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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 18:36
Les riverains de tous les sites de la Socapalm dans la rue

Manifestations - Mobilisations des paysans à travers le Cameroun

 

Depuis le 1er juin 2016, les populations riveraines et victimes des expropriations de la Socapalm dans les régions du Littoral, du Centre et du Sud multiplient les actions visant à rentrer dans leurs droits. Elles estiment avoir été victime du dumping social.

 

L’ambiance est particulière ce 1er juin dans les villages Mbongo, Dibombari, Safacam, Kienké, pour ne citer que ceux-là. On apprend alors que ce mouvement d’humeur est organisé simultanément dans  les différents villages où sont implantés les champs de la Socapalm. Constituée en syndic, la Synergie nationale des paysans et riverains du Cameroun (Synaparcam), les populations riveraines de la centaine de villages concernés ont décidé de perturber pacifiquement les activités de la Socapalm. Arborant les tee-shirts blues identiques pour certains, d’autres dans leur haillons tiennent fièrement des banderoles sur lesquels ont peut lire entre autre : «Socapalm : oui au dialogue Socal», «Eau, route, électricité». Pour illustrer ces banderoles, une colonne de femmes fait partir des manifestants qui parcourent les villages et les champs de la Socapalm avec des lampes à pétrole sur la tête. Et Pierre Pfouma de déclarer : «Pas de repos à la Socapalm tant que le dialogue ne sera pas ouvert avec les riverains».

La pomme de discorde porte sur le processus de cession des terres communautaires dont plusieurs organisations dans le monde s’activent à défendre, notamment en Afrique. Ces milliers terres de terres arables ont été dépossédées aux populations locales pour permettre l’installation d’une agro-industrielle dans l’optique d’accroitre la production nationale en huile de palme. La Socapalm, société d’Etat créée en 1968 a été privatisée en 2000. Le concessionnaire ou le repreneur devrait poursuivre les missions de service public qui incombait à cette agro-industrielle. Il s’agissait entre autre : - La compensation de la perte de l’usage de terres et zones de pêche. Malheureusement ce ne sera pas le cas. Outre, l’espace vital qui leur avait été concédé autour desdits villages et la rétrocession de certaines terres, les riverains revendiquent aujourd’hui leurs droits concernant le soutien au développement des plantations villageoises et un accès à l’emploi, ainsi que des infrastructures de services publics essentiels aux villages (cases de santé, écoles, accès à l’eau potable, entretien des routes, électrification pour certains villages,…).

Pour la Synaparcam, présente dans cinq plantations et revendiquant plus de 1000 membres, elle déplore que malgré des bénéfices de près de 4 milliards Fcfa réalisés au cours de l’exercice 2015 par la Socapalm, et près de 1,7 milliards Fcfa par la Safacam, les populations locales ne bénéficient d’aucune retombée significative et voient s’agrandir chaque jour le fossé des promesses de développement des villages qui avaient été faites à leurs ancêtres afin qu’ils acceptent avec une facilement déconcertante l’implantation de ces plantations. «Le sort des communautés ne fait qu’aller de mal en pire, notamment à cause de l’exploitation sauvage de zones de plus en plus grandes», souligne Guillaume Nyobe, membre de  Synaparcam-Koungue. Selon le rapport de plusieurs enquêtes des organisations internationales de défense des concession foncière illégale au profit des agro-industrie, il ressort qu’en 1968 lorsque l’Etat décide de créer la Socapalam et la Safacam, des hectares de forêt ont été défrichés puis progressivement remplacés par le palmier à huile, réduisant d’autant les surfaces sylvicoles jusqu’alors utilisées par les populations locales pour leurs activités de chasse et de cueillette.

Par ailleurs, depuis ces années, ces populations riveraines de ces plantations, faute de voir arriver dans leur villages des externalités positives de l’exploitation de leurs terres par la Socapalm et la Safacam, et à force d’en subir les impacts négatifs (pollution des rivières, du sol, de l’air, réduction des forêts alentour, exploitation des bas-fonds qui étaient encore récemment utilisés par les paysans), ont interpellé plusieurs fois les directions responsables afin d’ouvrir le dialogue sociale. Quel n’est pas leur grande surprise de constater que le consortium  Socfin reste réfractaire à cette démarche. Pourtant ce concessionnaire de la Socapalm et la Safacam est un groupe agro-industriel multinational spécialisé dans la culture de palmiers à huile et d'hévéa. La Convention de cession indique qu’elle est contrôlée par l’homme d’affaire belge Hubert Fabri à 50,2% des parts et par le français Vincent Bolloré à 39% des parts. Par ailleurs, le groupe dispose de sociétés financières et opérationnelles en Belgique, au Luxembourg et en Suisse qui gèrent des agro-industries dans une dizaine de pays africains et asiatiques.

Dilatoire des dirigeants de Socfin

Même l’organisation des villageois en syndic pour mieux porter leurs revendications ne trouve pas d’interlocuteur. Pourtant il y avait eu une leurre d’espoir le 28 avril 2015, suite à des mobilisations pacifiques sur les plantations de Dibombari, et de Mbongo, des dirigeants de la Socapalm, s’étaient engagés à prendre attache avec les autorités administratives des départements de l’Océan, du Nyong et Kellé et du Moungo, dont la compétence s’étend respectivement sur les plantations de la Socapalm Kienke, Eseka et Dibombari, pour y installer les cadres tripartites de dialogue avec la Synaparcam et afin que les revendications légitimes des riverains puissent être prises en charge. C’était du saupoudrage. Rien de tout cela. C’est pour forcer la main que dans les plantations des villages de (Mbambou, Mbongo, Dibombari, Safacam, Kienké) les riverains se sont mobilisés en masse le 1er juin 2016, pour enfin se faire entendre leurs voix. Ils n’entendent pas s’arrêter là. Ils optent désormais passer à une action plus grande, celle d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les violations des conventions  internationales de l’Ocde. Car ces citoyens ne demandent à la Socfin qu’une chose : respecter les droits des communautés locales. «Nous demandons donc une rencontre, dans les meilleurs délais, entre la Synaparcam et vous-même, pour ouvrir un réel dialogue constructif et définir les modalités de résolution des conflits». Dans cette option, la Synaparcam donne une conférence de presse ce vendredi 3 juin 2016 à Douala. Surtout que le groupe Socfin, profitant de la corruption des fonctionnaires, poursuit l’expansion illégale de sa superficie réelle d’exploitation. Ainsi, entre 2009 et 2015 les plantations de la société sont passées de 129 658 ha à 185.324ha, soit une augmentation de 30%. «La politique d’expansion agressive du groupe a mené à des accaparements de terres dont les impacts sur les conditions de vie des populations locales ont provoqué de nombreuses réactions des villageois directement affectés», dénonce les rapports des Ong internationales.

