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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 18:30

Offre             

La filiale camerounaise du groupe sud-africain fournisseur de solutions de communication et de paiement a présenté son partenariat avec Microsoft le 26 avril 2017 à Douala.

Le service MTN Busines Cameroon était devant la presse le 26 avril 2017 pour annoncer la commercialisation des services Office 365. MTN Business est un service en charge des relations B to B et destiné aux grandes entreprises, mais aussi aux Pme. Georges Mpoudi, General Manager MTN Business chez MTN Cameroon précise que «ce nouveau produit permet à MTN Business Cameroon de s’étendre désormais à toutes les tailles d’entreprises». Cela est une consolidation du partenariat stratégique CFP signé entre le groupe MTN et Microsoft en 2015 pour fournir aux clients en Afrique des solutions cloud. Cela fait de MTN Cameroon la première filiale du groupe MTN à de développer sa gamme de produit et service avec Office 365 de Microsoft.

Ainsi grâce à son statut de Cloud Solutions Provider de Microsoft, MTN Business peut commercialiser la suite Office 365 d’une part et proposer des solutions mobiles à valeur ajoutée d’autre part dans la zone Afrique Centrale et de l’Ouest. Il s’agit d’offrir plus de : - connectivité, - communication et – collaboration aux entreprises clients.  «Parce qu’avec le service cloud intégré, Office 365 permet de travailler et de collaborer, communiquer et réaliser davantage avec rapidité et facilité. Mieux de réaliser son potentiel au maximum », indique Serge Ntamark, Directeur des Relations publiques Microsoft Afrique. Ce d’autant plus que Mtn business peut apporter des débits de plus de 500 Megas à toutes entreprises dans le monde.

En effet, Office 365, parce que offrant une disponibilité pendant 365 jours, est un outil de productivité qui permet d’utiliser la dernière version de Microsoft Office (Word, Power Point, Excel, Outlock, Publisher, One Note) par une mise à jour instantanée (dans les PC ou Mac, ainsi que dans les appareils mobiles) et un ensemble de services Cloud tels que OneDrive, Exchange Online, Skype Entreprise, SharePoint Online, Yammer... qui permettent d’apporter la plus-value avec la voix, le visuel, qui permettent l’instantanéité et la sécurité. «En plus simple, votre texte Word est aperçu par celui ou ceux avec qui vous y travailler et les corrections sont aperçus instantanément. Et le document est intact et accessible à partir de tout appareil que l’auteur ou les auteurs utilisent», précise Georges Mpoudi.

En somme, c’est un ensemble de produits et services de productivité qui facilitent la production du contenu, le partage, le travail collaboratif et la communication en temps réel, entre collègues ou groupes, depuis des terminaux fixes ou mobiles à travers le Cloud Computing. «Ces solutions visent surtout les petites et moyennes entreprises qui ont besoin de solutions de productivité collaboratives efficaces et abordables. Elles peuvent donc se concentrer sur leurs métiers pendant que nous leur apportons l’assistance nécessaire en local», a indiqué Georges Mpoudi. Pour bénéficier de ce service, les paiements sont plus flexibles avec des abonnements mensuels pour un montant de 3 600 Fcfa par utilisateur. Ce qui est plus favorable que l’achat des licences classiques faites jusqu’ici avec Office.

Ce qui a fait dire à un des participants que c’est un service plus efficace et moins couteux pour les entreprises qui fonctionnent aujourd’hui avec les communications téléphoniques par flottes qui n’offrent pas autre service que la voix. C’est dire qu’avec la commercialisation des services Office 365, MTN Cameroon se met au cœur des bénéfices de la technologie pour donner des services à valeur ajoutée «pas simplement à certains privilégiés». C’est pourquoi, le General Manager MTN Business chez MTN Cameroon déclare que : «Office 365 n’est que le début. Le partenariat avec Microsoft permettra dans le futur de fournir d’autres propositions de valeurs innovantes».

Mathieu Nathanaël NJOG

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 18:29

Banque Mondiale              

Le rapport périodique du groupe de travail de la Banque Mondiale consacré à l’analyse de l’état des économies africaines a été présenté à la presse au cours d’une vidéo conférence le mercredi 19 avril.

Présenté par Alferd G. Zeufac, Economiste en Chef de la Banque Mondiale pour la région Afrique, le rapport Africa’s Pulse, a été rendu publique le 19 avril 2017 depuis Washington, via une visio-conférence. La 15è édition de la publication semestrielle un groupe de travail de l’institution de Breton Wood annonce que la croissance économique en Afrique sub-saharienne enregistrera un léger bond en 2017 pour atteindre un taux de croissance de 2,6% contre 1,3% en 2016. Certes faible, ce taux est porté par la bonne santé des économies du Nigéria, de l’Afrique du Sud et de l’Angola, principales économies du continent. En effet, après un ralentissement en 2016, la croissance de ces pays enregistre un rebond. Un redressement qualifié toutefois de «lent» par la Banque Mondiale. Une situation, causée selon la banque, par un ajustement «insuffisant» par rapport à la baisse des prix des matières premières et l’incertitude des politiques intérieures des Etats.

Dans l’ensemble, le rapport appelle à la mise en œuvre urgente de réformes visant à améliorer les institutions qui promeuvent la croissance du secteur privé. Il faut développer les marchés financiers locaux, améliorer les infrastructures et renforcer la mobilisation des ressources intérieures, préconise la Banque Mondiale. Africa Pulse conseille entre autres le recours aux partenariats public-privé pour tenter de combler le gap infrastructurel du continent. A ce jour, seuls quelques pays africains, notamment l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Kenya et l’Ouganda ont recours aux partenariats public-privé dans la réalisation des infrastructures. Or, comme l’explique Punam Chuhan-Pole, économiste principale de la Banque mondiale pour l’Afrique, «notre analyse montre que l’investissement public pourrait avoir des effet plus positifs sur la croissance économique si les pays prenaient des mesures pour le rendre plus efficace».

Pour sa part Alfred G. Zeufack a insisté sur la mise en place des mécanismes transparents et efficaces (pas de monopoles, pas de corruption) de passation et d’exécution des marchés  publiques pour tenter de résorber l’énorme déficit infrastructurel de l’Afrique sub-saharienne. Pour tendre vers cet objectif, l’économiste camerounais a évoqué un besoin astronomique de financement de  48 milliards de dollars (environ 55 048 milliards Fcfa) par an. Non sans mettre en garde contre l’endettement incontrôlé qui pourrait compromettre la croissance économique. En outre, toujours selon le rapport, le budget alloué aux dépenses d’infrastructure est sous-exécuté, c’est-à-dire qu’elles sont en réalité bien inférieure au niveau prévu. Par ailleurs, M Zeufack a insisté sur la nécessité de protéger les pauvres dans ces réformes structurelles à l’instar de l’ajustement fiscal que les Etats ont prévu  dans les lignes consacrées à la mobilisation des ressources internes différentes loi de finances.

