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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 13:01
La SABC astique sa visibilitéLa SABC astique sa visibilité

Marketing

Alliance Kengne Njieya prend les commandes du Département marketing. Une arrivée qui s’arrime avec

 

En plus de la nationalisation des cadres, la politique de l’équilibre du genre s’enracine fortement à la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC). A la suite de plusieurs postes de responsabilités qu’occupent les femmes dans les sphères de décision, Alliance Kengne Njieya, vient remonter le pourcentage de l’égalité homme-femme. En effet, cette la nouvelle Chef du département marketing à la Direction Générale Adjointe en charge du Commercial et Marketing. Nommé le 8 mai 2017, elle aura désormais la charge de la mise en œuvre de la stratégie marketing au sein des Brasseries du Cameroun. Une mission exaltante pour celle qui occupait jusqu’à sa promotion le poste de Chef de groupe senior Boissons Rafraichissantes Sans Alcool.

Dans le même sillage, les usagers et les curieux peuvent remarquer que la Sabc filiale du groupe Castel au Cameroun s’est donné un visage plus rayonnant. Pour ceux qui ont eu la chance de parcourir leurs différents centres ; usines, et installations, voire à la Direction général à Bali, ils vont constater que le décor dès l’entrée s’est illuminé avec le renouvellement des drapeaux flambant neufs qui flottent frénétiquement dans les différentes cours principales. On apprend ainsi de la direction de communication que le groupe SABC a décidé de faire sien la pensée de Paul Claudel : «Il n'y a que deux choses à faire avec un drapeau : ou le brandir à bout de bras ou le serrer avec passion contre son cœur.»

Conséquence sur tous ses sites depuis le début de l'année, le drapeau du Groupe SABC flotte fièrement au vent. La bannière jaune frappée du Lion rouge s’impose désormais à l’entrée de nos différentes installations : au Siège social, Socaver, Semc, dans les usines, les 42 centres de distribution, le visiteur est accueilli par les emblèmes des différentes sociétés du groupe. Et on peut constater que près de nos drapeaux, flotte également le drapeau du Cameroun, comme pour exprimer avec fierté et patriotisme son appartenance au Cameroun où la SABC a investi depuis 1948 plus de 1 310 milliards de francs CFA, à travers un outil de production de haute technologie, et des installations qui constituent le patrimoine du Cameroun.

M. N. N.

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 12:58
Les 24 Notaires collectaient 5 milliards Fcfa d’impôts par mois

Notariat                    

Certains ont saisi le Président de la République pour demander une prolongation d’activités. Ceci après qu’il ait signé le décret n°199 du 8 mai 2017 mettant fin aux fonctions des notaires ayant atteints la limite d’âge de 60 ans.

 

Les notaires mis à la retraite ont été pris au dépourvu et désemparés par le décret N°2017/199 du 08 mai 2017 signé par le Président de la République, Paul Biya mettant fin à leurs fonctions. Certes, le prétexte qui sous-tend cette mise à la retraite : atteinte «de la limite d’âge de soixante (60) ans» est justifié, plusieurs ayant dépassé cette date limite depuis plusieurs années. Il reste que les concernés n’apprécie toujours pas que cette décision ait été prise unilatéralement. La Chambre Nationale des Notaires du Cameroun n’a pas été consulté. Même la présidente nationale, Me Marie Marceline Enganalim, concernée a été surprise. «Démontrant le peu de crédit que les institutions de la république accordent à une profession comme celle des Notaires et par ricochet à leur organisation pourtant créée et régis par les lois de la République», déplore l’un des membres encore en activité. Et de faire remarquer les conséquences que cela a sur la crédibilité de cette profession : «Pis encore, cela a plongé la profession dans le discret. Plusieurs usagers qui avaient des dossiers en instance dans ses études ne savent plus à quel saint se vouer. Cette annonce ayant sonné dans l’imagerie populaire comme étant une fermeture immédiate. Surtout qu’il s’agit des icônes de cette profession.»

Pour preuve, dans les différentes études parcourues, l’ambiance était celle d’un enterrement. Les maîtres de céans étaient très mal à leur aise de recevoir en notre présence des coups de fil des clients et des connaissances qui allaient tous dans le sens de la compassion. «Qu’on nous mette à la retraite d’accord, mais au moins qu’on nous avertisse au moins. Le notariat assure un service public en ce qu’il assure la magistrature économique dans un pays», relève, un des notaires mis à la retraite. Et les 24 notaires mis à la retraite font en recettes fiscales recouvrées et reversées dans les caisses du Trésor public entre 4 à 5 milliards Fcfa par mois. Surtout que dans certaines localités, des autorités sont allés sceller les études en violation des procédures. C’est le cas à Bertoua où l’Etude de Me Guillaume Dénis Mboudou Ahanda a été scellée le lendemain. Frisant un règlement de compte des autorités judiciaires compétentes. Pourtant les Notaires de la ville de Douala, dans la peur de vivre le même scenario, ont dénoncé cette attitude cavalière. Rappelant que seul en cas de décès qu’il est autorisé la fermeture immédiate d’une Etude de notaire.

Evoquant les dispositions de l’article 63 alinéa 1 des statuts suscités : «En cas de décès d’un notaire, le Président du Tribunal de Première instance du lieu de résidence du notaire ordonne, toutes affaires cessantes, sur réquisition du Procureur de la République la mise sous scellé des minutes, des répertoires et de tous les registres de l’Etude». Surtout que  la fermeture d’une étude à des conséquences économique importante. Sur le plan social, c’est la mise en chômage d’au moins dix employés par Etude. Ce qui représente globalement près de 240 emplois menacés. Et au moins 2 400 membres de famille bénéficiaires qui vont en souffrir. Font remarquer que les concernés. C’est pourquoi, des notaires ont individuellement ou collectivement, saisi le Président de la République pour tirer profit de la disposition de l’alinéa 4 de l’article 62  du décret N°95/034 du 24 février 1995, modifié par le décret 2001/255 de novembre 2002, afin de bénéficier d’une prorogation. Surtout que les deux décrets du président de la république mettant fin à leurs fonction et celle nommant des nouveau notaires ne remplace pas encore leur charge.