Mathieu Nathanaël Njog


Article publié dans Aurore Plus du 03 juin 2016

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 18:16
Un précurseur prend les commandes des SABC

Emmanuel De Tailly

 

Depuis le début d’année, la Société anonyme des Brasseries du Cameroun a un nouveau Directeur général. Nommé par le Conseil d’administration du groupe tenu le 7 décembre 2016 à Paris, il a pris discrètement fonction depuis le 1er janvier.

 

Un Conseil d’administration de la Société anonyme des brasseries du Cameroun (SABC) tenu aux Brasseries et Glacières Internationales à Paris le 7 décembre 2016, a procédé à la nomination d’Emmanuel De Tailly au poste de Directeur général de cette entreprise brassicole, leader du marché camerounais des boissons minérales, gazeuses et alcooliques. Il remplace à ce poste son compatriote français, Francis Batista qui, en 2013, avait succédé au Camerounais André Siaka à la tête de cette filiale camerounaise du groupe français Castel. Le nouveau Dg arrive à un moment où le marché brassicole connait une forte concurrence. C’est dire s’il a de nombreux challenges à relever. Le premier est celui maintenir la position de leader du marché camerounais des boissons minérales, gazeuses, et alcooliques. Et pour y parvenir d’un management gagnant en reboostant le dynamisme de son personnel. Un personnel certes qualifié, et compétent, mais qui devrait connaitre un nouveau électrochoc.

En parcourant de manière traversable son CV, on se rend à l’évidence que  le nouveau Dg de la SABC a le profil de l’emploi. Même si certains observateurs avertis du secteur auraient souhaité voir la renationalisation du poste. Emmanuel De Tailly à l’avantage de connaitre le Cameroun et la sous-région Ceeac pour avoir résidé et travaillé comme Directeur régional Afrique centrale de Maersk entre septembre 2000 et juin 2003. Mais aussi s’est approprié les valeurs du Groupe Castel, holding au sein duquel, il a occupé successivement pendant 12 ans, les fonctions de Directeur Général des Brasseries du Tchad, du Togo, de la RDC, et celles de Directeur Régional Océan Indien et PDGA des Brasseries STAR à Madagascar avant sa nomination aux commandes de la mastodonte qu’est la SABC.

Les chiffres parlent d’elles-mêmes. La SABC contrôlé 78% du marché de la bière au Cameroun (en 2015) contre 14,4% pour Guinness et 7,2% pour UCB, avec 510,43 millions de litres vendus, en baisse de 5,7% par rapport à l’année précédente. Pendant le même exercice, les volumes de vente de Guinness Cameroun progressaient de 12%, à 94,3 millions de litres ; contre une croissance des ventes de 8,6% pour UCB. En attendant les chiffres de 2016, il reste que le nouveau DG a la mission de reconquérir ces parts de marché perdus en dépit d’une forte concurrence qu’il doit faire face avec l’entrée de nouvelles sociétés brassicoles (Sources du pays et Nabco), certes spécialisées dans les boissons minérales, énergétique et gazeuses. Auxquelles, il faut ajouter les entreprises d’importations des boissons gazeuses et alcooliques (en cannettes) importées. De quoi être une véritable menace pour des parts de marchés encore plus important qu’elles pourraient conquérir au regard des différentes offres quantitatives qu’elles proposent.

 

Ses acquis parlent à sa faveur

Il n’y’a pas de quoi inquiéter Emmanuel De Tailly, lui qui a eu à relever des défis plus incertains. C’était le cas à Madagascar d’où il vient. Non seulement il a redressé la filiale du Groupe Castel, les Brasseries STAR. Un des fleurons de l’industrie malgache, créé en 1953 comprenant 17 agences, 6 usines réparties sur tout le territoire, forte de 72 références de produits et 20 millions d’euros (environ 12, 9 milliards Fcfa) d’investissement par an dans le cadre de la modernisation de son outil de production et de distribution. Ce qui lui a permis de conserver son leadership local de 62 ans. Un bilan qui lui aura permis à redorer le blason de l’agro-industrie dans l’Océan indien. «Nous sommes la preuve vivante que l’agro-industrie malgache fonctionne et peut devenir le fer de lance de l’économie de Madagascar» affirmait Emmanuel de Tailly avant son départ.

Il a ainsi permis à l’Ile rouge de redresser la courbe d’une dégringolade, qui était à son arrivée, passée, en 20 ans, d’une économie industrielle de transformation à une économie principalement d’importation et de négoce. Il déplorait dans ses contributions dans le groupement patronal malgache le fait que : «Les industries prédominantes des années 70 et 80 étaient celles liées à la valorisation des matières premières agricoles locales mais faute d’une politique gouvernementale constante d’assistance et de gestion des filières agro-industrielles, elles ont graduellement disparu». Pour redresser la courbe, Emmanuel De Tailly a permis aux Brasseries STAR de nouer un  partenariat avec sa filiale Malto et près de 10 000 paysans qui lui a permis de stabiliser son prix de revient tout en sécurisant localement et cela depuis 1970, la moitié de ses besoins en maïs, en orge et en sucre qui s’élèvent respectivement à 4 500, 6 000 et 1 500 tonnes annuelles, et tout cela sans être propriétaire du foncier.