Africa Pulse recommande qu’il faille continuer à réformer pour consolider les acquis, surtout que cette croissance de 2,6% reste inférieure au taux de croissance de la population africaine, estimé à 2,7%. Sans oublier que cette prévision de croissance économique reste menacée par des risques externes (montée de protectionnisme au niveau de certaines puissances, la volatilité des cours des matières premières) et externes (instabilité politique des Etats africains, insuffisances de réformes structurelles pour booster durablement la croissance économique). Ce qui pourrait permettre qu’en 2018, la croissance globale du continent devrait passer à 3,2%, puis à 3,5% en 2019, précise le rapport.

Africa  Pulse précise néanmoins qu’il y a des risques associés à ces perspectives régionales. Ces risques sont liés au durcissement plus important que prévu des conditions de financement sur les marchés mondiaux, à une amélioration moins franche des prix des matières premières et à une montée du protectionnisme. Pour Albert G. Zeufack, il y a lieu de se prémunir contre ces risques. Il préconise entre autre la mise en œuvre de réformes qui augmentent la productivité des travailleurs africains et créé un environnement macroéconomique stable. Pour sa part, Punam Chuhan-Pole souligne qu’il y a un impératif de renouer avec la dynamique de croissance.

Selon les données budgétaires de 24 pays africains sub-sahariens, ces Etat ont consacré seulement 2% de leur PIB aux dépenses d’infrastructure sur la période 2009-2015. Avec des disparités. Les routes se taillent la part du lion et absorbent les deux tiers des investissements. Le secteur de l’électricité bénéficie de 15% du volume total des dépenses d’équipement, à l’instar de celui de l’eau et de l’assainissement. Or le rapport soutient que des gains de croissance potentiels résident en grande partie dans le développement de la capacité de production électrique.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 18:28

Bourse                       5 514

La Commission des Marchés Financiers a organisé le 25 avril 2017 avec le concours des experts allemands une journée de formation sur le thème : «développement des marchés financiers et protection des épargnants».

Pendant une journée, les acteurs de la Bourse de Douala (investisseurs, émetteurs, intermédiaires, et autorités de marchés) ont à l’invitation de la Commission des marchés financiers (CMF) participé à un séminaire de formation dirigé par une mission d’experts allemands de la Commission Fédérale de supervision des marchés ­financiers de la république fédérale d’Allemagne (BaFin) et de la Deutsche Bundesbank (Banque centrale d’Allemagne). Le thème retenu : «Développement des marchés financiers et protection des épargnants» était en adéquation avec la réalité camerounaise. La jeune Bourse de Douala (Douala Stock exchanges - DSX) est encore en plein balbutiement. Son fonctionnement tient avec seulement trois entreprises (SEMC, SAFACAM et SOCAPALM) coptées en bourse jusqu’ici et des émissions des emprunts obligataires de l'Etat du Cameroun. Dans cette situation, la Douala stock Exchange (DXE) doit s’ouvrir au monde et devrait connaitre des reformes pour la rendre plus dynamique et plus performante.

Le CMF, le régulateur des marchés financiers,  qui a dans ses missions le pouvoir de suggestion de toutes reformes a invité une mission d’experts allemands de la Commission Fédérale de supervision des marchés ­financiers d’Allemagne (BaFin) et de la Deutsche Bundesbank à séjourner au Cameroun du 24 au 28 avril 2017. La permettant de vivre la clôture le 28 avril de la séance de cotation ouverte le 19 avril 2017. Portant les valeurs SEMC, SAFACAM et SOCAPALM respectivement à FCFA 62 998 (0,000%), à FCFA 32 999 (-2,658%) et à FCFA 22 000 (0,005). En s’inspirant de l’expérience allemande, Dr Martin Pontzen de la Deutsche Bundesbank (Banque centrale allemande) a exposé sur le Brunch des marchés financiers en partant de la  gestion de la crise des banques allemandes de 1931. Il a démontré comment cette crise avait débouché sur la création des marchés financiers et ses balbutiements jusqu’à la stabilisation de ce mécanisme de financement de l’économie.

Un mécanisme animé aujourd’hui par 100 700 banques et coopératives et 7 marches financières (avec 04 bourses spécifiques reparties en segment de marchés pour répondre aux besoins nationaux). Parmi lesquels, la Bourse des valeurs mobilières de Francfort, s’est illustré au fil des ans comme le plus grand marché d'échange en Allemagne, avec 85 % des échanges du pays, 35 % des échanges européennes en action et l'un des plus grands au monde. Elle est aussi la troisième Bourse mondiale après New York et Tokyo. Dr Martin Pontzen va donner quelques conditionnalités qui concourent à la crédibilité d’un marché financier. Il y a : - la confiance de la population qui part de la légitimité et la crédibilité des gouvernants d’un pays, gage des investissements; - l’instauration des méthodes excitatives pour un marché attractif ; une structure du marché simple et pas sophistiquée ; - bonne définition des règles du marché ; - Eviter les exonérations fiscales ; - avoir un système de bourse qui répond à l’environnement national, dans l’émission du gouvernement Fédéral d’Allemagne…

 

Ouverture au monde

Son exposé va permettre de comprendre l’enjeu du développement des marchés obligatoires avec le rôle de la Deutsche Bundesbank dans les émissions du gouvernement Fédéral d’Allemagne. A sa suite les experts de la régulation des marchés financiers allemands (BaFin) vont intervenir pour montrer le rôle déterminant d’une commission des marchés financiers dans le fonctionnement d’une bourse. Robert Elsen va détailler celui de la «protection des investisseurs». Notamment dans les aspects du Conseil adapté, type de produits, facteurs de risque. Dr Engels et Dr Jacobs quant à eux s’appesantir sur la protection des investisseurs selon MiFiD2 et la protection des consommateurs. Mais aussi dans la transparence et la discipline dans les marchés financiers et la lutte anti-blanchiment. Des interventions suivies des échanges qui ont permis de mieux saisir la délicatesse de la mission générale de la CMF qui est de veiller à la protection de l’épargne investie à travers le marché financier en valeurs mobilières ou dans tout autre placement donnant lieu à l’appel public à l’épargne.

