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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 20:15

Domaine portuaire de Douala

Malgré un élan de protestation des habitants de la zone, la Direction du Port Autonome de Douala a engagé une opération de libération des emprises du Domaine Public portuaire à Essengué, une zone située en aval du Port de Douala-Bonabéri.

Dans matinée de jeudi 03 juin 2021, des habitants d’Essengué, une zone située en aval du Port de Douala-Bonabéri, sont sorties nombreuses avec hommes, femmes et enfants pour protester contre l'opération de la libération des emprises du domaine public portuaire engagée par la Direction du Port Autonome de Douala (PAD). En effet, la tension est montée d’un cran dans la matinée du j03 juin 2021 entre les habitants du quartier Essengué et la Direction du Port autonome de Douala (PAD). Un vieux litige qui a refait surface a l'occasion de la campagne de sensibilisation pour la libération des emprises portuaires. Les populations, certes, illégalement installées depuis plus de 40 ans ont même suspendu les cours dans les écoles et collèges pour faire foule afin de faire entendre leurs voix et les conséquences sociales que cette opération peut entrainer. Enclave de terre située en pleine domaine portuaire, au lieu-dit port de pêche, en allant vers la base naval, à l’Est de la capitale économique, a vu ses habitants, qui sont depuis des quatre ans sur le pied de guerre, manifestés avec pancarte à la main, pour contester le déguerpissement de leurs maisons. En dépit du fait qu’ils avaient déjà été prévenues depuis 2018 et même bien avant cette date, de cesser toutes nouvelles construction,  de libérer le site afin que le déguerpissement ne tombe sur eux comme un couperet.

Pour le PAD, il n'était pas question de déguerpissement, mais de sensibilisation. «La libération des emprises du Domaine public portuaire à Essengué en zone aval du Port de Douala-Bonabéri a commencé par la sensibilisation des populations illégalement installées», indique la Direction du PAD. Et d'ajouter : «L'autorité portuaire de Douala entend récupérer dans son entièreté cet espace pour la construction de ses infrastructures et superstructures». Conscient de ce qu'elles y sont installées depuis les indépendances, le PAD entend les accompagner pour leur réinstallation en zone hors portuaire. : «Pour leur réinstallation hors de la zone portuaire, le PAD va accompagner et non indemniser les familles déguerpies», nous confie la Direction de la Communication. Avant de poursuivre : «Les populations installées sur le tracé qui collaborent avec les membres de la commission de déguerpissement sont recensés pour un meilleur accompagnement et une  réinstallation par le PAD en zone hors portuaire». Le lendemain, 4 juin 2021, après, que les parties aient échangé de manière fructueuse, les ingénieurs de la Direction des Aménagements Portuaires ont entamé les travaux de marquage du tracé de cette voie.

Cette crise foncière a débuté avec le vaste processus, de rénovation de modernisation et de développement du Combinat portuaire de Douala Bonabéri engagé il y a quatre ans afin de l'arrimer aux standards internationaux. L’objectif est de le rendre plus performant, attractif et compétitif pour en faire un véritable catalyseur de croissance de l’économie nationale. Dans cette perspective, la Direction générale a déjà bouclé tous les projets prioritaires et de nécessité impérieuse, qui doivent démarrer dans les tout prochains jours. Nous avons même appris que les marchés y relatifs étant déjà bouclés. Il s'agit des projets de : - construction de 5 km de voie de contournement, partant du carrefour restaurant les mangroves, pour déboucher au carrefour du marché des fleurs en face de l'immeuble siège de BOCOM. Puis cette voie de contournement va être parallèle à la Route Nationale N°3 jusqu'au rond-point du monument du soldat du cinquantenaire à l'entrée de YOUPWE. - Construction de 10 km cumulées de voies de dessertes à l’intérieur de la zone industrialo-portuaire d'Essengue. Ces différentes dessertes relieront les trois différentes voies principales afin de permettre au flux de véhicules et camions sortant du port de Douala afin de rallier rapidement le rond-point du monument du soldat du cinquantenaire et par ricochet la Route Nationale N°3 sans créer les embouteillages récurrents et un goulot d'étranglement au flux de véhicules et camions entrant au port de Douala par la guérite A1 du port Sud via le carrefour du marché des fleurs.

Mais aussi, la construction de 20 000 m2 de parking poids lourds entre la route Nationale N°3 et la voie de contournement entre carrefour marché des fleurs et le monument du soldat du cinquantenaire. L’aménagement d'une zone de parking à Essengue de 5 hectares pour véhicules et camions afin de libérer les emprises portuaires, les routes de la ville de Douala, ainsi que la RN3. L’aménagement de 10 hectares pour base logistique et parkings poids lourds à Essengue. L’aménagement de la zone industrialo-portuaire à Essengue et installations des amodiataires du PAD, vecteurs de l'accroissement du trafic marchandises pour le port de Douala-Bonaberi. Pour rappel, le domaine portuaire de Douala-Bonaberi suivant les décrets présidentiels de 1975 et de 1977, s'étend sur 1000 hectares. A ce jour, à peine 500 hectares sont occupés par les activités portuaires. Les populations ayant, du fait de la tolérance administrative, occupé de façon anarchique une bonne partie de ce domaine portuaire. Le tout pour un investissement de 150 milliards FCFA.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

 

 

 

 

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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 19:50

ASSURANCE

L’Association des Sociétés d’Assurance a tenu son Assemblée générale ordinaire de fin de mandat les 3 et 4 juin 2021 à Douala. Elle a été aussi une session élective. Le Ministre des Finances est venu clôturer les travaux par l’installation du nouveau bureau exécutif élu. Une occasion de jeter les bases d’un partenariat gagnant-gagnant.

Le secteur des assurances joue indéniablement un rôle important dans la santé économique d’un pays. Il en est indéniablement un des poumons. Le gouvernement en est conscient, c’est pourquoi, le Ministre des Finances, Louis Paul Motaze a tenue à venir personnellement à Douala, clôturer les travaux de l’Assemblée générale ordinaire de l’Association des Sociétés d’Assurances du Cameroun (ASAC) tenue les 3 et 4 juin 2021 à Douala. Marquant ainsi le soutien du gouvernement. «Le soutien du gouvernement va de soi. Pour que vous comprenez bien,… Les assureurs sont comme les banquiers, ce sont les sociétés qui drainent l’épargne. Il y’a dans ce rôle tribuniciens l’intérêt des individus et de l’économie en général parce que c’est grâce à cet épargne que nous finassons les opérations de développement. Vous comprenez que le gouvernement à travers le Minfi soit  très regardant au niveau de ce qui se passe au niveau des assurances», déclarera Louis Paul Motaze, Ministre des Finances (MINFI). Une soutien que l’ASAC a salué à sa juste valeur en remerciant avec emphase cette présence surprise qui a été décidé tard dans la nuit alors qu’à la fin de la première journée des travaux, elle n’était plus espérée.