On espère qu’il va véritablement s’impliquer dans le groupement patronal leader, le Gicam comme il l’a fait à Madagascar de manière à apporter des contributions aussi efficientes aux différents foras économiques à l’instar du Cameroon Business Forum, afin de contribuer dans le dialogue public-privé à l’accélération des facilitations exigibles pour booster le commerce extérieur afin d’accroitre la compétitivité de l’économie camerounaise. Notamment en contribuant à la mise en place d’un plan de relance agro-industriel qu’il avait appelé de tous ses vœux à Madagascar dans le but de contrecarrer la concurrence déloyale des produits importés, «qui vient inéluctablement fragiliser le marché local», décriait-il. Dans cette perspective, il avait favorisé la reprise de la Nouvelle Brasserie de Madagascar (NBM), ce qui était mal perçu par les Malgaches. En réponse à cette polémique, Emmanuel De Tailly déclarait : «Notre combat est le développement de l’agro-industrie malgache, sa promotion quand ce n’est pas sa sauvegarde». Vivement qu’il apporte le même engagement pendant son séjour à la tête de la Société camerounaise des Brasseries du Cameroun (Sabc).

Mathieu Nathanaël Njog

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 15:58
Susocam

Démenti la rumeur sur une éventuelle pénurie du sucre au Cameroun

En prélude au début du mois de ramadan, certains confrères ont vite fait de tirer la sonnette d’alarme sur une conjoncture que pourrait connaitre la production du sucre au Cameroun. Et pour remédier, à la solution, ils annoncent la levée de l’interdiction des importations.

 

Dans un communiqué arrivé à notre rédaction le 16 mars 2017, la Société Sucrière du Cameroun (Sosucam) filiale du mastodonte de l’agro-industrie française Somdiaa a réagi à une information relayée par la presse la semaine dernière et faisant état d’une menace de pénurie du sucre sur le marché camerounais avant et pendant le mois du ramadan. Démentant cette information, la Sosucam  «informe les distributeurs, les utilisateurs et les consommateurs de sucre au Cameroun, de la disponibilité effective de plus de 32.000 tonnes de sucre dans ses magasins de stockage de Mbandjock, Nkoteng, Douala, Ngaoundéré et à son Entrepôt de Yaoundé (Descente Bata Nlongkak) dédié à la livraison des distributeurs spécialisés». Et d’ajouter que : «Cette disponibilité déclinée en différents types de sucre et multi-conditionnements permet un  approvisionnement optimal des marchés nationaux, sur la période en cours et à l’approche du jeûne du Ramadan». Ceci non sans assurer que la Sosucam renouvelle son ambition de produire un sucre d’excellence, à travers des critères de qualité et de satisfaction des consommateurs aux normes des standards internationaux. A cet effet, elle annonce que la poursuite effective de sa campagne de production.

Depuis une dizaine d’années et quasiment à la même période, le leader du marché du sucre (Sosucam) fait face à une sorte de levées de boucliers des importateurs qui essaient de démontrer l’opportunité qu’il y a à obtenir l’autorisation d’augmenter les quantités du sucrer à importer sans que cela ne représente une menace à la survie de Sosucam. Dans cette bataille, la Sosucam qui a été racheté en 2010 par le groupe français Somdiaa pour booster ses performances, a obtenu en 2014 du Ministre du Commerce l’interdiction de l’importation du sucre au Cameroun. Une décision gouvernementale dont le but était de sauver l’industrie locale menaçait de fermer l’une de ses deux usines et de par ricochet de procéder au licenciement de 3 500 employés sur les 7 000 que compte la Sosucam, afin de faire face à une perte annuelle d’environ 10 milliards Fcfa. Cette interdiction jugée arbitraire par les importateurs locaux de la filière du sucre, les avait suffisamment outrés. Ces derniers ne cessent de soutenir que la production de la Sosucam qui est de 130 000 tonnes reste insuffisante. Non sans accusé la Sosucam de faire aussi dans l’importation déguisée du sucre.

Une accusation que ne cesse de démentir la Société sucrière du Cameroun qui rappelle que depuis 2010, lorsque le groupe Somdiaa,  a été sommé d’importer du sucre de ses autres unités du groupe (CST au Tchad et Saris au Congo), elle a maximisé ses efforts dans la renouvellement de son unité de production afin d’atteindre le pic exigible, de 170 000 tonnes, suffisant pour satisfaire la demande locale. Ceci en dépit des contingences climatiques et souvent structurelles que sa filiale a du braver. Mais pour les acteurs de la filiale, il reste le Cameroun approvisionne les pays voisins (Nord du Nigéria, Tchad, Rca) en cette période de ramadan. Ce qui porte la demande globale à près de 250 000 tonnes. Un argumentaire que la Sosucam réfute et argue, ce sont des subterfuges pour alimenter le marché camerounais avec des importations officiellement destinées aux pays voisins, mais qui alimentent un réseau parallèle du marché local. Un marché fortement perturbé par la contrebande et les importations illégales en provenance principale du Nigéria.

A cela, «il faut ajouter la pénurie artificielle qui a vocation a suscité un trou d’air sur le marché camerounais afin de donner l’impression que la Socucam est incapable de satisfaire la demande», confie des responsables de Sosucam. Des sources proches des importateurs soutiennent qu’au regard de la demande global du marché local et des pays voisins, même en permettant l’importation 60 000 tonnes comme autrefois, les acteurs de la filière camerounaise du sucre sont loin de satisfaire la demande ce qui favorise la contrebande qui est forte dans la partie septentrionale du pays. Avant d’ajouter que la production du leader du marché du sucre a même connu une baisse d’environ 16 000 tonnes l’année dernière, en raison des conditions climatiques défavorables. La Sosucam soutient en revanche qu’elle entend porter sa production à 170 000 tonnes à la fin de cette campagne sucrière.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

 

 

 

 

 

 

Susocam
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 22:14
Djeukam Tchameni revient sur la scène avec la MDI

Crise Anglophone

La plate-forme du front progressiste des panafricanistes constituée du Manidem, Moci, et Upa s’est agrandie avec le Mdi de Djeukam Tchameni. C’était à l’occasion de la conférence de presse donnée ce mercredi 15 mars 2017 à Douala sur les solutions de sortie de crise de la question anglophone.