Ce séjour de la mission d’experts allemands de la Commission Fédérale de supervision des marchés ­financiers d’Allemagne (BaFin) et de la Deutsche Bundesbank entre en droite ligne du plan stratégique triennal de la CMF 2017-2020. Un plan articulé autour de quatre axes stratégiques qui visent 18 objectifs spéci­fiques portées par un train de 68 actions. Parmi ces objectifs spécifiques, fi­gurent en bonne place «le renforcement de la coopération internationale», «la sensibilisation élargie aux normes et aux procédures du marché», «le renforcement de l’efficacité opérationnelle du Collège de la CMF». Le Président de la CMF, Jean Claude NGBWA précise que «l’arrivée des experts allemands intervient à la suite d’une mission d’échanges et d’imprégnation d’un expert du Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers(CREPMF, organe de régulation de l’Union monétaire de l’Afrique de l’ouest) au mois de mars, ainsi que l’admission de la CMF comme membre associé de l’OICV, organisme international regroupant les régulateurs des marchés dans le monde ».

Mathieu Nathanaël NJOG

 

 

 

 

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 18:27

Gouvernance

La Ministre délégué à la présidence de la république chargée du Conseil supérieur de l’Etat, Mme Rose Mbah Acha a présidé le 28 avril 2017 la cérémonie de remise de la cartographie des risques.

Deux semaines après la session ordinaire du Conseil du 1er trimestre portant sur l’examen et l’adoption du compte administratif de l’exercice clos au 31 décembre 2016, la Communauté Urbaine de Douala (CUD) se dote de la cartographie des risques. Cette dernière vise à recenser les menaces qu’une organisation ou une institution rencontre dans sa gestion quotidienne. Mais aussi de donner aux responsables un aperçu des vulnérabilités des processus afin de les permettre de prendre des décisions éclairés pour prévenir les anomalies et les dérapages.  En se dotant de cet outil, élaboré avec le soutien technique des services du Contrôle Supérieur de l’Etat (CONSUPE) et l’appui de la coopération française, la CUD s’engage dans le processus d’amélioration de sa gouvernance. Singulièrement comme l’a relevé le Délégué du gouvernement de la CUD, Fritz Ntonè Ntonè, «à l’amélioration de la dépense publique».

Un outil, peut-on penser qui arrive à point nommé lorsqu’on se rappelle que le compte administratif 2016 a fait l’objet d’une critique acerbe lors de son examen par les Grands Conseillers pour finalement être adopté avec mention «pitié». Parce que plusieurs irrégularités avaient été relevées aussi bien dans le mécanisme de recouvrement des recettes que dans la dépense publique. Faisant le lit des rumeurs de certains grands conseillers sur l’avenir du Dr Fritz Ntonè Ntonè dont la longévité (11 ans déjà) au poste de Délégué du gouvernement de la CUD fait des jaloux. Le mettant en index comme étant un client potentiel de l’Opération Epervier. Ce rapace lancé depuis une dizaine d’années par le Président de la République, Paul Biya pour assainir l’administration de l’Etat des prévaricateurs de la fortune publique.

Cette relation entre le CONSUPE et la CUD est même perçue par certains acteurs comme incestueuse. En revanche, les experts en management la trouvent avant-gardiste. Tout comme, la Minconsupe, Mme Rose Mbah Acha : «la cohérence de cette démarche qui a produit la cartographie des risques est le fruit du travail entre la CUD et le CONSUPE. Elle est un 3è outil de vérification qui permet de faire l’état des lieux global et de mener des actions préventives et correctives» en amont. Toutefois, ces experts rencontrés mettent une réserve pour dire qu’elle est loin d’être une curasse de protection pour le Délégué du gouvernement. D’ailleurs, Mme Rose Mbah Acha a demandé à Fritz Ntonè Ntonè d’en faire bon afin que «la gestion financière de la CUD se voit nettement améliorer». Ce processus d’amélioration de la gouvernance à la CUD date du 26 novembre 2013.

Date à laquelle un protocole d’entente a été conclu avec le CONSUPE visant à développer les compétences techniques et professionnelles des personnes de cette collectivité décentralisée dans le domaine de la gestion et de l’audit de l’ensemble de ses ressources. Permettant la mise sur pied des reformes fortes tels que l’élaboration des outils de management et de vérification appropriés, indispensable à une exécution efficace et efficiente de ses activités de gestion et de contrôle. On peut citer : - La Charte d’audit ; - le Guide  d’audit interne, le guide de la dépense, le cahier du budget programme 2014 – 2016, …Cela a abouti à la pose de la «Matrice» de la cartographie des risques. La présentation du Chargé d’étude à la CUD M. Boog Boog a permis de comprendre qu’il s’agit «d’un puissant outil de pilotage et e les présenter sous la forme hiérarchisée. Parce qu’il va préciser qu’en cas  de distraction de deniers publics, quel que soit le montant (à partir de 1 Fcfa), l’impact est catastrophique».

En somme le risque est une probabilité, son évaluation proprement dite est le produit de la gravité et de la fréquence. C’est pourquoi la Minconsupe Mme Rose Mbah Acha en remettant officiellement en main propre cette cartographie au Délégué du gouvernement de la CUD Fritz Ntonè Ntonè, a déclaré a déclaré que «La CUD se positionne comme un pionnier de la bonne gouvernance». A son tour il a remis des exemplaires à tous les Délégués du gouvernement des communautés urbaines du Cameroun, présents ou représentés. Et de reconnaitre que cette cartographie des risque «permet de maximiser les chances d’accomplir les projets qui font conduire à la transformation de la ville de Douala pour en faire une plus belle métropole à l’horizon 2035 comme le prévoit le plan directeur et le plan d’occupation du sol».

Mathieu Nathanaël NJOG

 

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 18:25

Economie numérique                       5 621

Après Yaoundé en février 2017, la caravane de cette initiative dont le Ministère des Postes et de la télécommunication a récupéré l’organisation a déposé ses valises à Douala du 18 au 21 avril 2017.

Pendant quatre jours des jeunes promoteurs des startups ont rivalisé d’adresse lors de cette 2è édition du Globe-trotter de l’économie numérique que la ville de Douala a accueilli. Ils étaient un peu plus d’une centaine qui sont passés lors des séances B to B entre jeunes porteurs de projets TIC et les experts pour présenter leurs projets. Au final, on n’a pu se rendre compte que le Cameroun regorge un réservoir de jeunes au potentiel avéré. Ce n’est pas l’ingéniosité des promoteurs qui a fait défaut, mais dans certains cas  la maturation et la viabilité des projets n’ont toujours pas été à la hauteur des objectifs et ambitions souhaitées. Toutefois, les jeunes porteurs des projets qui n’ont pas été retenus dans la constitution de la banque de données des meilleurs projets au Ministère des postes et télécommunications (Minpostel), ont bénéficié des conseils des experts de la Camerounaise de facilitation, d'investissement et de service aux entreprises (CAFAISE ). Un cabinet d'expertise spécialisé en montage et en maturation de projets, qui a été retenu pour conduire la caravane du Globe-trotter de l’économie numérique.

