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Mercredi 18 novembre 2009

Découverte - Célébration

Les préparatifs des festivités marquant le cent cinquantenaire de la cité balnéaire créée par le missionnaire Alfred Saker entrent dans leur phase décisive. Ils rencontrent l’opposition de la conférence des chefs traditionnels.

 

I- Les récriminations des chefs traditionnels

A deux semaines du démarrage des festivités du 150è anniversaire de la ville de Limbe, le délégué du gouvernement de la Commune urbaine de Limbe (Cul), Motanga Andrew Monjimba, a donné samedi 14 novembre 2009, une conférence de presse dans la salle de délibération de l’hôtel de ville. Il était en compagnie des principaux membres du Comité d’organisation (Co) à l’instar de Mbongo Molongo Noah, le président du comité d’organisation ; l’ancienne député, Gwendolyn Burnley, vice-présidente et Mme Etombi Gladys Ikome, coordonnatrice du comité de suivi.  Les débats ont essentiellement porté sur l’appel au boycott lancé par la conférence des chefs traditionnels du chef-lieu du département du Fako. Ce qui justifie leur absence à cette rencontre avec la presse et même leur non implication dans les préparatifs. «On célèbre quoi ? Rien n’a été construit pour concourir au développement qui mérite une telle célébration pour une ville qui a tant d’années d’existence et qui porte un pan important de l’histoire du Cameroun. Cela cache mal une volonté manifeste de distraction des fonds», affirme chief Ekoum, président de la conférence des chefs traditionnel de la ville de Limbe.

A en croire, certains proches des chefs traditionnels, le chapelet des récriminations des autorités traditionnelles de cette ville est encore plus acerbe. Ils réclament entre autre que les autorités municipales rebaptisent la ville du nom de Victoria, sa première appellation. Ils dénoncent l’indifférence des autorités compétentes et élites de s’impliquer dans l’épineux et préoccupant problème de désignation du chef supérieur de Limbe). «Ils ne font rien pour défendre les intérêts locaux et résoudre cette situation explosive qui fragilise une réelle assise traditionnel», souligne notre interlocuteur. Bien plus, les chefs traditionnels décrient, le non recrutement des fils et filles des régions anglophones au projet du Yard pétrolier et au port de Limbe. Et même la décadence silencieuse du port de Limbe.

En réplique à toutes récriminations, Motanga Andrew a rappelé aux journalistes que cette conférence n’était pas organisée pour répondre aux chefs traditionnels. «Les chefs sont nos pères et des autorités dont on reconnaît le pouvoir traditionnel. A ce titre ils sont libres d’avoir leur opinion que nous respectons sur les affaires de la cité. Mais il y a des exigences qui ne sont pas de notre compétence. Le changement du nom de la ville de Victoria pour Limbe est un décret du chef de l’Etat et pas une délibération de la communauté urbaine. Et puis on ne peut pas autant demander sur le plan des investissements à une Communauté urbaine qui a à peine 4 ans d’existence», affirme Le délégué du gouvernement. Avant de confier : «Nous espérons que d’ici le début des festivités ils vont revenir à de meilleurs sentiments. Les négociations sont en cours.»  Non sans rappeler que, la Cul et les trois maries de Limbe partenaires à cette célébration, ne sont pas les organisateurs mais des facilitateurs.

 

II- Leitmotiv : Unité et progrès

Pour le Comité d’organisation, la machine est irréversible, la célébration du 150è anniversaire aura bel et bien lieu du 3 au 5 décembre 2009. Elle a l’onction de la plus haute hiérarchie de la République. Prévue pour se tenir en décembre 2008, l’année de son cent cinquantenaire, « le Co a été confronté aux difficultés de mobilisation des fonds. Préalablement porté à 280 millions Fcfa, le budget a été ramené à 97 millions Fcfa », Mbongo M. Noah. A ce jour «le niveau des préparatifs est de 80%», affirme Mme Etomi Gwladys. Et pour sa réussite, toutes les compétences ont été sollicitées non sans tenir compte des origines et des chapelles politiques. «Cette célébration n’est pas une affaire des seuls autochtones de la ville de Limbe, mais de toutes populations vivantes dans cette cité balnéaire chargée d’un pan de l’histoire du Cameroun. Cela dit c’est la richesse culturelle du Cameroun dans son ensemble qui sera valorisée», souligne honorable Gwendolyn Burnley. Toutes les communautés résidantes à Limbe sont impliquées et vont vendre la richesse culturelle de leur terre souche. Car il s’agit de célébrer l’évolution historique de cette ville qui a été écrite avec toutes ces personnes issues des flux migratoires à la recherche du mieux être. Car Limbe est une ville particulière au regard de cet héritage culturel et sa population cosmopolite où l’on retrouve de personnes de différentes tribus et nationalités vivant dans la paix.

Pour le président du Comité d’organisation, cette célébration n’est pas une première, le cinquantenaire et le centenaire de la création de cette ville ont été célébrés avec faste et solennité. A ce titre, ce 150è anniversaire est placé sous le thème : «Rallumer la flamme de l’unité et du progrès». Elle a pour objectif de mobiliser les partenaires au développement afin de créer une synergie de modernisation de cette ville au cour de ce 21è siècle – Créer des opportunités qui permettront de résorber la pauvreté – Vendre la richesse culturelle du Cameroun et des atouts de cette région afin d’en faire une destination touristique très prisée par toutes ces personnalités qui viendront d’ailleurs. Notamment, les délégations des 27 mairies des pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique qui seront présentes à cette célébration. Et qui tiendront un colloque scientifique international et l’assemblée générale de l’Alliance internationale des anneaux de la mémoire (Aiam) dont le président est l’ancien chef d’Etat du Bénin, Nicéphore Soglo. Une première pour cette association basée en France, qui va tenir ses assises hors de la France.

Pour auréoler cette fête, le Comité d’organisation dit n’avoir pas fait dans la dentelle. On annonce des activités sportives et culturelles. On peut citer : l’organisation d’un carnaval que n’a jamais connu cette ville, l’élection Miss Limbe qui ne sera pas l’éloge de la beauté mais de la connaissance de Limbe sur le plan historique, géographique et linguistique afin qu’elle serve d’ambassadrice, une célébration œcuménique qui va consolider le microcosme religieux que représente cette Limbe dans l’histoire religieuse du Cameroun.