Après Yaoundé, Théophile Yimgaing Moyo, le président du Mouvement Citoyen (Moci), a mis le cap sur Douala pour donner une conférence de presse sur la crise Anglophone qui paralyse le Cameroun oriental depuis novembre 2016. Seulement cette fois, la Conférence de presse était placée sous l’égide du Front progressiste des panafricanistes (FPP). Une plate-forme mise en place depuis 4 ans et regroupant trois partis politiques : Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) de Dieudonné Yebga, Mouvement Citoyen (Moci) de l’urbaniste Mouvement Citoyen (Moci), et l’Union des populations africaines (Upa) du panafricaniste Hilaire Kamgan. En l’absence de l’Upa, le Mouvement pour la Démocratie et l’Interdépendance (MDI) deb Djeukam Tchameni a complété le panel. Affirmant que le MDI sort de 12 ans d’une éclipse sabbatique volontaire. Ce retour dans la scène politique du leader de Cap liberté, une association de défense des droits de l’Homme, précurseur des villes mortes, qui a été dissoute en 2011 après qu’il ait échappé à deux tentatives d'assassinat, avant d’être contraint à l'exil politique au Burkina, annonce des joutes électorales de la présidentielle de 2018 épiques.

Malgré l’absence de Djeukam Tchameni, son représentant Guy Tchuileu a prononcé une allocution pré-moniteur d’un retour en fanfare sur la scène politique. Il affirme que Le Mdi se doit de prendre position sur ce que les observateurs appellent «crise anglophone», mais qui est pour le Mdi «un problème national». C’est pourquoi, le MDi dit exprimé son soutien aux demandes légitimes des avocats de Common Law et du syndicat des enseignants du sous-système anglophone de l'éducation au Cameroun ». De même que « leur résistance pacifique face à un gouvernement insensible et allergique au dialogue franc ». Avant de dire qu’il condamne « sans réserve la brutalité policière contre des manifestants pacifiques ». Et propose de manière péremptoire comme piste de solution « la libération sans condition des personnes arrêtées et le rétablissement immédiat d’internet dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest».  Non sans conclure qu’«En refusant de mettre en œuvre la décentralisation quoiqu’imparfaite, prescrite par la Constitution de 1996, le régime RDPC, porte la responsabilité première de la résurgence des voix qui réclament un retour au fédéralisme à deux états et  au réveil des tendances sécessionnistes chez certains de nos compatriotes».

Emboitant le pas, le Moci souligne que cette crise se caractérise par : - L’extraversion de l’état postcoloniale, - L’institutionnalisation de la corruption et la criminalisation de l’économie ; - et la paupérisation du peuple. Et y voit comme première erreur, la mise de la charrue avant les bœufs en optant pour l’indépendance avant la réunification. Et y voit comme  seule solution la triptype proposée par l’Upc avant les indépendances : l’élévation du standard de vie des Camerounais. Parce que pour le Moci toutes les solutions en vue comme la décentralisation ou revendiquées comme le fédéralisme sont éphémères. Restant dans sa posture du panafricanisme. En revanche, le Manidem qui est resté dans cette posture idéologique des nationalistes (Upc de Um Nyobe) a réitéré les principales solutions faites il y a quelques semaines : - L’harmonisation de notre système hudiciare sur la base de notre culture et de notre histoire d’abord, et ensuite par un enrichissement par des apports étrangers ; - L’harmonisation du système éducatif qui introduirait ; - Une décentralisation à travers la création de quatre grandes régions culturellement harmonieuses et économiquement viables ou seront enseignées quatre langues nationales distinctes (la langue Douala pour la Grande région côtière qui va de Limbe à l’océan en passant par le Littoral ; - Le Memdumba pour la région du Grand Ouest qui va englobe les régions actuelles de l’Ouest, le Nord-Ouest et le restant du Sud-Ouest ; - La langue Ewondo pour le Grand Sud et le fulfulde pour le Grand Nord) ; - et la tenue des Etats généraux de la nation qui seront un vaste moment de débat sur la refonte de nos institutions et le modèle de société que les Kamerunais souhaites avoir.

 

 

M. N. NJOG

Djeukam Tchameni revient sur la scène avec la MDI
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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 20:32
Le Symec lance un préavis de grève

Santé publique

Les Syndicat des médecins du Cameroun a signé depuis le 14 février un préavis de grève pour le 17 avril prochain. Leur principale revendication porte sur une réforme profonde de la politique de santé publique. Les centrales syndicales se promettent de soutenir ce projet phare.

 

Offusqué de ce que le gouvernement et le parlement sont restés indifférents, et ont brillé par une attitude dilatoire, là où il faut favoriser le dialogue pour la résolution des problèmes cruciaux comme ceux du système de santé public, le Symec a décidé d’adresser un préavis de grève le 14 février 2017 un préavis de grève pour le 17 avril prochain. Il demande au gouvernement d’apporter en urgence des réponses concrètes aux revendications des médecins. En effet, le jeune Syndicat des médecins du Cameroun (Symec) qui ne cesse de se démarquer par ses propositions constructives pour qu’une réflexion soit apportée à la politique de santé publique pour une réforme profonde du système de santé en vue de l’amélioration du plateau technique, de l’accès aux soins de santé pour tous,… a déposé un plaidoyer en novembre 2016 aux administrations compétentes (Parlementaires, Premier ministre, Ministère de la Santé publique, Ministère des Finances, Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative) afin de la mise sur pied « d’une assurance maladie universelle ».

Le Symec espérait ainsi que les reformes du système de santé public contenus dans son plaidoyer soit pris en compte dans la loi budgétaire 2017 au regard de «l’urgence sanitaire que traverse le Cameroun» afin d’éviter les scandales qui sont régulièrement enregistrés en milieu hospitalier et pis encore, dans les hôpitaux de référence (Sangmelima,…) comme les hôpitaux généraux de Douala et Yaoundé, les hôpitaux Genyco-obstretites et pédiatrique de Douala et Yaoundé. A l’instar des décès Monique Koumatekel de regrettée mémoire respectivement, éventré à ciel ouvert à l’hôpital Laquintinie de Douala, des médecins Fayçal dans la ville de Poli et Ngo Nkana à l’hôpital général de Douala. Surtout que dans le Document de stratégie de croissance et d’emploi (Dsce) destiné à être la boussole devant conduire le Cameroun vers l’Emergence à l’horizon 2035, aucun accent n’a véritablement été mis sur l’accent sur une politique de santé qui permettrait de favoriser l’accès aux soins de santé.