C’est même, ce cabinet qui est à l’initiative de ce concept que le Ministère de tutelle a vite fait de récupérer pour en être désormais le porteur au regard des engagements pris par le Chef de l’Etat à l’égard de la jeunesse. CAFAISE a ainsi pour mission de permettre à ceux des jeunes de ont les projets n’ont pas été retenus de bénéficier des conseils pour améliorer leurs projets afin de les rendre bancables. Evidement dans la perspective de bénéficier d’un accompagnement des pouvoirs-publics dans le cadre de la politique gouvernementale de promotion du partenariat public-privé. Une symbiose porté par le Cameroon Business Forum (CBF) dont le but est d’œuvrer à la croissance de l’économie en boostant la qualité de la production et par ricochet la performance des entreprises et particulièrement les PME qui représentent 90% du tissu économique camerounais. Il ne fait plus aucun doute que l’économie numérique est un secteur où les opportunités d’affaires s’offrent au grand nombre. Mais plus encore, un véritable accélérateur de la croissance économique.

En somme, le globe-trotter numérique est une activité dynamique, qui permet en amont des cyber-espaces de détecter, encadrer et sélectionner, et d’accompagner les jeunes porteurs des projets TIC. Ceci en droite ligne des très grandes directives du Chef de l’Etat qui dans son discours à la nation le 10 février 2016 déclarait : «…à vous de la génération dite Android. Il s’agit du développement de l’économie numérique. J’invite toute la nation à se mobiliser résolument, pour accompagner les nombreuses initiatives de nos jeunes dans ce domaine : -  Le gouvernement devra poursuivre avec méthode et efficacité la mise en place d’une infrastructure adéquate ; mais aussi l’assainissement et la bonne régulation de ce secteur clé, dans l’intérêt de l’économie nationale et du développement de l’emploi-jeune». Avant de poursuivre : «- Les instituts de formation, publics ou privés, sont appelés à jouer leur rôle pleinement. Ils doivent identifier les métiers nouveaux et adapter leurs programmes en conséquence. - Les grandes entreprises et autres structures, publiques comme privées, sont appelées à donner l’exemple, en procédant progressivement à leur propre mutation numérique. - Les institutions financières trouveront certainement leur intérêt à développer des programmes spécifiques, pour soutenir les projets portés par les jeunes dans cette nouvelle économie. C’est au prix d’un tel engagement collectif que nous allons gagner le pari d’une transition numérique réussie».

Ouvert solennellement par le Secrétaire général du Minpostel, Armand Ndjodom, le mardi 18 avril 2017, la deuxième étape du Globe-trotter de l'économie numérique qui avait pris ses quartiers dans les jardins de l'Hôtel SAWA de Douala, il a été aussi enregistré le passage du Minispotel Mme Minette Libon Li Likeng, le 20 avril, soit 24 heures avant sa fermeture. Palpant véritablement que le numérique a le vent en poupe et l’économie numérique. La recrudescence des start-up montre un engouement, mais il en ressort des échanges avec les experts et start-upeurs que la recherche et l’innovation dans le secteur sont encore très insuffisantes pour satisfaire les besoins et services qui vont faciliter la vie des Camerounais. Et pour cause, il y a une absence d’une industrie locale de développement des contenus numériques ; - la non transformation de la société,… A cela s’ajoute l’inadéquation de la formation par rapport aux besoins d’emploi du domaine ; la non adaptation du cadre institutionnel au développement du numérique. Quelques pistes ont été proposées : - le développement des infrastructures de l’offre des services ; - Accroitre la production et l’offre des contenus numériques ; - Développer une industrie locale du numérique ; -Multiplier les actions de ce genre visant à booster la demande ; mettre un accent sur la gouvernance, la régulation et la formation. En somme, créer les conditions propices au développement constant de l’économique numérique, en catalysant l’entreprenariat et l’innovation numérique. Ainsi seulement, les Camerounais ne vont pas subir la révolution numérique, mais vont être ceux qui la conduisent.

Mathieu Nathanaël Njog

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 18:23

Risques professionnels                     5 996

Le leader du pôle d’activités de la cimenterie au Cameroun a été choisi pour arbitrer le 5 avril 2017, le lancement de la 21è Journée africaine des préventions des risques professionnels.

La Direction générale de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) a décidé de célébrer cette 21è édition des Journées Africaines de la Prévention des Risques Professionnels (JAP) sur un mois. Elle entendait ainsi apporter des réformes profondes dans la manière de la célébrer en passant du caractère festif à un caractère de scientifique. Notamment en recadrant le déroulement en véritable espaces de réflexions et d’échanges de bonnes pratiques sur les questions de la pénibilité au travail. Ainsi, depuis le 5 avril et cela pendant un mois une caravane de la Direction générale de la Cnps va se déporter au sein de 50 entreprises non seulement leaders dans leurs différents secteurs d’activités, regroupant les entreprises accidentogènes, mais aussi reconnues dans le respect de la législation en matière de prévoyance sociale. La Directrice régionale Mme Aissatou Djeilani, présentant du Directeur général empêché, a tenue à le justifier : «Votre engagement à immatriculer tous vos travailleurs à déclarer et reverser les cotisations dues pour leurs comptes à bonnes date à la CNPS ainsi que celui du respect des normes de Santé et sécurité au travail dans votre entreprise pour le bien-être de vos travailleurs ne sont pas étrangers à notre choix de retenir votre entreprise».

Placé sous le thème : «Evaluation des risques professionnels, gage d’une modernisation des outils de gestion de la santé et sécurité au travail» avec pour sous-thème : «Relations avec les entreprises sous-traitantes en matière de santé et sécurité au travail», la 21è édition des JAP qui est une initiative de l’Interafricaine de la Prévention des Risques Professionnelles (IARPP). Ceci fait suite au constat que l’analyse de la situation actuelle de la Santé et Sécurité au Travail (SST) relève des insuffisances notoire dans la cartographie et l’évaluation des risques. L’objectif de JAP étant : - d’amener les pratiquants et spécialistes à formuler et/ou partager les outils modernes de gestion de la SST ; - vulgariser la méthodologie de l’évaluation des risques professionnels ; - favoriser le partage de bonnes pratique en matière d’évaluation des risques professionnels. Dans ce conteste, le Directeur central chargé des activités techniques d’Eneo Eugène Ngueha technique a dit remercié la CNPS pour ce choix et en a profité pour présenter la politique de gestion des sous-traitants, le système de management de la SST qui met au cœur des opérations de cette entreprise. Ainsi un Comité dirigé par le conseil d’administration encadre les politiques et supervise leur mise en œuvre et une direction en charge de la sécurité, une sous-direction en charge de la santé au travail.