 

III- Remimber Alfred Saker

Limbe a été fondée sous le nom de Victoria par le missionnaire anglais Alfred Saker en 1858. Lorsque Don Carlos Chacon, Commandant de l'escadre navale espagnole et gouverneur général des îles espagnoles de la côte Ouest-africaine débarque à Fernando Pô avec la détermination de faire la chasse au protestantisme pour installer le catholicisme, exactement comme dans le royaume d'Espagne. Il contraint Alfred Saker à traverser l’océan atlantique pour atteindre la  côte du continent africain où se dressait le pic volcanique du Mont Cameroun qu’il dévorait sans cesse d’admiration et d’envier de franchir. Le 27 mai, Alfred Saker tient un grand meeting à Fernando Pô pour annoncer qu’il va quitter cette localité où il est installé depuis des années pour aller conquérir de nouveaux territoires occupés par des peuplades encore sauvages dans le but de convertir et civiliser ces communautés au christianisme. C’est alors que Alfred Saker parcourt les localités de Bimbia et de Douala. Il décidé alors de s’installer et de donner à cette ville le nom de la reine d’Angleterre, Victoria. La côte balnéaire de cette ville, la clarté des eaux qui donnent sur le bord de l’océan atlantique et le climat, vont décider son choix.

Il y trouve un écho favorable auprès du chef de Bimbia, Sa majesté Bile William qui accepte de le céder des parcelles importantes de terre pour implanter des infrastructures (église, école, logements et imprimerie) adéquates pour sa mission. Après avoir porté le nom de Victoria pendant 126 années, le chef de l’Etat par un décret présidentiel du 16 mai 1982 rebaptise cette ville du nom de Limbe. Nom dérivé de la rivière qui traverse la ville et qui est celui du nom de l'ingénieur, Limburgh qui a construit le premier pont à l'entrée de la ville. C'est dans cette ville que Saker a crée la première mission chrétienne de la côte camerounaise et le premier établissement européen permanent au Cameroun. Imprégnant une influence britannique dans cette région qui reste fortement ancrée et marquée avec la langue anglaise qui est dominante dans la communication, mais aussi aux produits d’origine britannique qui sont très appréciés. Limbe est une ville de la région du Sud-Ouest du Cameroun qui s’étend sur le versant sud du Mont Cameroun sur une superficie de 191 km2. Elle est devenue une destination touristique. Au lendemain de l’indépendance, son port était avec celui de Douala les plus importants du Golfe de Guinée. Mais aujourd'hui, celui de Douala est devenu le seul port d'entrée du Cameroun. Si celui de Kribi, dans la région du Sud va connaître des travaux d’extension pour en faire un des plus importants de la sous-région, le port de Limbe est bloqué dans une douce léthargie. Il y a les plantations de palmeraies, et d’hévéa de la Cameroon development corporation (Cdc) qui ceinture la ville et lui donnent un paysage pittoresque. Le sol volcanique, la chaleur et l'humidité de la région sont particulièrement avantageux pour ce type de culture. Mais elle abrite aussi une des plus hautes pluviométries du monde dans la localité d’Idenau, plus précisément à Debundscha qu’on cite aussi pour on et son lac de cratère.

 

Mathieu Nathanaël NJOG, à Limbe; Article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Carnet de route
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Mercredi 18 novembre 2009

 Arnaque

Candidat à la présidentielle, deux compatriotes d’Obiang Nguema on été délestés d’une voiture achetée pour la campagne d’un candidat de l’opposition.

 

Le hold-up s’est déroulé dans la journée de jeudi 12 novembre 2009 sur l’axe Yaoundé-Mbalmayo. Revenant de Douala où ils sont allés acheter un véhicule pour le candidat de leur parti aux élections présidentielles équato-guinéennes, trois jeunes gens stoppent les deux émissaires d’un candidat à l’élection présidentielle équato-guinéenne à quelques kilomètres de la ville Mbalmayo. Les auto-stoppeurs se révéleront être  en fait des braqueurs. Sous la menace des armes à feu,  ils font descendre deux des trois occupants du véhicule. Le chauffeur camerounais n’est pas inquiété et les braqueurs remontent dans le véhicule et lui intimant l’ordre de rebrousser chemin, abandonnant leurs victimes sur la route, désemparés. Les Equato-guinéens n’auront que leurs yeux pour pleurer. Malgré tout, ils se débrouillent et regagnent la ville frontalière de Kye-Ossi où ils saisissent le chef de poste frontière d’une plainte. Dans leur déposition, ils mettent à l’index sieur Zouneidou, le chauffeur qui leur a servi d’intermédiaire dans la négociation pour l’achat du véhicule. Le procureur de la République du tribunal de grande instance d’Ambam saisi du dossier est descendu sur le terrain et ses premières conclusions font état d’une arnaque et d’un simulacre de braquage orchestré par sieur Zouneidou.

Ce dernier n’avait toujours pas jusqu’à hier soir lorsque nous recoupions cette information, regagné son domicile à Kye-Ossi depuis ce forfait. Depuis cet incident, les relations diplomatiques entre le Cameroun et la Guinée équatoriale ont encore pris un sérieux coup de plomb dans l’aile. Le climat de xénophobie en Guinée-équatoriale contre les ressortissants camerounais s’est encore plus exacerbé. «Les Camerounais sont de plus en plus menacés, il ne serait pas exclu d’enregistrer de nouvelles expulsions, malgré l’assurance que les autorités locales donnent à leurs homologues équato-guinéens de mettre rapidement la main sur les auteurs de ce hold-up», s’inquiètent un fonctionnaire au poste frontalier de Kye-Ossi. Des sources locales indiquent que le flux des échanges ainsi que le déplacement des hommes à partir de ce poste frontière ont connu un net ralentissement depuis cet incident. «Il n’est même plus permis aux Camerounais de franchir la barrière pour aller se procurer la moindre marchandise du côté de la Guinée-équatoriale», précise notre informateur.