Malgré cet oubli d’accorder à la politique de santé publique une place de choix dans le Dsce, le Symec soutient que l’Emergence à l’horizon 2035 basé essentiellement sur le développement technologique et industriel va reposer essentiellement sur le capital humain, lui-même tributaire de l’état de santé des populations. Car aucun développement n’est possible si la main d’œuvre ne bénéficie pas d’une sécurité de santé. Auquel cas c’est la performance des entreprises qui va empatir et par ricochet la croissance économie. C’est pourquoi, le Symec soutient qu’«il serait illusoire d’entrevoir l’émergence avec des populations qui peinent à se soigner». Et de poursuivre : «La bonne santé des populations camerounaises sera et demeurera l’épine dorsale de tout accomplissement. Aucune nation ne s’est développée sans accès universel aux soins de santé». C’est pourquoi, il propose la contribution de tous les camerounais à un effort de solidarité nationale pour offrir aux Camerounais une assurance maladie de base à couverture universelle. Ce qui permettre un accès pour tous aux soins de santé. C’est pourquoi dans son plaidoyer de novembre 2016, le Symec a été péremptoire en réclamant «une assurance maladie universelle immédiate».

Offusqué de ce que le gouvernement est resté indifférent, et a brillé par une attitude dilatoire, là où il faut favoriser le dialogue pour la résolution des problèmes cruciaux, le Symec a décidé d’adresser un préavis de grève demande au gouvernement d’apporter des réponses concrètes aux revendications des médecins. Outre la revendication d’une assurance maladie de base universelle, les ont été obérées avec : - la revalorisation des salaires des médecins du sous-secteur public et le versement directe d’une subvention de l’Etat aux médecins du sous-secteur privé sous forme de prime ; - l’urgence d’une suspension pure et simple des affectations des médecins sans salaire, ainsi la mise sur pied d’un procédure accélérée du traitement des dossiers d’intégration des médecins ; - Revoir à la hausse l’âge du départ à la retraite des médecins en le passant de 55 à 65 ans.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 17:20
Une 8è édition sur fond d'un satisfecit en demi-teinte

Cameroon Business Forum

La plate-forme de dialogue constructif entre le secteur public et privé œuvrant pour l’amélioration du climat des affaires au Cameroun a tenu sa session 2017, ce lundi 13 mars sous la présidence de Philémon Yang, Premier ministre. Des avancées certes, mais toujours de grandes attentes des opérateurs économiques.

 

Placé sous le thème : «Accroitre la compétitivité de l’économie çà travers la facilitation du commerce extérieur», la 8è édition du Cameroun Business Forum (CBF) s’est tenue à Douala le lundi 13 mars 2017. Elle était présidée par le Premier ministre, Chef du gouvernement Philémon Yang. C’est sur une note de satisfaction qu’il a déclaré l’ouverture des travaux de cette session 2017. Et pour cause, sur les 24 recommandations portant sur les 10 chantiers de reformes qui avaient été adoptées au cours de la 7è édition du CBF tenu à Douala le 15 mars 2016, 18 recommandations en valeur absolue et 75% en valeur relative, ont été exécutées à la date du 31 décembre 2016. Seules 3 en valeur absolue, soit 12,5% en valeur sont en cours d’exécution et autant n’ont pas encore connu leur démarrage.

Pour le gouvernement, il est question d’entrevoir les perspectives dans l’optique d’améliorer la perception du climat des affaires au Cameroun. Afin de voir le Cameroun améliorer considérablement son classement dans les agences de notations, telle que, le Doing Business où il a brillé par une stagnation les deux dernières années en occupant respectivement la 167è place en 2015 et la 166è place en 2016. Surtout que les 18 recommandations exécutées représentent aussi les 75è% de celles qui étaient adossées sur la feuille de route proposée par l’Agence Doing Business Advisory du Groupe de la Banque mondiale dans le cadre de son programme d’appui à l’amélioration de la perception du climat des affaires au Cameroun.

Comme l’ont toutefois reconnu la plupart des intervenants, il convient de relever que «s’il y’a eu une nette amélioration dans le rythme d’implémentation des reformes, il reste encore de nombreux défis à relever par rapport aux dysfonctionnements et autres résistances observées sur le terrain quant à l’effectivité de leur application» a déclaré Monique Courchesne, Coordinatrice régionale IFC pour l’Afrique centrale et Secrétaire permanente du CBF. Malheureusement qui a décidé de se retirer de ce poste et du groupe des partenaires de cette plate-forme. C’est dire que le chantier reste vaste. Mme Kate Fotso du Gicam, porte-parole du Secteur-privé, va le faire savoir.

En déplorant qu’avec la signature de l’Ape entre le Cameroun et l’Union Européenne, présentée comme une volonté politique de libéralisation du commerce extérieur du Cameroun en vue de réussir son intégration dans l’économie mondiale ; la balance commerciale entre les exportations et les importations ne se fait pas de manière symétrique. Pour preuve, alors que les exportations connaissent un rythme de croissance d’environ 7%, ce qui est encore très insuffisant pour couvrir le niveau élevé des importations qui connait un rythme de croissance de plus de 12% chaque année, représentant un déficit dépassant le seuil de 1 000 milliards Fcfa entre 2011 et 2016.

C’est pourquoi, tous les leaders des organisations patronales rencontrés ont plaidé pour le renforcement de la protection de notre espace économique ; la promotion volontariste de nos exportations, le financement efficients des opérateurs économiques par les subventions den l’Etat et l’accès au crédit ; la lutte contre le commerce illicite, l’activation véritable des zones franches. C’est qu’il ne faut pas que le satisfecit de l’exécution des recommandations qui a été inversée entre l’édition précédente et celle qui vient de se tenir endorme les différentes parties prenantes. Mais encore que les acteurs du secteur privé et du secteur public s’approprient les recommandations cumulées et exécutées depuis les huit années de l’existence de ce cadre de dialogue tout en se donnant les moyens d’un suivi qui garantisse leur application effective sur le terrain.