Eneo Cameroon à travers son médecin de travail, Dr Joseph Dieboue a présenté son outil de gestion de la SST qui met le Comité d’Hygiène et Sécurité (CHS) au centre  de l’amélioration des conditions de travail. Un outil présenté comme modèle au niveau national. Et pour cause, Eneo Cameroon étant réputée comme une entreprise accidentogènes, employant 4 000 travailleurs et 308 sociétés sous-traitantes auprès desquelles elle externalise certaines de ses activités, a mis sur pied une nouvelle politique managériale de prévention et de gestion des risques professionnels. Celle-ci préconise l’extension des politiques de la SST chez les PME. Ainsi, celles-ci ont l'obligation : - d’intégrer des actions proactives et réactive à mener ; - renforcer la traçabilité des actions menées et faire le reporting ;… Un audit permanent des performances de sécurité afin de déterminer si une PME est habilité à travailler avec Eneo pour une validité d’un an. Ainsi le renouvellement est conditionné par une performance acceptable définie au terme d’une évaluation prend en compte  les compétences technique, sécuritaire et médicales (Assurance maladie, affiliation Cnps, respect des normes RSE et QHSE). Ainsi en 2015, 75% des entreprises sous-traitantes ont vu leur contrat de collaboration non renouvelle. En 2016, le taux a baissé pour  se situer à 46%, témoignant des efforts considérables faits par les PME.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

Encadré

Inverser la tendance

Au final, il s’agit d’inculquer une culture de SST qui permettra de garantir aux travailleurs un milieu de travail sein et des conditions de travail décentes et sécurisées, gages d’un développement durable du Cameroun. Ce d’autant plus que la dure réalité qui est observée au Cameroun comme dans le monde entier, au point de pérenniser les mauvaises de conditions de travail qui prévalent dans la quasi-totalité des entreprises et surtout des PME de sous-traitance doit appeler à une synergie d’actions, c’est pourquoi la CNPS a lancé cette croisade afin que toutes les entreprises fasse de ce combat une priorité de tous les jours et de chaque instant dans le but de réduire de manière significative les AT et MP ; mieux pour les éradiquer.. Surtout que les estimations, récentes du Bureau international du travail (BIT) indiquent que «toutes les 15 secondes un travailleur décède des suites d’accident de travail alors que dans le même temps 164 accidents de travail sont enregistrés sur la planète». Dr Joseph Sylvère Kaptue, Expert CNPS et membre de la Société Camerounaise  de la Sécurité et Santé au Travail (SCSST) a donné fait un exposé sur la prévention des risques professionnels en entreprise. Il a présenté les outils modernes de gestions de la SST. Il a plaidé pour que le Cameroun adopte les textes rendant obligatoires la gestion de la prévention des risques professionnels au Cameroun. Et pour finir, il a détaillé les quatre moyens d’actions de la prévention des risques professionnels en entreprise : - Les moyens légaux, - les moyens techniques, - les moyens médicaux, - et l’Ergonomique de la prévention.

 

 

 

 

 

 

 

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 18:21

Sécurité sociale                              

L’Ong Un Monde Avenir avec le soutien financier de la Fondation Friedrich Ebert a organisé pendant trois jours un atelier sur la sécurité sociale des femmes travaillant dans le secteur informel.

Près de soixante femmes ont suivi en trois sections les 19, 20 et 21 avril 2017 à Douala un atelier sur le thème : «La sécurité sociale des femmes travaillant dans le secteur informel». Il fait suite aux résultats d’une enquête réalisée auprès de 300 actrices du secteur informel dans la ville de Douala. Ceux-ci indiquaient que 13, 9% de femmes exerçant dans le secteur informel son couvertes par une assurance, essentiellement artisanale. Celle qui est organisée au sein des mutuelles associatives. 86,06% sont non couvertes par une quelconque assurance. 27,45% connaissent la CNPS, et 72,54% ne connaisse pas ce que c’est que la CNPS. En revanche, 84,55% souhaitent bénéficier d’une assurance et 18,44% ne sont pas intéressées.  C’est pourquoi sentant la nécessité de capitaliser ce besoin, l’Ong Un Monde Avenir (1MA) qui fait dans la formation de la citoyenneté active où l’Homme est au centre de toute initiative de développement et la Fondation Friedrich Ebert (FFE) qui fait dans l’accompagne des femmes et personnes discriminées (femmes et handicapés) ont décidé diversifie la réflexion en organisant cet atelier d’échanges à cet effet.

Il était question de rendre les femmes citoyennes. Mieux des femmes qui peuvent construire leur avenir et travailler par elles-mêmes. La femme étant le partenaire idéal du développement d’un pays. E »Surtout que les statistiques nationales indiquent que le secteur informel absorbe 90¨% des travailleurs du Cameroun parmi lesquels près de 60% sont les femmes. Le but étant selon l’Ong 1MA d’améliorer leur cadre de travail et valoriser le travail effectué. Elle est placée sous la tutelle du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale, et est administrée par un Conseil d'Administration composé de représentants des travailleurs, de représentants des employeurs et des représentants des pouvoirs publics. Surtout que le décret signé le 13 août 2014 signé par le Premier ministre (PM) camerounais, Philémon Yang, lequel texte fixe : «les conditions et modalités de prise en charge des assurés volontaires au régime d’assurance pension de vieillesse, d’invalidité et de décès».

En effet depuis ce décret du PM, le gouvernement a instauré une autre assurance supplémentaire à celle de l’assurance obligatoire, il s’agit de l’assurance volontaire. Celle-ci peut connue vise à faire bénéficier la sécurité sociale aux des personnes non assujetties à une assurance obligatoire. Il s’agit des acteurs  du secteur informel et ceux des professions libérales (notaires, avocats,…). Ceux-ci représentent plus de 90% des opérateurs de l’économie dont le poids au PIB est de 99% pouvant désormais profiter des prestations de la CNPS, bras séculier de l’Etat matière de prévoyance sociale. L’objectif d’étendre la couverture sociale, étant pour l’Etat, de relever le taux de couverture à 100% de la population résidente et active de manière à offrir le service des prestations sociales de qualité en rapport avec le coût réel de la vie. Surtout que les statistiques les plus récentes chiffrent  seulement à 10 % de la population était couverte en 2012, soit à peu près 300 000 personnes par la fonction publique et un million de citoyens par la CNPS.