 

Film de l’affaire

Pour mieux comprendre cette histoire, il faut remonter à la convocation du corps électoral de la Guinée-équatoriale pour la présidentielle de décembre prochain. Le président Obiang Nguema octroie 300 millions Fcfa à chaque candidat de l’opposition dont la candidature a été validée pour la campagne présidentielle. Depuis lors, on assiste à un important mouvement des candidats au niveau de la frontière entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale en vue de se procurer le matériel de campagne (gadgets et véhicules). C’est ainsi que le 9 novembre, deux membres d’une équipe de campagne de l’un de ces candidats de l’opposition font le déplacement du Cameroun. A Kye-Ossi, ils entrent en contact avec un Camerounais nommé Zouneidou «alias White», connu dan la localité de Kye-Ossi, soupçonné d’appartenir à un réseau de trafic de véhicules volés vers la Guinée-équatoriale.

Se faisant passer pour un agent de négoce, il conduit ses clients à Douala où ceux-ci achètent une voiture au montant de 3,5 millions Fcfa. Il leur propose de mettre le certificat de vente à son nom pour leur permettre d’éviter les tracasseries policières sur le tronçon de Douala à Kye-Ossi où ils devaient affronter plus d’une trentaine de barrières de police et de gendarmerie. Il les rassure qu’à Kye-Ossi, avec l’aide du chef de poste frontière qui est une solide relation à lui, le certificat de vente sera facilement muté en leurs noms. L’hameçon est avalé par les deux émissaires.  Dans leur déposition, rapportée par une source informée, les deux Equato-guinéens, ont indiqué que sur le chemin de retour pour Kye-Ossi, le chauffeur a passé le trajet au téléphone, échangeant en langue nationale (Bamoun) avec ses interlocuteurs invisibles, jusqu’à ce qu’il se fasse stopper par les trois braqueurs.

 

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

 

Par Njognath - Publié dans : Société
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Mardi 17 novembre 2009

Justice - Opération épervier

La deuxième série d’audience hebdomadaire de l’affaire opposant Chanter naval et industriel du Cameroun à son ancien directeur général a clos la cross examination du deuxième témoin hier lundi 16 novembre 2006.

La cross examination, mieux l’interrogatoire du deuxième témoin, Charles Kooh II débuté au deuxième jour (mardi 10 novembre 2009) de la première série d’audience hebdomadaire est arrivée à son terme hier lundi 16 novembre 2009. Charles Kooh II est celui qui a déclenché cette procédure judiciaire en saisissant  le procureur de la République près le tribunal de grande instance du Wouri pour lui révéler les malversations financières constatées dans la gestion du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) courant les exercices 2003, 2004, 2005. Dans l’ensemble, il a soutenu avec forces et convictions les mêmes chefs d’accusation portés dans sa lettre de dénonciation. Notamment, les décaissements non justifiés qu’il a portés à la connaissance du Conseil d’administration de mai 2006 qui lui a commandé un audit complémentaire.

A l’issue de ses investigations complémentaires, il a confirmé de nombreuses dépenses suspectes non justifiées, portant sur un montant global de 969 171 579 Fcfa. Objet des infractions incriminées. Des faits incriminés qu’il a classés en deux catégories. Les opérations de banque d’une part et les opérations de caisse d’autre part. Epluchant la liste des certifications de chèques présentées comme preuves pour soutenir ses accusations, il a fait la différence entre celles qui n’étaient appuyées d’aucune pièce justificative probantes et celles qui étaient soutenues par des fausses factures. Des certifications des chèques que les avocats de la défense ont dans une volée de bois récusés comme éléments de preuve, en évoquant les articles 313 et 314 du code pénal pour réfuter leur admission par le tribunal. Réclamant la production des pièces originales en lieu et place des photocopies. En réplique le commissaire aux comptes du Cnic, Charles Kooh II de préciser que «ses fonctions ne lui donnent pas le droit de détenir par devers lui les originaux des documents.», C’est pourquoi pour des besoins d’audit d’investigation, il a obtenu auprès des banques, des certifications.

 

Le pot aux roses

Pour ce qui est des opérations de règlements par chèques sans justificatifs, il n’a pas pu identifier les bénéficiaires desdits chèques qu’en demandant aux banques où elles ont été tirées de lui produire les photocopies certifiées. La liste détaillée de ces chèques fait ressortit un montant de 652 851 579 Fcfa avec pour signataires : Zacchaeus Mungwe Forjindam, directeur général à l’époque des faits et Antoine Njandé, directeur financier (en cavale). A cela, il a aussi présenté dans la catégorie des opérations de caisses suspectes trois groupes de malversations, à savoir : «approvisionnement de caisse, décaissement à la caisse sans justificatifs et écarts manquant de caisse.» Pour ce qui est de opérations des retraits de fonds par chèques tirés sur les banques à l’ordre de «nous-mêmes» pour approvisionner la caisse, et qui ne seraient pas arrivés à bon port, il ressort que 12 chèques listés ont permis de totaliser un montant de 232 millions Fcfa qui n’ont pas été comptabilisés dans le livre de caisse et n’ont fait l’objet d’aucune justificative probante. Les signataires étant Zacchaeus Forjindam, Antoine Njande, Mme Moudio Njoh née Massot Rose Constance Angèle, directeur des ressources humaines, Assongan, directeur de opérations. Ces deux derniers signaient par délégation de signature.  

Zacchaeus Forjindam, dans une note justificative adressé au Conseil d’administration, a expliqué que ce montant correspond aux rémunérations et commissions occultes versées aux porteurs d’affaires qui ne souhaitaient pas se faire identifier ou comme pots de vin dans des administrations publiques (Impôts, Douanes,…). Par ailleurs, Charles Kooh II a soutenu qu’il y a aussi la catégorie des règlements justifiés par des fausses factures. C’est le cas des factures du fournisseur Fermac, une société qui ne figurait pas dans le portefeuille des fournisseurs. En outre, «l’examen bancaire a révélé  que les chèques destinés à payer les facteurs Fermac étaient libellés à d’autres fournisseurs», affirme Kooh II. Le montant global de ces chèques est de 154 697 055 Fcfa. Il y aussi eu dans ces ingénieuses opérations de malversation des fractionnements des chèques consistant à comptabiliser le chèque principale en plusieurs tranches pour dissimuler les gros paiements. L’audience a été suspendue pour reprendre ce mardi 17 novembre.

 

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Société
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Lundi 16 novembre 2009

Jeune Chambre Internationale - Congrès mondial

Dès ce lundi 16 au 19 novembre 2009, la ville tunisienne de Yasmine Hammamet accueille le 64è congrès mondial de Jeune Chambre Internationale.