M. N. NJOG

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 17:13
Le gouvernement va débloquer 163 millions Fcfa pour la campagne de Kalkaba Malboum

Acnoa

 

Le président du Comité national olympique et sportif du Cameroun est candidat à la présidence de l’Association des Comités nationaux olympiques d’Afrique. L’annonce a été faite lundi 6 mars derniers au Ministère des Relations Extérieurs.

 

Lors d’une cérémonie restreinte organisée le lundi 6 mars au Ministre des Relations Extérieures (MINREX), SE Lejeune Mbappe a confié à un échantillon de journalistes triés sur le volet la candidature du colonel Hamad Kalkaba Malboum à la présidence de l’Association des Comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA). Avant d’ajouter que cette candidature a reçu l’onction du Président de la République, Paul Biya. Raison pour laquelle, le gouvernement a l’immense obligation de soutenir cette candidature. C’est dire si cette cérémonie avait un double caractère, celui d’annoncer la candidature, mais aussi pour le gouvernement de lancer officiellement la campagne électorale pour le conduire à la victoire en mai prochain à Djibouti où se tiendra l’Assemblée générale élective de cette organisation continentale chargée de gérer le mouvement olympique. Ce sera alors sa troisième tentative de briquer ce poste de président. A cet effet, le gouvernement a-t-on appris va débloquer 163 millions Fcfa pour la campagne de Hamad Kalkaba Malboum.

Pour cette campagne, le Colonel Kalkaba Malboum se présente pour ce troisième essai avec comme leitmotive, une vision nouvelle de l’ACNOA. Une vision fondée sur les cinq piliers suivant : - Rétablir la confiance par la vérité et la transparence, Orienter sa démarche vers un engagement pour la grandeur du sport, Intéresser davantage les partenaires, Renforcer la collaboration avec les gouvernements et les Ong, Faire connaître la marque de l’ACNOA et lui donner une valeur authentiquement africaine. Créée en 1981, l’ACNOA est actuellement présidée par l’Ivoirien Lassana Palenfo. Elle a pour objectifs de promouvoir la coopération entre les Comités Nationaux Olympiques et de les encourager à diffuser l’éthique olympique sur le continent africain. Ainsi que préparer la participation de l’Afrique aux Jeux olympiques,...

Le colonel Hamad Kalkaba Malboum, 67 ans (né le 11 novembre 1950 à Kawadji près de Kousséri), est désormais un officier supérieur à la retraite. Sur le plan national, l’actuel président du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC). Sur le plan international, il est président de la Confédération africaine d'athlétisme (CAA) et Vice-président de l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) depuis août 2015. Il a remplacé Lamine Diack lors du décès de Primo Nebiolo. Il perd la présidence du Conseil international du sport militaire en 2014 après avoir passé un mandat de 4 ans.

 

Biographie

Après des études primaires et secondaires, Kalkaba entre à l’Ecole militaire interarmes de Yaoundé (Emia) en 1969. Le Musgum pur-sang, en sort en 1972, sous-officier de gendarmerie nationale. Il va faire ses armes à la garde présidentielle avant de poursuivre sa carrière entre les bureaux du Ministère de la Défense et le commandement de plusieurs unités territoriales. Prenant au passage des galons bien mérités pour plafonner en 1997 au grade de colonel. Et sur le plan administratif, il va atteindre les fonctions de Conseiller technique au Mindef. Il ne va pas s’arrêter là. Dans le civil, il se déployer dans le sport. D’abord comme athlète, il est international de hand-ball et du relais 4x100 mètres de 1970 à 1974. Une année plus tard, il passe de l’autre côté, celui de dirigeant sportif. Il est désigné président de la Fédération camerounaise de Handball (Fécahand) en 1975.

C’est alors que commence une ascension des plus flamboyantes dans les arcanes du sport. Après un intermède en 1983 pour des raisons de service militaire, il revient en force cette fois à la tête de la Fédération camerounaise d’athlétisme (Fécathlétisme). C’est de cette position qu’il va à la conquête des responsabilités continentales et mondiales. Il est ainsi élu vice-président du Comité national olympique et sportif du Cameroun en 1993. Trois années plus tard, il est élu à la présidence du Conseil international du sport militaire (Cism) zone Afrique en 1996, et la même année, il se contente de la vice-présidence du Cism à la suite de son échec au poste de président. En mars 2001, Le colonel Kalkaba qui assurait l’intérim de feu le professeur René Essomba à la tête du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) se fait confirmer au poste à la suite d’une élection âpre où il va gagner son frère d’armes, frère du village et classe, le colonel Ernest Domdji.

 

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 17:06
Énième échec de la lutte contre le désordre urbain à Douala

Libération des emprises publiques

L'unité opérationnelle de la lutte contre le désordre urbain est descendue dans l'arrondissement de Douala 1er pour libérer les emprises occupées par les opérateurs du secteur informel. Un coup d'épée dans l'eau.

 

Après la tenue mercredi dernier à la préfecture du Wouri de la 32e session de la plate-forme d'action et de lutte du désordre urbain dans la ville de Douala, session présidée par le préfet du Wouri Naseri Paul Béa, ce jeudi 9 mars a été la descente de l'unité opérationnelle sur le terrain.

Le préfet Naseri Paul Béa, le Délégué du gouvernement, Fritz Ntonè Ntonè et les six maires des communes d'arrondissement DD Douala ont conduit l'unité opérationnelle essentiellement constituée de la police municipale, la gendarmerie nationale, et la police au lieu-dit Dubaï sur le boulevard  Ahmadou Ahidjo, Ancien 3e sur le versant nord du marché Congo et le quartier Nkongmondo pour libérer l'occupation anarchique des emprises par les acteurs du secteur informel.

Malgré la violence et la barbarie de l'unité opérationnelle, qui a brillé par des casses sauvages, la destruction des étales de fortunes,   et des voies de faite caractérisées par la violations de l'espace privé de certains boutiques et commerces par des accès avec effraction à la recherche des marchandises des vendeurs et colis des autres réparateurs qui occupent les emprises publiques ; les occupants sont revenus quelques heures après le départ de l'unité opérationnelle.