Celle-ci dispose que : «Nonobstant les dispositions de l’alinéa 1 ci-dessus, le Président de la république peut, par arrêté d’office pour nécessité de service ou à la demande du notaire titulaire de la charge atteint par la limite d’âge, d’accorder une prolongation d’activité d’une durée de un à deux an, renouvelable». Surtout que parmi les 24 notaires concernés, il y’en a deux qui ont un statut particulier, parce qu’étant des Sociétés civiles professionnels (SCP). Exigeant une procédure tout aussi particulière qui devrait prendre au moins 12 moins. Allant du retrait d’agrément, prononcé de la dissolution, à la nomination d’un liquidateur. Le même argument est soutenu par les notaires titulaires des Etudes. Ils évoquent l’alinéa 2 de l’article 62 qui dispose qu’«En cas de besoin et sur proposition du notaire concerné, le ministre chargé de la justice désigne, après avis motivé du Procureur général, un intérimaire chargé de l’administration provisoire ou de la liquidation de l’Etude».

Pour plusieurs observateurs, outre le fait que cela a permis à plusieurs premiers clercs  de bénéficier des nominations à des charges de notaire, il reste que cette mise à la retraite est perçue comme dégât collatéral d’une rafle destinée à foudroyer Me Abdoulaye Harissou actuellement dans les mailles de la justice pour une affaire alambiquée qui tarde à se dénouer. Surtout que cette décision arrive tardivement lorsque certains ont largement dépassé cette limite d’âge de 15 ans pour Me Etienne Gérard Kack Kack, 7 ans pour Me Joël Etoke, 4ans pour Guillaume Dénis Mboudou Ahanda. Par ailleurs, frise du deux poids deux mesures. Les avocats des zones anglophones cumulant les fonctions de notaire et se refusant toujours de choisir entre l’une des deux professions, ce d’autant plus que, malgré les dispositions transitoires accordées à l’exercice de cette profession dans les régions anglophones, la loi portant organisation de la profession de notaires n’autorise pas aux notaires d’exercer la profession d’avocat.

Mathieu Nathanaël NJOG

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 12:56
Le calvaire qui attend les 27 nouveaux Notaires

Nomination                          

Le Président de la République a signé deux décrets le 8 mai 2017. Celui du n°199 mettant fin aux fonctions des notaires (24) ayant atteints la limite d’âge de 60 ans et celui du n°200 nommant des nouveaux notaires (27) à différentes charges.

 

C’est avec joie et allégresse que les nouveaux promus et leurs familles ont accueilli cette nomination aux différentes charges de notaire. Normal, l’attente a été long et très longue pour certains. Puisque dans cette profession, il y en a des clercs et 1er clercs qui partent à la retraite sans jamais caresser ce rêve d’assumer la charge de notaire titulaire. Cette situation est favorisée par la non-organisation régulière des examens de passage au statut de 1er clerc. Le dernier en date est de 10 ans.  C’est dire que les nouveaux notaires ont été choisis dans de très anciennes promotions. Aucune chance n’a été donnée aux autres clercs et 1er clercs. Seulement pour ces 27 nouveaux promus, c’est un nouveau parcours, mais alors un parcours du combat. Il faut déjà trouver les moyens financiers pour s’installer. Le budget d’investissement avoisine les 20 millions Fcfa pour chacun. Destinés pour assurer les charges de : - location d’un immeuble siège décent ; - l’achat d’un véhicule de bonne facture ; - location d’une résidence décente ; - un budget prévisionnel des employés sur un an ; et – équipement, … A cet effet, les nouveaux notaires devront soit contracter un prêt bancaire remboursable sur 5 ans, soit passé par les usuriers, sinon espérer sur le soutien familial.

Tout ceci, pour une rentabilité pas toujours évidente. Et pour cause, les populations camerounaises n’ont pas encore la culture du notaire. «Mais encore, en dépit d’un frémissement, on n’observe pas un réel besoin économique du marché». Besoin qui se traduit par des investissements et désinvestissements, la légalisation des baux, la création des entreprises, les inscriptions hypothécaires,… En outre, les notaires déplorent le fait que, les tarifs appliqués par les notaires ne répondent pas à l’évolution socio-économique du pays. «Depuis les indépendances les textes  fixant la grille de tarifs applicables par les notaires ont été révisés une seul fois. Cela remonte à 1975». Autant de facteurs qui font dire aux notaires  en activités que : «certes la ration entre le nombre total des notaires (85) et la démographie de la population indiquent qu’il y aurait une forte densité, mais que l’opportunité ne s’y prêtaient pas», souligne un membre du bureau régional du Littoral. Et pour cause, malgré cette densité démographique, la demande n’est pas plus forte que l’offre.

La même source précise que : «Evidement tant qu’un travail concerté entre le gouvernement et la Chambre nationale des notaires du Cameroun n’était sérieusement mené pour améliorer l’environnement de l’exercice de cette profession». Avec prioritairement la révision des textes fondamentaux, dont le dernier amendement date de 2002 et porte sur un seul article. Et ceux révisant les tarifs officiels. Conséquence, tous les notaires veulent travailler dans les grandes métropoles urbaines. Ce qui laisse perplexe sur le devenir de certaines notaires. Les notaires des zones rurales, très souvent abandonnent pour fuir la faillite. Parce qu’exerçant dans les conditions précaires. Des exemples sont légions. Une dame nommée à Eseka n’a jamais prêté serment. Aux dernières nouvelles, elle travaillerait au PAD. Un notaire de Maroua a abandonné son Etude pour se contenter de sa nomination à Douala comme intérimaire de Me Dissake, décédé dans la catastrophe d’Eseka. Un autre notaire titulaire a abandonné sa charge à Ebolowa son Etude pour assurer l’intérim de Me Mbella à Kribi en lieu et place des premiers clercs qui y  sont. Il y a sept ans deux dames ont été nommés notaires à Garoua, elles ont fermé leur Etudes pour ouvrir des cabinets immobiliers à Douala.