Le gouvernement espère ainsi faire bénéficier la sécurité sociale à 6 millions de nouveaux travailleurs. Ce qui pourrait porter le portefeuille d’assurés sociaux de la CNPS à 7 millions. Malheureusement le constat fait est que cette assurance volontaire est peu connue. Au niveau de la CNPS, elle est encore expérimentale avec seulement deux centres spécialisés ouverts à Douala et Yaoundé. Les souscripteurs bénéficient des prestations servies suivantes : - Pension de vieillesse, - Pension de vieillesse anticipée, - Pension d'invalidité, - Pension de survivants

Allocation de vieillesse, - Allocation de vieillesse pour usure prématurée, - Allocation de survivants. Seulement, si certaines conditions et modalités restent les mêmes que celle de l’assurance obligatoire à savoir : la composition du dossier, les modalités de paiement et les conditions d’attribution, il faut dire que les personnes ayant souscrit à l’assurance volontaire ne bénéficient pas des prestations familiales ni des risques professionnels.

Mathieu Nathanaël Njog

 

Encadré

Exigences du secteur informel

Les femmes réunies pendant ces trois jours ont été encore plus émues de savoir qu’elle pouvait en exerçant dans le secteur informel bénéficié d’une sécurité sociale. Elles ont déploré le manque d’informations, souhait une opération offensive avec le recrutement des commerciaux mobiles, et l’installation des kiosques dans les grands centres commerciaux et artères des différentes villes pour une actions de proximité afin de facilité leur souscription et le versement des cotisations exigibles (8,4% des revenues mensuelles déclarées). Pour autant, pour la rendre encore plus incitative, les femmes travaillant dans le secteur informel ont proposé que les prestations servies soient aussi les mêmes que celle de l’assurance obligatoire : - Les allocations prénatales, - L'allocation de maternité, - La pension de vieillesse, - La pension de vieillesse anticipée, - La pension d'invalidité, - La pension de survivants, - L’allocation de vieillesse, - L’allocation de survivants, -Les frais funéraires, les risques professionnels (accident de travail et maladies professionnels). Mais aussi et surtout, elles ont plaidé que le gouvernement fasse preuve de plus d’audace en intégrant dans son système de sécurité sociale une dose d’assurance-maladie. Au moins la prise en charge complètes du traitement des maladies tropicales : paludisme, la grippe, la typhoïde, etc.

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 18:17

Santé publique                      4 275

Le début de semaine a été marqué par la mise en application à plusieurs vitesses du mot d’ordre de grève lancé par le syndicat des médecins du Cameroun. Regard sur le système de santé au Cameroun.

Lors de la célébration du cinquantenaire de la Réunification, en février 2014 à Buea, le Président de la République, Paul Biya, dans un discours bilan de la Réunification, s’était amusé de faire le bilan chiffré de l'évolution du pays dans les secteurs de l'éducation, la santé, l'économie, les infrastructures, la démocratie et le progrès social. Du haut de son perchoir, Paul Biya affirmait, «Construire la nation camerounaise, c’était donner à tous l’accès aux services de santé. Au moment de l’indépendance et de la réunification, on comptait au total 555 formations sanitaires. A ce jour, nous disposons de 2260 formations sanitaires publiques dont 4 hôpitaux généraux, 3 hôpitaux centraux, 14 hôpitaux régionaux, 164 hôpitaux de district, 155 centres médicaux d’arrondissement et 1920 centres de santé intégrés. Je note en passant que l’espérance de vie qui était de 40 ans en 1960 est passée à 52 ans actuellement.»

Des statiques récentes de l’association « Positive Génération » qui travaille sur la qualité des soins de santé a porté un regard sur le système de santé englobe définit par l’Organisation mondiale de santé (OMS) comme étant «l’ensemble des organisations, des institutions et des ressources dont le but est d’améliorer la santé, mais aussi les mécanismes de fonctionnement» montre que les structures opérationnelles ont augmenté passant à 2387 formations sanitaires. Soit au niveau central : - 07 Hôpitaux de 1ère catégorie (Hôpitaux généraux, et hôpitaux gényco-obstérites, …) ; - 08 Hôpitaux de 2ème catégorie (Hopital laquintiniede Douala,…) ; au niveau intermédiaire : - 14 Hôpitaux de 3ème catégorie (Hopitaux régionaux) ; au niveau périphérique : - 143 Hôpitaux de 4ème catégorie (Hôpitaux de District) ; - 234 Hôpitaux de 5ème catégorie (Centres Médicaux d’Arrondissement) ; - 1981 Hôpitaux de 6ème catégorie (Centres de Santé Intégré); et des Centres de santé ambulatoire.

Les Hôpitaux  de 1ere Catégorie et de 4ème Référence ont pour missions conformément au Décret N°08-1921 du 30 Décembre 1987 portant création, organisation et fonctionnement des hôpitaux généraux de Yaoundé et de Douala de : - délivrer des prestations de soins de santé spécialisées et de haut niveau ; - constituer des structures d’application pour le personnel technique et  administratif ; - et contribuer à la promotion de la recherche opérationnelle en santé et au rayonnement scientifique. Ce sont des établissements publics administratifs dotés de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. En revanche, les Hôpitaux  de 2eme Catégorie et de 3ème Référence ont pour missions de : - dispensent des soins médicaux et médico-sanitaires de  très haut niveau ; - constituer un support pédagogique à la formation des personnels de santé ; - et servir de référence pour les formations sanitaires de 3ème catégorie.

Malgré cette multiplicité des formations sanitaires au Cameroun et des meilleures lois, il reste que dans le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE) pour «l’Emergence du Cameroun à l’horizon 2035» ; il a été omis d’accorder une place de choix à la politique de santé publique. Mais le Syndicat des médecins du Cameroun (Symec) reste convaincu cette émergence qui passera par un développement technologique et industriel, va reposer essentiellement sur le capital humain, lui-même tributaire de l’état de santé des populations. A cet effet, il serait illusoire d’entrevoir l’émergence avec des populations qui peinent à se soigner. Consequences : «La bonne santé des populations camerounaises sera et demeurera l’épine dorsale de tout accomplissement». A cet effet, le Symec soutient que s’alignant dans la mouvance de la vision du chef de l’Etat camerounais, il réclame une assurance maladie universelle immédiate comme seule solution adéquate pour faire face à l’urgence sanitaire que traverse notre pays. A l’instar de l'Obamacare qui est la mesure phare que l’ex-président des Etats-Unis Barack Obama a fait voter en 2010.