 

Vice-président mondial sortant, le camerounais, Roland Kwemain, 38 ans est sur la bonne voie pour prendre les rênes de la Jeune Chambre Internationale (Jci) pour un mandat d’un an. Le Congrès mondial de la Jci est aussi une session élective au cours de laquelle, il sera procédé au renouvellement du bureau exécutif mondial. Avec un lobbying sur le plan diplomatique, notamment avec l’onction du chef de l’Etat, Roland Kwemain est certain qu’au terme de ces assises, il deviendra le président mondial de la Jci. Il prendra ainsi le relais de l’Ecossais Scott Greenlee, sauf, cataclysme. «Le Président de la République a instruit le ministre des Finances et le ministre du Commerce, qui est notre tutelle, de mettre en œuvre tous les moyens pour pouvoir nous accompagner. Donc, il y a un travail de lobbying important fait par le ministère des Relations extérieures, et tous ceux qui, de près ou de loin, peuvent nous accompagner pour faire de ce coup d’essai un coup de maître», souligne le plénipotentiaire camerounais. Notamment au niveau des ambassades du Cameroun, des représentations diplomatiques. «Il y a aussi des déplacements stratégiques que nous ne pouvons pas dévoiler ici. Bien entendu, on ne peut pas vouloir exercer une fonction aussi haute sans le soutien et la bénédiction des autorités de son pays. Le gouvernement a mis à ma disposition un passeport diplomatique et des moyens.  Nous avons un budget de pré-campagne et post-campagne d’un peu près 200 millions Fcfa. Je rappelle que le budget de la Jci est estimé à 5 millions de dollars (2,5 milliards Fcfa)», souligne le plénipotentiaire camerounais.

S’il était élu comme tout se dessine, Kwemain sera le premier noir et plus encore le premier Africain à occuper les plus hautes fonctions de la Jci depuis sa création il y a 65 ans. Il ne fait pas de doute que si cela se confirmait, le syndrome Barack Obama n’aura pas fini de faire tâche d’huile. Pour aller à la conquête de cette victoire historique, une délégation camerounaise forte d’une trentaine de personnes parmi lesquels les membres de la Jci a à sa tête trois membres du gouvernement. Il s’agit de Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce chef de délégation et parrain de cette candidature, Ama Tutu Muna, ministre de la Culture et ancienne sénatrice de la Jci, Henri Eyebe Ayissi le ministre des Relations extérieures. «Si je suis élu président mondial, je vais certes défendre les intérêts de la Jeune Chambre, mais l’on va noter que je suis Camerounais. En plus d’être une victoire diplomatique, ce sera une victoire économique pour le Cameroun. C’est une plateforme exceptionnelle pour la promotion de l’image du Cameroun. N’oubliez pas que, si je deviens président mondial, lorsque je serai reçu par les grands du monde, ce qu’on retiendra, c’est que je suis Camerounais. Par ailleurs la Jci a des partenariats avec la fédération internationale des chambres de commerce où l’on est au courant des tendances des investissements. A ce niveau là, on parlera de plus en plus du Cameroun et l’on pourra avoir les informations sur le Cameroun qu’on va diffuser auprès du patronat, du Mecam, du Gicam. Je pense que c’est à eux de m’utiliser. Bref, je serai un instrument au service de ma nation», affirme Kwemain.

 

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

Focal

Un mouvement de porter économique

La Jci est une fédération mondiale de jeunes leaders entrepreneurs âgés de 18 à 40 ans qui compte aujourd’hui plus de 200 000 membres. Sa mission est d’offrir des opportunités de développement aux jeunes, qui leur permettront de créer des changements positifs dans leurs communautés respectives. Outre l’élection du bureau  mondial, le 64è congrès mondial de la Jci, qui va drainer un peu plus de 5000 participants venant de 120 pays, examinera les différentes opportunités de nature à permettre aux jeunes de participer activement au développement économique et social partout dans le monde. «L’accent sera, néanmoins, mis essentiellement sur la lutte contre les changements climatiques et le développement des compétences dans le domaine du leadership et de l’entreprenariat», affirme Scott Greenlee, président mondial sortant de la Jci.

A cet effet, le programme du congrès comprend, outre la tenue d’une assemblée générale élective de la Jci, l’organisation d’un concours mondial d’art oratoire ainsi qu’une cérémonie de remise de prix du best Business plans et une présentation des 10 jeunes entrepreneurs les plus remarquables au plan international. Des sessions de formation pour les jeunes entrepreneurs, une foire internationale pour les entreprises ainsi que des rencontres d’affaires sont aussi prévues en marge du congrès. Ensuite, il y a la deuxième assemblée générale animée par des grandes figures internationales. On fait venir des personnalités comme Koffi Anan, pour nous parler d’une thématique. Cette année, on annonce Al Gore (ancien vice-président des Etats-Unis) comme orateur.

 

 
Par Njognath - Publié dans : Economie
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Lundi 16 novembre 2009

Affaire Mapouro - Un an déjà

Les funérailles du policier Hervé Michel Mapouro Njifon, tombé sous les balles du chef d’escadron Emile Bamkoui, ont eu lieu samedi 14 novembre 2009 à Foumban. Simultanément, son bourreau a organisé aussi des festivités à Yaoundé.

 

Cela fait un an que l’inspecteur de police Hervé Michel Mapouro Njifon, en service au commissariat de l’aéroport international de Douala, est décédé dans les conditions troubles et tragiques. La famille a organisé ses funérailles samedi dernier 14 novembre 2009 à Foumban. Parallèlement, le chef d’escadron Emile Joël Bamkoui, auteur de ce meurtre, organisait aussi à Yaoundé du vendredi 13 au dimanche 15 novembre des cérémonies à caractère pluriel pour saluer sa libération, se réconcilier avec les siens et pour exorciser le meurtre de l’amant de son épouse. Elles se sont s’achever par une messe d’action de grâce à l’église fraternelle presbytérienne sise derrière l’hôtel Grand moulin à Yaoundé. Certaines indiscrétions au ministère de la Défense laissent entendre que l’officier de gendarmerie va enfin porter les épaulettes de Lieutenant –colonel le 1er janvier 2010. Et est pressenti pour occuper les fonctions de chargé militaire à l’ambassade des Etats-Unis. Toutefois, la sérénité n’était pas de mise du côté du Chef d’escadron Emile Bamkoui.