Ce qui pose le problème réel de l'opportunité de cette plate-forme qui existe depuis 2011 avec un budget annuelle de près de 600 millions FCFA pour 48 millions FCFA par descente sur le terrain. Soit près de 4 milliards Fcfa déjà dilapidés pour une opération foireuse. Au final pour un résultat inopérant. «La lutte contre le désordre urbain est un échec», comme la reconnu sans fioriture Fritz Ntonè Ntonè le Délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala (CUD), lors de la dernière session. Puisque toutes les grandes artères de la voirie urbaine qui sont occupées de manière  anarchique depuis des années par les acteurs du secteur informel n'ont jamais pu être libérées définitivement.

Une situation qui donne à l'a capitale économique une physionomie de ville indigène  dépourvue de toute régulation d'une autorité compétente. Ce qui a fait dire au préfet du Wouri que «le désordre urbain est récalcitrant». Par conséquence, il faut déployer  des mesures draconiennes pour éradiquer définitivement ce mal dont souffre la ville de Douala. Seulement, pour les observateurs, la plate-forme porte en elle les germes de  cet échec.

Aucune stratégie n'est ni pensée ni déployée pour arriver à des résultats efficients. Outre la discrétion qui est désormais observée dans les dates et les sites des descentes, il se trouve que les longs cortèges avec sirène sont un premier handicap pour rendre les descentes opérationnelles efficaces. A cela s'ajoute le fait que les véhicules des éléments de l'unité opérationnelle se retrouvent en douzième position du cortège, ce qui entraîne un double retard sur leur déploiement. Ce d'autant plus que les occupants des emprises auront eu suffisamment du temps pour s'échapper.

C'est dire que cours de cette descente, si la plate-forme peut se féliciter de procéder d’une part à la libération systématique des emprises publiques à travers la démolition des  baraques,  kiosques etc…  L’objectif étant de donner aux populations un cadre de vie décent, agréable et conforme aux exigences d’une ville qui aspire à la modernité; il reste que certains conseils municipaux de l'opposition y voient une forte manœuvre dolosive pour que la plate-forme perdure au regard de l'important budget qui y est débloqué. Surtout qu'aucune solution efficiente de récasement n'est offerte. C'est pourquoi malgré les recommandations fortes valant sommation qui ont été faites à l’endroit des desservies depuis des années, le fléau va de mal en pire.

 

M. N. NJOG

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 17:00
Kamto suscite des défections à Douala

MRC

La célébration de la journée internationale des droits de la femme a été ternie au sein des militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun de la cité capitale économique avec la nomination et installation arbitraires de Me Ndoki comme le président communale de ce parti dans l'arrondissement de  Douala 1er.

 

Le 08 mars 2017, le démembrement du MRC dans la ville de Douala a connu une ambiance délétère. Il y a deux semaines la décision président national du MRC de nommer  Me Ndoki comme président de la structure communale du MRC de Douala 1er, a été contestée par la base. Et pour cause, les militants déplorent le non-respect du principe démocratique qui voudrait que les responsables du MRC à quelque niveau de responsabilité que ce soit. Pour ne pas perdre la face, le Pr Kamto a mis en mission kamikaze le Secrétaire national en lui exigeant d'aller installer manu militari Me Ndoki (originaire du Littoral) au détriment de Mme Denise Ocbakoven (originaire du Centre).

L'objectif serait selon les militants contestataires une volonté président national de démonter les accusations d'une gestion tribale du MRC. "Seulement cela est faite de manière cavalière, violation des principes démocratiques et des statuts du parti" relèvent les militants qui disent avoir tant exigée les élections, en vain. Au lancement de ce parti, il avait porté les espoirs d'une population qui réclamait urbi orbi une renaissance de l'opposition. Malheureusement plus le temps passe, plus cet espoir s'évanouit. Créant un schisme profond au sein du Mrc. Avec depuis près d'un an, l'enregistrement d'une importante hémorragie des militants. Notamment les piliers de ce parti. Ils ont soit été démissionnés, soit ont été exclus.

Les maux qui minent le Mrc sont nombreux. Tout d'abord, il y'a la gestion tribale qui caractérise désormais la vie de "notre parti" avec  la quasi-nomination des Baham dans les postes stratégiques. Ensuite, il y'a le clanisme, avec la  nomination préférentielle d'une certaine  élite (avocats, professeurs,...) à des postes de responsabilité.

 

Les espoirs évanouis

L'exaspération des militants de la structure régionale de Douala 1 a été la décharge de l'ex-régional Me Djoumbissi au profit du clan Baham. Le but étant d'affaiblir le contrôle de cette base par le député Souob Lazard. Dans la même volonté de fragiliser le seul député Mrc, une simulacre élection a été organisé à la structure communale de Douala 3e pour le renouvellement des structures dirigeantes. Ceci après que la nomination au forceps de Noubi ("originaire de Baham").

Et pour superviser cette élection, « la seule vraie organisée dans les structures de base », la hiérarchie du Mrc a envoyé une commission dirigée par le sieur Homsi (originaire de Baham et jusque la sans carte de militant". Mal leur en appris avec la victoire d'un proche de l'honorable Souob. La machination a été renouvelée dans la structure communale de base de Douala 4e. La commission a une nouvelle fois perdu la face au profit d'un proche du député. C'est pour éviter une même déculottée que la présidence du Mrc a décidé de passer au forceps dans la structure communale de Douala 1er avec la nomination de la tête dirigeante au détriment de l'organisation des élections en bonne et due forme. Des entorses de gestion qui ont entraîné une forte saignée  es langues constatent des originaires du Centre (Assigana, Ateba Hubert, Denis Atangana, Denise Ocbakoven, Ndzana Florent....).

Il n'y a pas que les originaires du Centre et Sud qui ont été poussés à la porte. Les militants des autres tribus aussi. A l'instar de Essoh Sandrine ex présidente des jeunes (Sawa), Adams ex présidente des femmes (Nordiste) remplacée par une certaine Youmbi originaire de Baham). Même à Baham, il y a eu des départs avec le "limogeage de Djoko Domguia qui a oeuvré pour l'implantation de ce parti dans ce village dont est originaire le président Kamto. De quoi indigner les militants qui ont décidé de combattre de l'intérieur. « Comment un parti peut préparer son congrès en nommant les responsables  en lieu et place des élections? » s'interrogent-ils.