Mathieu Nathanaël NJOG

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 18:15

Communauté Urbaine de Douala                                   

La session ordinaire du premier trimestre 2017 consacrée à l’adoption du compte administratif de l’exercice clos au 31 décembre 2016 l’a validé avec mention «pitié».

Dans les couloirs le Conseil ordinaire du premier trimestre 2017 de la Communauté urbaine de Douala (CUD) était annoncé quelques jours avant comme étant épique. Personnes n’y croyait tellement, les grands conseillers et le Délégué du gouvernement entretiennent aux yeux de plusieurs observateurs avertis des relations empreintes de complicité. D’ailleurs, le nouveau Préfet du Wouri, Jean Bernard Mache Njouokwet lors de son intervention s’est offusqué de la forme de démocratie qui est appliquée lors de cette session du conseil et du fait que les grands conseillers ne soient pas allés dans une déclinaison exhaustive des différents aspects du rapport jumelé des quatre commissions. Ce qui lui aurait permis de prendre la réelle mesure du niveau d’exécution des projets. Non sans interpeller les grand Conseillers de la CUD qu’«une session du Conseil n’est pas un Conseil en minima». Toutefois, les membres des quatre commissions (Economie et finances ; Grands travaux ; Environnement et développement durable ; et Affaires sociales et culturelles) se sont montrés très rigoureux dans l’analyse du compte administratif de l’exercice 2016 qu’ils ont malgré tout fini par valider.

Une attitude inhabituelle des grands conseillers de la CUD. Laissant planer le spectre de la mise à la touche de l’actuel Délégué du gouvernement, Fritz Ntonè Ntonè. Surtout que les couleurs avaient été annoncées le lundi 11 avril 2017 avec le mouvement d’humeur des Délégués du personnel qui protestaient contre le non renouvèlement de la police d’assurance maladie du personnel. Ce qui aura valu à 10 des 11 manifestants de se voir suspendre «arbitrairement et abusivement» par l’exécutif de la CUD. Pourtant Fritz Ntonè Ntonè a reconnu que le paiement de cette couverture médicale du personnel a connu du retard «du fait des difficultés financières actuelles». Et que ce n’est que ce n’est que le 06 avril 2017 qu’il a été effectif. Ce que réfutent preuve à l’appuie les délégués du personnel. D’ailleurs dans leur rapport, les grands conseillers ont déploré le fait que la prime d’assurance du délégué du gouvernement, de ses adjoints et du personnel « budgetée » à 411 millions Fcfa a été exécuté à hauteur de 310,9 millions Fcfa pendant que la même prime des membres des organes délibérants (Grands conseillers) n’a pas été payée en 2016. Et de reconnaitre que sur ce volet : «Le problème de primes a provoqué une certaine effervescence et beaucoup d’incompréhension entre le personnel, les grands conseillers et l’exécutif de la CUD.».

Par la suite ils ont nuancé en glissant qu’«il semble aux dernières nouvelles que les choses soient revenues à la normale. Tant mieux». De même, ils ont relevé que des 180 chantiers engagés, une quantité considérable accuse des retards notables. Ceci du fait, d’une part de la maturation insuffisante de certains projets et d’autre part, de la longueur mais aussi de la durée indéterminables des procédures officielles. Pour ce qui est des recettes fiscales de fonctionnement, il est noté une baisse significative comparativement à l’exercice précédente. Si les grands conseillers félicitent l’exécutif sur les recettes propres qui représentent un taux de réalisation de l’ordre de 76%, il reste que les recettes de fonctionnement (35,5 milliards Fcfa) ont connu une baisse comparativement au compte administratif de l’exercice antérieur (41,26 milliards Fcfa). Les recettes d’investissement quant’à elles qui avaient augmenté de 4,11 milliards Fcfa en 2015 (pour un total de  14,118 milliards Fcfa) ont dégringolé à 950 millions Fcfa, soit une baisse de 95%.

A l’examen des dépenses du compte administratif de 2016, les grands conseillers n’ont pas fait dans la langue de bois pour déplorer : «l’absence à l’instar du compte administratif de l’année précédente (2015) du cahier de dépenses mensuelles qui permettrait d’analyser les dépenses dans leur détail». Toutefois, ils ont relevé plusieurs crédits annulés pour non consommation d’un montant de plus de 3,5 milliards Fcfa. Pis encore, le chapitre portant  dépenses d’investissement et d’équipements indique que le budget définitif alloué était de 50 millions Fcfa, mais curieusement les paiements effectués s’élèvent à 435 millions Fcfa. De quoi laisser songeur les commissions qui se demandent sur quelle base ont été effectuées ses dépenses. Tout en faisant remarquer que : «Si les dépenses en question sont toutes rattachées à l’exercice 2016, on serait face à un dépassement budgétaire dont les références d’autorisation devraient être indiqués par les services compétents». En revanche, le récapitulatif des dépenses d’équipements et d’investissement indique qu’elles ont été exécutées à hauteurs de 58% avec des «restes à payer sur mandats émis» de 4 044 642 898 Fcfa. Tout en constatant également que les crédits d’investissements en cours qui devraient être reportés sont de l’ordre de 20 919 095 825 Fcfa.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

Encadré

Fonctionnement au-delà des ratios

Au final, le Conseil a exigé que soit reconduit dans le budget 2017 les crédits non consommés et ont apporté un léger correctif sur le montant de l’excédent réalisé et déclaré par le Directeur financier et le Receveur municipal qui était de 6 531 903 818 Fcfa sur un budget global de 81 502 393 583 Fcfa (58 318 426 701 Fcfa de recettes et 22 773 660 301  Fcfa de subventions). Ceci pour un taux de réalisation de recettes de 84,84% en valeur relative. Un travail critique des grands conseillers qui a été salué par le porte-parole des Maires, M. Lengue Malapa, Maire de Douala Ier : «Le Conseil est allé plus loin dans l’analyse du compte administratif que d’habitude». Toute chose qui a aussi permis au nouveau Préfet du Wouri Mache Njouokwet de relever que la CUD a fonctionné en 2016 au-delà des ratios. Surtout que le rythme des dépenses et des encaissements n’était pas harmonisé. De même, le préfet a émis la réserve sur les délibérations portant avantages des membres de l’exécutif et des grands conseillers de la CUD, avant d’indiquer que cela pourrait conduire de sa part à la non validation du compte administratif. Surtout qu’il a profité de cette première prise de contact avec tous les exécutifs des collectivités décentralisées pour donner sa vision tutélaire qui est «d’accompagnement, de facilitation et du respect des textes. Pas co-gestionnaire des collectivités décentralisées, mais un garant de la loi».