C’était l’occasion pour le président sortant, Gérard Moulong, de présenter le bilan de ses deux mandats passés à la présidence de l’ASAC. Il va rappeler que malgré le fait que l’économie camerounaise est frappée de plein fouet par la pandémie du Covid-19 et la crise sécuritaire dans les deux régions anglophones, le secteur  des assurances a enregistré une production globale de 210 milliards de FCFA en 2020. Un hausse relative de 0,64% par rapport à celui enregistré en 2019 avec un montant de 209 milliards de FCFA. De même, l’ASAC dispose d’un fonds de 106 milliards de FCFA pour appuyer le gouvernement dans la mise en œuvre de son Plan Présidentiel de Reconstruction et de Développement des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest  (PPRD NOSO), concernant notamment l’assurance-risque des travaux d’aménagements routiers. Clôturant son propos, il a affirmé que  beaucoup a été fait, et reconnu que beaucoup reste à faire. Ce que, le tout fraichement élu président de l’ASAC, Thierry Kepeden (DG d’Axa Cameroun) qui était déjà 2è vice-président dans la précédente équipe dirigeante, n’a pas fait dans la fioriture pour montrer qu’il a la pleine mesure de l’important chantier qui l’attend et dont il semble aussi avoir des pistes de solutions en définissant sa feuille de route.

Le vaste chantier du nouvel exécutif

«Le constat est simple, et le mandat du nouveau bureau s’inscrit à cela, c’est l’augmentation du chiffre d’affaire du marché de l’assurance au Cameroun», définira le nouveau président de l’ASAC. Pour justifier l’axe principal de son plan d’action, il va juste s’appuyer sur deux chiffres : «A populations et pouvoir d’achat comparable, le chiffre d’affaire du marché des assurances en Côte d’Ivoire en 2020 est de 415 milliards FCFA, or celui du Cameroun est de 210 milliards FCFA. Et il stagne». Avant de souligner que «c’est dire qu’il y a quelque chose à faire». Pour cela, Thierry Kepeden va souligner qu’il y a trois leviers sur lesquels son bureau va travailler : 1- Optimiser les assurances obligatoires qui existent à l’instar de l’assurance automobile à responsabilité civil pour laquelle il va indiquer que 50% des voitures qui circulent ne sont pas assurées et que ce pan est infesté par la fraude des attestations d’assurance. Ce qui exige un travail d’assainissement avec l’appui des forces de maintien de l’ordre. 2- Il y a une loi de 1975 et son décret d’application de 1977, qui obligent une construction d’un coût minimal de 100 millions FCFA de prendre une assurance tout risque chantier contre le risque d’effondrement de cet ouvrage. Ce qui astreint les architectes, Bureaux d’études et sociétés de contrôle technique de prendre à la réception l’assurance responsabilité civile décennale qui couvre leurs responsables en cas d’effondrement de cet ouvrage pendant dix ans. Et de préciser que «Là également, nous avons attiré l’attention du Ministre de Finances, sur le fait qu’alors que les chantiers fleurissent, nous ne voyons pas de retombées sur cette assurance obligatoire. Nous avons proposé que cela soit insérée dans la liasse de documents nécessaires pour obtenir un permis de bâtir», confiera-t-il. 3- Il y a également une loi de finances 2018, qui fait obligation de souscrire l’assurance pour les conteneurs qui sortent du port. Aujourd’hui, on continue de verser une caution en application de l’ancienne réglementation parce que le décret d’application n’a pas encore été signé. Pourtant soutient-il : «Elle va apporter beaucoup de retombées fiscales en termes de TVA et d’augmentation du chiffre d’affaire de compagnies d’assurance donc d’impôt sur les sociétés payés, etc... ».

Le nouveau président de l’ASAC reste confiant. «Nous avons exploré tout cela avec le Ministre des Finances, nous avons bon espoir qu’avec leur mise en place et sans compter la possibilité de mettre de nouvelles assurances obligatoires telles que l’assurance multirisque habitation,  assurance incendie pour tous les bâtiments accueillants du publics (les stades, les salles de spectacles, les marchés,…)». Avant de conclure que : «Ce sont des niches possibles d’accroissement du chiffre d’affaire du marché des assurances au Cameroun. Si elles sont mise en œuvre, nous aurions bon espoir d’approcher les chiffres du marché des assurances ivoiriens». Le nouvel exécutif de l’ASAC est convaincu qu’avec la mise en œuvre de ce vaste chantier, cela contribuera à accélérer fortement la croissance du marché camerounais de l’assurance pour le hisser à un niveau beaucoup plus acceptable et plus conforme au potentiel du Cameroun. Conséquence, cela induira mécaniquement des retombées très positive en termes d’investissements, d’emplois nouveaux créés, de consommations, d’impôts divers engrangés par l’Etat. Plus encore, les compagnies d’assurance continueront avec plus de vigueur encore à investir  en soutien de l’économie, notamment à dans de précieux domaines, telle que la participation aux missions obligataires de l’Etat. Ce qui fera que ce soit toute l’économie qui en sorte gagnante.

Fort de cette ambitieuse feuille de route, le MINFI a à son tour marque l’accord de l’Etat d’accompagner l’ASAC à la réalisation de ce noble objectif. «Nous avons déjà regardé avec l’ASAC qu’elles sont ces domaines assurables pour que les sociétés d’assurance vive mieux, parce bénéficiant et contractant de nouveaux contrats d’assurance », assurera-t-il. Et d’ajouter : «Nous sommes tombés d’accord sur un nombre d’actions. Il y a les actions qui relèvent des assureurs, celles qui relèvent de l’ASAC en tant que structure faitière et celle qui relèvent de l’Etat à travers le gouvernement». Avant de poursuivre : «C’est dire qu’il y a encore beaucoup de choses à faire. En tant que tutelle gouvernementale, j’ai pris des engagements sur ce qu’il y a lieu de faire, pour que le marché des assurances s’accroisse pour le bénéfice de l’économie nationale». Pour autant, le secteur des assurances n’est pas exempt de tout reproche. C’est pourquoi, il a interpellé les assureurs à soigner leur image qui n’est pas toujours reluisante, notamment dans le respect de leurs obligations. Ce que Thierry Kepeden a reconnu en soulignant que «les assureurs ont de leur côté un travail de vulgarisation et de communication important à faire, mais aussi de crédibilisation de leur métier parce que les assureurs doivent aussi balayer devant leurs portes».