Selon les membres de la famille Mapouro, l’officier de gendarmerie les aurait saisis à plusieurs reprises pour demander des excuses pour cet incident qui a conduit au décès de leur frère et sa disponibilité à leur apporter son soutien dès que de besoin.  «Nous lui avons répondu que nous n’attendons rien de lui, si oui qu’il nous épargne des menaces qu’il avait proférées à notre endroit au terme de ses démêlées judiciaires», sérine un membre de la famille Mapouro. On se souvient que lors de la première audience au tribunal militaire de Yaoundé, Bamkoui s’était engagé à prendre en charge l’éducation de l’enfant de Mapouro qui n’était pas encore né. Par ailleurs, Bamkoui a exprimé son chagrin de savoir que son épouse Mme Bankoui née Mvoune à Ekoron Danielle, gardien de la paix principale qu’il appelle ironiquement désormais Mme (veuve) Danielle Mapouro et avec laquelle, il ne partage plus le même toit depuis cet incident, devrait être du déplacement de Foumban. «Sachant son épouse très fragile et émotive, il redoutait qu’elle craque et ne lâche le morceau. Vous savez, le nouveau code de procédure n’a pas permis que les témoins, notamment son épouse qui est la principale témoin, soit suffisamment exploitée lors du procès», affirme un membre de la famille du défunt.

 

Des remords

La famille est loin d’avoir digéré l’issue de ce procès. «Il n’était pas question pour nous de démontrer que Mapouro et Mme Bamkoui n’étaient pas des amants, mais de prouver que cet acte était un assassinat prémédité et savamment orchestré, qui a eu lieu hors du camp de gendarmerie de Mboppi et maquillé», ajoute la famille du défunt. Le jeudi 17 septembre 2009, la Chambre militaire de la Cour d’appel du Centre, statuant en matière criminelle va casser le jugement du tribunal militaire de Yaoundé du 5 mai 2009. Le réduisant quasiment à néant. En ramenant de 18 mois d’emprisonnement ferme à 5 jours de prison ferme la peine de Bamkoui Emile. Le ministère de la Défense propriétaire de l’arme du crime, sera condamné à payer 500 000 Fcfa à chacun des sept frères et sœurs du défunt, soit un total de  3,5 millions Fcfa de dommages intérêts. Au lieu de 10 millions Fcfa décidé par le premier juge. Germaine Mouchingam, fiancée du défunt et leur nouveau-né venu au monde après le décès de son géniteur, ont vu leur demande de réparation rejetée. La condamnation aux dépens de l’officier de gendarmerie, Emile Bamkoui est passée de la somme de 21 millions francs cfa à 100 000 francs Cfa. Pour en arriver à cette décision la Cour d’appel du Centre a annulé le jugement pris par le tribunal militaire pour violation de la loi. Tout en déclarant coupable Bamkoui de meurtre, la Cour lui a admis des circonstances et excuses atténuantes.

En effet, le chef d’escadron Emile Joël Bamkoui soutient que dans la nuit du 13 au 14 novembre 2008, il a retrouvé en flagrant délit d’adultère dans la chambre réservé aux visiteurs, l’inspecteur de police Hervé Michel Mapouro Njifon, à poils avec son épouse. Pour neutraliser ce dernier, il a ouvert le feu. Blessé à la suite des  coups de feu, l’infortuné mourra au petit matin de ses blessures à l’hôpital Laquintinie. Les jurés de la Cour d’appel du Centre ont mis cela sur la négligence du corps médical. Pour les avocats et la famille Mapouro, il reste des interrogations sans réponses. En outre après que l’accusé ait plaidé coupable, et que le commissaire du gouvernement ait requis la peine à vie, ils sont restés sur leur fin face aux décisions successives.

Marlyse Sibatcheu, article publié dans Le Messager du 16/11/2009

 

Par Njognath - Publié dans : Affaire Mapouro - Bamkoui
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Vendredi 13 novembre 2009

Opération épervier - Chantier naval

Le procès des détournements de deniers publics au Chantier naval et industriel du Cameroun est entré depuis lundi 9 novembre 2009 dans les débats au fond.

 

Hier mardi 10 novembre 2009, l’interrogation de Charles Kooh II, commissaire aux comptes (Cac) du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) et auteur des dénonciations qui sont à l’origine des démêlés judiciaires de Zacchaeus Mungwe Forjindam et autres a débuté. Il a pris place au box des témoins à la deuxième journée des audiences consacrées aux débats au fond.  Il fait office de deuxième témoin à charge sur les trois que la partie plaignante entend présenter. La cross examination a été suspendue pour reprendre demain, alors qu’il était encore soumis aux questions du procureur de la République. Une interrogation restée tout a fait méthodologique. Il a affirmé avoir dénoncé les faits délictueux qu’il a découverts pendant le contrôle des comptes de l’exercice 2005. Ce qui l’a obligé de revoir l’audit des exercices 2003 et 2004. Charles Kooh II justifie la motivation de cette dénonciation en rapport aux prescriptions que fait le commissaire aux comptes dans l’Acte Ohada sur les sociétés commerciales. «Il s’agit pour le commissaire aux comptes de concourir à lutter contre les délinquances financières dans les sociétés », explique-t-il.

Le commissaire aux comptes affirme que son équipe et lui ont observé sur toute une série de chèques, qui au lieu d’être comptabilisée, était fractionnée dans la comptabilité. Faisant ressortir des dépenses sans pièces justificatives sur les opérations de banques et de caisse d’un montant de 632 millions Fcfa. Il soutient que lors du conseil d’administration du 12 mai 2006, il  a présenté son rapport sur la gestion du Cnic. Relevant au passage, les manquements sur les mécanismes de règlements et l’absence de justification. Qu’il n’a pas obtenu malgré de multiples sollicitations effectuées à l’endroit du directeur général en poste, Zacchaeus M. Forjindam. «Ce qui a amené les administrateurs à prendre une résolution recommandant au commissaire aux comptes de mener une investigation complémentaire pour étayer davantagecses irrégularités», souligne Charles Kooh II.