M.N.N

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 18:14

Foire               6 525

Soutenue financièrement et institutionnellement par le gouvernement, la Foire Internationale de Douala pour le Développement a clôturé ses activités 24 plus tôt que prévu.

Prévu pour se dérouler du 31 mars au 16 avril 2017, la 8è édition de la Foire internationale de Douala pour le Développement (Fidd), a éteint ses lampions le samedi 15 avril, 24 heures plus tôt que prévu. Contrairement à la précédente édition, où la foire a été prolongée de quelques jours. Ce rendez-vous d’exposition et de promotion des produits des créateurs de richesses  des secteurs formel et informel de l’économie est une initiative de Jean-Jacques Ekindi. Elle se tient chaque première quinzaine au parc des expositions de Douala sis à Deido place dans le vaste domaine familial. Soutenue par le gouvernement depuis sa première édition, cet accompagnement suscite des commentaires dans les chaumières et le microcosme politique camerounais. «Le gouvernement s’est engagé à chacune des huit éditions parce que Jean-Jacques Ekindi, le porteur du projet a refusé de se lancé tout seul», indique Georges Nem, le Commissaire de la Foire. Avant de préciser : «Avant son lancement, il a sollicité l’accompagnement de la présidence de la République qui a validé le projet et l’a placé sous le parrainage du Premier ministre». Surtout qu’il répondait aux idéaux de la plate-forme du dialogue entre le secteur public et le secteur privé que le gouvernement matérialise à travers la tenue à chaque mi-mars du Cameroon Business Forum (CBF). Son organisation nécessite pour autant, plusieurs centaines de millions Fcfa sans lesquels sa tenue est impossible.

A ce propos, le Commissaire de la FIDD reconnait d’ailleurs que «sans la subvention du gouvernement, l’organisation de la Foire internationale de Douala pour le Développement ne peut être possible». S’il refuse de se prononcer sur l’apport financier réel, estimant que «ce n’est pas à nous de dévoiler l’apport financier du gouvernement qui a plusieurs canaux officiels pour le faire», il avoue toutefois que cet apport est multiformes. On peut constater qu’il est politique, institutionnel, et financier. Tout d’abord placée sur le plan politique, sous le parrainage du Premier ministre, la cérémonie d’ouverture solennelle de la FIDD est toujours présidée par le Ministre du Commerce qui coordonne aussi toutes les réunions préparatoires. Et par la suite, il y a l’exposition de plusieurs institutions gouvernementales, entreprises publiques et parapubliques, ainsi que l’animation des conférences-débats spécialisées par les dirigeants de ces institutions. Cette 8è édition particulièrement a connu un plus important déploiement des ministères. Douze ministères au total. Entre autre, on peut citer : - Le Ministère des Finances, - Le Ministère de l’Economie, de la planification et de l’Aménagement du Territoire, - Le Ministère de l’Agriculture et du Développement rural, - Le Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, - Le Ministère de la Forêt et de la Faune, - Le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation,…

 

Polémique

Sur le plan financier, on observe que cette année, le site de la FIDD a connu un embellissement certain avec des constructions en matériaux définitifs de la clôture de délimitation et de le dallage de près de 2 000m2 la plate-forme de ce qui est baptisé le Parc des expositions de Douala. Ce qui rend plus confortable le déploiement des exposants et visiteurs sur le site, quelqu’en soit les intempéries. Bien avant déjà, les deux voies d’accès ont été construites par la volonté gouvernement qui avait instruit la Communauté urbaine de Douala (CUD) de s’y investir. Le coût des travaux étaient de 350 millions Fcfa. Un investissement qui bénéficie aussi aux riverains. Un soutien qui ne laisse pas la classe politique indifférente. Certains, à la langue plus fourchue, ne s’empêchent pas de soupçonner, une relation incestueuse entre le régime du Renouveau au pouvoir et l’un des plus virulents leaders politiques de l’opposition, baptisé «Le chasseur du Lion». Au point que certains opposants au régime Biya évoquent ces sorties ambiguës sur des questions d’actualité comme celle faite en février dernier concernant la crise anglophone. Une sortie que les cadres du Mouvement progressiste (MP) qualifient pourtant de républicaine parce que condamnant ceux des protagonistes qui ont sacrifié l’éducation des enfants avant de prôner pour un retour de l’école dans les plus brefs délais. Tout en souhaitant le détachement de la personne Ekindi et la FIDD, le Commissaire de la foire s’offusque de savoir que la casquette politique du leader du MP occulte l’importance de cet évènement qui contribue à sa manière à booster l’économie et le développement du Cameroun.

«Il faut faire la différence entre l’Homme politique et le porte de projet». Et d’ajouter : «Il y a l’occasion où c’est l’homme politique qui s’exprime. Et sur ce champ, Paul Buiya et lui ne se font pas de cadeaux. Ce sera le cas lors des joutes électorales à venir». Toute en précisant que les deux hommes n’ont pas de problème personnel, sauf que leurs visions politiques sont différentes. Avant de conclure : «Il faut apprécier ce partenariat public-privé qui concourt a œuvré pour l’émergence du Cameroun». Mais il n’en demeure pas moins que la polémique est vive lorsqu’on sait Jean-Jacques Ekindi, le promoteur de la FIDD est certes dans le civil, un polytechnicien, et également un diplômé de l’École des mines d’Arles (France), ce qui justifie cette implication dans le développement de son pays. Mais sur le plan politique, il est le  leader du Mouvement progressiste (parti d’opposition), réputé pour ses coups de gueule et son courage lorsqu’il s’agit de défier le pouvoir. Même si son parcours indique qu’à son retour au Cameroun, en 1970, après ses études, Jean-Jacques Ekindi est arrêté, jugé et condamné par le régime Ahidjo, qui ne digère pas les convictions politiques de l’ex-vice-président de l’Union nationale des étudiants camerounais. Au début des années 1980, après un séjour en France, il rentre à Douala et, en mars 1985, adhère au RDPC. En 1991, en pleine opération «villes mortes », il quitte le parti présidentiel pour créer le MP. Il lui faudra attendre juillet 2007 pour être élu député à Douala (sa ville natale) sous la bannière de son parti. Ces détracteurs lui prêtent les intentions d’entendre au gouvernement. Ce qu’il a toujours formellement démenti.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

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