Mathieu Nathanaël NJOG

Article publié dans le journal L'essentiel du Cameroun

 

Nouveau Bureau Exécutif de l’ASAC

Président

Thierry Kepeden (AXA Cameroun)

1er Vice-président

Richard Lowe (Activa)

2è Vice-président

Olivier Malâtre (Allianz)

Trésorier

Georges Léopold Kagou (Saar)

Membres

Norbert Ngniwake (Atlantique assurances),

Jacob Sindze (Area assurances),

Aimryc Kamega (Avam vie),

Esther Tiako (Nsia)

Léonce Augou (Chanas Assurance).

 

 

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4 juin 2021 5 04 /06 /juin /2021 21:44

DEVELLOPPEMENT DE LA VILLE DE DOUALA

Le Maire de la Ville de Douala et l’Administrateur Directeur général d’United Bank for Africa ont signé le 03 juin 2021 une convention de prêt qui va permettre de sauver un financement de la Banque Mondiale d’un montant de 43 milliards FCFA.

La ville de Douala était en voie de perdre sa quote-part du financement de l’Association Internationale de Développement (IDA) qui entre dans la 2è phase du Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR) que le gouvernement camerounais a obtenu de la Banque Mondiale depuis février 2019. Et pour cause, l’audit de l’exécution du financement de la 1ère phase effectué par les organisations de la société civile n’avait pas satisfait le financier. Il a fallu au Maire de la Ville de Douala, Roger Mbassa Ndinè de remobiliser ses collaborateurs pour faire des montages financiers innovants qui permettront de répondre aux conditionnalités exigibles afin de facilité l’accès aux financements des partenaires internationaux. Précisement, mobiliser les fonds de contrepartie consacrés aux indemnisations. «Dans le montage institutionnel et financier du PDVR, les engagements de la Communauté Urbaine de Douala (CUD) consistent en la prise à charge des indemnisations/compensations au titre de fonds de contrepartie, conditionnalité préalable au lancement des travaux qui permettront de répondre aux enjeux de développement de la ville de la cité capitale économique», indique le Maire de la Ville de Douala.

C’est ainsi que, United Bank for Africa (UBA), Institution financière panafricaine et citoyenne n’a pas hésité à valider son soutien à la Mairie de la Ville de Douala dans sa stratégie de développement en se positionnant comme un partenaire financier privilégié à travers l’octroi d’un prêt d’un montant de 3,2 milliards FCFA pour la permettre de bénéficier d’un financement de 43 milliards FCFA de la banque Mondiale. «L’essence d’une banque est de soutenir le secteur privé. Douala est au Cameroun, comme New-York est aux Etats-Unis et comme Lagos au Nigéria, c’est-à-dire capitale économique où foisonnent les affaires. A cet effet, UBA Cameroun est honoré d’apporter son appui aux projets de développement visant à rendre plus confortable la vie des citoyens de cette ville», affirme Jude Anele, l’ADG de UBA Cameroun. Avant d’ajouter : «Cela va en droite ligne de la vision stratégique d’UBA d’être le partenaire bancaire de choix des administrations publiques». Et conclure : «Ce partenariat avec les Collectivités territoriales Décentralisées est un important tremplin…nous espérons consolider la bonne réputation d’UBA Cameroun comme partenaire financier de l’économie camerounaise et du Cameroun dans la réalisation des projets d’envergure.»

LES CHANTIERS EN VU

De quoi réjouir le Maire de la Ville de Douala, Roger Mbassa Ndinè qui le qualifie d’un partenariat inédit par son volume entre une institution bancaire commerciale et une Collectivité Territoriale Décentralisée. Mieux encore, il s’est engagé à rembourser dans les délais ce crédit consenti à moyen terme sur une durée de 3 ans. Pendant lesquels, les 43 milliards FCFA du PDVIR seront destinés «à la réalisation de travaux qui vont significativement améliorer le bien-être et l’inclusion sociale des dynamiques populations citadines des arrondissements de Douala 3è et 5è sélectionnées selon les critères de la Banque Mondiale», précisera le Maire de la Ville de Douala. Globalement, il s’agira de : - Renforcement des capacités pour la gestion urbaines inclusive et résiliente ; - Amélioration de la connectivité et du cadre de vie dans les villes bénéficiaires ; - Composante et contingente d’intervention en situation d’urgence ; et – Gestion coordination, suivi et évaluation du projet. Plus précisément, les travaux seront consacrés à la construction de voiries urbaines, la construction des drains, l’aménagement des voies tertiaires en pavés ; la construction d’une station de traitement de boues de vidanges à Ngombè, l’aménagement des plateformes de pose de bac à ordures, la fourniture et pose des foyers lumineux alimentés par le réseau Enéo, l’extension du réseau d’eau potable, et le renforcement des capacités pour les personnels des communes d’arrondissement.

Les travaux seront lancés au début du mois de juillet 2021. On a appris que le processus de sélection des entreprises et prestataires est en cours suivant le code des marchés publics et des directives de la Banque Mondiale. Pour l’exécution des travaux de voiries structurantes qui dureront 18 mois, c’est l’entreprise SINOHYDRO qui a été retenue, tandis que pour les travaux d’ouvrage de drainage structurants c’est la société AVIC INTL Co LTD qui les réalisera en 23 mois. La maitrise d’œuvre sera assurée par le Groupement CIRA & SAS/ECCAM. Ces derniers débuteront dès la fin du processus d’indemnisation des personnes et biens impactés par le projet. Le processus d’indemnisation pourra durer environ deux semaines. Comme l’exige la réglementation, l’évaluation des biens impactés par le projet a été faite par la commission de constat et d’évaluation présidée par le Préfet du département du Wouri. Ce qui a conduit la Banque Mondiale, partenaire technique et financier du projet a aussi donné son avis de non objection sur le rapport du Plan d’Actions de Réinstallation (PAR) qui prend en compte tous les impacts du projet (les pertes de terrains, de constructions, les puits, forages, cultures, les perturbations d’activités économiques [déplacés économiques], les personnes vulnérables qui bénéficieront d’un accompagnement particulier). Le décret d’indemnisation a été signé par le Premier Ministre Chef du gouvernement le 18 janvier 2021.

Mathieu Nathanaël NJOG

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4 juin 2021 5 04 /06 /juin /2021 16:32

TOURNEE DES ENTREPRISES

Roger Mbassa Ndinè était face à la presse le 1er juin 2021. C’était pour le Maire de la Ville de faire le point, à mi-parcours, de la tournée économique qu’il a engagée depuis quelques temps auprès des entreprises installées dans la ville de Douala.