Un autre gros handicap que font face les nouveaux notaires, c’est qu’ils sont nommés lorsqu’ils avoisinent ou ont dépassé la cinquantaine.  A peine, ont-ils remboursé les crédits bancaires et veulent jouir de la profession qu’ils ont atteint l’âge de la retraite. C’est pourquoi, la Chambre des notaires pense qu’il faut revoir à la hausse l’âge limite de départ à la retraite des notaires.  Il y aussi le cas de ceux qui ont été nommés pour assurer les intérims sont oubliés dans ce statut. Il y a des 1ers clercs à Douala et Bafoussam qui sont intérimaires respectivement depuis 15 et 20 ans. Certains y atteignent allégrement l’âge de la retraite. Une situation de précarité lorsqu’on sait que les recettes générées sur les actes émis doivent être repartis fifty-fifty entre lui et le notaire titulaire ou ses ayants-droits. Par ailleurs, le libellé des nominations laisse quelque peu sur leur fin les notaires. Les textes de lois mettent le notaire sous l’autorité de la Cour d’appel du ressort de sa résidence. Mais ces dernières les mettent sous l’autorité des Tribunaux de première instance, comme si désormais leur champ d’action est circonscrit à la compétence territoriale de ces tribunaux.

 

M. N. NJOG

 

 

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 12:53
Un salon professionnel du secteur du bâtiment et des métiers connexes à Tsigna en 2018

AFRIBAT Cameroun                                          

La Chambre de Commerce d’Industrie, des Mines et de l’Artisana du Cameroun organise en partenariat avec son homologue de Sfax une plate-forme des produits du bâtiment.

 

A dix mois de la tenue de cet important rendez-vous de promotion que la Chambre de Commerce de Mines et des Industries va organiser à Yaoundé en mars 2018, cela s’agite déjà à la Chambre du Commerce des Industries et des Mines et de l’Artisanat (CCIMA). Dénommé, Salon africain du bâtiment et des métiers connexes (AFRIBAT), le président Christophe Eken confirme  qu’il sera «co-organiser avec la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Sfax. Cette décision a été prise par les deux présidents lors d’une réunion du bureau de la Conférence Permanente des Chambres Consulaires Africaines et Francophones (CPCCAF) qui s’est tenue du 09 au 10 mars 2017 à Tunis. Elle précédait une mission d’affaires au cours de laquelle la CCI qui a séjourné au Cameroun en février 2017, se sont accordées pour co-organiser l’AFRIBAT Cameroun 2018, prévu pour se tenir au Parc des Expositions de Tsinga, en mars 2018.

Le Salon africain du bâtiment et des métiers connexes sera parrainé par le Président de la CPCCAF a accepté de parrainer cet important évènement international. Un statut accepté après que l’initiative ait reçu l’assentiment à la quasi-unanime des membres du bureau de la CPCCAF. «Ce d’autant plus qu’elle émane de deux membres du réseau, raison». Pour mieux observer, étudier et de mieux s’imprégner, afin de répondre aux standards internationaux, le Président de la CCIMA Christophe Eken s’est rendu à Sfax pour participer à la 14ème édition du prestigieux Salon Méditerranéen du Bâtiment (MEDIBAT 2017). Il en a pris la mesure de l’organisation d’un tel évènement dans le contexte camerounais, ce qui va le permettre de benchmarker.

Il faut dire tout comme l’es MEDIBAT, son homologue AFRIBAT Cameroun 2018 est une réelle opportunité dans la perspective de mesurer le niveau et la qualité de nos professionnels du bâtiment et de l’habitat et de donner, grâce à une importante présence étrangère attendue, une nouvelle impulsion au secteur de l’industrie camerounaise du bâtiment. «A ce jour, le train qui conduit vers ce grand rendez-vous est déjà en marche », confié Théodore Tsapi du service de la communication de la CCIMA. La pertinence de cette initiative qui vient s’ajouter à une ancienne qui se tient tous, les deux ans à Douala, dénommé Batimaide (Salon du Bâtiment et de l’Habitat) ne saurait échapper dans l’environnement contextuelle camerounais sérieusement émaillé par les problèmes de logements décents et de la qualité des constructions et par ricochet la qualité des matériaux utilisés.

 

M. N. NJOG

 

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 12:52
Les hommes d’affaires ratent près de 193,6 milliards Fcfa d’opportunités d’affaires

ONU                         

Les représentants de l’Onu en Afrique sont allés le vendredi 12 mai 2017 à la rencontre des opérateurs économiques du Cameroun pour présenter les importantes niches de services qui leur sont offertes.

 

Le Séminaire de sensibilisation sur la passation des marchés au sein du système des Nations Unies et les offres de services qui sont offertes aux opérateurs économiques s’est tenu le vendredi 1é mai 2017 au Gicam. L’ouverture était présidée par le Gouverneur de la région du Littoral Samuel Ivaha Diboua. Malheureusement, il n’a pas été couru par les hommes d’affaires du Cameroun en général et de la capitale économique. Pourtant les organisations patronales (Gicam, Ecam,…) et la Chambres de Commerce d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat (CCIMA) étaient mis à contribution. Les plus présentes étaient encore les entreprises déjà sous contrats avec les différentes missions de maintien de la paix de l’ONU sur le continent. Pourtant, pour les représentants de l’ONU sur le continent, il était  question de susciter un plus intérêts chez les opérateurs économique afin qu’ils s’intéressent aux offres de fournitures de service que l’ONU offre dans le cadre des missions de maintien de la paix tels que la lMission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca). Surtout que des 7 milliards de dollars US (environ 3850 milliards Fcfa) de budget des Nations Unies, 85% (soit 3272,5 milliards Fcfa) sont consacrés au maintien de la paix dans le monde.

Jusqu’ici ces marchés sont exécutés par les multinationales qui sont seules à postuler aux offres centaines d’offres qui sont lancées. Un challenge qui est offert pour booster les entreprises locales. Parce que pour l’ONU, il est question d’inverser la tendance afin d’intéresser et privilégier les opérateurs économiques nationaux des pays concernés, mais aussi des pays voisins dont les gains peuvent directement impacter sur les populations locales et le PIB. Et Dimitri… de déplorer que le Cameroun qui a un potentiel énorme et bénéficie d’une proximité avec les zones de conflits à l’instar de la République centrafricaine ne récolte pas assez à travers ses entreprises. Mieux du menu fretin. En 2015, les entreprises camerounaises n’en ont récolté que 72 millions de dollars US (environ 39,6 milliards Fcfa). Son meilleur pic. Pour la plupart des multinationales. «Pourtant le Cameroun peut réaliser dix fois ce chiffre d’affaire pas. Et je vais m’y atteler personnellement», va déclarer Dimitri. Un objectif qui sonnait comme un aveu culpabilisant.

