogatives et les procédures définies de manière à niveler le Cameroun vers le bas malgré la lutte acharné contre la corruption et les prévaricateurs. Surtout qu’on se souvient qu’il avait fait une priorité, l’attribution de la 3è licence 3G de téléphonie mobile, au plus tard, en fin d’année 2012. L’objectif était de rendre le coût de la communication accessible à la bourse des plus démunis afin de combler la fracture des Tic au Cameroun, avec un taux de pénétration de l’internet qui est encore en dessous de 10% et de la téléphonie mobile qui est encore en dessous de 40%. C’est alors avec grande satisfaction que les Camerounais ont accueilli le nom de celui qui a été dévoilé pour être l’adjudicateur de la 3è licence 3G de téléphonie mobile, Viettel Cameroun. De l’homme d’affaire camerounais, Baba Danpoulos. Malheureusement, elle a été de courte durée. Puisqu’aussitôt des contestations ont été enregistrées et qui continuent à animer l’actualité  au point de remettre en cause la procédure de son attribution. Korea Telecom a d’ailleurs déposé le vendredi 14 décembre 2012 auprès du ministère des Marchés publics un recours en annulation contre la décision du ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel).

Des révélations chaque jours croustillantes font état de ce que Biyiti bi Essam, le Minpostel a fait preuve dans cette attribution de : - violation de procédures dans la passation des marchés publics, - non respect des instructions du Premier ministre, chef du gouvernement, - et de collusion d’intérêt. En effet, avant que la procédure entre dans sa dernière ligne droite avec la publication de la short list de sept postulants : Bharti Airtel (Inde), Monaco Telecom (France), Viettel (Vietnam), Maroc Telecom (Maroc), Portugal Telecom SGPS (Portugal), Detecom/Deutsche Telecom (Allemagne), Technologie et Système d’information/ Korea Telecom (Corée) ; le Premier ministre remet en cause le cabinet conseil chargé d’accompagner le Minpostel dans le choix de l’adjudicateur de la 3è licence 3G de téléphonie mobile. En sa qualité de l'autorité régulatrice des marchés publics, il a dénoncé le fait que Biyiti bi Essam avait choisi le Cabinet Maas Telecom/Avilyos de gré à gré ; et a demandé au Minpostel de transférer sans délai au Ministère délégué à la Présidence chargé des Marchés Publics, pour compétence, le dossier relatif au processus de sélection d’un cabinet devant accompagner le gouvernement dans ledit choix. Ceci afin d’éviter, le cas échéant des soupçons de pot-de-vin.

 

Un manque de transparence incontestable

Ce d’autant plus que Maas Telecom et Avilyos qui s’étaient regroupés pour ce marché, étaient les entreprises détentrices de quasiment tous les marchés du Minpostel : - Contrôle et suivi de la pose de la fibre optique entre Kome et Bongor (2009-2010),  Office tchadien de régulation des Télécommunications, Tchad ; - Contrôle et suivi de la pose de la fibre optique entre Jebba et Oshogbo, Phase 3 ; - Contrôle et suivi de la pose de la fibre optique entre Richmond et Fairfax, ; - L’étude en vue de la construction de nouveaux points d’atterrissage des câbles sous-marins à fibre optique au Cameroun ; - Projet de suivi et contrôle des travaux de construction de la boucle optique urbaine de la ville de Douala, Cameroun. Pour un montant global de près de 12 millions de dollars Usa (environ 6,6 milliards Fcfa) Laissant prospérer l’idée selon laquelle, Albert Kamanou, Dg d’Avilyos est l’homme lige du Minpostel. Or en, passant par le  Ministère des Marchés Publics, cette sélection devait être effectuée par la Direction Générale des Marchés des Approvisionnements et des Services, à travers la Direction des Marchés des Services et des Prestations Intellectuelles, elle-même assistée par la Commission Centrale de Passation des Marchés des Services et des Prestations Intellectuelles, puisque le montant du projet concerné, à savoir cette prestation d’assistance à la sélection du 3ème opérateur, était supérieur à 50 millions de Fcfa.

Mathieu Nathanaël Njog, Source Aurore Plus du 22 janvier 2013

 

 

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