 

Forjindam affronte le premier témoin

Lors de la première journée des audiences consacrées aux débats au fond, il est revenu à Jérôme Minlend, expert comptable, directeur général du cabinet Cameroun audit conseil (Cac) et par ailleurs, commissaire aux comptes de la Société national des hydrocarbures (Snh) d’être le premier témoin à charge au box. Pendant deux jours, il a été soumis à l’interrogation, la contre interrogation et la contre interrogation de la contre interrogation. On retient de son passage que sa mission au Cnic n’avait aucunement un objectif de dénonciation ou de recherche des fraudes. N’étant pas dans le cadre d’un audit d’investigation. Tout est parti d’une lettre que le Dg du Cnic, Forjindam, écrit directement à la Snh sans se référer au Conseil d’administration pour demander à l’actionnaire majoritaire d’effectuer un financement complémentaire au projet du Yard pétrolier de Limbé d’un montant de 16, 94 milliards Fcfa.

C’est alors que la Snh, une société de consolidation, commande au cabinet Cac, son commissaire aux comptes,  une mission d’audit stratégique, opérationnelle et comptable financier sur les exercices 2003, 2004 et 2005. Pour s’assurer que le retour sur investissement serait garanti. C’est dans le cadre de cette mission que le cabinet Cac est arrivé à faire une appréciation sur la gestion interne de cette entreprise. Notamment, «les anomalies significatives portant sur la surévaluation des dotations d’un montant de 2,817 milliards Fcfa et des sorties de bons de caisse non justifiés d’un montant de 1,34 milliard Fcfa. Mais aussi le fractionnement des chèques qui n’est pas passé dans le compte fournisseur», affirme Jérôme Minlend. Un argumentaire appuyé sur le rapport de cet audit. Mais les avocats de Forjindam se sont attelés à demander aux jurés de ne pas admettre les deux volumes de ce rapport comme pièces justificatives. Sous le prétexte qu’elles n’étaient pas l’original, mieux, certifiées conformes. En vain, puisque la demande a été rejetée par la présidente de la collégialité. Hier, c’était au tour de Forjindam de soumettre le témoin Minlend à la cross examination pour le confondre. Le tribunal appréciera cet échange. L’audience a été suspendue pour reprendre ce matin.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

Par Njognath - Publié dans : Société
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Vendredi 13 novembre 2009

Justice

Freedom Now, une organisation de défense des droits de l’Homme installée à Maryland aux Etats-unis s’engage à mettre un terme à la détention arbitraire de Lambo Sandjo Pierre Roger.

 

Ce qui donne encore une chance à l’Ong Freedom Now pour user des voies judiciaires. Car cette constitution apparaissait aux yeux des observateurs comme tardive. Mais Maran Turner, le directeur exécutif se veut confiant dans sa correspondance. «Freedom Now assurera la représentation de Lapiro de Mbanga, a titre bénévole,…et dans le but de mettre un terme à [sa] détention arbitraire et d’obtenir sa libération.» Pour ne pas paraître comme une vendeuse d’illusions, l’Ong Freedom Now précise les services qu’elle s’engage à fournir au bénéfice de Lapiro de Mbanga et les conditions y afférentes de sa représentation. A cet effet, Maran Turner indique que ses services comprendront la représentation juridique auprès des autorités, commissions et tribunaux internationaux, régionaux et ou nationaux. Tout en précisant dans le cas d’espèce que si «Lapiro de Mbanga est représenté par un juriste local dans une procédure qui a lieu dans son pays, Freedom Now peut, si cela lui semble opportun, agir en collaboration avec ce juriste ou collège de juristes [sollicité].»

Action bénévole

Dans cette perspective, le directeur exécutif de cette Ong indique que : «dans le cadre des poursuites, Freedon Now concevra et mettra en œuvre une stratégie de représentation et de défense», avant d’ajouter que : «Les stratégies de défense varieront selon les circonstances et pourraient inclure notamment la sollicitation du soutien des responsables gouvernementaux, la coordination avec des organisation non gouvernementales locales et internationales, la fourniture d’informations et de documentation aux medias, ainsi que la collaboration avec des organismes internationaux.» Freedom Now indique qu’elle ou tout cabinet d’avocat sollicité ne percevront aucune rémunération à titre d’honoraire, ni remboursement de frais relatifs à la prestation de services offerts, de la part de l’accusé, y compris les frais de photocopies, télécopies, et communications téléphoniques. Leur engagement étant entièrement bénévole.

Tout en ne conditionnant sous aucune forme sa représentation, Freedom Now exige que Lapiro de Mbanga ou l’un de ses proches, signataire de cette constitution, garantisse que l’accusé n’a ni commis, ni incité quiconque à des actes de violence pendant les émeutes de fin février 2008 pour lesquelles il est condamné. Freedom Now représente un grand nombre de prisonniers dans le monde et regroupe en son sein des imminences tels que Mgr Desmond M. Tutu, co-président d’honneur de cette Ong avec l’honorable Vaclav Havel.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager


Le 6 novembre 2009, alors que le président Paul Biya et ses thuriféraires célébraient le 27
e anniversaire de son accession au pouvoir, comme deuxième président du Cameroun, Freedom Now, une organisation non gouvernementale (Ong) américaine de défense des droits de l’Homme adressait une lettre d’engagement au fin d’offrir gratuitement ses services de représentativité dans la défense des intérêts de Lambo Sandjo Pierre Roger, dans le procès où il est poursuivi par le ministère public, la société des plantations de Mbanga et le ministère des Finances. Les infractions pour lesquelles il est reconnu coupable et condamné sont : «Complicité de pillage en bande, destruction de biens et attroupement sur la voie publique.» Une condamnation du Tribunal de grande instance (Tgi) du Moungo assortie de 3 ans d’emprisonnement ferme ; et en dommages et intérêts : 200 millions Fcfa à la Société des plantations de Mbanga (Spm) et 80 millions Fcfa au Ministère des Finances (Minfi). Condamnation confirmée par la Cour d’appel du Littoral le 24 juin 2009. Convaincu de son innocence et insatisfait par cette décision, le chef du quartier 12 de Mbanga, de son nom d’artiste Lapiro de Mbanga a , attaqué cette décision auprès de la Cour suprême. Il attend toujours que l’affaire soit enrôlée.
Par Njognath - Publié dans : Société
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Vendredi 13 novembre 2009

Emeute de février 2008 - Mbanga

Des battants des portes du Centre divisionnaire des impôts de Mbanga incendié, retrouvés dans un domicile privé.