qu’offre la Minusca avec  un budget de près de 920 727 900 dollars US (environ 506, 4 milliards Fcfa pour l’exercice 2016-2017 qui tire à sa fin le 30 juin prochain avec un montant de 352 229 809 dollars US (environ 193,6 milliards Fcfa) destiné au plan d’acquisition des biens et des services aussi divers que variés. Comme dirait les commerçants du secteur informel : «il y en a pour toutes les bourses… d’hommes d’affaire» : - Ravitaillement en produits alimentaires ; - Achat des véhicules neufs, Entretien des véhicules ; - livraisons du matériels médicale et pharmaceutiques ; - Achat des produits pétroliers, - livraison des matériaux de constructions ; - service d’entretien en hygiène, salubrité, environnemental et pressing des camps et uniformes militaires ; - constructions des logements ; - livraison des logements préfabriqués ; - transports du fret terrestre, maritime et aérien ; - sociétés de sécurité, livraison de l’eau potable ; -construction des canalisations, forages et puits ; service d’ingénierie ; - service d’obtention des visas, - service de dédouanement et d’obtention des exonérations ; - sérigraphie (tee-shirt, banderoles, affichages),…

Des niches importantes d’affaires à la portée de main des hommes d’affaires camerounais qui sont seulement à 900 Km de distance entre Douala et Bangui. Surtout que les procédures sont numérisées, gratuites et exemptes de toute pratique pernicieuse de corruption. En outre Dimitri dira que les opérateurs économiques soumissionnaires et adjudicatrices ne doivent pas être d’une puissance économique mondiale ou occidentale, simplement avoir une reconnaissance gouvernementale (registre de commerce, agrément,…), avoir l’expertise nécessaire et être capable de respecter les délais. «Les seuls handicaps qu’il faut faire face, la dégradation de certaines routes en terre du fait du niveau de désenclavement très élevé ; et l’insécurité dans certaines zones qu’il faut livrer ou traverser», va préciser Aminata Touré, Chef de la planification, réquisition et tracking de la Minusca. Toutefois, elle va rassurer que «le niveau de sécurité est de plus en plus sous contrôle, notamment à Bangui».

Il ne reste plus qu’aux hommes d’affaires camerounais d’aller sur le site la United Nations Global Market (ungm.org ou org/depts/ptd) effectuer l’enregistrement de leur entreprise, pour avoir accès aux opportunités d’affaire en ayant un cycle de consultations régulier de tous les 7 jours. Des consultations qu’on peut faire ou suivre à partir de son téléphone portable en téléchargeant l’application. Ainsi, ils ne vont plus laisser les opportunités d’affaires aussi importantes et acquérables filer entre les mains des expatriés opportunistes. C’est le cas de ce Danois qui a été le seul à soumissionner pour la livraison du ciment et qui s’approvisionne dans les cimenteries camerounaises pour satisfaire sa livraison au détriment des opérateurs économiques ou des sociétés de cimenterie camerounaises. C’est dire que les organisations patronales qui ne font pas assez dans l’encadrement de leurs membres devraient se redéployer pour remobiliser leur membres à aller à la conquête de ses importantes niches de marchés pour booster la santé économique de leur entreprises mais aussi parce que «les défis de rendre des services de l’Onu doit être une source de motivation et de satisfaction».

Mathieu Nathanaël NJOG

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 12:49
L’Union Européenne met 1,3 milliard Fcfa pour les pays Acp

Secteur horticole                   

Un atelier national s’est tenu à Douala les 16, 17 et 18 mai à Douala en vue de sensibiliser les acteurs du secteur horticole du Cameroun au programme «Fed for Market».

 

Pendant trois jours les acteurs du secteur horticole au Cameroun ont été sensibilisés sur le programme : Fonds Européen de développement pour le commerce «Fed for market». D’une enveloppe globale de 20 millions d’euros (environ 1,3 milliard Fcfa), il est destiné à l’accompagnement des producteurs, des transformateurs et vendeurs des fruits ; légumes et leurs dérivées dans les pays Acp (Asie, Caraïbes et Pacifique). Ceci pour la période 2014-2020. D’ailleurs, Karl R. Chef de Division Agriculture à l’UE au Cameroun affirme qu’«il s’inscrit pleinement dans l’objectif de la Coopération entre l’Union Européenne (UE) et le Cameroun ». Et de préciser que : «Cet accompagnement sera complété et sera catalysé par d’autres fonds de la coopération». Une coopération dans lequel l’agriculture et le développement rural représente le 2è secteur de concentration de ses opérations au Cameroun. Un choix par lequel, l’UE démontre à suffisance l’importance du milieu rural dans le développement du Cameroun. A juste titre, puisque 60% des activités économiques et des emplois sont concentrés en milieu rural.

C’est pourquoi, Karl R. Chef de Division Agriculture à l’UE au Cameroun soutient que : «Si on veut voir le Cameroun progresser sur la voie du développement et la lutte contre la pauvreté, il n’y a pas meilleur moyen que de concentrer ses interventions dans ce secteur et la promotion de l’agriculture». Surtout que le Cameroun est une force motrice de l’économie régionale et exporte des produits agro-alimentaires au niveau régional, continental et international. Les statistiques indiquent qu’en 2015, les échanges commerciaux entre le Cameroun et l’UE étaient d’un montant de 3,2 milliards d’euros  (environ 2 092,8 milliards Fcfa). Soit 1,67 milliard d’euros (environ 1 092,18 milliard Fcfa) effectué à l’importation et 1,58 milliard d’euros (environ 1000,62 milliard Fcfa) réalisé à l’exportation. Les principales exportations du Cameroun vers l’UE sont des produits agricoles avec 883 millions d’euros (environ 557 482 000 Fcfa) de recettes engrangées, contre 597 millions d’euros (environ 390 438 000 Fcfa) obtenus des produits pétroliers et 103 millions d’euros (environ 67 362 000 Fcfa) des métaux non ferreux.