Depuis le début de l’année, le Maire de la Ville de Douala, Roger Mbassa Ndinè a entrepris une tournée économique qui l’a conduit à visiter certaines entreprises et à parrainer le Forum Economique de Douala. Convaincu que la ville de Douala doit se préparer à une relance économique post covid-19 et de ce fait renforcer le partenariat autour du devenir de la ville avec les opérateurs économiques, chefs d’entreprises et autres investisseurs du secteur privé dans un cadre incitatif. De ce fait, il a à cœur de se lancer dans la réalisation de son vaste projet de campagne dont il n’a pas pu entamer les grands axes du fait d’avoir pris fonction avec l’avènement de la pandémie du Coronavirus qui a déstabilisé le système socio-économique de la plupart des pays et des villes des affaires du monde tel que Douala. Dans sa volonté d’anticiper, en espérant que la pandémie du Covid-19 sera derrière nous d’ici quelques mois, malgré une fluctuation inquiétante des chiffres des contaminés enregistrés au premier trimestre dans la cité capitale économique du Cameroun, le Maire de la ville de Douala a opté pour l’amélioration de l’environnement des affaires en mettant sur pied des plateformes permanentes «Cud – Opérateurs économiques» afin de permettre aux créateurs de richesses de pleinement participer au développement de la cité capitale économique du Cameroun. Notamment en recensant des projets de création d’emplois et voir ce que la ville peut faire pour ses populations.

Si la Mairie de la ville ne peut rien faire dans la réduction de la fiscalité, il est évident qu’elle peut aider les entreprises à devenir compétitive par la construction et l’aménagement des routes, l’électrification, l’assainissement et la fiscalité locale. Dans cette perspective, Roger Mbassa Ndinè qui se prépare à conduire la Mairie de Douala sur le marché financier pour lever un emprunt de 150 milliards FCFA en a profité pour énumérer les grands chantiers structurants qui vont permettre de changer la physionomie à la ville de Douala pour la faire entre dans le concert des grandes villes du monde. «Pour transformer Douala en métropole moderne et attractive, les défis de développement de la ville sont nombreux. Il s’agit de favoriser l’émergence d’un quartier international des affaires (Central Business District) sur le plateau Joss en favorisant la construction des immeubles en hauteurs, la requalification ou réaménagement du cœur marchand de Douala (quartier Akwa), la construction des centres secondaires des affaires dans les arrondissements périphériques, et la construction une voie de contournement entre l’entrée Est et l’entrée Ouest de Douala qui exigera la construction d’un 3è pont sur le fleuve Wouri. Des orientations à long terme qui sont contenues dans le Plan directeur d’Urbanisation de la ville de Douala adopté en 2015 sous son prédécesseur.

A moyen terme, sous financement d’une filiale de la banque d’un montant de 220 milliards FCFA,  la Mairie de la ville va construire des corridors (voies exclusives) pour la circulation du projet des bus rapides qui iront du Carrefour ancienne Direction des Douanes à PK 17 en passant par Ndokoti et de du Carrefour Ndokoti pour Yassa en passant par le quartier Madagascar. A cela va aussi s’ajouter l’aménagement du réseau routier complémentaire que couvre la Socatur, la construction reliant PK 11 et Logpom. A court terme, il y’a l’opération de libération des trottoirs sur le Boulevard Ahmadou Ahidjo, le Boulevard de la République, l’aménagement des axes Rhône Poulenc – Collège Charles De Gaule, Carrefour Kotto Immeuble – Logpom, et une étude en cours sur la proposition de l’ouvrage à construire pour rendre plus fluide le carrefour Ndokoti. Sur un plan attractif, transformer Douala en la ville numérique (Douala Smart city), combattre l’occupation anarchique  de l’espace public et privé en faisant respecter le Plan d’Occupation des Sols (POS) aussi adopté en 2015, permettre la célérité et la facilité dans l’obtention des actes d’urbanisation à travers le Guichet unique de facilitation de la délivrance des actes administratifs déjà ouvert à la Communauté Urbaine de Douala (CUD) en application des recommandations du Cameroon Business Forum (CBF) dans la perspective d’améliorer le classement du Cameroun au Doing Business.

A en croire, le premier magistrat de la ville de Douala, le bilan à mi-parcours apparaitre une appréciation des chefs d’entreprises qui ont vu pour la première fois le Maire venir à eux, s’intéresser à leur existence, savoir ce qu’ils peuvent apporter pour le développement. En retour, les chefs entreprises ont défini le cadre de leurs actions. Ainsi, il a été arrêté que les entreprises peuvent agir par des dons, la prise en charge des chantiers selon le cahier de charge prédéfini par les services compétents. Une entente gagnant-gagnante, surtout lorsqu’on sait que plusieurs routes qui jouxtent les entrées des entreprises sont sérieusement endommagées avec des dos d’ânes, des nids de poules et des lacs de cratères. Toutefois, malgré les difficultés liées à la pandémie du Covid-19, l’exécutif de la Ville de Douala investi 100 millions Fcfa par mois pour assurer un bon éclairage public et plus d’un milliard de francs CFA vers à Hysacam par an pour l’hygiène et la salubrité. Des efforts qui ont des résultats visibles car la voirie est mieux éclairé qu’à leur prise de fonction et les monticules des ordures qui essaimaient la ville de Douala ont disparu. Toute chose qui a permis d’améliorer l’attractivité, la compétitivité et la gouvernance de la ville.

Mathieu Nathanaël NJOG

Article publié dans le journal L'essentiel du Cameroun

 

 

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1 juin 2021 2 01 /06 /juin /2021 15:58

Cameroun-Congo Brazzaville

L'envoyé spécial de Son Excellence Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, le Ministre d’État, Ministre des Mines et de la Géologie, Pierre Oba, a séjourné au Cameroun pendant une semaine. Dans ses bagages un projet de développement minier de 10 milliards de dollars (soit environ 5495 milliards FCFA) . Ce qui augure une opportunité de création des emplois au Cameroun.

Après avoir séjourné est au Cameroun depuis le 25 mai dernier, l'envoyé spécial de Son Excellence Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, le Ministre d’État, Ministre des Mines et de la Géologie, Pierre Oba a été reçu en audience par le Président de la République, Paul Biya, ainsi que par plusieurs membres du gouvernement parmi lesquels le Premier ministre, Joseph Dion Ngute. Il est venu présenter un projet bilatéral portant sur le développement d’infrastructures ferroviaires et portuaires pour une valeur de plus de 5 495 milliards de FCFA, intégralement financé par un consortium de sociétés chinoises mise en place par la firme hongkongaise Bestway Finance Limited. Cette dernière, par l’intermédiaire de sa filiale locale, Sangha Mining Development, vient de voir ses efforts couronnés en République du Congo où elle va faire dans l’exploitation du gisement de fer d’Avima, Badondo et Nabemba, dans le département de la Sangha, limitrophe au Cameroun.