 

Jeudi 5 novembre 2009, Lambo Sandjo Pierre Roger est dans la cour du tribunal de première instance (Tpi) de Mbanga pour assister au procès qui l’oppose à l’inspecteur de police Tchokwi Jean qu’il poursuit pour le chef d’accusation de «tentative d’homicide volontaire» requalifié par le juge d’instruction en «menace sous condition». C’est alors qu’il est approché par un habitant qui lui relève la présence d’une porte du Centre divisionnaire des impôts de Mbanga, incendié lors des émeutes de la faim de fin février 2009. Emeutes pour lesquelles, Lambo Sandjo Pierre Roger, de son nom d’artiste Lapiro de Mbanga, a été reconnu coupable des infractions de «complicité de pillage en bande, de destruction de biens, d’attroupement sur la voie publique», malgré ses dénégations des faits. Et le 24 juin 2009, la Cour d’appel du Littoral statuant en audience criminelle a confirmé le jugement du tribunal de grande instance du Moungo de septembre 2008. Soit : 3ans d’emprisonnement ferme ; et en dommages et intérêts 200 millions Fcfa à la Société des plantations de Mbanga  (Spm) et 80 millions Fcfa au Ministère des finances (Minfi).

Sur cette dénonciation, Me Manfo Réné, l’un des avocats de Lapiro de Mbanga va commander une descente de constatation d’un huissier sur les lieux. Rendus au domicile indiqué, situé au quartier 16, entre la prison principale et le Tpi de Mbanga, les constatations de l’étude de l’huissier de justice Me Côme Takongmo permettront de découvrir dans cette concession de la famille Matouké que le lavabo externe (à l’arrière de la maison) est entièrement construit avec trois battants des anciennes portes du Cdi de Mbanga incendié et que trois autres battants du même Cdi servent de portes aux entrées (principale et arrières) de ce domicile. Ce que ne va pas nier le jeune Matouke Matouke Josué occupant des lieux. «Dans le souci de renforcer les portes de notre concession, nous sommes allés ramasser les battants qui étaient à l’abandon au stade municipal de Mbanga pendant plusieurs jours».

 

Attitude trouble du commissaire

Dans les consignations d’huissier, Josué Matouke Matouke va reconnaître que ces battants sont ceux des portes du Cdi de Mbanga. «Il y a trois mois, cette découverte par la police m’a valu des ennuis au niveau du commissariat de sécurité publique de Mbanga où j’ai été gardé à vue pendant trois jours avant d’être libéré avec l’aide de mon frère aîné. Le commissaire Essoua Martien m’avait demandé de remettre ses portes là où je les avais retrouvées. Mais j’attendais avoir des moyens financiers suffisants pour les remplacer», explique-t-il. Lapiro de Mbanga a aussitôt saisi le procureur de la République qui a demandé l’ouverte d’une enquête.

Cette découverte n’a pas manqué de susciter des interrogations des curieux et proches de Lapiro de Mbanga. Notamment, sur l’attitude trouble du commissaire de sécurité publique de Mbanga. «Sachant que l’on recherche les auteurs des pillages et  destructions lors des émeutes de fin février 2009 dans la ville de Mbanga, et notamment du centre des impôts, comment peut-il tomber sur untel butin et se permettre des négociations en douce sans se référer au procureur de la république ? Si ce n’est de la complicité, c’est de la conspiration contre Lapiro», argue F.T. Et un proche de la famille de Lapiro de poursuivre «à la cour d’appel l’avocat du ministère des finances sur la base des dépositions des témoins commandés, avait soutenu que l’incendie du  Centre divisionnaire des impôts avait tout consumé et qu’on n’avait pas pu récupérer même pas une aiguille. Il avait bâti son argumentaire sur ces éléments pour demander une augmentation de ses dommages et intérêts portés à 140 millions Fcfa. Malheureusement, il a été débouté du surplus.» Et Lapiro de Mbanga qui s’est pourvu en cassation, de soutenir que cela vient renforcer les preuves de son innocence. Et qu’il n’a de cesse de soutenir qu’aucune preuve de sa culpabilité n’a été produite jusqu’ici, seules les affirmations gratuites et contradictoires des témoins à la solde des personnes tapies dans l’ombre lui ont valu cette condamnation d’un procès Kafkaïen. «Voilà que Dieu révèle chaque jour au yeux de tous mon innocence», conclut-il.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

Par Njognath - Publié dans : Société
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Jeudi 12 novembre 2009

Vie de Club

Le club mythique de la communauté Bassa a tenue un congrès unitaire pour exorciser les démons de la division le samedi 7 novembre 20009.

 

Le stade Marion de la Cité-sic a servi de cadre à la tenue du congrès extraordinaire unitaire de la Dynamo Football Club de Douala alias Botafogo de Nkongmondo, le samedi 7 novembre 2009. Organisé par Emmanuel Hervé Nkom, ancien président avec l’onction de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), elle n’avait qu’un seul objectif : mettre fin la division voire à l’upécisation qui avait fait son lit au sein de ce club mythique du football camerounais depuis sa descente en division 2 en 2002, au point de l’éclater en plusieurs factions. Favorisant ainsi des guerres de chiffonniers permanentes qui n’étaient pour concourir aux bonnes performances du club, sinon à sa disparition progressive. On se souvient que courant le mois d’octobre denier, deux congrès électifs de Dynamo contestés ont été organisés.

C’est ainsi que les forces vives de la grande communauté Bassa ont été réunies pour un dernier baroud d’honneur. Patriarches, élites, anciens dirigeants et joueurs de la Dynamo qui, lassés par ces batailles intestines, s’étaient éloignés du club au point d’aller soient créer, soit encadrer d’autres équipes, ont décidé de répondre au tocsin de l’union sacrée. C’est ainsi qu’à l’unanimité, ils ont décidé de remobiliser toute la grande communauté Bassa dans ses limites naturelles pour redorer à la Dynamo de Douala ses lettres de noblesse afin que l’évolution entamée du football ne s’écrive pas dans les années à venir sans « Les bon na job »  (les enfants de Dieu).