Avec l’entrée en vigueur depuis le 3 aout 2016 de l’Accord de partenariat économique (APE) entre Yaoundé et Bruxelle, il devient nécessaire de professionnaliser les métiers et également d’améliorer le respect des normes phytosanitaires sanitaires et autres. Des objectifs que le programme «Fed for market» vise à atteindre. Mais aussi à éclairer les acteurs sur de ce secteur sur : - Les conditions d’accès au financement pour les acteurs des filières horticoles ; - la stratégie nationale pour l’accès au financement ; - Institutions, banques commerciale et investissement public : - et la présentation d’une feuille de route prioritaire au niveau national et régional pour le développement des filières fruits et légumes. On apprendra que les critères de base sont : d’être membre du Réseau des opérateurs horticoles du Cameroun (Rhorticam), organisation nationale faîtière et reconnue par les pouvoirs publics pour défendre les intérêts des acteurs de toute la chaîne de filière horticole, allant de  la production à la commercialisation. - accepter de cofinance l’assistance technique qui sera mise à disposition. Etre actif dans les filières concernées par ce programme.

Trois temps forts vont animer ces travaux : - La présentation impressionnante de la cartographie de l’activité horticole du Cameroun. – Les témoignages de ceux qui ont déjà bénéficié à ce financement Acp. On apprendra qu’il y a quelques acteurs camerounais du secteur qui sont bénéficiaires de ces financements. Et cela depuis 15 ans, qu’il est disponible au Cameroun. Même s’il est ressorti que plusieurs n’en avaient pas entendu parler et ceux qui en avaient, estimaient que c’était réservé à quelques privilégiés. - La visite du secteur fret exportation des produits horticoles du Cameroun à l’Aéroport international de Douala a servi d’activités de clôture. Un cadre qui exige de la société des Aéroports du Cameroun (Adc) un aménagement conséquent de ce que représente ce secteur d’activités dans l’économie camerounaise. A propos, le Rhorticam revendique à lui seul, 80% des exportations des fruits et légumes du Cameroun. Ce qui en fait un maillon économique très important pour le gouvernement et les partenaires du développement.

 

Mathieu Nathanaël NJOG

 

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 12:45
Eneo va installer une centrale thermique de 10 MW

Maroua                     

La société britannique Aggreko en partenariat avec va installer une centrale thermique dans les mois à venir dans le chef-lieu de la région de l’Extreme-Nord Maroua.

 

L’information est encore secrète, mais nous avions appris de nos sources que le concessionnaire du service public de l’électricité au Cameroun, contrôlé par le Fonds d’investissement britannique Actis, Eneo a signé avec un partenaire britannique, Aggreko, spécialisé dans la production des unités indépendantes d’énergie, un contrat pour l’installation dès juillet 2017, d’une centrale thermique de 10 MW dans la ville de Maroua, chef-lieu de la région de l’Extrême-Nord. Région en proie depuis 2012 aux attentats terroristes du groupe Djihadiste Boko Haram. Cet investissement arrive alors que cette mission n’est plus dévolue à Eneo. Ceci depuis la signature le 08 octobre 2015 par le président de la République, Paul Biya du décret N°2015/454/ portant création de la Société Nationale de Transport d’Electricité (Sonatrel). Cette société qui tarde à se mettre en place est issue de la réforme du secteur de l’électricité telle que prescrit par la loi N°2011/022 du 14 décembre 2011 régissant le secteur de l’électricité. C’est à la Sonatrel que revient désormais la mission de diversification des producteurs de l’énergie électrique et la reprise sous le giron de l’Etat des ouvrages de production issus des projets d’investissements publics.

C’est dire qu’Eneo va démontrer à travers cet investissement qu’elle est une entreprise citoyenne. Puisque le décret suscité, outre les missions qui sont dévolues à cette nouvelle entreprise, il stipule que la signature des contrats de concession ouvre également l’exercice du droit de reprise des installations constitutives des biens et leurs retour en fin de concessions au profit de l’Etat conformément aux stipulations du contrat cadre de concession et de celui relatif aux activités de transport et de gestion du réseau de transport d’électricité. Vivement que la Sonatrel devienne opérationnelle. Ceci permettra enfin de mettre fin à une sorte de confusion qui est créée au sein de l’opinion sur la responsabilité d’Eneo de construire et rénover des lignes de transport de l’énergie électrique vieillissantes ou inexistantes sur le réseau. Et surtout d’être responsable du déficit énergétique qui est à l’origine des délestages intempestifs. A cet effet, Eneo, conscient de cette ignorance de l’opinion publique continue de mener des investissements qui permettront comme c’est le cas avec la centrale thermique de 10 MW qui sera installé à Maroua d’atténuer l’énorme déficit énergétique que vivent actuellement les populations des trois régions septentrionales du Cameroun.

Un déficit caractérisé par de longues coupures d’électricité de plusieurs jours dans les zones rurales et de deux à trois fois par semaine dans les zones urbaines. Des délestages réguliers et cycliques durant de 6h à 22h ou 22h à 12h. Il ne fait pas de doute que l’arrivée de cette futur centrale thermique avec le partenariat la société britannique Aggreko permettra aussi d’alléger considérablement le déficit énergétique dans ce partie du Cameroun. La centrale hydroélectrique du barrage de Lagdo, unique infrastructure énergétique d’envergure qui permet d’électrifier les trois régions septentrionales et certaines villes des pays voisins du Cameroun, ne débite plus qu’environ 30 MW d’électricité, sur une capacité réelle à son origine de 72 MW. C’est dire que le gap est énorme avec 42 MW de déficit de production. Un gap que l’actuel la future centrale thermique va réduire au regard de la demande pour le porter à 32 MW. Le gap reste considérable. Au Ministère de l’Eau et Energie, cette baisse de la capacité de production du barrage hydroélectrique de Lagdo est causée par l’ensablement du réservoir du barrage, qui ne parvient plus à contenir assez d’eau, à cela il faut ajouter les conditions climatiques défavorables, marquées par une faible pluviométrie.

 

M. N. NJOG

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 16:36
L’activiste André-Blaise Essama obtient la pose d’un monument pour le héros national
L’activiste André-Blaise Essama obtient la pose d’un monument pour le héros national

Um Nyobe                                  

Le déblocage d’une somme pour aménager une place pour le héros national Um Nyobe et la réception de l’une de ses veuves par le président de la République le 20 mai 2017, donnent raison au combat mené par un anticonformiste.