En effet, le Congo vient d'attribuer trois permis d’exploitation à Avima, Badondo et Nabeba, par  décrets présidentiels en date du 30 novembre 2020, ainsi que trois conventions minières, signées le 13 mars dernier, entre Pierre Oba, Ministre d'Etat, des Mines et de la Géologie, et Manuel André, Directeur général de la société minière Sangha Mining Development, le tout pour une durée de 25 ans. C'était en présence des ministres des Finances et du Budget, Calixte Nganongo, et du Plan, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas. Grâce à ces signatures, la Compagnie minière Sangha  Mining Developpment, société de droit congolais, annonce qu’elle va investir 10 milliards de dollars, (soit environ 5495 milliards FCFA) dans l’exploitation du gisement de fer d’Avima, Badondo et  Abemba, dans le département de la Sangha, avec une incidence directe sur le développement d’infrastructures ferroviaires et portuaires, totalement financé par un consortium de sociétés chinoises mis en place par la firme hongkongaise Bestway Finance Limited, avec sa filiale locale, Sangha Mining Development.

Localités voisines du Cameroun, il ne fait pas de doute que le Cameroun pourra tirer grandement profit de ce projet, notamment sur le volet transport. Les débats portent sur l’opportunité de transporter ce minerai par voie ferroviaire plus facilement vers le port en eau profonde de Kribi dans la région du Sud du Cameroun que par le port de  Pointe Noire, principal port de la République du Congo. C’est dire que le gouvernement Cameroun en saisissant cette opportunité d’investissement infrastructurel pourra permettre la création des milliers d’emplois aussi bien dans la construction d’une ligne ferroviaire entre Sangha au Congo et Kribi au Cameroun. C’est l'enjeu du séjour au Cameroun de l'envoyé spécial de Son Excellence Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, Géologie, Pierre Oba  qui a une proposition d'un partenariat bilatéral gagnant-gagnant.

Au regard de l'importance de ce projet, le transport de ce minerai pourra permettre de donner un coup d’accélérateur aux projets structurants du chef de l'Etat Paul Biya dans la perspective de l’atteinte du Cameroun, à l’émergent à l'horizon 2035. Notamment La construction des infrastructures connexes, une ligne de chemin de fer Sangha-Kouilou, un port minéralier et des installations énergétiques. Si le gouvernement camerounais ne brille pas comme à son habitude par son inertie, il est prévu le lancement des travaux de l’usine au quatrième trimestre de cette année, pour une perspective du début des exportations en 2023 et pour atteindre à terme une production annuelle de plus de 100 millions de tonnes de minerais de fer.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

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1 juin 2021 2 01 /06 /juin /2021 14:40

AFFAIRE CUD-SMID                   

Deux plaintes se chevauchent devant les juridictions. La première est une citation directe du Directeur général de la SMID qui porte plainte contre l’Administrateur provisoire  et la seconde est une plainte de ce dernier contre Fritz Ntonè Ntonè, Emmanuel Neossi, Julienne Konang et EDC Investment Corporation Ecobank.

Le dernier Délégué du gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Douala, Fritz Ntonè Ntonè et actuel Président du Conseil d’Administration des Aéroports du Cameroun (ADC) pourrait connaitre le même sort que son prédécesseur Edouard Nathanaël Etondè Ekotto qui avait été emprisonné après avoir été démis de ses fonctions. En effet, depuis le 19 mai 2021, il est poursuivi pour «Détournement de deniers publics, entrave au fonctionnement du marché financier,  non déclaration du conflit d’intérêt, défaut comptable, tenue irrégulière ou absence de comptabilité», par l’Administrateur provisoire de la Société Métropolitaine d’Investissement de Douala (SMID), Njoh François Maurice. Sont cités pour les mêmes faits et en complicité dans la même plainte, Emmanuel Neossi, Directeur général de NEO Industry, Mme Julienne Komnang, Ancienne Directrice de la SMID et EDC Investment Corporation Ecobank.

Me Madi Ngakele Giorgie, Avocat au Barreau du Cameroun souligne que par ordonnance de référé du 12 février 2021, son client, Njoh François Maurice a été désigné Administrateur provisoire de la SMID. Fort de cette désignation judiciaire, il a posé des actes conservatoires qui entre dans le cadre des missions qui lui ont été fixées. Ce qui va permettre de découvrir un faisceau d’éléments contraire à l’orthodoxie managériale prévue par le législateur communautaire OHADA en matière des droits de société commerciale et Groupement d’Intérêts économiques. Concrètement, sur la base d’un pré-rapport de mission d’inspection générale, dressé la 20 novembre 2020 par la Commission de Surveillance des Marche Financiers d’Afrique Centrale (CONSUMAF) «il apparait de criardes et singulières violations à la loi pénale.

 

Les infractions

Premièrement, il ressort que la société NEO Industry représenté par son Directeur général Emmanuel Neossi a reçu la somme de 1 528 258 870 FCFA au titre d’avance de démarrage de l’exécution du marché N°001/M/SMID SA/2019 relatif à la construction du marché de New-Déido. «Malheureusement, les travaux de construction pour lesquels cette importante somme a été débloquée n’ont jamais vu le jour» indique l’alerte faite par des Commissaires aux comptes que sont les Cabinets Management- Conseulting Audit et Okala Ahanda et Associés en date du 07 octobre 2020. Deuxièment, la société EDC Investment Corporation Ecobank est accusé d’avoir a brillé par une opacité sciemment  complice dans la restitution du bilan de l’opération d’appel public à l’épargne. Ainsi malgré plusieurs relance ni la SMID ni la CONSUMAF n’ont reçu le relevé du compte séquestre et aucune pièce comptable justificative des paiements effectués à des tiers. Troisièmement, la société EDC Investment corporation Ecobank est mise à l’index d’avoir dans le rapport de clôture de l’appel public à l’épargne indiqué que la somme collectée était de 5 414 791 000 FCFA pourtant le relevé du compte séquestre indique la somme de 4 071 099 202 FCFA.

En revanche, dans une citation directe datée du 19 mai 2019, dont le journal L’essentiel du Cameroun a copie, le Directeur général, Fabrice Tchingo Petton déclare qu’au nom des actionnaires des catégories B, C et D de la SMID, il porte plainte contre l’Administrateur provisoire désigné, Njoh François Maurice devant le Tribunal de Première Instance de Douala-Bonanjo pour s’être rendu coupable d’usurpation parce qu’il continue à se prévaloir du titre d’administrateur provisoire en posant des actes comme tel alors que cette qualité ne lui ai plus dû depuis la notification du certificat de dépôt à lui servi en date du 15 février 2021, et de fait suspend immédiatement l’exécution, même commencée, de la décision attaquée. Pour diffusion de fausses nouvelles, du fait de l’annonce légale faite dans l’édition du 19 mars 2021 du journal Cameroon Tribune. D’entrave à la liberté de travail parce que depuis le mois de février, l’expert-comptable «a pris d’assaut les locaux de la société en empêchant les employés d’y entrer, malgré qu’aucune décision de justice justifiant la mise sous scellée par des chaines n’a été porté à l’attention des actionnaires, qui éprouvent déjà un préjudice énorme du fait de cette paralysie orchestrée par le prévenu. Il ne fait pas de doute que les deux plaintes finiront par une jonction de procédure. Chaud devant !