C’est ainsi qu’il a été décidé mettre en place une nouvelle structuration de gestion moderne des équipes. Celle-ci aura la lourde charge de réaliser cette ambition. De manière transitoire, il est mis en place un Comité stratégique élargi au sein duquel on retrouve tous les gros portefeuilles de la communauté Bassa, ainsi que les anciens dirigeants et joueurs de la dynamo de Douala. On peut citer entre autres : Nonga Beauté, Loga Emmanuel, Mbappé Penda Augustin, Perrial Nyodog, Elisabeth Tankeu, Marinette Mbelleck, Metouck, Louis Bapès Bapès, Nyetam, Mossely Djebayi, Gweha Ikouam, Modi Bog, Bell Joseph Antoine, Sylvain Nkom et Emmanuel Hervé Nkom,…Ils ont la charge de constituer un Conseil d’administration de la Dynamo de Douala et de définir la nouvelle politique du club. Pour la politique sportive, le Comité stratégique dit compter sur l’expertise de Gweha Ikouam.

 

Ngwe, nouveau président

D’emblée le Comité stratégique a constitué un Comité actif qui a la charge de gérer la Dynamo de Douala pendant la saison sportive 2009-2010. Ce comité actif fait office de bureau exécutif (voir ci-dessous) et pour y faire partir condition obligation a été fait à tous ses membres d’avoir un apport numéraire minimal de 500 000 Fcfa chacun.  Mais les habitudes ayant la peau dure, la publication de la composition du bureau exécutif a achoppé  sur le préposé au poste de secrétaire général. C’est ainsi qu’un huis clos a débouché à la mise à l’écart du sieur Nyemb et à laisser le poste vacant en attendant d’étendre les consultations.

Le porte-parole du Comité stratégique, Hervé Emmanuel Nkom tout en appelant à taire toutes les querelles qui minent la Dynamo de Douala, il a rappelé aux supporters et sympathisants que dans la nouvelle politique de modernisation de la gestion de Dynamo, seuls les détenteurs d’une carte auront voix au chapitre dans les instances de décision. A cet effet, il a appelé à la reconstitution des comités de soutien avec la mise en place des bureaux dont les présidents seront les seuls interlocuteurs. C’est dire que la hache de guerre a été résolument enterrée et comme l’affirmait Loga Emmanuel, le dernier président a avoir remporté  la coupe du Cameroun avec la Dynamo de Douala, «on ne parlera plus de faction au sein de ce club. Les démons de la division ont été conjurés, nous sommes résolument tournés vers l’avenir.» Les travaux ont été validés par le ministère des sports et de l’éducation physique et la Fécafoot représentés respectivement par Moïse Nsomo, délégué régional du Littoral et représenté par Réné Mpondo Black, Sg de la Ligue du Littoral.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

 

Comité actif

 

Président : Samuel Ngwe

V Présidents : Anatole Yon Lissom

Simon Pouth

Maximilien Tonye

Moïse Nlend

Secrétaire général : A pourvoir

Secrétaire Gle Adj. : Théodore Nonga

Manager Général : Gweha Ikouam

Directeur Technique : Paul Tonye

 

 

Par Njognath - Publié dans : Football
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Vendredi 6 novembre 2009

Justice

La deuxième audience du procès opposant Lambo Sandjo Pierre Roger à l’inspecteur de police Tchokwi Jean a eu lieu hier jeudi 5 novembre 2009.


L’audience du 5 novembre 2009 de la Chambre correctionnelle du Tribunal de première instance (Tpi) de Mbanga statuant sur l’affaire opposant le ministère public et Lambo Sandjo Pierre Roger à l’inspecteur de police Tchokwi Jean a été renvoyé au 10 janvier 2010 au motif de l’imprégnation du dossier par le tribunal. Seulement pour la parie civile, les raisons de ce renvoi convainquent très peu, il transparaît comme un dilatoire du tribunal. Les raisons de ce renvoi ne semblent convaincre aucune des parties. Surtout qu’à l’audience du 8 octobre 2009 de la Chambre correctionnelle du Tribunal de première instance (Tpi) de Mbanga avait renvoyé au motif de la constitution du tribunal. D’autant plus que l’affaire s’était retrouvé à une audience que ne dirigeait pas la présidente du tribunal. Les audiences présidées par cette dernière étant programmées les premier mercredis et jeudis du mois. Ce qui est des plus surprenant, est le renvoie de la prochaine audience de cette affaire au 10 janvier 2010. Cette date étant un dimanche. Toute chose qui renforce l’appréhension des observateurs que le tribunal ferait simplement dans le dilatoire. Dans la famille de Lambo Sandjo Pierre Roger, on soupçonne une certaine impartialité.

On se souvient que la plainte de Lambo Sandjo Pierre Roger, de son nom d’artiste, Lapiro de Mbanga, portait sur l’accusation de «tentative d’homicide volontaire et complicité», contre les personnes Tchokwi Jean et Assoua Martien respectivement inspecteur de police et commissaire de sécurité publique de la ville de Mbanga. Curieusement, Mme Angono Sylvie épouse Biwolé, juge d’instruction dans l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction, après avoir entendu toutes les parties et les témoins, retenu l’infraction de menace sous condition. Car il ne fait l’ombre d’aucun doute que l’inspecteur Tchokwi Jean, «dans le temps légal des poursuites, avec ordre ou condition, menace Lambo Sandjo Pierre Roger, même implicitement de violences ou voies de fait», notamment de l’abattre avec son arme au cas où il continuerait de l’injurier. «Par ces motifs dit les charges suffisantes pesant sur l’inculpé pour les faits spécifiques.»

Pour les avocats de Lapiro de Mbanga, les préalables porteront sur la requalification des faits comme initialement portée dans la plainte. Ils entendent démontrer la différence qu’il y a entre une tentative d’homicide volontaire et une menace sous condition. Et démonter la description des faits correspond bel et bien à la tentative d’homicide volontaire. Au cour de la même audience, Lapiro de Mbanga revenait pour une autre affaire où il était partie civile et accusé pour le chef d’accusation de : «de vol de cacao dans une plantation ; destruction de borne et incendie». Pour cette autre affaire, le tribunal a renvoyé l’audience au 3 décembre 2009.  Lorsqu’on sait que c’est la même constitution du tribunal, on est en droit de se demande pourquoi avoir renvoyé la première affaire au 10 janvier 2010 et la deuxième au 3 novembre 2009. Rappelons que Lapiro de Mbanga   est actuellement sous le coup d’un condamnation à 3 an d’emprisonnement ferme et 280 millions Fcfa de dommage et intérêts dans le cadre des affaires relatives aux émeutes de février 2008.

Mathieu Nathanaël NJOG, article publié dans Le Messager

 

Par Njognath - Publié dans : Société
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