 

Le document de synthèse des investissements validés par le Ministère des Marchés publics dans la région du Littoral pour l’exercice 2017 révèle à la page 22 poste 209 que le projet «d’Aménagement de l'esplanade devant recevoir le monument de Ruben Um Nyobe à l'avenue Um Nyobe (Ndlr Carrefour njo-njo» d’un montant de 15 millions Fcfa est en cours d’exécution. Le maitre d’ouvrage est la Communauté urbaine de Douala (CUD). Lancé le 28 février 2017, il a été attribué le 21 avril et la date de la signature du marché était prévue pour le 10 mai 2017. Le démarrage des travaux est prévu pour le 07 juin et la réception des travaux pour le 06 octobre 2017. Le monument de l’un des martyrs nationalistes élevés en 1994 par le président de la République Paul Biya au rang de «héros national» est déjà disponible. Il mesure 2,10 mètres, fait en bronze et laiton, pour un poids de 170 kilogrammes. Cette statue de Ruben Um Nyobè, le héros de la lutte pour l’indépendance du Cameroun a été fabriqué à l’aide d’une photo en noir et blanc. C’est l’œuvre du sculpteur Nsangou Amidou. Il a décidé de l’offrir en quasi-donation, en guise de réponse au combat que mène l’activiste André Blaise Essama pour l’élévation des monuments des héros nationaux en lieu et place des bourreaux coloniaux.

Ce combat va valoir à l’activiste anticonformiste André Blaise Essama deux condamnations à des peines d’emprisonnement ferme, respectivement de 3 mois en 2015 et au paiement d’une amende de 150 000 Fcfa ; et 6 mois en 2016 décidés par le Tribunal de première instance (Tpi) Douala-Bonanjo. Son délit : « destruction de biens publics ». Le Délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala (CUD)  accusent le concerné d’avoir détruit le monument dédié au Général Leclec. Le vendredi 30 septembre 2016, lorsqu’il sort de sa deuxième détention à la prison centrale de Douala, pour destruction de la statue du Général Leclerc. Il va afficher sa détermination à aller jusqu’au bout de son combat. «Je vais me donner quelques jours pour récupérer de cette épreuve où on se sort sans laisser des séquelles, après quoi je vais me rendre à la Communauté Urbaine de Douala pour demander l’insertion du monument de Ruben Um Nyobe dans la ville de Douala», déclarait A. B. Essama. En effet, l’activiste revendique la reconnaissance des grandes figures de l’histoire du Cameroun. Il dit prendre le chemin du combattant de Mboua Massok après avoir avec inquiétude constaté que les mairies n’accordent aucune place à la mémoire collective, singulièrement pour les Camerounais tués dans la bravoure en plein défense…

Il milite sans cesse pour la pose dans les grandes métropoles du Cameroun des monuments des héros nationaux, à l’instar de Ruben Um Nyobè. Parce qu’il souligne qu’aucune reconnaissance n’est faite pour magnifier leur courage. Paradoxalement les soldats et administrateurs coloniaux qui ne justifient pas leur statut, occupé de manière ostentatoire les place publiques pourtant ce sont des négrophobe ayant opéré des génocides pendant la période coloniale. C’est ainsi qu’il va, entre 2015 et 2016, à plusieurs reprises soit décapiter la stature du Général Leclerc, soit faire tomber de son piédestal le monument de la place du gouvernement que l’on nomme : «La statue du soldat inconnu». Des actes de « patriotisme » qu’il justifie : «Le Cameroun est dans un système de gouvernance où on honore nos bourreaux et on déshonore nos héros. Il faut que cela cesse. Je préfère comme tout Camerounais voir érigé en ces lieux ou la statue de nos héros nationalistes ; soit de nos soldats, sous-officiers, officiers et officiers supérieurs) tombés sur le champ d’honneur, singulièrement en ligne de front dans la lutte contre la groupe terroriste Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord…pour ne citer que ce cas».

C’est ainsi qu’il va exploiter les dispositions des textes communaux pour adresser une demande à la CUD pour qu’elle indique tout simplement la place où devrait être placé le monument de Ruben Um Nyobe. Un choix qu’il explique : «A chaque peuple ses héros, et chaque nation ses fierté. Il était temps d’améliorer la politique mémorielle». Avant d’ajouter ; «Il fallait commencer par le père de l’indépendance». Et de conclure : «C’est après avoir rencontré les veuves Um Nyobe nées Ngo Mayag Marthe et  Ngo Ndjock Marie abandonné s dans le dénuement que j’ai compris qu’il fallait me battre même aux prix de ma vie». En recevant Mme veuve Um Nyobe Marie lors de la célébration du 45è édition de la fête nationale de l’unité du 20 mai 2017, le président de la République apporte aussi des bribes de réponse à mon combat.

Mathieu Nathanaël NJOG

 

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 16:31
«Il faut qu’on se focalise plus sur ce qui nous unis que ce qui nous divise»

Interview - Roland Kwemain

Agé de 46 ans, ce père de trois enfants réside dans la ville de Buea dans l’une des régions anglophones du Cameroun. Ancien directeur de la compagnie Air Afrique à 22 ans. En 2010, il est le premier Africain président mondial de la Jeune Chambre International. Expert en RSE et promoteur d’entreprises et membres des organisations professionnelles. Il est en ce moment PCA de Go Ahead Africa Ltd, un cabinet de formation  en leadership et management et d’une microfinance à Buea. 

 

1- Il est de notoriété publique que vous êtes de multiethnique et multilingue. Certes francophone à l’origine, vous avez fait vos études dans le système anglophone. Quelle a pu être votre motivation?

Vous me donnez l’opportunité de remercier mes parents qui m’ont offert l’opportunité d’avoir une éducation scolaire  bilingue. Il faut avouer que j’ai une bonne partie de mon enseignement primaire à Mutenguene. C’est une ville carrefour dans le département du FaKo. Mon papa étant, instructeur au centre d’instruction et d’application de la police à Mutengene de ses études. Après mon CEPE à l’Ecole francophone de Mutenguuene, je suis entré au lycée bilingue de Buea. Je pense que c’est de là que la pertinence, l’importance et surtout les perspectives de ce type d’études ont été perceptible. C’est ainsi qu’après trois ans d’étude au Lycée Bilingue de Buea j’obtiens mon BEPC, je suis allé faire le cycle secondaire au Lycée technique de Koumassi à Douala. Je dirai que oui que cette multiculturalité d’un enfant qui a  grandi à Mutenguene dans un environnement anglo-saxonne et va par la suite au lycée bilingue faire des études bilingues m’as beaucoup apporté. Il faut aussi rappeler que ma maman, certes originaire de l’Ouest est de culture anglophone pour être née à Tiko, y avoir vécu et grandi, nous a beaucoup aidé dans notre intégration. Je dirai que c’était une vision de mes parents et de mon papa surtout qui avait compris plus tôt que l’avenir devrait se jouer avec les enfants qui parlent facilement français et anglais. Je remercie mon papa

 

2-Par la suite, comment avez-vous compris le concept d'unité nationale?