Mathieu Nathanaël NJOG

Publié dans le journal L'essentiel du Cameroun

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1 juin 2021 2 01 /06 /juin /2021 14:37

LIBERTE DE LA PRESSE          

Dans le cadre du projet «action citoyenne pour la liberté de la presse» l’Ong Un Monde Avenir a organisé le 29 mai 2021 à Douala, à l’attention des journalistes de la région du Littoral la première session du séminaire-atelier sur le thème : «Formation en journalisme citoyen et droits numériques».

Une vingtaine des journalistes de la région du Littoral ont participé le vendredi 29 mai 2021 à l’hôtel Lewat au séminaire de formation en journalisme citoyen et droits numérique. Organisé dans le strict respect des mesures barrières édictée par le gouvernement dans le cadre de la lutte à la propagation du Covid-19, les journalistes participants ont été retenus à la suite d’un appel à manifestation d’intérêt. Pendant une journée, la formation s’est articulée autour de quatre modules : - Présentation et les attentes  du projet; - Droits numériques, - Journalisme citoyen, - Fact cheking, et – travail en atelier sur les différentes répressions subit par les journalistes dans l’exercice de  leur métier. L’objectif étant de «renforcer les journalistes sur le concept de journalisme citoyen, les droits numériques et le fact cheking» va indiquer David Moukoudi de l’Ong Un Monde Avenir.

Les travaux ont été des moments d’échanges participatifs et de partage d’expérience au cours desquels les journalistes ont été formés au journalisme citoyen qui est une réponse concrète à la tentative de contrôle dont les médias font l’objet par les pouvoirs politiques et des groupes industriels et financiers. Surtout en ce moment ère où l’espace numérique ouvre la voie à un foisonnement communicationnel qui favorise la diffusion des informations erronées tout en alimentant les fakes news. C’est dire que dans un environnement où les entraves à la liberté d’expression, le difficile accès à l’information et la pénalisation des délits de presse influencent considérablement la capacité des citoyens à contribuer activement à la vie démocratique, faute d’informations fiables lui permettant d’avoir une bonne lecture de sa gouvernance politique, la meilleure réponse devient la pratique du journalisme citoyen.

Parce que le journalisme citoyen permet de replonger les professionnels au cœur même de l’essence  du métier en ce qu’il permet de produire l’information saine, indépendante, précise et pertinente dans le strict respect des règles déontologiques. Tout en permettant aux professionnels des médias à intervenir sur les problèmes qui sont au cœur de la cité. Malheureusement, l’environnement numérique est pollué de la mésinformation et de la désinformation qui sont caractérisées par la satire ou parodie, les contenus trompeurs, usurpés, manipulés ou fabriqués, les faux contextes, les titres et légendes factices, très souvent sans intentions de nuire mais dans le but d’avoir un maximum de vu. C’est dans cette optique que l’expert Fotso Fokam va entretenir les participants sur le fact cheking. Ce qui va leur donner les outils et techniques pour détecter les fakes news.

Ce d’autant plus que la vérification des informations dans un environnement où la presse en ligne s’impose dans l’espace médiatique devient très importante. Surtout que les lois camerounaises sont essentiellement liberticides et la pénalisation des délits de presse expose les journalistes et internautes aux poursuites, arrestations et emprisonnements plus ou moins de manière arbitraire. A cet effet, le module portant sur les droits numériques a permis à Alex Azebaze de donner aux participants une série d’instruments nationaux, régionaux et internationaux sur les droits fondamentaux des personnes en générale et sur la libertés d’expression en particulier, mais aussi sur l’encadrement juridique et déontologique du traitement et la diffusion de l’information en général et par voie numérique en particulier.

Pour le Coordonnateur de l’Ong Un Monde Avenir, Philippe Nanga, «cet atelier sur le journalisme citoyen, vient en réponse au besoin de renforcer la posture mentale et citoyenne des journalistes afin qu’ils puissent exercer efficacement leurs fonctions d’information, d’éducation et d’accompagnement du peuple». Ce qui est essentiel à sa pleine participation aux processus de construction de la démocratie et d’un Etat de droit. Tant les conflits et les pandémies qui secouent le Cameroun et partant le monde a poussé le public à une utilisation excessive de l’espace numérique avec une prolifération des fakes news. Ouvrant ainsi la voie à des discours haineux.

Mathieu Nathanaël NJOG

Publié dans le journal L'essentiel du Cameroun

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1 juin 2021 2 01 /06 /juin /2021 14:08

ADOLF NGOSSO DIN 

L’Association Adolf Ngosso Din pour la culture, l’éthique et la paix  a organisé du 26 au 28 mai 2021 la première édition de la journée nationale Adolf Ngosso Din pendu le 8 août 1914 aux côtés du Roi Rudolf Duala Manga Bell.

 

Sous le patronage du Ministre des Arts et de la Culture et le parrainage du Maire de la Ville de Douala, l’Association Adolf NGOSSO DIN pour la culture, l’éthique et la paix (ANDA) a organisé du 26 au 28 mai 2021 une série d’activités pour rendre un vibrant hommage à une des plus grandes figures historiques du Cameroun, qu’est Adolf Ngosso Din, afin de faire connaitre sa vie et son œuvre. C’était à la faveur de la 1ère journée nationale Adolf Ngosso Din que l’Etat lui a accordé. Pendant trois jours, une conférence-débat sur le thème de la journée dédiée : «Jeunesse et nation, l’exemple d’Adolf Ngosso Din » a rassemblé du beau monde, le film « Muna Moto » a été diffusé, une pièce de théâtre sur le thème : «Adolf Ngosso Din, l’étoile des forces vives » de l’auteur Dr Jean Toto Moukouo a été joué, un culte solennel d’action de grâce a été dit, une procession jusqu’au cimetière Njo-Njo où a été inauguré son mausolée officiel est venue clôturée cette célébration.