 

M.N.NJOG

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 16:52
Camair-Co négocie un troue d'air

Transport aérien                     

Depuis l’arrivée de l’actuel Dg de la compagnie aérienne nationale camerounaise, voici huit mois, les espoirs portés en lui n’ont pas porté les fruits des fleurs. Le plan de redressement de Boeing consulting tarde toujours à être déployé. Obligeant à la Direction générale de lancer son plan B.

 

Au Cameroun, la  Cameroun Airline Corporation (Camair-Co) n’arrive toujours à prendre son envol. Depuis son lancement en 2011, la Compagnie aérienne Camerounaise ploie sur le poids d’endettement astronomique de plus de 30 milliards Fcfa. Le plan de redressement de 90 milliards Fcfa (soit 60 milliards Fcfa pour son refinancement et 30 milliards Fcfa destinés au paiement de la dette) présenté en aout 2016 en grande pompe par le gouvernement n’a toujours pas connu un début d’application. Précurseur de l’arrivée du cinquième Dg de Camair-Co, Ernest Dikoum, débauché de la compagnie Emirates où il a brillamment fait ses preuves comme Directeur de cette compagnie pour le Sénégal et l’Afrique de l’Ouest avant d’être affecté au Zimbabwe, ce plan disait-on, proposé par Boeing Consulting prévoyait l’acquisition de neuf (09) nouveaux avions avec l’appui du fabricant américain Boeing et un redéploiement sur 27 destinations dont cinq intercontinentales (Paris, Bruxelles, Washington, Wangzhou), 13 régionales et neuf domestiques. Et pour plus de transparence, le plan proposait également un accompagnement de Boeing dans sa mise en œuvre sur une période de 18 mois renouvelables.

Faute pour le Top management de Camair-Co d’obtenir du gouvernement le quitus nécessaire pour l’application du plan de redressement de la Camair-Co, il se contente d’exploiter les deux (02) aéronefs chinois MA60 acquis en 2015 dans une forte controverse et mis péniblement en exploitation en janvier 2016 pour maintenir, certes palie, «L’Etoile du Cameroun» uniquement dans le ciel camerounais. Ce d’autant plus que, malgré la décision du 20 juillet 2016 de l’Autorités aéronautique civile du Cameroun (CCAA) levant l’interdiction aux avions Camair-Co de survoler l’espace aérien européen, et malgré le retour du fleuron de l’aviation camerounaise, Boeing 767-300 TJ-CAC (Dja), dans un état encore fébrile, l’actuel Dg de Camair-Co, Ernest Dikoum n’a toujours pas jugé utile l’exploitation des vols en destination d’Europe. Certaines indiscrétions justifient cela par le niveau de pourrissement du fonctionnement de la Camair-Co dont il a hérité. Avec des avions 737-800 pris en leasing et dont l’état de santé les avait obligé de rester cloués au sol. Après avoir quasiment frôlé la banqueroute avec l’exploitation d’un seul avion MA60 sur les vols intérieurs jusqu’en janvier dernier, la direction générale de Camair-Co a profité des difficultés actuelles de Camrail  pour densifier ses vols nationaux.

Non seulement Camrail ne dessert plus la ligne Douala-Yaoundé-Douala avec l’arrêt de l’Intercity (depuis l’accident ferroviaire d’Eseka du 21 octobre 2016) et n’arrive plus à transporter les 1 200 passagers en moyenne par jour sur la ligne Yaoundé-Ngaoundéré-Yaoundé avec sa mise temporairement hors service d’un certain nombre de voitures voyageurs (wagons), suite à «une anomalie constatée simultanément sur ses systèmes de freinage». A cet effet, Camair-Co assure désormais avec ces deux MA60 des rotations intérieures avec trois vols par jour entre Douala et Yaoundé, C'est-à-dire le matin, en mi-journée et en fin de journée. Le nombre de vols sur Bafoussam est passé à trois fois par semaine, le lundi, le mercredi et le dimanche. En revanche sur le septentrion les vols sont désormais quotidiens soit sur Garoua, Maroua ou Ngaoundéré avec l’un des deux Beoing 737-800 de location. Et pour cause, ces avions permettent de satisfaire le transport des bagages qui sont très importants. Ce qui n’est pas le cas de MA60 qui ont une très faible capacité de bagages.  Des vols sur le septentrion passent souvent à deux vols pour certains jours soit sur Garoua et après Ngaoundéré ou Maroua. Ce qui a permis à Camair-Co d’améliorer son taux de remplissage de jour en jour à la grande satisfaction du Top management.

Mathieu Nathanael Njog

 

Décryptage

Le plan B déployé

Toute chose qui fait croire que la compagnie aérienne nationale compte s’appuyer sur les avions chinois pour redorer son blason en attendant le déblocage nécessaire des fonds destinés à son plan de redressement. Pour éviter toute surprise nouvelle de voir ses avions MA60 cloués au sol, la direction générale de Camair-Co et son partenaire, le fabricant chinois Avic, afin d’intensifier sa coopération par un programme de formation de pilotes et de techniciens camerounais qui assureront la maintenance. Par ailleurs, il faut aussi relever que Camair-Co a aussi intensifié ses vols sur l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Avec des lignes ouvertes ou densifiées sur Libreville au Gabon, à Abidjan en Côte d’Ivoire et Cotonou au Benin. Privilégiant progressivement les lignes où il y a une forte demande. Ceci à la grande satisfaction de la clientèle. Pour le Top management, il est inéluctablement question de reconquérir prioritaire la confiance des usagers sur les lignes intérieurs et continentales avant d’aller à la conquête des lignes dites long courrier (sur l’Europe, l’Asie, et l’Amérique) comme le prévoit le plan de redressement de Boeing qui va s’accompagner avec l’arrivée des avions gros porteurs  pour satisfaire aussi à la forte exploitation du fret.

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