Je crois beaucoup à la plus part d’union qui encourage l’union, l’esprit d’équipe et de collaboration. A l’instar de celle qui dit : « seul on va vite ensemble, on va loin ». L’objectif de notre pays, de notre continent et même de l’humanité c’est d’aller loin. Et si on veut aller loin, on doit développer l’esprit de coopération ? C’est dire si je suis très convaincu que c’est dans un Cameroun uni, où on respecte aussi les diversités, où on valorise les différences, on sera très forts. Personnellement, depuis 19 ans je me suis installé à Buea, J’ai été très bien accueilli par ce peuple Bakweri et par les anglophone, je suis convaincu que c’est en respectant les traditions des autres, la différence des autres, c’est en étant fier de qui nous sommes et en mettant en commun nos talents nos compétences, nos identités, et l’aspect unique de nos cultures que nous irons très loin. Il faut qu’on se focalise plus sur ce qui nous unis que ce qui nous divise. Ce qui nous unit est très fort. Je suis un adepte voire un apôtre de l’union dans le respect des unions et des diversités.

 

3-En avez-vous eu conviction? Autrement dit avez-vous été convaincu que c'est dans un Cameroun uni que le développement de ce pays devait et pouvait se construire?

(RAS déjà répondu ailleurs. Eviter la redondance)

 

 

4-La crise qui secoue les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest a-t-elle suscité un doute en vous? Ou alors elle vous renforce à l'idée que les Camerounais sont appelés à être à jamais à être unis?

Pour être très sincère, il faut dire que cette crise, déjà, on ne l’a pas vu venir, on l’a banalisé, on l’a simplifié évidemment par toutes les partie prenantes. Aujourd’hui je pense que la situation est très tendue, c’est pourquoi très humblement j’ai pris sur moi en tant que président de l’Association des Hommes capés du Cameroun qui est une association apostolique très engagée au niveau de l’église catholique du Cameroun de pouvoir poursuivre le dialogue. C’est dans le dialogue et rien que le dialogue et la justice sociale qu’on peut aboutir à une paix durable. Cela n’a pas bougé mes convictions sur la force d’un pays uni, mais cela a suscité des craintes et j’ai peur que les ennemis ou les adeptes de la division, la haine, la guerre et l’extrémisme puissent l’emporter. Vivement que le dialogue continue à s’établir au-delà des divergences sur la forme de la République, le mal être, la frustration des uns et des autres qu’on puisse trouver une plate-forme de conversations. Je suis sûr que tous ces enfants du Nord, Sud, de l’Est à l’Ouest, anglophones et francophone sont conscients des enjeux et en réalité veulent tout simplement le bonheur de tous. Il est important qu’au niveau de la démarche et de la stratégie qu’on puisse s’harmoniser. Il est aussi important que les hommes d’église puissent jouer un rôle important au niveau de la médiation. Car cela va faire depuis la fin du premier trimestre que nos enfants ne vont pas à l’école. C’est très difficile. Nous souhaitons de tous nos vœux que toutes les parties prenantes reviennent à la raison afin que le dialogue puisse primer. Parce que je suis convaincu que la paix est possible, mais la paix a pour condition sine qua non aussi la justice sociale.

 

5-Vous arrive-t-il de vous sentir exclus quelque part dans ce pays? Avez-vous jamais été rejeté?

Je dois m’estimer très heureux parce que je n’ai jamais eu le sentiment d’être exclu. Je crois avoir fait les dix régions et plus de trente de départements. En réalité je me sens bien partout. L’un de mes premiers projets était d’installer les centres multimédias dans les établissements scolaires au Cameroun. Nous avions bénéficié pour cela du partenariat de la Fondation MTN. Cela nous a permis de voyager énormément à travers le territoire national. Et en tant que président national de la Jeune Chambre International au Cameroun en 2006, cela m’a offert des opportunités de voyager dans presque l’ensemble du pays pour rencontrer les jeunes, les former, les encourager à être des citoyens actifs et à contribuer au développer de leur communauté et ensuite à s’engager à servir leur pays. Pendant tout ce périple j’ai toujours senti que j’étais partout chez moi.

 

6-Votre Culture anglaise vous a-t-elle profité de manière particulière? Comment?

Je pense que mon bilinguisme a été un atout au niveau de ma carrière internationale, notamment à la présidence de la Jeune Chambre Internationale où en ayant fait soixante-dix pays je vais me rendre compte l’anglais sera la langue la plus utilisée. Cela me permettra d’être efficace et d’être à l’aise.  C’est un élément très puissant d’un leadership: la confiance en soi. De même cela  a été aussi un plus dans les pays francophone parce que je me suis rendu compte que je n’avais pas besoin d’un traducteur. Je dirai même que le bilinguisme du Cameroun est une bénédiction et non une malédiction. Autant que les jeunes puissent capitaliser sur ce cadeau divin. Chaque Camerounais qui aura l’opportunité de  participer à une conférence internationale verra que nous sommes le centre des attentions. Nos frères d’Afrique de l’Ouest et de viendront vers nous pour demander de l’aide dans la traduction parce que nous avons la faculté de pouvoir nous exprimer en français et anglais. Sincèrement pour ceux qui n’ont pas compris les enjeux, il ne se fait pas tard. Mettons-nous à niveau, le gouvernement a beaucoup investi dans les centre linguistique pilote que je pense la nouvelle génération qui aspire à servir sur le plan national et international puisse sincèrement être bilingue. Le bilinguisme est un pilier sur lequel on pourra bâtir je pense la modernité et la prospérité de notre pays et surtout cet esprit du vivre ensemble.