Ignoré dans l’histoire des martyrs du Cameroun sous l’administration coloniale allemande, et évoqué subrepticement lorsqu’on parle du Héros national Ruldolf Duala Manga Bell comme étant le fidèle et loyale Secrétaire du Roi, avec qui il a été pendu le même jour, le 8 août 1914 et jeté dans une fosse commune, ANDA se bat depuis des années pour que soit restaurer l’œuvre nationaliste et patriotique joué par Adolf Ngosso Din. On apprendra alors qu’Adolf Ngosso Din a été depuis l’âge de 13 ans emmené en Allemagne où il va suivre des études. A son retour, il a travaillé comme un haut fonctionnaire de l’administration coloniale allemande, qui va l’employé tout d’abord comme commis de l’Etat qui a travaillé à la poste avant d’être nommé Secrétaire du Gouverneur allemand avec lequel il a parcouru l’ensemble de l’ancien territoire du Kamerun. C’est certainement cette longue et riche carrière qui fait de cet intellectuel qu’il devient en 1910, Secrétaire du Roi Rudof Duala Manga Bell.

En 1912 Adolf Ngosso Din s’embarqua clandestinement à bord d'un bateau à Pretoria (actuel Limbe) pour se rendre en Allemagne afin d'aller y défendre les intérêts de son peuple et de son pays. C’est ainsi que le 18 mars 1914, il va mener sa mission à Berlin pour porter la voix du combat devant la communauté internationale. Alors que l’administration allemande va espérer le retourner contre le Roi Rudolf Duala Manga Bell, il va alors faire preuve de nationalisme et de patriotisme en menant un plaidoyer d’une part pour dénoncer et s’opposer farouchement à l’expropriation des terres Douala par l’administration coloniale allemande en violation fragrante des accords du traité germano-douala du 12 juillet 1884. Et d’autre part, en dénonçant la pratique de l’apartheid et de la confiscation des libertés par les colons allemands à l’instar de l’assignation à résidence surveillée du Roi Rudolf Duala Manga Bell. A l’occasion, il va lancer cette célèbre phrase à l’intention des élites africaines : «Nous devons continuer de lutter pour libérer le pays de la misère.» Ce qui va lui valoir d’être après la défaite allemande à la 2è guerre mondiale d’être jugé  et condamné par l’administration coloniale à la peine de mort par pendaison.

C’est ainsi que le 08 août 1914, alors qu’Adolf Ngosso Din a 32 ans, il va être pendu à la même heure et au même endroit que le Roi Rudolf Duala Manga Bell. Devenant ainsi un martyr tout comme les Chefs Willem Madola (Batanga), Martin Paul Samba (Ewondo), Njalia  (Muyuka), Tetang (Bagam), Ludwing Mpondo Mwa Dicka (Akwa) et tous les autres martyrs cette époque qui sont plus connus et reconnus aujourd’hui, et qui ont été pendus ou tués le même jour par l’administration allemande. Pour le Dr Jean Toto Moukouo, président de l’ANDA, il s’agit autour de cette célébration «de déterrer nos figures historiques afin de promouvoir et faire connaitre leurs vies et leurs œuvres. Mais aussi restaurer fidèlement la vraie histoire du Cameroun». Surtout en profitant des avancées qui ont permis d’obtenir des gouvernements des pays européens coloniaux de lever le sceau du secret sur les archives historiques des pays africains.

Mathieu Nathanaël NJOG

Publié dans le journal L'essentiel du Cameroun

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25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 19:58

SERIE NOIRE                  

Depuis que le Cameroun à l’instar des autres pays du monde est secoué par la pandémie du coronavirus, plusieurs élus des dernières élections législatives et municipales ainsi que les conseils régionaux de 2020 décèdent soit des suites de Covid-19 soit d’autres maladies à risque à un rythme inquiétant.

«Le Pan, le très honorable Cavaye Yeguie Djibril, a le profond regret d'annoncer le décès de l'honorable… En la triste circonstance, le Pan adresse à la famille si durement éprouvée et aux populations de la Sanaga maritime, qui lui ont manifesté leur confiance, en lui accordant leur suffrage à l'occasion des dernières élections législatives du 9 février 2020, les condoléances de la Chambre entière auxquelles il associe l'expression de sa sincère compassion». Depuis le début de la dernière mandature, ce communiqué a déjà été signé à sept reprises. Tous des députés RDPC. La dernière en date, est celle annonçant la disparition du député de la Sanaga-Maritime (Région du Littoral), Ngo Yetna Marinette épouse Mbeleg, décès survenu des suites de maladie dans la matinée du lundi 24 mai 2021 dans une clinique à Yaoundé où elle était internée depuis quelques jours. C’est dire si l’Assemblée nationale du Cameroun finira un jour par arrêter cette série noire. Ce décès arrive 48 heures seulement après que les parlementaires camerounais étaient accompagnés la Vice-présidente de la Chambre base, Monjowa Lifaka, 62 ans, député du Fako, à sa dernière demeure à Bonjongo dans la région du Sud-Ouest. L’émotion est d'autant grande qu'il s'agit des figures féminines de l’hémicycle.

Quelques mois plus tôt, c’était le député de la Bouba et Ngoko (Région de l’Est), Prince Ange Mikody, 31 ans, l'un des plus jeunes de la 10è législature, qui s’était éteint le 24 mars 2021 à l'Hôpital général de Yaoundé, alors que le parlement était en pleine session ordinaire. En février 2021, c’est le député Rdpc du Mayo-Tsanaga (Région Extrême-nord), Djibrilla Kaou, de tirer sa révérence à Douala où il a été inhumé au cimetière des Bois des singes. En fin, d’année 2020, c’est le député du Mayo-Sava (Région Extrême-nord), Yakouba Yaya, qui quittait ce monde le 13 décembre 2020 des suites de maladie. Toujours dans la région de Région Extrême-nord, la députée Rdpc du Mayo-Kani nord, Sarauo Bernadette, s’en allait beaucoup plus tôt, le dimanche 9 août 2020 à l'hôpital régional de Maroua, des suites d'une courte maladie. Le bal a été ouvert par un décès tragique Le bal a été ouvert le 22 juillet 2020 par un décès tragique des suites d’un accident de la circulation du député Rdpc du Mayo-Louti, Harouna  Abdoulaye des suites d'un accident de circulation, sur la route nationale n°1, entre Garoua et Ngaoundéré.

 

Les collectivités décentralisées aussi frappées

Plusieurs mairies et conseils régionaux ont aussi enregistrés des décès de leurs élus. Alors que les premiers conseillers régionaux du Littoral étaient convoqués pour leur session plénière de plein droit consacré à l’élection du président, des adjoints et  des autres membres de son exécutif, Sa Majesté, Din Dicka Akwa III, 11e Roi du Canton Akwa et tête de la liste unique des représentants traditionnels dans le Wouri abandonnait le sien le 8 décembre 2020 des suites de maladie à l’Hôpital général de Douala. Suivra dans un autre Conseil régional, le décès brusque du Président du conseil régional du Nord, Alim Boukar dans la soirée du 29 mars 2021. Inspecteur de Douanes, et militant RDPC dans la région du Nord, a été emporté par une longue maladie.