Entretien réalisé par Mathieu Nathanaël NJOG

 

 

 

 

 

 

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 16:21
«Le campus de Logbessou est appelé à être le campus principal de l’Université de Douala»

Entretien  - Etoa François Xavier

Le Recteur de l’Université de Douala a accepté de répondre à nos questions pour aller au-delà de la cérémonie d’inauguration du campus de Logbessous.

 

Pourquoi cette inauguration alors qu’on est encore à mi-parcours des réalisations prévues par le projet initial ?

Dans le vaste programme que le Chef de l’Etat a engagé dans la modernisation de l’Université de Douala, le campus de Logbessou n’est que dans sa première phase. Or il était de bon ton que le Ministre de l’enseignement supérieur et chancelier des ordres académiques viennent inaugurer un établissement avec la sortie de la première promotion, comme le veut une tradition qui d’origine lointaine, notamment latine. C’était le cas avec la sortie de la première cuvée des ingénieurs de la Faculté de génie industriel et des médecins de la Faculté de médecines et des sciences pharmaceutiques. Si vous parlez de la complétude de cette première phase, je puis vous assurer que le Ministre de l’Enseignement Supérieur a déjà donné des orientations fortes et signé des accords pour que le grand marché des équipements modernes et de pointes soient obtenus et installés pour compléter ce qui existe déjà. On comprendrait que d’ici quelques mois tout sera bouclé.

 

Les complaintes des étudiants portent sur le fait que les ateliers sont vides et sont obligé d’aller faire les laboratoires de Ndogbong.

Qu’ils n’aient pas très vite en besogne. C’est déjà une bonne chose qu’ils aient des bases avec les anciens équipements. Lorsque les équipements sophistiqués, de pointes et de dernier cri vont arriver c’est alors que la phase d’adaptation de ces infrastructures. D’ailleurs avec les conventions que nous avons signées avec les entreprises pour une meilleure symbiose, certains bénéficient d’une meilleure immersion dans ces entreprises. Ce qui fait qu’ils comblent ce déficit qu’ils déplorent et par cet apport considérable d’une pratique plus professionnelle ce qui permet qu’ils soient très bien outillés. Comme l’a dit les doyens, c’est peut-être une faculté de nom, mais ce sont d’abords deux grandes écoles qui formes des ingénieurs et des médecins. D’ailleurs le témoignage du Directeur général d’Eneo en venant récompenser les jeunes technologues innovants à bien dit qu’un certain nombre de leurs cadres sont des produits de la faculté d génie industriel. Toutefois, on peut comprendre les récriminations des étudiants qui veulent davantage, plus et mieux.

 

Doit-on penser que d’ici la rentrée prochaine les ateliers seront équipés ?

Pour être honnête je ne peux pas assurer que ce sera fait d’ici la rentrée. Comme vous le savez il y aura des procédures. Il y a les exigences du ministère des marchés publics. Lorsque les procédures seront bouclées les fabricants seront en confiance pour nous faire tenir les équipements. Dire que ce sera en septembre ce sera faire dans la langue de bois. Avant septembre ce sera ne pas dire la vérité. Ce pourra être en fin d’année ou en début d’année prochaine. Ce qui est à notre niveau pouvoir nous nous efforçons de les réaliser. C’est le cas de la canalisation en eau. Jusqu’à il y a quelques semaines encore, le campus n’était pas connecté au réseau d’adduction d’eau. Ce qui est désormais fait.

 

Il y a une autre urgence c’est la voie d’accès qui est accidentogène, est-ce qu’il a des pourparlers avec la communauté urbaine de Douala ?

Comme le Ministre de l’Enseignement supérieur l’a bien rappelé, le Recteur est là pour trouver les solutions aux problèmes. Voilà pourquoi préalablement nous avons signé un contrat de transport des avec la société de transport urbain (Socatur) pour transporter les étudiants des campus de Bassa pour le campus de Logbessou. C’est pour juguler voire inhiber cette menace des accidents que pourrait faire face nos étudiants. Plus encore, le jour de la signature de cette convention avec la Socatur, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, Fritz Ntonè Ntonè a promis aux étudiants que des réflexions sont menées dans ses services compétents pour faire de cet axe l’une des plus fluides et des plus belles. En échangeant avec l’une des adjoint au délégué du gouvernement lors de cette cérémonie d’inauguration, elle m’a rassuré que les services compétents sont déjà penchés sur le dossier et que d’ici peu les travaux vont démarrer. C’est dire que cette préoccupation va aussi trouver une solution des prochains mois.

 

C’est un gros projet de 50 milliards Fcfa, au stade actuel, il a déjà consommé 17 milliards Fcfa. Comment comptez-vous, vous y prendre pour trouver les autres 33 milliards Fcfa qui permettront de boucler l’ambitieux projet ?

Ce qui relève de la compétence d’un recteur, je vais les prendre. L’université de Douala est aux campus étoilés dans le firmament de la région du Littoral. C’est ainsi que nous avons le campus de Yabassi où est logé la faculté des sciences halieutiques, le Campus de Nkongsamba où est logé la Facultés des Beaux-Arts, le nouveau campus de Logbessou que nous venons d’inaugurer avec ces deux facultés de médecine et sciences pharmaceutique et de génie industriel, vous avez les campus 1 et 2 de Bassa.  Vous voyez que dans cette constellation de campus de l’université de Douala avec l’appui de tout le monde, il va valoir mettre la tranche vie c’est-à-dire construire les cités universitaires. A cet effet, je suis en contact avec un opérateur économique qui se propose d’apporter des partenaires américains pour réaliser ce pan du projet dans un partenariat gagnant-gagnant. Evidemment sous le prisme de la formule BOT (Build operate and tranfer). Il y aussi la construction des aires de jeux. Pour cela il faut être créatif et même agressif dans la recherche des partenariats. A terme, le rectorat devra être délocalisé pour s’installer au campus de Logbessou. Jusqu’ici, nous sommes squatte encore à l’Essec. C’est dire que dans les prochaines années, le campus de Logbessou est appelé à être le campus principal de l’Université de Douala avec tout le confort qui va avec. Dans cette perspective nous allons travailler en étroite collaboration avec les autorités municipales de Douala 3è et 5è pour voir ce qu’il doit apporter pour le rayonnement de leur bébé.

 

Entretien réalisé par Mathieu Nathanaël Njog

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