Après leur réélection le 9 février 2020, la mort va aussitôt frapper aux portes des Mairies. Le bal sera ouvert par Bandjoun. Le patriarche Fotso Victor, 94 ans, Maire de la Commune de Pété-Bandjoun, depuis 1997, va décéder à Paris le 19 mars 2020, quelques jours après une évacuation sanitaire. L’un des capitaines d’industrie pionnier au Cameroun n’aura pas eu le temps d’entamer le énième mandat qui devrait s’achever en 2025. Après près de neuf mois de répi, ce sera autour de la Mairie d'arrondissement de Garoua 2è, d’enregistrer le 18 janvier 2021, le décès du 1er adjoint au Maire, Saliou Muller, 69 ans. Il était le Président de la section Bénoué Centre 2. Par la suite, ce sera au tour du Maire de la Commune de Bangangté, Dr. Jonas Kouamouo, 69 ans maire de succomber dans la nuit du 05 au 06 mars 2021. Il  avait pris les commandes de de la Mairie de Bangangté après la nomination de Célestine Ketcha Courtes au dernier gouvernement de mi 2018. Outre ses fonctions, il était Doyen de la Faculté de pharmacie à l'Université des Montagnes.

Après avoir fait des vagues dans la maison RDPC, le 22 mars 2021, le premier décès d’un élu d’un parti d’opposition est enregistré. Il s’agit du très populaire Maire de la Commune de Njombe-Penja, Paul Eric Kingue, 55 ans, va passer de vie à trépas à Douala. Le Président du Mouvement Patriotique pour un Cameroun Nouveau (MPCN), va décéder dans la très tristement célébré Clinique des maladies respiratoires du Dr Tengang à Bonanjo. Comme un effet de contagion, l’insatiable et lâche qu’est la mort, toujours à la recherche d’un élu du peuple, va revenir dans l’Arrondissement Bandjoun dans le département du Koung-Khi dans la région l’Ouest pour frapper dans sa deuxième mairies. Et c’est le Maire de Dem Deng, Pr. Lazare Kaptue Noche, 82 ans, Agrégé d’hématologie, immunologie et maladie du sang, qui va décéder, le 12 avril 2021, dans sa Clinique de Bastos à Yaoundé des suites de maladies. A un jet de pierre de Bandjoun, dans le département des Hauts-Plateaux, la Mairie de Bamendjou, sera aussi endeuillé avec la disparition du premier magistrat municipal, René Kamdoum. Il va rendre l’âme dans la nuit du 9 au 10 mai 2021 des suites de maladie. On a besoin de dire à qui le tour ?

Mathieu Nathanaël NJOG

 

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25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 16:16

COMMENT...TAIRE

Lettre à mes frères Ministres Béti convoqués au TCS

Chers frères et sœurs Ministres,

J’ai appris qu’en compagnie de certains autres de vos collègues vous êtes convoqués au TCS. 21 membres du gouvernement! Une véritable pandémie. Pendant que les uns et les autres pavoisaient ou s’affligeaient sur vos divers futurs sorts, je me suis dit qu’il fallait vous écrire. Car, un frère est un frère. Il est comme le sang de la langue. On a beau le cracher, on finit TOUJOURS par l’avaler. Dit une sagesse de la forêt.

Cette nouvelle ne me fait pas ricaner. Elle est la pire injure infligée à une tribu. Elle nous couvre de honte. Je ne suis pas cynique au point de dire : « Vous méritez ce qui vous arrive ». Il serait naïf de penser le contraire. Cependant, au moment où l’épée de Damoclès pend au-dessus de vos êtes, je vous questionne :

1- Pouvez-vous regarder dans les yeux le peuple d’en bas et jurer la main sur le cœur que vous n’avez pas mis la main à la caisse de la Covid-19? Qui vous croira ?

2- Avez-vous été des exemples de probité ?

3- Est-ce la première fois que vous le faites? Mais avez oublié l’adage selon lequel : « Tant cruche va à l’eau qu’elle se casse » ?

4- Pourquoi depuis qu’on tire la sonnette d’alarme, vous n’avez pas changé de comportement?

5- Pensez-vous que c’est par acharnement qu’aujourd’hui vous êtes là où vous êtes convoqués?

6- Que signifie pour vous être ministre dans une république naissante et dans un pays pauvre très endetté?

7- S’il s’avère que vous avez mis la main à la cagnotte de la Covid-19, pensez-vous mériter notre compassion ?

Frères et sœurs Ministre du P O (Pays organisateur) si les accusations portées contre vous s’avèrent exactes, vous mériterez une triple condamnation. Pourquoi?

1- Une fois devenu Ministre qu’avez-vous fait de nos traditions ? Subitement certains d’entre vous sont devenus des Chefs traditionnels modernes! Vous êtes devenus l’alpha et l’oméga de tout dans le village, l’arrondissement voire la région.

2- Une fois Ministre qu’avez-vous fait pour mériter notre respect et la considération de la nation? Rien. Au contraire vous avez « travaillé » à saper tout pour vous hisser au-dessus de tous, sanctionnant ici, brimant là-bas et récompensant les vôtres.

3- Être Ministre ce n’est pas chanter « Ayop Ayop ». C’est avant tout mériter la confiance qui a été placée en vous. Savez-vous pourquoi vous avez été appelé à ces fonctions? C’était pour aider votre frère à accomplir sa tâche ? Mais qu’avez-vous fait? Vous avez fossoyé les entreprises d’État. Vous avez pillé et ruiné les espoirs de votre frère. Vous l’avez trahi. Aujourd’hui, vos erreurs retombent sur lui et sur une tribu. Vous avez compromis l’avenir du pays en condamnant la jeunesse à un avenir incertain.

4- Vous avez jeté l’opprobre sur une tribu. De sorte qu’aujourd’hui certains de nos concitoyens malveillants pensent à tort que Béti rime avec bêtise, gâchis, gabegie, jouissance et paresse. Oui vous avez terni notre image. Beti, Nti (Noble, altier, digne) est devenu Betit (les animaux). Cela est intolérable et impardonnable.

5- Pire. Prétentieux, présomptueux, il est arrivé à certains de vous de vouloir devenir Calife à la place du Calife. Cachant leurs forfaitures sous un jargon où, ils citaient le nom du Président à temps et à contretemps.

Je ne vous juge pas. Vous savez qu’il y a encore beaucoup de griefs contre vous. Je l’affirme et vous le savez. Voilà pourquoi concluant mon propos, je reprends à mon compte cette salutation à l’Empereur : « Salut César, ceux qui vont mourir te saluent ».

@Christophe Degaule, 2021,

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